Vraiment désolée de vous avoir fait autant attendre pour ce chapitre qui j'espère saura donner une conclusion satisfaisante à la suite que vous attendiez.
Cette fois, c'est vrai, je dois avouer que j'ai été très longue, mais comme vous le savez ma vie est des plus mouvementées ! Merci pour tous vos encouragements. Tout va beaucoup mieux maintenant, et je m'engage bien sûr à être plus régulière, et à toujours m'améliorer à chaque publication.
Merci à tout le monde. Comme le chapitre précédent, vous avez été très nombreux à commenter et à voir mon chapitre. C'est avec reconnaissance que je vous réponds en toute sincérité et gratitude pour vos soutiens :). RAR :
VegetaYouShouldComeOver (Mdr. Ton pseudo m'offre du bonheur chaque fois que je le lis, il est vraiment drôle) : Ah ! Oui...Karine n'est pas beaucoup appréciée, mais il fallait bien un peu de réalisme. Je pense qu'à part Clara, personne ne trouverait cette relation comme logique. Donc, il me fallait un "opposant" du côté de Clara.
Maiiiiis...J'espère m'être rattrapée avec ce chapitre, où Karine change carrément de bord ;). Je n'en dis pas plus. Tu auras encore un bel exemple de la pas douée de Clara dans la vie quotidienne de Dante, mdr !
Eclipse1995 : Hello ! Comment vas-tu ? Je t'avais promis de finir ce chapitre, et le voici enfin ! Il était plus que temps...
Merci pour ton sempiternel enthousiasme, et non je te ne prends pas pour une folle. Ça fait vraiment toujours plaisir à voir :D.
J'aime ta partialité pour Clara. Je t'ai fait une petite dédicace dans le chapitre, j'espère que tu apprécieras. Merci pour l'inspiration XD.
Merci beaucoup pour ton soutien concernant mes problèmes. Dernièrement, des petites choses s'arrangent ça et là. Et je pense que ça s'en ressent dans mon écriture, qui devient plus fluide et agréable qu'à certains moments, et j'arrive à être un peu plus régulière dans mes publications ^^. Merci de penser à bien pour moi, ça me touche beaucoup.
Encore désolée du retard, et j'espère qu'entre temps tu te seras bien fait la dents sur d'autres de mes histoires quand même ^^'. À la prochaine review !
Kurama-Sesshomaru : Comment ça va ma chérie !
Je pense enfin à publier ce chapitre que toi aussi tu attendais avec impatience, lol. Et ne t'en fais pas, j'ai précisé que c'était une fic entre T et M, donc...tu es en droit d'espérer XD !
C'est gentil de dire du bien de Karine, elle n'a pas eu l'unanimité de tout le monde XD. Merci, merci, merci encore de ton soutien continu et j'espère que ce chapitre te fera autant honneur qu'à chaque fois que j'écris, je sais que tu me liras...
Bisouuuuus, je t'aime fort !
Ophelle : Hello ! Je sais, ça fait de nouveau un bout de temps depuis qu'on s'est parlé... ^^'. Mea culpa...
Merci encore pour ta review, et tes ondes positives. Tout va mieux maintenant, donc il faut croire que ça a marché ;). Je suis vraiment étonnée du soutien des gens pour qui j'écris. Je n'espérais pas vraiment un retour par rapport à ce que j'avais écrit sur ma vie, et je suis vraiment touchée de constater les encouragements comme le tien. Merci beaucoup.
Oui, scène torride de la douche qui a touché beaucoup de monde. J'ai hâte d'avoir les retours sur ce chapitre du coup XD. Et oui, je trouve Dante imprévisible et ça fait son charme je trouve. Je l'aime aussi, mine de rien :P.
Merci encore pour tout, et j'espère à la prochaine review ? Biz !
Ravenhill : Hello, comment vas-tu ?
Et non, comme tu le vois, je m'accroche, comme une puce à son rocher ! Ou était-ce une moule x) ?
Oui, comme tu l'as lu, j'avais pas mal de soucis personnels...Mais tout va mieux maintenant, et j'arrive à reprendre peu à peu mes publications de façon régulière. Si, si, je te jure ! Du moins j'essaie, lol.
Merci pour ton soutien. Comme je le disais à une autre lectrice, je ne m'attendais pas à tant d'encouragements de la part de mes lecteurs et vraiment, ça m'a touché, parce que j'allais vraiment mal par moment et mine de rien, ça m'a vraiment aidé de me dire que d'une façon ou d'une autre, je pouvais être utile alors il fallait que je m'accroche :).
Doublement merci pour cette review donc. J'espère que chapitre saura t'apporter au moins autant de satisfaction que l'a faite ta review.
L'ambiance était sombre dans les précédents chapitres. Mais je suis revenue sur des notes plus légères, même pendant les combats. Et concernant la blessure de Clara, je n'en dis pas plus :P. Mais bien vu quand même !
J'avoue ! Je me suis auto-émoustillée à cette scène. Cette histoire reste pour moi un bon entraînement d'être plus à l'aise avec ce genre de scène, sans jamais tomber dans la vulgarité. Espérons qu'au fur et à mesure que les choses escaladeront, que je resterais dans cet optique :). Tu m'en diras des nouvelles ;).
Comme tu l'as remarqué, même dans les pires moments, j'aime caser des situations humoristiques cocasses pour alléger un peu la tension. J'espère que dans ce chapitre tu t'amuseras autant, surtout à voir le plan foireux de Dante et que tu apprécieras la conclusion entre Karine et Clara.
Merci encore pour tout, et à bientôt j'espère ? Biz !
Laure : Hello ! Comment tu vas ? Encore désolée pour ce retard. Ce chapitre ce sera vraiment fait attendre. Comme tu l'as deviné, quand je ne sens pas l'inspiration sur une histoire, parce que je ne me sens plus dans la peau de mon personnage principal, en général, je ne force pas, ou le résultat est extrêmement mauvais ^^'...
Mais maintenant je te rassure, tout va mieux, et j'espère que ce chapitre sera pour toi à la hauteur des précédents.
Merci beaucoup pour ta compréhension, et tes compliments. J'essaie toujours de faire voyager, rêver, ou surprendre le lecteur - ceci qui devient de plus en plus difficile avec les bons lecteurs qui commencent à me connaître par cœur lol.
Moi j'étais à la fac ces deux dernières années, comme toi ! Mais maintenant j'ai réussi un concours et je suis en école privée dans le cinéma. Yay ! Souhaite-moi bonne chance !
Je suis contente de voir que nous ayons le même point de vue sur les histoires qu'on écrit, pourquoi on les publie... Je serais vraiment ravie de te lire à chaque histoire et chapitre que tu publieras, parce que rien qu'à lire tes reviews, je sens déjà qu'il y aura beaucoup de plaisir et de sentiments personnels dans tes fics. Ce serait vraiment avec honneur et plaisir donc que je te suivrais si tu me le permets :D.
Et oui ! Tu l'as deviné, moi aussi je suis une lectrice de fics anglaises, et je suis vraiment tristes qu'il n'y en ai pas plus en français, d'autant que la langue française peut aussi offrir de vrais bijoux, même si les dialogues n'ont pas autant de punch qu'en français. (Je ne saurais jamais vraiment traduire le "This party's going crazy !" de Dante T_T).
Merci pour ton soutien, pour tout, et à bientôt j'espère. J'attend ta review ! ^^ Biz !
Aschetluke : Merci beaucoup ! Ça fait toujours plaisir de savoir que mon travail sur l'histoire ou mes personnages est apprécié. Désolée pour le retard, et j'espère que chapitre te plaira autant que les autres. Biz !
Envy974 : Re ! Comment vas-tu ? Tu sais que je suis de retour un petit moment à la Réunion en ce moment ^^. Mes dernières vacances avant longtemps...
Merci pour ta review, et de me suivre avec tant de diligence. Je me posais une question au fait. Envy, c'est par rapport à FullMetal Alchemist ?
Porte-toi bien ! Biz ! ;)
D3bor4-h (j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour l'écrire XD) : Comment vas-tu ? Merci pour ta review et tous tes compliments. Ça fait vraiment plaisir. J'espère entendre à nouveau parler de toi après ce chapitre, qui je sais, est en retard. Toutes mes excuses...
Jane ! :)
NoobZero (je serais curieuse d'entendre l'histoire de la création de ce pseudo...lol) : Merci beaucoup ! Tout le monde dit avoir des doutes quand ils commencent ma fic et je suis heureuse qu'ils s'accrochent ^^'. Vraiment désolée pour le retard d'ailleurs...
C'est vrai qu'il manque des fics en français, je lis moi aussi pas mal en anglais... Qui sait ? Peut-être avec le temps ? :)
White-Pika : La vache ! Ça c'était une review ! Tu aurais carrément pu faire une page de mon chapitre ;) ! Tu vas bien j'espère ?
Merci beaucoup pour les reviews dans la review. À travers elle, c'est comme si je revivais toute mon histoire à travers les yeux de quelqu'un d'autre en une fois, et ça me rappelle les longues heures de travail ou de manque d'inspiration pour écrire, ou à ficeler un scénario en béton.
Tu as tout bien deviné, et je suis très honorée d'avoir pu autant te toucher. Comme tu l'as si bien dit toi-même, les histoires nous permet vraiment de nous évader, et écrire et lire sur ce site m'a vraiment permis de vivre de beaux rêves et de beaux moments.
Merci pour pour ce merveilleux commentaire, et bien sûr, tes encouragements et ta sollicitude. Je sais que ce chapitre était très en retard, mais j'espère que malgré tout il sera à la hauteur de l'attente. Merci. :) Et à bientôt, je le souhaite.
Kocylender : Hello ! Comment ça va ? Très contente de voir que mon histoire a pu autant te plaire. Je connais bien le fandom Saint Seiya sur le site, mais n'étant pas très fan de yaoi, je trouve rarement de quoi me mettre sous la dent... Mais il y a quelques chef d'oeuvres !
Quoi qu'il en soit, ça fait toujours du bien de changer d'air, en tout cas c'est ma méthode avec mes fics. Quand j'ai épuisé mon inspiration sur une de mes fics, miraculeusement j'ai des idées sur une autre, d'un autre univers. Je switch pas mal entre Final Fantasy et Bleach par exemple, qui sont totalement à l'opposé l'un de l'autre, et ça me permet de faire des pauses. Pour DMC, je switchai avec Death Note. Donc, espérons que l'inspiration revienne bientôt pour ça aussi ^^.
En tout cas, merci d'avoir partagé ton merveilleux avis avec moi, et je te souhaite à nouveau une très bonne lecture, malgré le retard ^^'.
Pitchounette007 : Merci infiniment pour ce merveilleux compliments, probablement l'un des meilleurs. Ce n'est pourtant pas la fic sur laquelle je travaille le plus, mais assurément, j'y mets tout mon cœur parce que je l'ai écrit par pur plaisir et égoïsme. Je suis contente de voir que mon plaisir à l'écrire se ressente donc autant.
Merci beaucoup, et en te souhaitant bonne lecture avec ce chapitre également, qui j'espère sera aussi à la hauteur. N'hésite pas à regarder mes autres fics si tu en trouves à ton goûts. ;) Biz et à bientôt j'espère.
Chapitre-8
Innocence
Je ne comprends toujours pas comment je suis arrivée ici.
Je suis seule, dans l'obscurité de la place carrée devant le Devil May Cry, avec son enseigne lumineuse, qui décidément, n'était plus aussi rassurant qu'il y a une heure…Je suis…genre, au milieu de la place, seule (l'ai-de déjà précisé?), morte de froid, tremblante comme une feuille.
Le soleil s'était couché il y a belle lurette et de la buée commençait à sortir de ma bouche. Mon coeur battait la chamade, et j'avais le pressentiment que dans les prochains instants, il n'allait pas ralentir.
Non...Bientôt le danger sauterait à ma gorge, et il n'y aura rien que je puisse faire pour l'en empêcher. Je le sentais... À la façon dont le silence m'étreignait, à la façon dont la solitude m'affaiblissait, à la façon dont le brouillard s'agglutinait au sol, à la façon dont la lumière de l'enseigne crépitait parfois.
À la façon qu'avait la chair de poule de dévaler ma peau et faire remonter un frisson le long de mon dos...
Soudain, un mouvement attira mon attention à l'extrémité de mon champ de vision, et à peine avais-je tourné la tête que la bête hideuse était sur moi que je criai « DANTE ! ». La demi-seconde d'après, une épée s'était plantée dans le démon maintenu au sol, Dante sur lui, une jambe victorieuse sur son torse percé et son flingue dans l'autre main, achevant la créature dans un vacarme épouvantable.
Le chasseur de démon qu'est Dante rit à gorge déployée, récupérant son épée du sol où le monstre s'était désintégré, la faisant trôner fièrement sur son épaule, reflétant toute mince source de lumière environnante. En pointant son flingue quelque part dans l'obscurité, ou même une cible que je ne pouvais pas voir avec mes yeux d'humaine, et un sourire sardonique, il lança d'un ton fort : « Le show commence, alors que mes danseuses se mettent en place ! ».
Les monstres répliquèrent aussitôt à la provocation, et des dizaines d'yeux rouges s'illuminèrent autour de la place. Bientôt, j'eus une exclamation alors que je vis à peine ces yeux se rapprocher dangereusement, tandis que des coups de feu et d'épée partaient en tous sens, Dante jamais loin de moi, et ne ratant jamais sa cible.
Bientôt, Lady se joint à la "fête" et ses rockets partirent en tous sens, explosant des groupes entiers, pendant que je protégeais régulièrement ma tête avec mes bras, gémissant de peur. Tout autour de moi, je voyais des balles longues filer pour faucher les monstres trop près de moi, et je savais que Karine était alors concentrée sur sa tâche depuis la fenêtre de l'étage du Devil May Cry.
Soudain, dans mon dos, un monstre échappa à la vigilance de tous dans la bataille mouvementée, et ce dernier posa un pied dans mon cercle de pierres protectrices. Le liquide froid de la peur me doucha de la tête aux pieds alors que j'écarquillai les yeux. Un courant électrique bleu le parcourut violemment, le faisant rougir et l'immobilisant sur place. Il était à peine à un demi-mètre de moi ! En hurlant de peur, je cassai une bouteille au verre fin contre lui, et l'eau bénite commença à le ronger comme l'acide.
Dante ne mit pas longtemps à faire taire ses plaintes abominables et le planter au sol avant de me jeter un regard inquisiteur. Mais une lueur de malice pétillait dans ses yeux bleus polaire et il me lança ce sourire carnassier qui découvrait ses canines, et qu'il m'avait lancé le jour de notre rencontre. Ce sourire qui vendait la mèche sur sa nature.
Avec le poignet dont la main était occupée par le flingue, d'un geste brusque, il me pencha au sol, et je sentis les mouvements d'air m'ébouriffer les cheveux alors qu'il faisait tournoyer son épée sur un monstre derrière moi. J'haletais bruyamment, tandis que mon cerveau et toutes ses réflexions ne noyaient dans un torrent de peur et d'angoisse indéfinissable. Dante riait encore, criait et haletait dans le feu de l'action et la joie de la bataille.
« Cette fête, ça devient du délire ! »
Alors que je relevais les yeux et qu'il s'éloignait pour effectuer d'autres acrobaties, une image se grava sur ma rétine : celle de Dante tailladant et transperçant un groupe de monstres tassé autour de lui, le sourire aux lèvres, et le plaisir du combat inscrite en tout lettre sur son visage.
Dante prenait un plaisir fou à éliminer les démons, et c'était une partie de lui dont je m'étais à peine doutée. Je vis un guerrier rouge et sanguinaire, fier et provocant, agile et doué, et une audace sans nom alors qu'il terrassait ses ennemis dans la violence la plus gratuite qui soit. La force avec laquelle il bougeait son épée gigantesque et la rapidité avec laquelle il tirait avait de quoi effrayer les plus courageux.
Il y avait une certaine fascination à le regarder se mouvoir dans la bataille, tuant et tranchant sans relâche, souriant et étirant ses muscles de façon stylée et classe. Il y avait quelque chose de sexy qui ressortait de sa façon de combattre, à la fois virilement violente et élégamment acrobatique. Chose étrange à constater sur un homme plutôt qu'une femme. Ma frayeur devait quelque peu me plonger dans son univers de folie, puisque je le trouvai étrangement beau à cet instant.
Rapidement, les monstres s'amenuisaient, grâce aux efforts de tous et il n'en restait que quelques uns. Entendant à nouveau ce crépitement d'électricité et cette odeur de chair pourrie brûlée dans mon dos, je me retournai et constatai que le monstre de la dernière fois, le plus grand, était pratiquement sur moi.
Malgré la douleur et le sort, il parvint à poser un autre pas dans le cercle et à lever un bras menaçant aux longues griffes, me surplombant totalement. Le cœur à cent à l'heure, et la respiration manquante, je balançai maladroitement mes deux autres bouteilles sur lui. Mais malgré l'accroissement de la douleur, il trouva la force et la vivacité incroyable d'abattre son bras.
« DANTE ! » Une épée passa à quelques centimètres de moi, et le monstre esquiva juste assez pour que seul son épaule soit sectionnée. Je criais à nouveau le nom de Dante lorsque la créature voulut me faucher de son autre main difforme.
-Et le clou du spectacle !
Une main agrippa brutalement mon bras valide, me faisant sortir du cercle et l'instant d'après, je vis Dante rattraper d'un geste vif et assurée son épée voltigeante d'une main avec une prise confiante sur la garde. À mon grand étonnement, le monstre s'était figé, et la seconde d'après, lorsque Dante secoua une fois son épée vers le sol pour le nettoyer du sang, la posture solide et le regard sombre et déterminé, le démon éclata en une gerbe de sang, se scindant en deux.
C'était fini, et Dante relâcha enfin sa prise douloureuse sur mon bras droit.
-Merci de votre participation, lança-t-il finalement d'un ton satisfait. Revenez vite nous voir ! Le show est à chaque fois différent !
Enfin, il souffla Ivory avant de le ranger à nouveau, clôturant définitivement le combat.
Je respirais à peine lorsqu'il se tourna vers moi, l'air victorieux.
-Alors, tu as apprécié le show ? Questionna-t-il d'un ton amusé.
Je sentis à peine le sol me toucher alors que je tombais en arrière, engloutie par les ténèbres. (Hommage à Eclipse1995 :P)
† Devil May Cry †
-On se réveille... ?
J'ouvris brusquement les yeux, et mon cœur fit un bond dans ma poitrine, si douloureux que c'était comme un poignard planté dans mon buste. Je voulus me relever mais un bras m'en empêcha.
-Hé ! Hé hé hé... Du calme.
La voix de Dante près de mon oreille m'intima à la réflexion. Je voyais la table basse de son salon à la hauteur de mon visage, l'autre fauteuil en face, les vitres du Devil May Cry... Il faisait toujours nuit noire, mais une chaleur rassurante m'enveloppait. J'avais une couverture sur moi, et Dante allongé dans mon dos, un bras autour de moi.
Ma respiration acheva de se calmer lorsque je me tordis le cou pour l'observer. Il avait la tête appuyée nonchalamment sur son bras, et il avait ce sourire narquois. Ses yeux clairs étaient chaque fois plus magnifiques à mesure que je les rencontrais.
-Là, ça va mieux ?
Même s'il se voulait rassurant, je sentais le rire poindre sous le masque.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Pourvu que tout ceci ait été un cauchemar. Que Dante n'ai jamais été un chasseur de démon. Que je n'ai fait que rêver tout ce temps. Que je me sois endormie en lui apportant une pizza la dernière fois.
-Tu t'es évanouie !
Il s'esclaffa enfin. Et je fermais les yeux, prise d'embarras, tâtant une bosse sur le côté de ma tête. J'ai été stupide d'espérer...
Il essaya d'embrasser ma main sur mes cheveux mais je détournais la tête. Il eut un rictus attendri.
-Avoue quand même que c'est drôle, sachant que c'est toi qui avait insisté un jour pour voir mon show privé... Glissa-t-il suavement à mon oreille.
-Je m'attendais à un autre genre de show, fulminai-je en regardant sciemment ailleurs, les bras croisés.
-Quel genre de show...(Il fit remonta son bras sur mon flanc, froissant ma chemise et faisant passer sa main habilement sous mes bras croisés)...celui-là ? Questionna-t-il sensuellement, son souffle chaud derrière mon oreille.
Alors qu'il effleurait ma poitrine et que j'allais protester, la porte d'entrée s'ouvrit bruyamment.
-Clara ? M'appela Karine.
Je me relevai aussitôt, débarrassant la couverture sur le fauteuil où Dante se redressait. Karine lui lança un regard réprobateur et suspicieux, mais ne dit rien. Je rejoignis prestement Karine près de la porte, qui déposait mon énorme valise ayant servi au déménagement.
-Voilà, je t'ai pris tout ce dont tu aurais besoin, précisa ma meilleure amie.
J'en eus presque les larmes aux yeux.
-Oh Karine, tu es vraiment...
-La meilleure ! Oui je sais, approuva-t-elle en secouant la tête pour replacer sa frange.
J'eus un léger rire. Je sus à ce moment que notre dispute était définitivement oubliée.
-Bon, je t'attends sur la moto, informa Lady en s'adressant à Karine.
-Vous ne restez pas ? Questionnai-je d'un air étonné, mais intérieurement soulagée de ne pas voir la diablesse se pavaner en petite tenue dite de "guerrière" devant Dante toute la sainte journée.
-Et tenir la chandelle de ce crétin de Dante ? Non merci ! Je l'ai déjà dit et je le dirais toujours : il ne mérite pas toute fille ayant le courage ou la folie de coopérer avec lui.
-Hé ! Protesta-t-il alors qu'il rejoignait le cercle.
-Salut la compagnie ! Conclut-elle avec un clin d'oeil dans notre direction en s'éloignant.
Karine reporta finalement son attention sur moi après l'avoir vu enfourcher sa moto de façon charismatique.
-Tu es sûre de ce que tu fais ? Tu devrais le prendre, insista-t-elle en voulant retirer son pendentif.
-Non ! Non...vraiment. Dante et moi on en a longtemps discuté. Il me protègera. Je ne serais pas plus en sécurité ailleurs pour le moment, même avec le collier.
Elle eut un air contrit, replaçant le collier protecteur que lui avait donné Dante, et qui m'était au départ destiné. Puis finalement, elle glissa un regard méfiant à Dante qui prenait ma valise sur le dos d'un geste ample démontrant sa force, un sourire narquois en coin destiné à Karine.
-Oh je ne crains pas pour ta vie maintenant, mais plutôt pour ton intégrité, si tu vois ce que je veux dire, lança-t-elle d'un ton bas en faisant une oeillade suggestive à ma silhouette.
-Karine ! M'exclamai-je d'un ton réprobateur, lui faisant les gros yeux.
-J'ai entendu ! Cria Dante, amusé et taquin, depuis le couloir du haut menant aux chambres.
Je cachai vivement mon visage entre mes mains tandis que Karine soupirait d'un air agacé.
-Enfin bref, pas ce que j'espérais pour ta première relation... Mais c'est quelqu'un de bien, finit-elle par avouer dans un souffle.
Un soulagement indicible me prit. La hache de guerre finirait-elle par s'enterrer entre ces deux-là un jour finalement ?
-Je me posais juste une question.
-Bien sûr ?
Je ne me doutais pas une seule seconde de ce qui allait sortir de sa bouche.
-Est-ce qu'il aurait un frère par hasard ?
-N-...
Je m'interrompis, et lui lançait mon sourire entendu le plus complice qui soit.
-À vrai dire...oui. Oui il en a un.
Le visage de Karine s'illumina, un peu honteusement.
-Et bien...dire que je n'espérais pas une réponde positive à cette question serait mentir, m'avoua-t-elle finalement d'un air gêné. Ahem.
-Et tu as de la chance, lui glissai-je en haussant les sourcils de façon suggestive, c'est son jumeau.
Elle m'observa un instant, et quand elle vit que je ne plaisantais pas, se mit à rire avec moi.
† Devil May Cry †
Lorsque je sortis de la douche, Dante était déjà allongé dans le lit que j'avais emprunté la veille. Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'étais crevée. La nuit devait déjà être bien avancée. J'avais des cours le lendemain, suivi du travail. Je ne sais décemment pas comment j'allais tenir le coup après tout ce stress.
J'avais toujours l'angoisse d'être attaquée. Mon bras était toujours très douloureux, mais grâce à un autre « gri-gri gothique » selon les dires de Karine, la guérison était rapide et la blessure cicatrisait admirablement bien. Je m'étonnais toujours de ne pas avoir vu mon bras déchiqueter puis tomber à mes pieds lors de cette attaque, quand on considère la force des démons et ma pauvre constitution.
J'avais ce réflexe bizarre de regarder derrière moi quand je marchais, avec la nette impression de sentir quelque chose dans mon dos, ou d'entendre des bruits intimidants dans l'agence.
Je fermai la porte de la chambre et libérai mes longs cheveux de mon chignon.
-Euh... dis-je avec hésitation. On... On dort dans le même lit ?
-Tu préfères que je dorme à côté, et risquer de te faire attaquer pendant la nuit ? Suggéra-t-il d'un ton léger.
-N-non non !
Je grimpai sur le lit et me glissai rapidement sous les couvertures, engourdie et mordue par le froid.
-C'est que...tu ne me feras rien...pas vrai ?
Il soupira.
-Clara, si je voulais te faire quoi que ce soit, non seulement tu ne pourrais pas te défendre, mais tu ne voudrais pas te défendre.
Je tournai ma tête vers lui, interloquée.
-Comment ?
-Soyons honnête Clara. Je ne sais si ce sera par gentillesse, par jalousie, ou par plaisir, mais la vérité est que tu te laisserais faire.
Il tourna la tête vers moi et m'envoya ce regard sensuel entre ses cils et ses yeux mi-clos, les cheveux tombant sur son visage. Un sourire impatient étira ses lèvres.
-Et je te garantis que tu y prendrais goût.
Il se mit sur le côté, passant un bras autour de mes hanches, m'infligeant une tension de la tête aux pieds tandis que je croisais à nouveau les bras sur ma poitrine, et serrai les jambes. J'étais totalement intimidée.
-Après tout, tu sais ce qu'on dit...
Il plongea le visage dans le creux de mon cou, laissant son souffle chaud s'étaler sur ma peau jusque mon oreille.
-On ne viole pas les consentants, glissa-t-il d'un ton suave derrière mon oreille qu'il effleura de la bouche.
Je m'éloignai brusquement et manquai de tomber du lit. Il ne put s'empêcher de laisser échapper un rire faible mais amusé au plus haut point. Pour finir, il darda sur moi un regard plein de malice.
-Je promets juste de ne rien faire que tu n'aies approuvé de ton plein gré.
Je lui lançai un regard suspicieux et je ramenai la couverture sous mon menton, frigorifiée. Sa chaleur m'attirait tellement. Pourquoi fallait-il que les hommes dégagent autant de chaleur, surtout en hiver ? Etait-ce pour nous attirer comme des mouches à miel ?
-Là, ça te va ? Demanda-t-il en ramenant ses mains derrière sa nuque, étirant alors les muscles de son torse de façon odieusement alléchante.
Je revins correctement sous les couvertures et me mit sur le le côté, la tête sur son bras, les bras contre moi, mon buste contre son flanc, pour profiter de sa chaleur. Il abaissa son bras et m'entoura en étalant une main irradiante de chaleur sur le creux de ma hanche.
Comment pouvait-on dormir torse nu à l'approche de l'hiver ?
-Tu ne me dis pas bonne nuit ?
-Bonne nuit ? Lançai-je alors, un peu prise au dépourvu.
-Et le baiser qui va avec ?
Je relevai des yeux suspicieux, puis finalement rapprochai prudemment mon visage du sien. Il pencha le sien et colla ses lèvres contre les miennes de façon un peu insistante. J'avais toujours cette impression de flotter lorsqu'on s'embrassait, même juste ainsi, et qui était tout bonnement incroyable.
Il fit glisser sa langue contre ma lèvre supérieur avant de l'emmêler lentement et sensuellement à la mienne. Je sentis son autre main se poser sur mon oreille pour prendre mon visage en coupe, approfondissant encore le baiser, avant de faire glisser sa main dans mes cheveux, jusqu'aux pointes.
Je me décollai et le regardai d'un air intrigué. La personne qui se battait avec violence et acharnement tout à l'heure et celle qui me traitait avec tant de douceur juste à l'instant étaient si différentes. Comment croire qu'elles étaient deux facettes du même Dante ? Comment croire qu'une poigne si mortelle pouvait être si tendre et maîtrisée avec moi ?
-Pourquoi tu ne sors pas avec Lady ?
Il ne parut même pas étonné par ma question, et soupira un instant avant de répondre d'un ton fatigué.
-Parce que ça n'était jamais fait pour arriver.
-Mais quelqu'un d'autre ? Une autre chasseuse de démon ? Ou quelqu'un de fort comme toi ?
-Parce que je suis déjà avec toi ? Lança-t-il en haussant les sourcils, mi-question, mi-remarque agacée. Je te signale que c'est toi qui a insisté pour rester avec moi.
-Je sais ! Je sais... Je ne remets pas ça en question. Ce que je ne comprends toujours pas, c'est pourquoi moi ?
Il fronça un sourcils, l'air de ne pas comprendre.
-Oui. Euh...Tout le monde pourrait dire pourquoi moi j'ai envie de rester avec toi, mais pas pourquoi toi tu veux rester avec moi.
-Sérieux, encore avec ça ? (Soupire agacé) Et bien parce que tu veux rester avec moi, pour commencer. C'est toi qui compliques, dit-il en fusillant le plafond du regard. Et selon mon point de vue, tout le monde pourrait se demander pourquoi toi tu veux rester avec moi et mettre ta vie en danger. C'est toi qui es stupide, pas moi.
Je fus un peu blessée par son agacement. Mais je pris un moment pour réfléchir, et finalement, je retirai les cheveux blancs qui barraient son visage pour dégager ses yeux clairs et perçants. Cela ressemble tellement plus aux yeux qu'un ange possèderait plutôt qu'un demi-démon.
-Tu as raison.
Je passai un pouce sur ses lèvres, découvrant une canine plus prononcée que la gente humaine, alors qu'il reposait à nouveau les yeux sur moi.
-Tout n'est qu'une question de point de vue, finalement. Karine est persuadée que tu es si désespéré de trouver compagnie que tu te rabats sur moi.
Il soupira, resserrant sa prise autour de moi.
-Karine n'est pas en droit de penser à ma place. C'est ta copine, ok, mais moi je suis ton mec. Ce que je peux penser ne regarde que toi et moi.
Je l'interrogeai du regard, surprise, bien qu'il n'aie pas l'air particulièrement à l'aise. Il regarda à nouveau vers le haut.
-La dernière fois, dans la salle de bain...Quand tu m'as supplié de rester, j'ai cru que j'allais démonter la porte et casser les murs.
Je fronçai les sourcils, encore plus étonnée. Il fit une pause.
-Je devais penser à ta sécurité. Mais toi tu ne pensais qu'à ça. Rester avec moi. J'étais désespéré de te faire entendre raison, parce que je savais que tu m'écouterais pas.
Je baissai les yeux, embarrassée de mettre autant raplatie et avoir étalée ainsi mes sentiments devant lui.
-Et puis je me suis rendu compte que c'est ce que je voulais. Je me la ramenais avec mes histoires de sécurité, alors qu'en fait, je voulais que tu restes et moi balancer tout le reste, comme un porc égoïste. Je voulais que tu insistes.
Il pressa finalement un baiser sur ma tête, contre ma bosse, me faisant fermer les yeux.
-Et sous tes airs de vierge effarouchée, tu étais prête à te battre et à venir chercher ce que tu veux sans céder, sans aucune logique.
Je relevai des yeux intimidés sur sa pomme d'Adam, alors qu'il déglutissait et reprenait la parole dans un souffle.
-Comment je pourrais avoir envie de quelqu'un d'autre après ça ? Quelqu'un qui prend ce dont il a envie et envoie balancer tout le reste ? J'ai cherché toute ma vie quelqu'un qui se battrait pour moi.
Il souffla et ferma les yeux, signe qu'il était temps de dormir.
-Et pourtant je comprends pas. Tu t'évanouis à la moindre occasion, tu flippes jusqu'à plus d'heure. Je comprends pas ce que tu cherches. Tout ce que je sais c'est que t'as besoin de moi. Tu crois en moi.
Il soupira encore, l'air réellement dépité cette fois-ci.
-Le truc, c'est qu'il arrivera forcément un jour où je ne serais pas là.
Il darda alors un regard intransigeant sur moi.
-Et j'aurais ton sang sur mes mains.
...Je déglutis difficilement.
-Je fais ce que je peux Dante, je te jure.
Il prit une inspiration frustrée.
-Quand est-ce que tu comprendras que c'est moi le problème et pas toi ? Tu me saoules des fois j'te jure !
Il posa son autre bras en travers de son visage, sur ses yeux, la respiration lourde.
-Tu sais ce que mon père m'a dit quand je suis partie pour la ville ? Dis-je.
Il découvrit son visage juste assez pour laisser voir un œil céruléen.
-Va où tu veux, meurs où tu dois.
Il enleva son bras et me regarda attentivement, l'air de considérer réellement ma phrase un instant.
-J'ai décidé de rester avec toi, et personne ne me fera changer d'avis. Et si je dois mourir à cause de ma bêtise, et bien soit, je l'aurai cherché. Quand mon heure viendra, on pourra dire que la sélection naturelle a fait son boulot.
Il eut malgré lui un rictus amusé, fendant enfin le visage défait qu'il avait depuis tout à l'heure.
-Personne ne pourra dire que mon sang est sur tes mains, Dante, dis-je plus sérieusement. Et puis...comme tu le disais tout à l'heure : j'ai confiance en toi.
Son sourire fana, et il m'observa avec attention alors que je baissais les yeux.
-Je crois en nous. Alors...on pourrait faire un marché ?
-Un marché ? Questionna-t-il, intrigué.
-Oui. Ton rôle...pourrait être de me protéger, et moi de faire en sorte que ça marche entre nous, m'exclamai-je, médusée par ma propre improvisation. Forcément, si l'un de nous ne remplit pas son rôle, c'est fichu. Alors c'est équitable. Qu'est-ce que t'en penses ?
Il eut à nouveau un rictus ironique.
-Tu n'as aucune idée de comment marche un couple, fit-il remarquer.
-Et tu n'as aucune idée de comment me protéger. De moi-même, du reste. Tu vois, j'ai besoin de toi, dis-je en pointant un doigt sur lui, et tu as besoin de moi, conclus-je en pointant un doigt sur moi toute souriante.
-Hmph ! Fit-il de sa voix grave. Tu me ferais presque rêver, dit-il sardoniquement.
Il me serra un instant contre lui, embrassant mon front, ma pommette, puis plus doucement mes lèvres.
-Tu es... un morceau d'innocence dans ce monde de dépravés. Je me demande encore comment une telle naïveté peut toujours exister à cette époque, susurra-t-il en me taquinant gentiment le nez du doigt.
Je l'observai, intriguée. Mais il se contenta de rire une seconde pour lui-même en hochant la tête, me regardant avec cette compassion dans les yeux et ce visage attendri, comme on riait à une blague qu'on était seul à comprendre.
-Allez, bonne nuit.
Il m'embrassa à nouveau le front et me serra contre lui avec un bras autour de l'épaule, tout en évitant soigneusement la blessure.
-Bonne nuit, lui répondis-je alors doucement.
