C'était donc ça qu'il trafiquait dans son dos !

Moins de vingt-quatre heures et il ne supportait déjà plus d'être coincé avec elle dans cet espace clos. Il voulait prendre ses distances.

Elle avait fait une toute petite erreur en laissant ses mains vagabonder sur sa peau, ne pouvant résister à l'appel de la luxure, et maintenant, il fuyait comme les rats qui quittent le navire.

Lacey sentit la colère la submerger.

Il la repoussait comme il l'avait toujours fait.

Après ce qui s'était passé entre eux hier soir, il voulait s'éloigner d'elle autant que possible. Exactement comme il l'avait tenue à distance, pleurnichant sans cesse sur la perte de sa Précieuse Petite Belle.

Il voulait la faire disparaître !

Tout comme lorsqu'elle avait fait sa première apparition, quand il avait cherché à ramener sa Merveilleuse Princesse à la surface.

C'était toujours la même rengaine, il n'y en avait que pour cette petite sotte toujours prête à tendre la deuxième joue.

- On peut savoir ce que tu fais, exactement ? l'apostropha-t-elle, à peine eu-t-il pénétré dans la bâtisse.

Interloqué par l'agressivité dans le ton de sa voix alors qu'elle était tout sourire en accueillant Maurice, Rumple comprit immédiatement que ce n'était pas sa douce épouse qui se trouvait face à lui.

Il ignorait ce qui avait provoqué ce revirement, mais la Noirceur n'avait pas spécialement besoin d'invitation. Elle luttait sans relâche pour prendre le dessus et la moindre petite contrariété pouvait être l'élément déclencheur qui lui permettait d'affirmer sa prise sur l'hôte.

- Attend-moi plutôt dans la remise, conseilla-t-il à Dove.

Mieux valait éviter les esclandres publiques, même si l'antiquaire était certain que l'homme dévoué ne le répéterait pas à âme qui vive.

Ce dernier tourna les talons sans hésiter et reparti de là où il venait, suivant les instructions de son patron.

- Lacey, interpella Rumplestiltskin, une fois qu'il fut seul avec la jeune femme.

- Tu penses que tu pourras m'éviter en te terrant dans ce trou, tel le rat que tu es ?! l'invectiva-t-elle en indiquant la direction de la remise. Mais si tu crois que tu pourras m'éliminer, c'est que tu es encore plus niais que tous les autres. Belle et moi ne faisons qu'une. Je suis elle et elle est moi. Tu ne pourras pas nous séparer.

- Dans ce cas, pourquoi t'inquiéter ? s'enquit-il en tentant de garder son calme.

Il était impossible d'éviter ce genre de confrontation. Dans les premières semaines, la malédiction vous rendait pratiquement fou.

Il se rappelait être passé de moments de jubilation intense, à des pics de colère noire qu'il était totalement incapable de contenir.

Heureusement, il avait toujours trouvé un exutoire autre que son fils pour essuyer les conséquences du courroux qui l'envahissait subitement.

La Ténébreuse n'avait plus de magie à sa disposition, grâce aux bracelets inhibiteurs et il en remercia presque les Héros, sans quoi, il n'aurait pas donné cher de sa peau en cet instant.

- Je ne m'inquiète pas ! éclata-t-elle. Mais tu sais quoi ? Si tu veux passer tout ton temps dans ce misérable cagibi, plutôt qu'avec moi, vas-y ! Après tout, tu as eu l'habitude de vivre dans un gourbi ! Et puisque tu as si peur de te retrouver seul avec moi, pourquoi tu ne t'y installerais pas carrément, avec les cancrelats de ton espèce. Tu n'es pas un héros, tu n'es qu'un trouillard. Rien ne changera jamais ça.

Sans lui donner l'opportunité de répondre, la Ténébreuse tourna les talons et claqua la porte de la chambre d'amis - qui était désormais la sienne – si fort, que le chambranle trembla.

Elle avait été idiote de croire qu'il pourrait accepter la part d'ombre en elle. La seule qu'il voulait, c'était sa Parfaite Petite Belle.

Prise d'une rage aveugle, elle se saisit du réveil placé sur la table de nuit et l'envoya valdinguer contre le mur.

Satisfaite par le bruit de l'objet explosant en mille morceaux, elle renouvela l'opération avec la veilleuse.

Rumple aimait s'entourer de tout un brique-à-braque et le chalet ne faisait pas exception à la règle. C'est avec joie et avidité qu'elle s'appliqua à briser tout ce qui lui tombait sous la main.

Finalement, défoulée et pantelante, elle essaya de calmer sa respiration chevrotante et s'aperçut que ses mains tremblaient. Mais pas autant que ses jambes qui refusèrent de la porter plus longtemps.

Épuisée émotionnellement, elle se laissa lentement glisser le long du panneau de bois et enfouit sa tête dans ses genoux, repliés contre sa poitrine, pour étouffer ses sanglots.

Dans la pièce, de l'autre côté, les doigts de Rumplestiltskin errèrent au-dessus de la clinche quelques instants, avant qu'il ne laisse retomber son bras droit le long de son corps.

Il claudiqua jusqu'à la chambre qui lui servait de refuge et s'accorda un moment avant de rejoindre son employé. Dove l'attendrait aussi longtemps qu'il le faudrait.

Rumple était incapable d'affronter le regard de qui que ce soit pour l'instant. Les miettes de son c?ur tentaient péniblement de garder la cohésion de l'organe pour continuer à pomper son sang dans ses veines et exercer leur rôle biologique. Mais sa respiration se faisait difficile et sa cage thoracique était de plus en plus douloureuse. Et, non, cela n'avait rien avoir avec la cicatrice qui déchirait son torse.

Il aurait juste voulu pouvoir la réconforter et la serrer contre son c?ur, mais il ne pouvait s'y résoudre sachant que ce n'était pas ce que sa Belle désirait réellement.

Non, elle n'était plus sienne depuis longtemps.

Elle avait été plus que limpide la dernière fois qu'elle était elle-même, au puits. Et elle avait voulu saisir sa chance quand elle avait eu l'opportunité de mettre le plus de kilomètres que possible entre eux. Elle avait uniquement fait demi-tour à cause de sa compassion et de sa gentillesse légendaire.

Bien avant ça, sa femme avait choisi de donner son c?ur à un autre. Un autre qui l'aimerait bien mieux que lui n'avait jamais été capable de le faire. Un autre plus jeune et plus beau. Plus courageux aussi.

Aujourd'hui, elle était prisonnière des Ténèbres qui l'avaient hanté pendant des siècles.

Non, Lacey ne pouvait pas non plus être attirée par quelqu'un comme lui. La luxure n'était qu'un moyen pour le Mal de l'amadouer et tenter de le manipuler.

Ce qui avait plu à la Jumelle Démoniaque, c'était la Noirceur en lui.

Sa magie, aussi, l'avait séduite.

Mais sans ses pouvoirs surnaturels, il n'était plus rien.

Juste un vieux boiteux hideux.

Ses yeux le brûlèrent et il pressa fermement les paupières pour éviter l'écoulement des larmes qui s'amoncelaient dans ses prunelles.

Sa Princesse Courageuse avait supporté le poids de son amour nuisible bien trop longtemps. Elle avait exprimé clairement qu'il avait atteint les limites de sa bonté.

Il avait dénaturé leur relation, la rendant insalubre. Ses mensonges et son esprit pernicieux avaient rendu leur mariage licencieux dès le départ. Il avait souillé Belle, la rendant impure de par sa simple implication avec lui.

Elle avait vu un Héros en lui, et même s'il avait bien conscience que seul un être au c?ur pur avait la capacité de retirer Excalibur de son rocher, il était incapable de concilier cette image avec lui-même.

Mais, ce dont il était certain, en revanche, c'est qu'il refusait de la décevoir encore. Il avait bien l'intention de s'en tenir à sa résolution.

La moindre des choses qu'il pouvait faire pour Belle à présent, c'était d'honorer le dernier de ses v?ux.C'était donc ça qu'il trafiquait dans son dos !

Moins de vingt-quatre heures et il ne supportait déjà plus d'être coincé avec elle dans cet espace clos. Il voulait prendre ses distances.

Elle avait fait une toute petite erreur en laissant ses mains vagabonder sur sa peau, ne pouvant résister à l'appel de la luxure, et maintenant, il fuyait comme les rats qui quittent le navire.

Lacey sentit la colère la submerger.

Il la repoussait comme il l'avait toujours fait.

Après ce qui s'était passé entre eux hier soir, il voulait s'éloigner d'elle autant que possible. Exactement comme il l'avait tenue à distance, pleurnichant sans cesse sur la perte de sa Précieuse Petite Belle.

Il voulait la faire disparaître !

Tout comme lorsqu'elle avait fait sa première apparition, quand il avait cherché à ramener sa Merveilleuse Princesse à la surface.

C'était toujours la même rengaine, il n'y en avait que pour cette petite sotte toujours prête à tendre la deuxième joue.

- On peut savoir ce que tu fais, exactement ? l'apostropha-t-elle, à peine eu-t-il pénétré dans la bâtisse.

Interloqué par l'agressivité dans le ton de sa voix alors qu'elle était tout sourire en accueillant Maurice, Rumple comprit immédiatement que ce n'était pas sa douce épouse qui se trouvait face à lui.

Il ignorait ce qui avait provoqué ce revirement, mais la Noirceur n'avait pas spécialement besoin d'invitation. Elle luttait sans relâche pour prendre le dessus et la moindre petite contrariété pouvait être l'élément déclencheur qui lui permettait d'affirmer sa prise sur l'hôte.

- Attend-moi plutôt dans la remise, conseilla-t-il à Dove.

Mieux valait éviter les esclandres publiques, même si l'antiquaire était certain que l'homme dévoué ne le répéterait pas à âme qui vive.

Ce dernier tourna les talons sans hésiter et reparti de là où il venait, suivant les instructions de son patron.

- Lacey, interpella Rumplestiltskin, une fois qu'il fut seul avec la jeune femme.

- Tu penses que tu pourras m'éviter en te terrant dans ce trou, tel le rat que tu es ?! l'invectiva-t-elle en indiquant la direction de la remise. Mais si tu crois que tu pourras m'éliminer, c'est que tu es encore plus niais que tous les autres. Belle et moi ne faisons qu'une. Je suis elle et elle est moi. Tu ne pourras pas nous séparer.

- Dans ce cas, pourquoi t'inquiéter ? s'enquit-il en tentant de garder son calme.

Il était impossible d'éviter ce genre de confrontation. Dans les premières semaines, la malédiction vous rendait pratiquement fou.

Il se rappelait être passé de moments de jubilation intense, à des pics de colère noire qu'il était totalement incapable de contenir.

Heureusement, il avait toujours trouvé un exutoire autre que son fils pour essuyer les conséquences du courroux qui l'envahissait subitement.

La Ténébreuse n'avait plus de magie à sa disposition, grâce aux bracelets inhibiteurs et il en remercia presque les Héros, sans quoi, il n'aurait pas donné cher de sa peau en cet instant.

- Je ne m'inquiète pas ! éclata-t-elle. Mais tu sais quoi ? Si tu veux passer tout ton temps dans ce misérable cagibi, plutôt qu'avec moi, vas-y ! Après tout, tu as eu l'habitude de vivre dans un gourbi ! Et puisque tu as si peur de te retrouver seul avec moi, pourquoi tu ne t'y installerais pas carrément, avec les cancrelats de ton espèce. Tu n'es pas un héros, tu n'es qu'un trouillard. Rien ne changera jamais ça.

Sans lui donner l'opportunité de répondre, la Ténébreuse tourna les talons et claqua la porte de la chambre d'amis - qui était désormais la sienne – si fort, que le chambranle trembla.

Elle avait été idiote de croire qu'il pourrait accepter la part d'ombre en elle. La seule qu'il voulait, c'était sa Parfaite Petite Belle.

Prise d'une rage aveugle, elle se saisit du réveil placé sur la table de nuit et l'envoya valdinguer contre le mur.

Satisfaite par le bruit de l'objet explosant en mille morceaux, elle renouvela l'opération avec la veilleuse.

Rumple aimait s'entourer de tout un brique-à-braque et le chalet ne faisait pas exception à la règle. C'est avec joie et avidité qu'elle s'appliqua à briser tout ce qui lui tombait sous la main.

Finalement, défoulée et pantelante, elle essaya de calmer sa respiration chevrotante et s'aperçut que ses mains tremblaient. Mais pas autant que ses jambes qui refusèrent de la porter plus longtemps.

Épuisée émotionnellement, elle se laissa lentement glisser le long du panneau de bois et enfouit sa tête dans ses genoux, repliés contre sa poitrine, pour étouffer ses sanglots.

Dans la pièce, de l'autre côté, les doigts de Rumplestiltskin errèrent au-dessus de la clinche quelques instants, avant qu'il ne laisse retomber son bras droit le long de son corps.

Il claudiqua jusqu'à la chambre qui lui servait de refuge et s'accorda un moment avant de rejoindre son employé. Dove l'attendrait aussi longtemps qu'il le faudrait.

Rumple était incapable d'affronter le regard de qui que ce soit pour l'instant. Les miettes de son c?ur tentaient péniblement de garder la cohésion de l'organe pour continuer à pomper son sang dans ses veines et exercer leur rôle biologique. Mais sa respiration se faisait difficile et sa cage thoracique était de plus en plus douloureuse. Et, non, cela n'avait rien avoir avec la cicatrice qui déchirait son torse.

Il aurait juste voulu pouvoir la réconforter et la serrer contre son c?ur, mais il ne pouvait s'y résoudre sachant que ce n'était pas ce que sa Belle désirait réellement.

Non, elle n'était plus sienne depuis longtemps.

Elle avait été plus que limpide la dernière fois qu'elle était elle-même, au puits. Et elle avait voulu saisir sa chance quand elle avait eu l'opportunité de mettre le plus de kilomètres que possible entre eux. Elle avait uniquement fait demi-tour à cause de sa compassion et de sa gentillesse légendaire.

Bien avant ça, sa femme avait choisi de donner son c?ur à un autre. Un autre qui l'aimerait bien mieux que lui n'avait jamais été capable de le faire. Un autre plus jeune et plus beau. Plus courageux aussi.

Aujourd'hui, elle était prisonnière des Ténèbres qui l'avaient hanté pendant des siècles.

Non, Lacey ne pouvait pas non plus être attirée par quelqu'un comme lui. La luxure n'était qu'un moyen pour le Mal de l'amadouer et tenter de le manipuler.

Ce qui avait plu à la Jumelle Démoniaque, c'était la Noirceur en lui.

Sa magie, aussi, l'avait séduite.

Mais sans ses pouvoirs surnaturels, il n'était plus rien.

Juste un vieux boiteux hideux.

Ses yeux le brûlèrent et il pressa fermement les paupières pour éviter l'écoulement des larmes qui s'amoncelaient dans ses prunelles.

Sa Princesse Courageuse avait supporté le poids de son amour nuisible bien trop longtemps. Elle avait exprimé clairement qu'il avait atteint les limites de sa bonté.

Il avait dénaturé leur relation, la rendant insalubre. Ses mensonges et son esprit pernicieux avaient rendu leur mariage licencieux dès le départ. Il avait souillé Belle, la rendant impure de par sa simple implication avec lui.

Elle avait vu un Héros en lui, et même s'il avait bien conscience que seul un être au c?ur pur avait la capacité de retirer Excalibur de son rocher, il était incapable de concilier cette image avec lui-même.

Mais, ce dont il était certain, en revanche, c'est qu'il refusait de la décevoir encore. Il avait bien l'intention de s'en tenir à sa résolution.

La moindre des choses qu'il pouvait faire pour Belle à présent, c'était d'honorer le dernier de ses v?ux.