Chapitre quatre de Fifi la folle, héhé ! :)
Dans ce chapitre, comme son nom l'indique, on va de nouveau revoir le Chemin des Pervers ! (et oui, je sais qu'il vous avait manqué) :p
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 4 – Le Chemin des Pervers
Cela faisait maintenant quelques heures que Fifi et Hagrid prenaient le train après le tragique accident de la moto. Hagrid n'en revenait toujours pas.
- Ma moto... snif... C'était un ami qui m'l'avait achetée... Snif.
- Vous inquiétez pas Hagrid, nous allons la réparer... rassura Fifi qui tapotait ce qui semblait être l'épaule d'Hagrid.
- Mais non ! Impossible, la personne qui m'la offerte est morte !
- C'est vrai ?
- Non.
Grrr... Fifi, après avoir passé plusieurs heures en compagnie de Hagrid, avait découvert son plus grand défaut, c'était un mythomane. Alors qu'ils étaient assis l'un à côté de l'autre sur des sièges dans le train, sachant qu'Hagrid en prenait cinq pour lui tout seul, tout le monde le fixait avec de grands yeux.
- Ces moldus... Vous n'avez jamais vu de géant de votre vie ou quoi ?!
- Des moldus ? interrogea Fifi, c'est quoi ça ?
- Ce sont ceux qui n'ont pas de pouvoir magique, comme tes darons... fin tes faux darons, ceux qui sont morts.
Voilà ce qu'était le second gros défaut de Hagrid il avait autant de tact qu'une petite cuillère métallique.
- Au fait Hagrid, cette femme, McGonagall... C'est donc ma mère ? Donc, ils ne sont pas morts mes vrais parents?
- J'peux pas te le dire pour le moment, tu verras ça par toi-même.
« Comment allait-elle le voir par elle-même ? » se demanda Fifi, les bras croisés contre son ventre, visiblement déçue qu'il ne lui ait pas dit ce qu'elle voulait entendre.
Le train venait d'arriver à Londres. Une minute plus tard, Hagrid et Fifi étaient en route vers l'endroit où, comme avait précisé Hagrid, Fifi allait acheter ses fournitures. La liste était longue, extrêmement longue.
- Une balance moldue pour voir son poids ? Pourquoi faire ? s'inquiéta Fifi.
- C'est au cas où tu fais une bêtise. Ils te pèsent puis ils te mettent dans une cage adaptée à ton poids. Ne t'inquiètes, je suis sûre que tu ne risques rien, lui rassura Hagrid.
Ils étaient à présent devant une vieux bâtiment, tellement vieux et délabré qu'aucun passant n'était intéressé par celui-ci. On pouvait lire en lettres d'or écaillées sur une petite pancarte en bois Le Chaudron Éjaculateur qui avait été barré et remplacé à mains nues par Ronfleur. Ils étaient arrivés au Chaudron Ronfleur.
- C'est ici que je vais trouver toutes mes fournitures ? interrogea Fifi qui n'était absolument pas sereine d'entrer dans un tel endroit.
- Et oui, c'est ici. Au Chaudron Ronfleu !. Avant on l'appelait autrement comme t'as pu le lire mais ça, c'était avant... Le patron, Tom, est un peu en crise.
- Pourquoi ?
- Moins de sexe, moins de drogues, moins de clients depuis qu'une loi anti prostituée a été votée.
- Quel est le rapport ?
- Avant il pouvait se permettre de payer des vélanes pour faire des shows sexy à bas prix et elle pouvait faire des petits suppléments. Tu sais comme les moldus avec les... Euh les...
- Les Strip-teaseuses ?
- Oui, c'est ça. Les striptizeuses.
Lorsqu'ils entrèrent dans le pub, c'était vide, complètement vide. On pouvait entendre les mouches voler tellement que le bar était inoccupé. La seule personne visible était un vieil homme derrière le comptoir qui était entrain de nettoyer des chopes de Bièraubeurre. Fifi était déçue. Elle qui s'attendait à un monde enchanté... Elle se retrouvait à présent dans un monde pauvre qui n'avait rien de magique. Ils s'avancèrent vers le comptoir.
- Bonjour Tom, salua Hagrid tout souriant et tout content d'être ici apparemment, contrairement à Fifi.
- Ah... Salut Hagrid...
- Il y a pas grand monde en ce moment, n'est-ce pas ?
- Si, ça pue la transpiration tellement qu'il y a des gens ici, tu ne vois pas ?
Tom essayait-il de faire du second degrés qui, visiblement, n'était pas drôle du tout ?
- C'est bien de garder le sens de l'humour Tom, c'est bien, fit Hagrid en donnant une petite tape sur l'épaule de Tom, tellement petite qu'il fut propulser en arrière dans les cuisines où on pouvait entendre les assiettes se fracasser à terre. Euh, viens Fifi on s'en va.
Hagrid lui prit la main de Fifi et ils prirent la porte qui se trouvait à l'arrière du bar. Cela menait vers l'arrière du bâtiment où se trouvait une sorte de petite cour avec un mur de briques de couleur grise.
- Vous aimez bien être ici n'est-ce pas Monsieur Hagrid ?
- Oh, ça me rappelle ma jeunesse. J'ai fais les 400 coups ici, commença-t-il, j'ai bu mon premier verre d'hydromel ici, j'ai pris ma première cuite ici, j'ai perdu ma virginité ici et...
Fifi le dévisageait et il l'avait remarqué. Pourquoi tout les adultes qu'elle voyait étaient-ils autant portés sur la chose ?
Hagrid venait de sortir de son manteau en fourrure de castor de nouveau son parapluie rose. Il donna un petit coup de parapluie sur l'une des briques et le mur s'écarta aussitôt, laissant alors une vue sur le Chemin des Pervers.
- Bienvenue sur le Chemin des Pervers ! s'écria Hagrid.
La rue était complètement misérable. Dès qu'elle était entrée dans le Chaudron Ronfleur, Fifi s'était attendue à un tel spectacle. Tout semblait pauvre ici. Les carreaux des vitrines s'étaient cassées, la peinture des bâtiments s'était écaillée et on aurait dit que cela faisait des siècles que les ordures n'avaient pas été enlevés tellement que ça puait.
- En fait, avant c'était un quartier riche, expliqua Hagrid, tout le monde venait faire ses boutiques ici. Mais je ne sais pas ce qu'il s'est passé... C'est devenu un endroit mal fréquenté.
Mal fréquenté était un euphémisme. Dans une rue adjacente, Fifi vit un groupe d'hommes vêtus de cape qui entouraient une jeune femme à genoux. Que faisaient-ils ? Plus loin, elle vit une mendiante qui se disputait violemment avec son mari mendiant également.
- T'es vraiment un gros connard ! Même pas fichu de me rapport une noise, une seule ! Non, reviens ici ! Endoloris ! Reviens ici, espèce de sale petite merde !
De loin, Fifi pouvait apercevoir un immense bâtiment en marbre blanc. On aurait pu dire qu'il faisait tâche à côté des autres immeubles, mais pourtant, Fifi eut alors comme une lueur d'espoir au fond d'elle. Le monde moldus qu'elle avait quitté lui avait manqué depuis qu'elle avait vu l'aspect misérable du monde des sorciers. Ce bâtiment, qui était Gringotts, était pour elle à présent le lieu d'espérance d'un monde meilleur pour les sorciers.
- C'est pas le moment de rêvasser Fifi.
- Au fait Hagrid, lui coupa Fifi, je n'ai que de l'argent moldus moi. Comment je fais ?
- Oh mais ne t'inquiètes pas, j'ai pris tout ce que tu avais sur ton compte moldu et je l'ai convertis. C'est beaucoup à la mode ça l'argent moldu en ce moment. La dernière fois, j'ai déniché 20 pénis par terre.
- Penny Hagrid, on dit penny...
Légèrement agacée, Hagrid et Fifi commencèrent à faire les boutiques. Ce fut tout d'abord chez Madame Guipure qu'ils passèrent où Fifi se prit deux jolies robes de sorciers tandis que Hagrid acheta un joli manteau en fourrure rose, du Boursouflet sans doute. Puis, ils prirent direction chez l'Apothicaire où elle s'acheta tout les ingrédients nécessaires pour cette première année. Après avoir fait un petit détour chez Fleury & Bott, où Hagrid s'acheta un magasine dit « pour le travail » où on voyait des jeunes couples nus entrain de s'embrasser dans des images qui bougeaient, il ne restait plus grand chose à acheter comme par exemple la baguette magique de Fifi. Hagrid, pour le plus grand bonheur de Fifi, décida de continuer les achats et de laisser Fifi seule. Hagrid était certes sympathique mais très chiant lorsqu'il faisait les magasins. Ils étaient arrivés à 2h de l'après-midi, il était déjà 18 heures.
Lorsqu'elle entra dans la boutique, Fifi entendit la sonnette retentir en haut de la porte. Un homme surgit des ténèbres sur une échelle, ses yeux sombres posés contre la jeune fille rousse. À peine était-elle rentrée que Fifi se sentait déjà mal à l'aise.
Le vieux Monsieur, qui apparemment s'appelait Ollivander comme le disait l'enseigne de la boutique, s'approcha d'elle et caressa de ses doigts fins et longs les cheveux roux de la jeune fille.
- Fifi B... B...
- Brindacier.
- Oui, Brindacier... fit l'homme tout en caressant les cheveux roux de la jeune fille. Je ne m'attendais pas à vous voir aussi vite Miss Brindacier...
- Comment ça ? demanda-t-elle d'une voix calme tandis que l'homme se dirigea vers l'une des étagères pour y prendre une baguette.
- Je connais votre histoire Miss Brindacier, comme beaucoup ici la connaissent. Tenez, essayez.
Fifi prit la baguette dans l'étui et fit un geste. Mais rien ne se produisit à l'intérieur de la boutique sauf qu'à l'extérieur... une explosion avait ruiné le magasin de balais.
- Hmm, non, pas celle-ci.
Il se dirigea alors vers une autre étagère, ayant repris au passage la baguette de la jeune fille.
- Tenez Miss.
Fifi fit un autre geste mais rien ne se produisit. Ollivander reprit alors la baguette tandis que Fifi se retourna en direction de la rue entendant des cris dehors. Visiblement, le sol de la rue s'était effondrée et on pouvait voir une vieille dame, la vieille qui avait agressé son mari, la mendiante, s'accrocher au rebord du gouffre avant de tomber en arrière, lâchant au passage des grossièretés à son mari qui ne l'avait pas rattrapée.
Ollivander mettait mis plus de temps à revenir cette fois-ci. Elle le voyait au loin, vers les étagères, faire les cent pas à la recherche d'une baguette convenable. Il marmonna quelque chose puis s'arrêta et il eut comme une sorte de révélation. Il se mit en direction d'une étagère bien précise remplis de plusieurs étuis à baguette.
Il revint avec une autre boîte, tandis la baguette à la jeune fille. Fifi l'empoigna vivement et ressentit alors une forte chaleur au niveau de ses doigts, de sa main, de son bras et de tout son corps. Elle fit un geste fluide et, comme par enchantement, la rue était redevenue comme neuve derrière elle. C'était elle, c'était cette baguette qui l'avait choisis.
- Tiens donc, ce n'est pas si étonnant après tout... marmonna Ollivander.
- Pourquoi dites vous cela Monsieur ? Demanda Fifi en reposant délicatement la baguette dans l'étuis.
- J'aurais dû vous la passer plus tôt n'est-ce pas ? Oui, souvent, les baguettes vont de famille en famille. Mais, cela est rare lorsque une baguette ayant la même plume de phénix, le même poil de licorne, le même ventricule de dragon, qu'une autre choisisse alors le descendant du propriétaire de sa cousine.
- Que voulez-vous dire ?
- Ne connaissez vous donc pas votre père ? Votre redoutable père ? L'un des plus grands criminels de cette époque moderne ? Souvenez-vous Miss Brindacier, c'est la baguette qui choisit son sorcier, pas le contraire. La licorne ayant fourni le poil de votre baguette a également fournis la baguette de votre père, chose assez rare, très rare. Vous avez un lien très fort avec celui-ci.
- Mais qui est mon père ?
- Oh, mais on ne prononce pas son nom... C'est l'ennemi juré d'un autre grand mage noir. On l'appelle l'ennemi de Voldemort.
- L'ennemi de Voldemort... Mais pourquoi ?
- Le tout fera 15 gallions Miss Brindacier.
Quinze gallions ?! Quelle arnaque ! Lorsqu'elle sortit de la boutique, Fifi vit Hagrid avec un hibou dans une cage et divers objets utiles pour la préparation des potions. Elle ne put s'empêcher de sourire face à cette vue grotesque.
- Joyeux anniversaire Fifi ! fit Hagrid.
Fifi était la fille d'un très grand criminel, certes, mais elle ne voulait plus en savoir d'avantage. Elle savait qu'un jour elle allait être au courant mais ce jour sera plus tard, beaucoup plus tard.
Ouah, les révélations... Quelques anecdotes d'écriture :
- Ne vous inquiétez pas, Hagrid n'a que deux défauts. :)
- Tom est en pleine crise économique et financière. Le pauvre...
- En plus de cela il n'a aucun humour.
- La mendiante dans ce chapitre est la même que dans le chapitre 1 ! Et oui, allez-vous la retrouver ?
- Gringotts est aussi important pour Fifi qu'il l'est pour Voldemort.
- OUPS ! J'en ai trop dis !
- J'aurais pas dû dire ça...
- Hagrid est un acheteur compulsif en plus d'être une fashion-victim.
- Il a même créer une collection nommée Touffu Spring 1981.
- Très jolie d'ailleurs
- Ollivander est un arnaqueur !
- Quinze gallions quand même ! Quel connard!
Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu et pourquoi pas des...
REVIEWS!
