Comme elle en avait pris l'habitude depuis 2 jours, Callie se leva avant Arizona et se dirigea vers la cuisine pour lui préparer des pancakes. Elle avait très mal dormi, stressée à la pensée de l'opération qui se profilait ce soir. Toute la nuit divers cauchemars l'avaient assaillis. Ils démarraient tous avec une complication et s'achevaient en permanence avec la douleur et la rancoeur d'Arizona. La latino avait passé sa soirée à revoir avec Bailey et le Dr Stark la meilleur approche pour l'intervention de Tim. Ils étaient finalement tombé d'accord pour une technique récente mais efficace. Leur approche était assez complexe et demandait une grande maitrise de l'ortho, c'est donc tout naturellement qu'il avait été décidé que ce serait à Callie de diriger les opérations. La latino disposa rapidement les crêpes sur une assiette et étala négligemment du sucre dessus, c'était comme ça qu'Arizona les préféraient...Elle se dépêcha de tout finir avant d'aller réveiller sa belle avec un petit bisous sur la joue. Celle-ci gémit doucement et serra son oreiller dans ses bras. Callie ne put retenir un sourire affectueux, elle était trop mignonne quand elle devait se réveiller ! La blonde était retournée en cours le jour précédent et devait à nouveau aller à l'université début d'après-midi mais il semblait évidemment qu'elle n'oubliait pas Tim pour autant ! Elle avait d'ailleurs demandé à Callie de la réveiller tôt afin qu'elle ait le temps d'aller le voir avant. Elle finit par ouvrir un oeil et lorsqu'elle vit que sa belle latino s'éloignait déjà pour rejoindre la cuisine, elle la rattrapa par la taille et l'amena tendrement à elle. Callie se laissa tomber dans le lit avec plaisir, elle avait l'impression de vivre dans l'attente de ces quelques moments de complicité...
Arizona: Tu pensais vraiment t'échapper comme ça !
Callie souriait largement tandis que la belle blonde enlaçait ses jambes dans les siennes. Tout en enfouissant son visage dans sa nuque, s'enivrant au passage de son délicieux parfum. Elle couvrit son cou de bisous en lui murmurant dans l'oreille.
Arizona: Ma copine est tellement géniale qu'elle va sauver mon frère et que tout seras parfait après...
Callie sentit son estomac se nouer davantage et une légère envie de vomir la gagner. Trop d'enjeux allaient se jouer cette journée... Elle avait peur de perdre Arizona si l'opération tournait mal, la latino profitait donc de chaque bisous, de chaque moment avec sa blonde au cas où c'était les derniers. Arizona lui déposa quelques doux baisers sur les lèvres avant d'enfin la libérer de son étreinte. Callie qui ne voulait pas quitter ses bras, resta posée à ses côtés et lui chuchota:
Callie: Je t'ai fais des pancakes, ils t'attendent en cuisine !
Arizona : Mmm je suis bien ici, je n'ai pas envie de bouger...
Callie: Ah ben ça tombe bien ! Tu vas être utile, j'ai besoin d'un 2e avis !
Arizona perplexe: Un avis sur quoi ?
Sans s'encombrer d'explications, Callie sortit du lit et ôta son pyjama en se dirigeant vers sa commode. Elle fouilla dedans quelques instants, enfila deux-trois éléments choisis avec soins et se tourna vers Arizona, l'air légèrement inquiète.
Callie: Bon alors avec cette tenue j'ai l'air de quoi ? Genre professeur sérieuse ? Enfin je veux dire, ça donne envie de me faire confiance ?
Arizona: Mmm... sexy !
Callie: Mouais sexy, c'est pas vraiment ce que je vise... Il ne faut pas qu'il ait l'impression que je séduis mes élèves.
Callie retira précipitamment sa jupe et après quelques secondes de réflexion, opta finalement pour un pantalon noir. Elle ajusta sérieusement les différents éléments avant de se soumettre à l'avis de sa splendide copine.
Callie: Bon ! Et maintenant ?
Arizona: Sexy... Callie lui lance un regard de reproche, auquel Arizona répondit rapidement, sur la défensive, Quoi ? J'en peux rien si j'adore ce chemisier...
Callie: Ari t'aide pas là !
Arizona: Je sais... Mais bon, t'as qu'a être moins sex...voyant le regard de reproche, elle se rattrapa de justesse jolie !
Callie se laissa tomber sur le lit, complètement désespérée.
Callie: De toute façon je ne sais même pas pourquoi je veux y aller. C'est de la folie ...
Arizona s'approcha doucement et caressa son dos délicatement.
Arizona: Calliope, Webber te connait. Il sait que tu es une bonne prof et que tu ne dragues pas tes élèves ! Habille toi normalement, reste naturelle et soi toi-même, c'est la meilleure chose à faire !
Callie planta ses yeux dans ceux de sa belle: J'ai peur d'être en train de faire une grosse bêtise...
Arizona: Je suis persuadée que non ! Je veux dire... Je suis en dernière années et dans quelques mois je ne suis même plus élève dans cette université ! On a que 5 ans de différence, c'est pas énorme... Et... Et puis, on a pas attendu d'être démasquées, on vient lui annoncer avant Non définitivement, il ne peut pas te renvoyer !
Callie: J'ai peur... J'ai peur de perdre mon job et j'ai peur qu'il transforme cette belle histoire en quelque chose de glauque et malsain !
Arizona caressant sa joue: On s'en fou de ce que les gens pensent. L'important c'est qu'on s'aime et qu'on va être heureuse ensemble. Ils seront tous jaloux !
Callie ne pu pas se retenir de sourire largement et posa ses lèvres sur celles d'Arizona.
Callie jeta un dernier regard à sa tenue et réajusta rapidement son maquillage d'un air nerveux. Elle était parfaite. La latino prit le temps de souffler un grand coup avant d'enfin quitter les toilettes de l'université, direction le bureau du directeur. Ils avaient fixé ce rendez-vous à sa demande le jour précédent. Quand elle avait rejoins Arizona à Baltimore, elle était sure de vouloir officialiser les choses mais maintenant que ça devenait concret, elle doutait fortement. Elle apercevait la porte du bureau à quelques mètres d'elle. Elle regarda nerveusement sa montre, elle avait trois minutes d'avance, c'était parfait. Elle avança sa main vers la porte pour toquer quand son gsm sonna. Intriguée, elle sortit l'appareil de sa poche et ouvrit nerveusement le message qu'elle venait de recevoir d'Arizona. « Courage ! Quoi qu'il arrive, on se rejoint à la cafétéria à 13h pour que tu me racontes tout ! Ca va aller, j'en suis sure ! Bisous. Je t'aime». Callie sourit en pensant sa splendide blonde. C'était pour ça exactement qu'elle allait risquer sa carrière en parlant avec Webber, parce que rien que de penser à Arizona la rendait heureuse... Le sms lui donna la dernière dose de courage nécessaire et elle toqua enfin à la porte. Elle était prête à se lancer dans la bataille...
Assise face à son ancien mentor et plus récemment son directeur, Callie jouait nerveusement avec sa montre. Celui-ci finissait de remplir des documents administratifs, l'air légèrement mécontent. Lorsqu'il acheva sa tâche, il releva la tête vers son enseignante et lui consacra toute son attention.
Webber: Voilà, je suis tout à vous. Que puis-je pour vous ?
Callie essuya ses mains moites sur son jeans avant de se lancer: Bien, Mr Webber, je voulais d'abord m'excuser pour mon départ précipité de Washington...
Webber: Ne vous inquiétez pas, je peux comprendre, c'est important les grands-parents ! Et puis, vous avez eu le bon réflexe en contactant le Dr Sloan pour qu'il vous remplace directement. Votre départ n'a n'a pas influé sur la bonne marche du voyage donc je n'ai aucun problème avec ça.
Callie: Tant mieux ! Merci, monsieur... Puis prenant le temps de respirer un coup pour se donner du courage. Mais j'avoue que je ne venais pas pour ça... J'aimerais... En fait, j'aimerais vous parlez de quelque chose... Voilà... Je... Je sais que ça peut paraître étrange mais... j'aimerais ne plus être la responsable du cours d'ortho pour les dernières années en pédiatrie !
Webber souleva un sourcil en signe d'incompréhension: Pourrais-je au moins connaître les raisons de cette demande ?
Callie: Hé bien... Disons qu'il y aurait conflit d'intérêt si je continuais à enseigner à cette classe...
Webber: Je suis désolé mais je ne comprend pas vraiment où vous voulez en venir...
Callie: Je vis une histoire avec un des élève de cette classe. Ce n'était pas du tout prévu mais c'est arrivé et je sais que c'est contre le règlement de l'université d'avoir une relation avec un de nos élève donc voilà, j'aimerais ne plus donner cours à cette section pour éviter tous les problèmes.
Webber: Ne pensez vous pas que si vous aviez voulut « éviter tous les problèmes », comme vous dites, vous auriez dû éviter de côtoyer cet élève...
Callie sentit un poids énorme tomber au creux de son estomac, elle ne savait pas quoi répondre donc elle se contenta d'attendre en silence que la sentence tombe.
Webber: Pourrais-je savoir quel est l'élève concerné ?
Callie: Arizona Robbins.
Webber ne pu retenir une mimique de surprise mais il se reprit rapidement: Depuis combien de temps cette relation dure-t-elle ?
Callie: Je ne pense pas que ça soit réellement important monsieur ...
Webber: Si, c'est important. Vous avez décidé d'être honnête et d'assumer cette relation, soyez le jusqu'au bout Torres.
Callie: Bien... Nous avons entamé cette relation i semaines. Dès que c'est devenu sérieux, je vous ai contacté pour clarifier la situation et éviter que des rumeurs se répandent et nous mettent tous dans une situation délicate.
Webber ne répondit pas, le regard fixé sur la fenêtre, il semblait plongé dans ces pensées. Callie n'osait plus respirer, ce silence était vraiment trop oppressant. Elle fut presque soulagée quand il reprit enfin la parole.
Webber: Je suis désolé mais je ne vous comprend pas. Vous êtes jeune, intelligente, très douée, vous avez l'avenir devant vous. Quand je vous ai offert cet emploi, je l'ai fait parce que je me souvenais de vous pendant votre internat. J'ai lu vos recherches Torres, j'ai vu votre évolution, vous êtes vraiment talentueuse... Vous êtes le genre de médecin qui en plus d'être excellent avec le patient va innover et faire progresser la médecine. Et c'est pour tout ça que je ne comprend pas comment vous avez pû prendre le risque de gâcher tout ça.
Callie: Je ne l'ai pas choisis monsieur... Ca m'est tombé dessus sans que je le vois venir.
Webber: Je comprend, vous êtes belle et divorcée. Je sais comment sont les étudiants. Ils aiment « séduire » leurs enseignants, ça fait partie du jeu. Mais je ne pense pas que ça puisse vraiment fonctionner... Il y a d'un côté cette fascination pour le professeur qu'on idéalise et de l'autre le plaisir de plaire à un séduisant élève, sans oublier un attrait pour l'interdit ... Ca flatte l'ego des deux mais quand la magie s'évapore pour laisser place à la réalité, c'est bien souvent bien différent.
Callie: J'entend bien mais pour nous c'est différent. Je ne serais pas venue vous trouver si je ne pensais pas que ça soit du sérieux...
Webber: Torres ! Vous entendez ce que je vous dis mais vous ne comprenez pas ! Ce couple ne PEUT pas avoir une fin heureuse. Vous êtes en train de jouer votre carrière pour quelque chose qui est clairement voué à l'échec. Soyez raisonnable ! Mettez fin à cette relation bon sang !
Callie qui commençait sérieusement à être agacée par l'attitude du directeur: Je ne suis pas venue pour avoir des conseils matrimoniaux. Dites moi juste quel est votre sanction et c'est tout.
Webber: Ce que je vous dis est en lien direct avec la « sanction ». Je ne peux pas laisser passer quelque chose comme ça mais je veux vous laisser une dernière chance de bien évaluer la situation. Réfléchissez bien. Si vous tenez à Robbins tel que vous le dites, pensez à elle aussi ! C'est un bon élément, quelqu'un d'incontestablement brillant mais imaginez la réaction de ses camarades quand ils l'apprendront ! Ils remettront en question ses résultats, elle se fera traitée de fille facile ou on la considérera comme une élève qui « couche pour réussir ». Les autres ne vont pas la lâcher... Et puis même, quel avenir espérez-vous lui offrir ? Comment vos amis et vos familles respectifs vont réagir à une telle relation ? Vous vous imaginer vivre avec quelqu'un qui est encore aux études et qui a forcément des priorités différentes des vôtres ? Vous vivez dans des monde différents Torres...
Callie était maintenant excédée: Dr Webber je ne vous permet pas de juger mon couple, vous ne nous connaissez pas, vous ne savez rien !
Webber: Non mais...
Callie qui bouillonnait de l'intérieur depuis bien trop longtemps: Je vous ai assez écouté Dr Webber ! Ca suffit ...
Elle le fusilla du regard et sans attendre davantage, se leva pour quitter le bureau. Elle s'avança d'un pas sur vers la porte et alors qu'elle sortait, elle entendit l'imminent directeur lui lancer: Pensez-y Torres, c'est tout ce je dis...
Callie ne prit pas a peine de répondre et quitta la salle en claquant la porte. Elle était littéralement folle de rage. La latino traversa les couloirs d'une traite, le regard fixé sur la porte de sortie. Elle avait besoin de prendre l'air et de marcher, elle devait se défouler. La brune sortit à l'air libre et sans jeter un seul regard aux élèves qui la dévisageaient, elle se mit à marcher pour se calmer.
Arizona était assise à côté d'Alex dans l'amphi. Elle ne pouvait pas s'empêcher de surveiller son gsm toutes les 5 minutes pour vérifier qu'elle n'avait pas de nouveau sms de Callie ou de ses parents. Quand elle rangea son portable pour se reconcentrer sur le cours, elle sentit à nouveau des élèves la fixer et chuchoter. C'était le 5e fois que ça lui arrivait pendant ce cours et elle commençait sérieusement à en avoir marre. Depuis qu'elle était revenue en cours, c'était quelque chose à laquelle elle avait dû se réhabituer: les regards... Quand les élèves avaient appris pour son homosexualité, elle avait dû faire face à ces regards, aux commentaires et aux blagues graveleuses. Depuis hier, elle avait l'impression que ça recommençait. Elle sentait qu'on la scrutait, elle voyait les gens se retourner vers elle et chuchoter. Elle avait souvent énormément attiré l'attention mais elle détestait toujours autant ça. Il lui était impossible de savoir si tout cet intérêt était lié à l'état de son frère ou à cette nouvelle rumeur qui la mettait en couple avec le Dr Torres... Elle faisait son maximum pour l'ignorer mais ne pouvait s'empêcher de se sentir épiée...
Callie marcha jusqu'au parc et finit par s'installer dans un coin tranquille près de l'étang. Elle prit plaisir à mettre toutes ses pensées sur pause pour se consacrer uniquement à l'observation des deux canards qui se disputaient une miette de pain. La latino fixa le doux mouvement de l'eau d'un air perdu. Comment Webber avait-il pu se permettre de commenter son couple de cette façon. Elle trouvait cette attitude vraiment humiliante, on aurait dit son père et ça l'avait agacée. Il ne la prenait pas au sérieux, il lui avait parlé comme si elle était une petit fille en plein caprice... Callie sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle risquait son emploi sur ce coup... Ce qui la touchait le plus dans cette histoire, c'était son commentaire sur le bonheur d'Arizona. Il avait mis en lumière des craintes qu'elle avait au fond d'elle depuis le début et ça l'avait touché. Sa belle élève ne serait-elle finalement pas juste plus heureuse sans elle...
Il était 12h30 quand la latino rejoignit finalement la cafétéria pour manger avec Addison et Mark. Ils étaient rentrés de Washington la veille et étaient impatients de se raconter leurs anecdotes. Quand Callie arriva, ils étaient déjà tous les deux installés à leur table habituelle et parlaient avec animation. Elle avait les yeux rouges quand elle s'assit parmi eux.
Mark fit comme s'il n'avait rien remarqué, elle lui parlerait quand elle le voudrait: Alors ready pour l'opération ! C'est ton jour de gloire aujourd'hui ! Celui où tu sauve le frère de ta belle.
Callie esquissant un timide sourire: J'espère vraiment que tout va bien se passer...
Webber entra dans la cafétéria et entreprit de faire la file pour obtenir son traditionnel sandwich. La latino sentit toute sa rancune revenir. Elle le fusilla du regard lorsque ce dernier salua la table de professeur d'un petit geste amical.
Mark: On peut savoir ce qui se passe avec Webber ?
Elle lui lança un regard noir en soupirant de mécontentement et attaqua sa salade avec hargne.
Mark: Mouais... Je suppose que ça veut dire non...
Callie sentait les larmes revenir au souvenir de leur entretien. Elle les retint au mieux, il était hors de question qu'elle craque devant Webber, elle voulait se montrer forte. Alors qu'elle se concentrait du mieux qu'elle pouvait pour contenir ses larmes, elle aperçut enfin la raison de son combat. Arizona entra d'un pas pressé dans la salle bondée. Elle scruta rapidement les gens pour repérer sa belle latino et grimaça quand elle remarqua le visage défait de sa belle. Callie l'aperçut de loin sortir son gsm pour écrire un sms qu'elle reçut directement. « On se retrouve dans ton bureau pour que tu me raconte ton entretien ? ». Callie se tourna vers elle pour croiser son magnifique regard bleu, elle ne savait pas ce qu'elle devait lui répondre... Elle regarda rapidement Webber qui les fixait de l'autre côté de la cafétéria. Son sang ne fit qu'un tour et sans prévenir, sans même l'avoir prévu, elle se leva d'un bond et se dirigea vers Arizona. Cette dernière lui lança un regard interrogateur mais Callie continua sa progression sans parler. Elle la bouffait du regard, elle était magnifique et même après un mois, elle continuait à sentir son corps entier s'agiter en sa présence. C'est le coeur battant à tout rompre qu'elle finit par se retrouver face à Arizona. La latino jeta un dernier regard à l'éminent directeur avant de planter ses yeux dans ceux de sa belle. Elle posa doucement sa main sur la joue douce de la blonde. Elle la caressa tendrement avant d'approcher son visage et de capturer ses lèvres. Elle fit glisser sa main derrière sa nuque pour amplifier légèrement le bisous. Comme à chaque fois, son estomac se serrait à son contact et une chaleur agréable se répandait dans tout son être. Callie sentit Arizona sourire pendant leur baiser. Sa latino l'embrassait en plein milieu de la cafétéria, devant tout le monde... Sa joie était contagieuse car lorsqu'elles s'éloignèrent, Callie souriait de plus belle. La blonde ne pût s'empêcher de lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis le début.
Arizona: Pourquoi t'as fais ça ? Et Webber ?
Callie: M'en fou ! Il reste 6 mois avant que tu sois diplômée, c'est beaucoup trop. Je suis prête à prendre les mesures qu'il faut: arrêter de t'enseigner, être suspendue mais je ne veux plus rester loin de toi. Ce secret ça nous bouffe et je ne m'en remettrais pas si notre couple prenait fin pour ma jeune carrière d'enseignante. Au pire, je quitterai l'unif. Je peux redevenir chercheuse ou médecin, franchement je m'en fou. Je t'aime et c'est peut-être la seule chose dont je sois sure actuellement ! J'en ai marre que les gens ne sache pas que tu m'appartiens et que je suis entièrement à toi.
Callie avait agit sur un coup de tête mais c'était étonnement soulageant de se révéler au grand jour. C'était la fin de leur secret, elles pourraient vivre leur amour au grand jour sans craindre de se faire surprendre. Elle pouvait penser à l'avenir maintenant ... Arizona posa un petit bisous sur sa joue et Callie lança un regard de défi à Webber qui, comme toutes les personnes présentes, les fixait. Lorsqu'elle aperçut son air particulièrement mécontent, elle comprit que ce n'était que le début des problèmes...
