Bonjour tout le monde.

Voici comme promis la petite surprise que je vous réservais ! Je ne pouvais me résoudre à laisser cette fanfiction mal se terminer, aussi j'ai eu l'idée d'une fin alternative, pour contenter tous les coeurs. Cependant, je dois vous prévenir qu'elle contient un léger lemon. J'espère que cet ultime chapitre vous plaira. Je vous remercie pour vos adorables reviews, j'y réponds à la suite de ce chapitre.

Je vous souhaite une excellente lecture.

Amitié,
Bleeding Coconut

PS: Le début du chapitre qui est en italique, reprend une partie du chapitre précédent pour remettre dans le contexte. Libre à vous de le relire, ou non.


FIN ALTERNATIVE

Sur ces mots, Remus ferma les yeux. Il avait oublié à quel point il était agréable d'être enlacé par Sirius. Dans ses bras, le loup-garou avait l'impression d'être le trésor le plus précieux qui soit. Soudain Sirius se défit légèrement de l'étreinte de Remus, il devait voir son visage, forçant son ami à le regarder, il appuya son front contre celui du loup-garou. Il savait que cet instant partagé avec Remus était irremplaçable, mais il devait lui dire ce qu'il avait sur le cœur.

- Remus, je sais qu'il s'est construit un monde depuis que nous nous sommes perdu. Nous ne sommes certainement plus les mêmes. J'ai changé, la guerre, la prison, l'éloignement... J'ai changé... Pourtant, je n'ai jamais cessé de t'aimer. Je t'aime au point où te savoir tout près sans pouvoir te prouver mon amour, sans pouvoir te toucher, me tue... Je t'aime au point où il m'en devient même pénible de respirer, parce que je t'ai dans la peau Remus Lupin.

- Sirius...

- Non ! Laisse moi finir !

Sirius pouvait voir les larmes border les yeux de Remus, bien que ce dernier fuyait le regard profond de son ami. Toute cette douleur que sentait l'ancien prisonnier, toutes ses années qui lui avaient été volées, tout ce temps passé à payer pour les horreurs d'un autre et à se retrouver avec les détraqueurs. Tout ce temps qu'il n'avait pas eu avec Harry et Remus. Toutes les atrocités qu'avait pu imaginer Remus. Toute la souffrance qu'il avait dû ressentir aussi. Sirius avait accumulé tant de raisons d'en vouloir à la vie. Mais il ne voulait pas en vouloir à son plus cher ami. Il ne voulait plus lui en vouloir. Il devait savoir.

- Maintenant tu sais à quel point j'ai besoin de toi. N'essaie pas de m'arrêter, car je regarderais toujours dans ta direction. Je n'aurais de cesse de t'attendre, même si tu n'arrives même plus à me voir... Je n'aurais de cesse de t'attendre, car c'est bien la seule chose qui me reste.

Remus semblait être d'un calme olympien. Ses yeux fixaient Sirius intensément. Sa raison lui criait de fuir, mais son cœur, son corps... Ils brûlaient de désir pour lui. Il n'avait qu'une envie, s'emparer des lèvres de Sirius et l'embrasser rageusement. Il voulait le déshabiller et lui faire l'amour sauvagement comme jamais il ne l'avait fait. Plus de douze années qu'il était séparé de l'être qu'il aimait. La seule personne qu'il avait jamais aimé. La seule personne qui pouvait aimer un monstre comme lui se disait-il... Il sentait la colère monter en lui, pourquoi avait-il fallu que son ami parle ? Pourquoi n'avait-il simplement pas pu respecter leur accord ? Tout aurait été tellement plus simple.

Sirius abdiqua, par son silence, Remus s'était fait comprendre. Merlin qu'il avait été stupide de croire qu'il pouvait en être autrement. Il ne pouvait plus croiser le regard de Remus, c'était trop douloureux. Les yeux river au sol, il articula froidement :

- Je vois...

- Non tu ne vois pas, Sirius ! Remus dans son emportement plaqua l'animagus contre le mur, tout en continuant sa diatribe. Tu ne vois pas à quel point moi aussi je souffre de te voir chaque jour sous le même toit. De partager ta vie, sans être avec toi ! Penser à toi à chaque instant, me demander si oui ou non tu es encore en vie, n'est pas un luxe que je peux me permettre ! Bordel Sirius, je t'aime tellement que s'il t'arrivait quelque chose j'en crèverais ! Même dans les moments les plus sombres, je n'ai jamais pu me résoudre à t'oublier...

La voix de Remus s'était brisée dans un murmure. Tout son corps tremblait. Et ses yeux étaient bien trop humides. Il était pathétique. De longs doigts froids caressèrent son visage. Sirius tentait d'intercepter le regard fuyant du loup. En vain. À défaut d'attraper son regard, il aurait ses lèvres. Sirius posa délicatement ses lèvres contre celles de son ami. Elle avait ce léger goût iodé que des larmes tièdes avaient déposé dans leur sillage. Remus lâcha prise.

Merlin, que ce baiser était bon. Il sentit le désir instantanément monter en lui. Comment contenter douze années d'abstinence, en une seule nuit ? C'était impossible. Le loup-garou était étonné de la douceur de l'étreinte de Sirius. Alors que Remus se languissait de ce corps qui lui faisait face, comment Sirius pouvait-il rester si pondéré ? Il sentit les doigts gelé glisser le long de son coup, une décharge électrique le parcourut. Sirius sentait de nouvelles cicatrices sous ses mains. Les nuits de pleines lunes sans les maraudeurs, avaient du être particulièrement rudes pour Remus. L'animagus enfouit son visage dans le creux du cou de son vis-à-vis, laissant glisser sa langue le long des cicatrices. Il les avait toujours trouvées particulièrement séduisantes, les sentir à nouveau sous sa langue, attisa particulièrement son désir. Il sentait la respiration de Remus s'accélérer. À l'évidence, les deux hommes étaient tous deux très excités.

Sirius suggéra de monter dans une chambre, mais Remus grogna en signe de négation. Ce dernier était bien trop excité, ses années de privations se ressentirent soudainement. Il ne pouvait plus attendre. Il ne voulait pas attendre. Il prit l'une des mains de Sirius et la plaqua contre son entre-jambe. Le sexe de Remus était dur, Sirius plongea sa main dans le pantalon de son amant. Ce dernier laissa échapper un râle roque de sa gorge, lorsqu'il sentit le contact froid de la main de Sirius sur sa verge. Tous les deux brûlaient d'un désir ardent, la discrétion était loin d'être leur priorité ce soir. Ils avaient besoin d'assouvir leurs pulsions primitives.

Remus embrassa à pleine bouche l'homme qui lui faisait face et en profita pour le dévêtir. Après toutes ses années, son ami était encore très doué de ses mains. À son tour Remus, désirait contenter son amant. Il avait envie de le dévorer, tellement il l'aimait. Il descendit tout d'abord le long de son torse, laissant glisser sa langue, en des points sensibles. Il savait à quel point Sirius aimait ça. Puis il continua, jusqu'à l'entre-jambe. Sirius agrippa les cheveux de Remus, lorsqu'il sentit la bouche de son amant, embrasser son sexe. Toutes ces nuits d'amour passées ensembles, ressurgirent. Il avait oublié les plaisirs exquis de la chair. Dans ces rares moments d'intensité où il ne faisait plus qu'un avec l'être aimé. Sa respiration sifflait d'excitation.

Remus s'allongea alors doucement sur le parquet, attirant Sirius à lui. Il termina de se déshabiller, pour sentir le corps nu de son amant contre le sien. Il voulait l'observer sous toutes ces coutures, admirer les parcelles noircies d'encre, qu'il aimait tant chez Sirius. Le contact dur du bois surpris Sirius et décupla son excitation. Tous deux nus contre le sol, Sirius pouvait enfin admirer la beauté du corps de son amant. Ce soir ce n'était pas son imagination qui le conduirait à l'extase, mais l'homme qu'il aimait en chair et en os. Ses longs doigts parcoururent de nouveau ces cicatrices qu'il aimait temps. Remus s'impatienta et le fit soudainement basculer, le plaquant fermement au sol. Son regard était fauve, il ne pourrait plus se contenir très longtemps. Il scella ses lèvres à celles de Sirius, tout comme ils s'unirent tous deux, ne formant plus qu'un seul et même corps. Rythmé par les vas et viens d'un Remus de plus en plus insistant. Les deux hommes sentaient monter en eux l'ivresse des derniers instants, jusqu'à l'apogée de leur amour.

La respiration haletante, Remus se laissa tomber sur le côté. Ce qu'ils venaient de partager était si intense. Sirius vint se blottir auprès de Remus, installant son visage dans le creux du cou de son amant. Il était heureux, un sourire béat pendait à ses lèvres. Il sentit la main de Remus venir caresser son visage. Ces moments de tendresses post coïtal était tout aussi appréciable que l'acte sexuel en lui-même. En particulier, quand vous n'aviez pas eu le droit à ces moments privilégiés avec votre amant, depuis de nombreuses années. Ils restèrent là un instant, leur corps nus et luisants de sueur, collés l'un à l'autre, dans le plus grand des silences. Leur acte avait transcendé toutes paroles. Mais bientôt il fallait se lever et se rhabiller. Ils ne pourraient pas rester au milieu du salon pour l'éternité. Sirius fut celui qui rompit le silence.

- Moony, toi et moi ça ne peut pas s'arrêter ici. On a tant d'années à rattraper. C'est vrai que l'avenir est incertain, mais de toute façon l'amour est incertain lui-même. Alors je t'en pris, qu'il nous reste une nuit ou bien l'éternité, profitons de ce temps ensemble.

Alors que les deux hommes terminaient de s'habiller, Sirius appréhendait le silence de Remus. Ce dernier semblait plongé dans ses songes. Il tentait de faire la part des choses, entre fantasme et réalité. Il ignorait même si cette étreinte sensuelle était réelle ou bien s'il allait bientôt se réveiller d'un rêve doux amer. Remus sourit à Sirius, ce sourire semblait être différent. Le visage de Remus semblait enfin apaisé et Sirius n'avait pas vu son amant aussi heureux depuis bien longtemps.

- De toute façon je n'ai pas vraiment le choix. Qui d'autre que toi, Padfoot, pour défaillir de plaisir devant mes cicatrices ?

Il l'avait appelé Padfoot. Tout comme Sirius avait cessé d'appeler Remus, Moony, après "l'incident", Remus n'avait plus appelé Sirius, Padfoot, non plus. Par ce surnom, Remus en avait bien plus révélé sur ses sentiments, qu'en bien des discours. Jusqu'à maintenant, il n'avait pu se résoudre à l'appeler de nouveau Padfoot, ce surnom appartenait au passé, avait-il pensé. Mais la vérité, c'est qu'il était chargé de tout l'amour et la considération que Remus portait à Sirius et par respect pour ces sentiments, il n'avait jamais pu se résoudre à l'utiliser de nouveau. Du moins jusqu'à ce soir, car ce soir était différent. Ce soir il avait renoué avec ce passé, qu'il avait tenté d'enfouir, l'embrassant et le chérissant, pour se construire un présent avec l'amour d'une vie.

- Toi et moi on est misérable l'un sans l'autre. Mais cette nuit m'a rappelé qu'à deux la vie était plus supportable. Même s'il m'apparait qu'une éternité avec toi ne serait toujours pas suffisant. Poursuivit Remus.

Sirius était heureux. Enfin. Il n'avait plus été heureux depuis si longtemps, mais Remus était là et il l'aimait toujours. La vie deviendrait supportable. La vie avait toujours été plus supportable avec Moony pensa-t-il. Sirius se jeta au coup de Remus, l'étreignant si fort, que le loup-garou avait l'impression que chaque os de son corps allait se briser sous le poids de cet amour. Sirius murmura ces quelques mots à l'oreille de celui qu'il aimait.

- Cette nuit, je vais grimper à la lune, m'installer dans le croissant comme dans un hamac et je n'aurai absolument pas besoin de dormir pour rêver.

A ces mots Remus déposa un tendre baiser dans le cou de Sirius et ils montèrent tous deux dans la chambre de ce dernier. La nuit leur appartenait et, ils se devaient de redécouvrir chaque parcelle d'un corps qu'ils avaient oublié. Dans ce silence nocturne, l'un contre l'autre, ils pourraient faire taire le tumulte d'une guerre qui les avaient séparés.


*le dernier dialogue est une citation du livre "La mécanique du coeur" - Mathias Malzieu

RAR

Ptitepointe2:
Et voilà un chapitre un peu plus heureux, justement parce que moi aussi j'adore ce couple et que je ne peux pas les imaginer séparés.
Mais bon je vais me faire une raison, le drama c'est quand même un peu trop mon truc...

Merci encore pour ta gentille review et j'espère que ce nouveau chapitre t'aura plu !

La Louve 51:
J'ai toujours pensé que Molly savait s'amuser malgré tout et puis, je trouve ce personnage adorable, d'où sa petite apparition. Mon affection pour le couple wolfstar est toute récente en fait. J'ai revu les films HP dernièrement et l'interprétation d'Alfonso Cuaron m'a juste frappée. C'est devenu évident qu'il y avait eu quelque chose entre Sirius et Remus (le réalisateur est apparemment vraiment allé dans ce sens). Depuis, je ne peux m'empêcher de penser à eux comme un couple et j'apprécie vraiment le fait que ça pourrait être possible. Toute la complexité des personnages et de leur possible relation, c'est ça qui est beau.

C'est pour ça que je ne laisse pas Remus et Sirius finir ensemble dans la première version. Pourtant, moi non plus je peux pas me résoudre à les laisser chacun de leur côté. Ainsi avec ces deux fins, chacun peut choisir ce qui convient le mieux.

Je suis particulièrement touchée par ta review et je te remercie pour ces gentils mots que tu as eu. J'espère que cette nouvelle conclusion te conviendra également.


A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures.