Chose promis chose due. Voici le premier chapitre de WTCBS.

Je l'ai relu, corrigé et le publie dans la foulée.

Je galère beaucoup avec la mise en page de . Je m'excuse d'avance pour l'absence de mise en page et essayerais de rectifier cela un peu plus tard.

Tel qu'indiqué précédemment, les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas et son l'oeuvre unique et inimitable de Masashi Kishimoto.


Chapitre n°1 : Début de l'Enfer

" Saku-chan , réveilles toi , aujourd'hui tu vas dans ton nouveau lycée" ,

s'exaltait ma mère en tirant les couvertures au pied du futon.

Je grognais par mécontentement, sentant la fraîcheur de la pièce embrasser ma peau. Je ne supportais pas quand ma mère débarquait dans ma chambre, ouvrait les volets et la fenêtre avant de hurler avec un pareil enthousiasme qu'il faisait beau et que j'allais encore passer une merveilleuse journée à l'école. Je ne passais jamais réellement de bonnes journées au lycée ; j'attendais tout simplement que les journées passent pour pouvoir rentrer de nouveau chez moi et suivre la monotonie du temps.

Je me levais cependant, craignant le retour d'une mère trop aveuglée par son propre bonheur pour croire que sa fille ait des difficultés à s'intégrer dans sa classe et plus généralement dans la société. Mais ma mère n'avait pas hérité d'une couleur surnaturelle et arborait avec fierté une chevelure d'un brun clair et flamboyant tandis que je peinais à accepter ma tignasse rose après seize longues années passées avec. Elle ne pouvait donc pas vraiment comprendre ce que cela signifiait d'être un Ovni...

Je me hâtais de revêtir mon nouvel uniforme avant de descendre dans la cuisine. Mon uniforme n'avait rien de particulier. Il était composé d'une jupe plissée bleu marine, d'une chemise blanche, d'une cravate noire à rayures dorées et d'un veston de la même couleur que la jupe arborant l'emblème de ma nouvelle prison scolaire.

Après avoir tenté en vain de coiffer mes cheveux, je descendais en hâte dans la cuisine et attrapais au passage un toast si gentiment beurré par ma tendre mère et qui n'attendait que ma venue en ayant l'air de dire d'un air implorant : « manges moi ! ». Non, je ne suis pas psychologiquement déséquilibrée... Je prenais ensuite ma petite serviette dans laquelle j'avais rangé au préalable mes affaires scolaires puis parti.

Ma nouvelle école ou plutôt ma prison n'était qu'à une dizaine de minutes à pied de la maison et j'eus tôt fais d'arriver devant un grand portail noir surmonté de dorures comme si on avait voulu copier le style européen. Quoiqu'il en soit, j'y entrais, faisant mon chemin jusqu'au bâtiment principal que je savais être le bâtiment administratif. Pour cela je traversais une cour bondée d'élèves qui me dévisagèrent plus ou moins. Je n'y prêtais guère attention, je n'étais pas venue ici pour m'accommoder avec eux mais pour finir mes études jusqu'au moment fatidique de mon mariage, c'est-à-dire dans un an et demi.

J'étais d'ailleurs heureuse de ne pas avoir revu mon fiancé depuis que j'étais arrivée à Konoha mais je savais que tôt ou tard cela arriverait. J'avais même comme le pressentiment que cette journée allait être le moment de cette nouvelle rencontre que j'appréhendais tant. J'avais autant envie de le voir que de me pendre, autant envie de lui parler que d'avaler un bocal rempli de sangsue. Et dire que j'allais devoir vivre ma vie avec un individu aussi abject m'horripilait au plus haut point. Je ne pouvais que me demander : qu'avais-je donc fais à ma mère pour mériter un tel châtiment ?

Je dépassais un groupe de jeunes filles et entendis clairement entre leurs gloussements de poules de basses cours qu'elles se moquaient de moi à cause de ma chevelure peu courante. Cela m'importait peu, cela devait encore être une de ces bandes de pimbêches au cerveau grillé comme de la guimauve pas capables d'aligner une phrase correctement sans faire une dizaine de fautes de grammaire. J'étais au-dessus d'elles, pas que je sois spécialement narcissique mais je savais reconnaître les gens à leur juste valeur.

J'entrais ensuite dans le hall du bâtiment où étaient entreposés tous les panneaux d'informations de l'école puis arpentait un couloir aux murs et plafond blancs comme neige. Je toquais à une porte puis entrais quand on m'eut donné la permission. Je refermais la porte et me retrouvais face à une grande femme d'âge mûr, arborant une longue chevelure blonde platine retenue en deux queues de cheval basses. Elle me convia à m'asseoir dans le fauteuil face à elle et nous pûmes alors commencer l'entretien :

" Bonjour et bienvenue dans notre établissement. Tu dois être Haruno Sakura. Bien, saches avant toute chose qu'en tant que directrice, je suis ici pour accompagner les élèves et les encourager à dépasser leurs limites et à aspirer à de rêves plus grands. Ton cas est particulier puisque tu es actuellement au Japon dans le cadre d'un mariage arrangé. Cela étant, j'aimerais tout de même savoir si tu as des aspirations professionnelles pour plus tard ".

Je pris une profonde inspiration, réfléchissant deux trois secondes avant de déclarer :

" Eh bien, pour tout vous dire, j'aurais aimé travailler en cancérologie, notamment dans la section pédiatrique mais je ne sais pas encore si on m'accordera le droit de poursuivre ce rêve ".

Elle me sourit d'un air confiant avant de me répondre d'une voix peut être un peu trop douce à mon goût :

" Nous n'aurons qu'à demander à quand il viendra nous rejoindre pour t'amener dans ta nouvelle classe. Nous avons déjà tout convenu d'avance afin que tu puisses t'intégrer facilement en cours d'année et nous avons décidé de t'intégrer dans sa classe ".

" A-Ah, il va venir ? "

Elle me lança un regard quelque peu suspicieux et me demanda :

" Vous vous êtes déjà rencontrés, n'est-ce-pas ? "

" Euh oui, nos mères sont des grandes amies et il nous est arrivé de nous rencontrer de temps en temps. Mais rien de plus... "

C'est alors que se fit entendre quelques coups répétitifs sur la porte, je sus immédiatement et pour mon plus grand malheur que c'était lui. Il entra et s'installa auprès de moi sans un regard.

" Bien, Sasuke, merci d'être venu. Reprenons, Sakura ici présente vient d'arriver et comme tu le sais, vous êtes fiancés. Avant de vous laisser rejoindre votre classe, j'aimerais que nous parlions ensemble de ce que vous prévoyez pour votre avenir. "

Il soupire d'agacement avant de répondre, nonchalant :

" Je vais reprendre l'entreprise de mon père et Sakura sera libre de faire ce qu'elle a envie de faire. On se marie c'est tout, la seule chose qu'on aura en commun c'est un put*** de contrat de mariage ! Voilà, le sujet est clos. Sakura, on y va. "

Il se releva en hâte et attrapa mon poignet au passage, me tirant hors du bureau sans me demander mon avis, sans s'inquiéter de la douleur qui résultait de son emprise. Nous sortîmes et je dégageais rapidement mon poignet endolori de ses serres de rapace. Je le frottais vigoureusement en le méprisant. On se faisait face pour la première fois depuis deux ans et déjà commençait-il à se montrer dominant et désagréable. Je n'aimais pas du tout son attitude. Il se renfrogna et cracha d'un ton sec et dans un langage beaucoup trop familier à mon goût :

" Qu'est-ce que t'as ?"

" A l'avenir, ne choppes pas mon poignet comme un taré ! ",

M'exclamais-je en le toisant.

Son visage se déforma en un sourire moqueur et il ajouta :

" Oh, c'est vrai que mademoiselle Sakura n'est qu'une petite nature. Ha ha... Allez viens, le plus tôt je te présenterais à mes potes, le plus tôt tu me laisseras tranquille pour aller jacasser avec les autres filles. "

Si je devais supporter l'air moqueur et le ton mépris de l'autre crétin à longueur de journée, je n'étais pas au bout de mes peines. J'allais rétorquer une phrase cinglante mais il ne m'en laissa pas le temps, commençant à partir d'un pas pressé vers la cour, je ne pus que lui emboîter le pas de peur de me perdre au beau milieu de cette jungle de primates sauvages communément appelés « adolescents ».

Au bout de la cour se trouvait une petite bande d'adolescents vers laquelle il semblait aller et il ralentit légèrement le pas quand il arriva devant eux ; il prit son air auto-suffisant et lança d'un air exaspéré devant tout le monde :

" Allez, traînes pas, Limace. J'ai pas que ça à faire... "

J'en avais à vrai dire rien à faire qu'il soit méprisable avec moi, du moment que je pouvais vivre ma vie comme je l'entendais et qu'il ne me forçait pas à faire des choses dont je n'avais pas envie.

Quoiqu'il en soit, même si je n'avais pas envie de fréquenter les mêmes personnes que lui, je devais admettre que c'était assez gentil de sa part de ne pas m'avoir planté au beau milieu de la savane juvénile et pour ce peu de choses qu'il m'avait accordé, je lui étais reconnaissante. Pour le reste, je le haïssais cordialement, tout comme il me haïssait depuis que nous nous connaissions.

Je m'avançais à côté de lui et me sentis toute petite par rapport à lui et ses à peu près un mètre quatre-vingts. Et il avait beau être sublime d'un point de vue purement objectif, je ne préférais pas le regarder.

Sasuke Uchiwa était typiquement le rêve de toute fille normalement constituée, ce qui n'était vraisemblablement pas mon cas. Je devais cependant avouer qu'il n'était pas mal dans son genre.

Uchiwa Sasucrétin était grand et mince, possédait des cheveux soyeux d'un noir corbeau relevés en pics et laissait deux mèches encadrer son visage diaphane. Son visage était dépourvu d'imperfections, ses yeux étaient d'un noir profond et paraissaient dénués de toutes émotions. Ses lèvres, bien que très attrayantes, ne s'étiraient que très rarement en un sourire et bien souvent seul un sourire en coin osait gracier l'orifice tandis qu' au milieu de son visage se dressait fièrement un nez droit.

Du point de vue psychologique, Sasuke Uchiwa irritait la plus infime cellule de mon corps. Il était un concentré abject de tout ce que je méprisais le plus chez les autres ; il était imbu de lui-même, arrogant, moqueur, irritable, méprisable, hermétiquement fermé, un vrai cœur de pierre qui semblait en vouloir à la terre entière. Il ne donnait vraiment pas envie de le connaître. Et pourtant, il était ce que toutes les filles rêveraient d'avoir pour petit-ami ; beau, riche avec un potentiel de célébrité élevé.

Pour avoir passé quelques vacances au ski avec sa famille, je connaissais trop bien la face cachée de cet individu dépourvu de cœur et j'aurais tout donné pour me marier avec autre que lui.

Néanmoins je m'approchais de sa bande d'amis et je sentais tous leurs regards me dévisager. Un garçon aux cheveux blonds comme les blés me désigna d'un bref mouvement de tête avant d'hurler avec un grand sourire :

" Hey Sa'ske tu nous la présentes ?! "

" La ferme, dobe... Voici Sakura Haruno, ma fiancée. "

Oh m**de... J'aurais préféré qu'il omette de leur dévoiler tout de suite ce détail...


Voilà pour cette semaine.

N'hésitez pas à laisser votre avis ; un commentaire, même négatif, est toujours instructif !

Sur ce, à la semaine prochaine !