Bonjour à tous !
Voici le chapitre hebdomadaire.
Aujourd'hui, Sakura ne peut pas profiter de son weekend tranquillement... Mais je n'en dis pas plus ;-)
J'espère qu'il vous plaira et vous souhaite une agréable lecture !
Crédits : les personnages de Naruto ne sont pas le fruits de mon invention et appartiennent à leur auteur Masashi Kishimoto.
Chapitre n° 3 : L'enfer continue... Chez Sasuke !
Contrairement à ce à quoi je m'attendais, les deux premières semaines à Konoha se déroulèrent relativement tranquillement, si on oublie de préciser les quelques frasques que j'avais connu avec Sasuke. Apparemment, à nous deux nous avions fait connaître à cette école plus en deux petites semaines que tous les élèves en une année. Mais, à chaque fois, nous nous débrouillons pour disparaître avant que quelqu'un ne nous surprenne. Ainsi, le couloir des salles de travaux pratiques avait été repeints très aléatoirement en rouge. Enfin... C'était plus des éclaboussures qu'autre chose, seule preuve restante d'une dispute qui avait mal tournée. On avait également relâché "accidentellement" les grenouilles du labo de science après avoir chahuté, se lançant à la fin du cours des cuisses de grenouilles servant initialement à la dissection. Un bento (MON bento) rempli d'une substance bleuâtre plus que douteuse (fruit d'une composition artistique made in Sasuke en cours de chimie) avait mystérieusement atterri dans le bureau de la principale. Et j'en passe...
A vrai dire, je trouvais quand même assez extraordinaire que le courant entre Sasuke et moi passe si mal qu'on ne puisse pas passer ne serait-ce qu'une matinée sans que l'un de nous deux ne cherche à étrangler l'autre... Ou l'enfermer dans les toilettes... Hier, j'avais passé la matinée coincée dans les toilettes pour hommes de la cour parce que Sasu-crétin m'y avait porté et enfermé au petit matin... Il ne me libéra qu'à la pause de midi, prétextant m'avoir oublié, le tout agrémenté d'un affreux sourire sardonique. Je fulminais, j'avais raté la matinée des sciences, mon cours favori parce qu'un crétin n'était pas capable de contenir ses pulsions. C'était indéniable, je le détestais bien plus que lors de nos vacances, et chaque jours cette haine était alimentée et grandissait dans un cœur en proie à la vengeance.
Mes rapports avec Sasuke nous avait ramené dans le Moyen-Âge et la loi du Talion régissait nos accrocs. Entre nous c'était œil pour œil, dent pour dent. J'étais bien décidée à lui faire payer sa dernière trouvaille et j'avais tout le weekend pour établir un plan d'attaque qui tienne la route, qui le tourne en dérision et me laissera en paix pendant un petit moment. Car mine de rien, nos incessantes disputes m'épuisaient et j'aurais aimé avoir ne serait-ce qu'une journée sans Sasuke, sans frasques, juste une journée tranquille.
Mais il fallait croire que l'andouille adorait vraiment me pourrir la vie et ce même en weekend car dès le vendredi soir, après que je fusse rentrée des cours, on sonna à la porte d'entrée. Ma mère ouvrit après quelques secondes et s'exclama avec son air enjoué, exaspérant et habituel :
- Oh Mikoto, comme cela me fait plaisir de te voir ! Entre donc.
La porte se referma et les deux femmes allèrent dans le salon pour discuter. Pour ma part, j'étais allongée sur mon lit à bavarder avec mes nouvelles amies via LINE, une sorte de version japonaise de Messenger mais comme il s'agissait de la mère de Sasu-con, je ne pouvais m'empêcher de tendre l'oreille et d'être attentive à leur conversation :
- Kaori, ma chère, j'ai une requête à te faire. Pour te dire la vérité, je trouve que Sasuke agit de façon pour le moins étrange depuis que Sakura est arrivée au Japon et je le soupçonne vraiment de s'être follement épris de ta fille, ce qui est une bonne chose...
J'eus beaucoup de peine à contenir mes gloussements. Sasuke ? Amoureux de moi ? Elle est bonne celle-là ! Il ne fait que de jouer la comédie pour m'attirer des ennuis de plus bel. Cela dit il fallait reconnaître qu'il savait très bien prétendre et faire apparaître sur son visage un masque très naturel et complètement faux.
- … Et il a vraiment insisté pour que Sakura vienne passer le weekend à la maison. Accepterais-tu de laisser venir ta fille en notre demeure ?
Mes doigts s'arrêtèrent brusquement de marteler les touches de mon clavier et, dans un moment d'horreur, je me mis à prier je ne sais quel dieu de m'épargner un tel supplice ; Uchiwa avait déjà gâché ma semaine, je ne voulais pas non plus que mon weekend y passe.
J'avais réellement besoin de me reposer mais il fallait croire que personne à part lui et moi ne conçoive que nous nous détestons cordialement car ma mère donna son accord sans une once d'hésitation :
- Bien sûr, quelle bonne idée ! Je vais chercher Sakura, je reviens tout de suite !
J'entendis ses pas se rapprocher puis monter avec frénésie les escaliers qui menaient à ma chambre et elle y entra sans frapper pour déclarer joyeusement :
- Ma chérie, j'ai une excellente nouvelle pour toi : tu vas aller passer le weekend chez ton petit chéri. C'est lui-même qui a insisté pour que tu le rejoignes dans sa demeure.
Elle s'avança jusqu'à mon armoire, l'ouvrit et commença à examiner son contenu et à sortir diverses tenues.
- Maman, qu'est-ce que tu fais ?
Sans me prêter attention, elle continua son petit manège, déposant une chemise de nuit à fines bretelles en soie sur mon lit, puis un pantalon de rechange ainsi que d'autres vêtements tels un maillot de bain vert. Elle s'en alla dans ma salle de bain et en ramena mon sac à dos rouge bordeaux, y mit les vêtements avant de répondre :
- Eh bien, tu dois faire bonne impression alors je préfère choisir tes vêtements avec toi... Non mais vraiment, Sakura, tu n'as que des vieilleries, c'est affligeant !
- J'aurais pu le faire moi-même, je n'ai plus six ans... Et puis, ce n'est pas comme si nous n'avions pas passé plusieurs vacances avec eux...
Elle rit à cette remarque avant de poser le sac à dos sur mon lit et de déclarer :
- Ne tardes pas, je ne veux pas que tu fasses attendre Mikoto.
- Ouais...
A contrecœur, je saluais les filles et fermais mon laptop avant de prendre quelques affaires personnelles et de descendre au salon retrouver ma mère et la mère de mon crétin de fiancé. Adieu mon weekend chéri...
La mère de Sasu-con se leva à mon arrivée dans le salon :
- Saku-chan, comme je suis heureuse de te voir ! Mais le plus heureux d'entre nous sera certainement Sasuke lorsque nous rentrerons à la maison.
Elle regarda sa montre tandis que je lui décochais un sourire débordant d'hypocrisie puis ajouta :
- D'ailleurs, nous devrions y aller. J'ai encore un article à corriger pour l'édition de lundi matin et j'aimerais beaucoup le finir avant le dîner.
Ma mère me prit dans ses bras et m'embrassa le front avant de déclarer :
- Amuses-toi bien !
- Je n'y manquerais pas,
lui assurais-je malgré mon combat intérieur.
Je n'avais pas du tout envie de me rendre chez Uchiwa et encore moins pour m'y amuser. Nous allions passer le weekend à nous chamailler, devant ses parents et ces derniers s'exclameraient encore que nous sommes un couple vraiment adorable à jouer au « je t'aime moi non plus » pour leur cacher cet amour secret mais pourtant bel et bien là... Rien que d'y penser j'avais envie de vomir. Je m'installais aux côtés de et elle démarra son Toyota Rav4, nous conduisant vers mon lieu de torture pour le weekend.
Après même pas cinq minutes de trajet, nous arrivions dans l'immense propriété Uchiwa ; c'était une grande maison imitation manoir européen entouré d'un immense jardin boisé et fleuri. A l'arrière de la maison, il y avait une piscine d'extérieur, une piscine couverte et également un coin sauna et bain à remous. On ne pouvait pas démentir le fait que la famille Uchiwa était l'une des plus riches du pays. La grande porte s'ouvrit et je vis Sasuke faire un petit jogging jusqu'à la voiture, m'ouvrir galamment la portière pour que je puisse en sortir. Histoire de me dégoûter un peu plus, il s'exclama dans une fausse joie :
- Sakura, mon amour, te voilà enfin !
Sa mère gloussa légèrement et murmura pour elle-même en se dirigeant vers la demeure « qu'il est romantique, mon fils ». J'attendis qu'elle soit entrée pour rétorquer non sans cynisme:
- Oh, mon cher, seriez-vous devenu bien élevé ?
Il ricana sous ma remarque :
- Vous en doutiez, très chère ? Vous n'êtes guère aimable avec celui qui n'a d'yeux que pour vous.
Je fis semblant d'être touchée en portant une main sur mon cœur :
- Oh, voilà donc que vous m'aimez ?! Mais si vous voulez mon avis, vous décriez plus l'amour que vous ne le vivez vraiment.
Notre joute prenait des allures très différentes de ce à quoi je m'attendais :
- Et pourtant c'est bel et bien le cas, je clame haut et fort mon amour pour vous, en espérant qu'un jour nous puissions le vivre pleinement. Je n'attends que votre assentiment pour capturer vos douces lèvres dans un baiser volé. Je n'ai aimé et n'aimerais que vous, très chère mademoiselle.
- Vous êtes pathétique mon cher, je ne suis point celle que vous pensez connaître.
Il rit à l'entente de cette parole puis répondit de manière sérieuse et incitative :
- Alors qui es-tu, Sakura Haruno ?
Mes yeux roulèrent d'exaspération. Je ne lui répondis pas, souhaitant conserver un peu de mystère, et m'engageais dans l'allée centrale afin de me rendre dans sa maison. Il me suivit et déroba mon sac, prétextant :
- Laisses moi porter ça, bécasse. Tu as autant de force qu'un cure-dent.
Il attrapa ensuite ma main, sans une once de délicatesse, et me tira dans sa demeure où nous attendait la famille Uchiwa. Effectivement, pas plus tôt avais-je posé le pied dans le hall d'entrée que son père me héla :
- Bienvenue Sakura ! Entres mon enfant, tu es ici comme chez toi.
J'avais rencontré le patriarche de l'autre andouille plus d'une fois mais comme toujours, sa carrure était tellement imposante et son charisme tellement impressionnant que je ne pouvais qu'avoir la sensation de le rencontrer pour la première fois. Je me ressaisissais cependant, souriante :
- Je vous remercie de m'avoir convié dans votre demeure !
- Quelle jeune fille bien élevée ! Prends exemple sur elle, Sasuke, un peu de discipline ne te ferait pas de mal !
Sasuke et moi pouffèrent discrètement à l'unisson. Pour ma part, j'étais tout à fait d'accord avec son père ; Sasuke n'était pas ce qu'on pouvait appeler un modèle exemplaire. Non, je dirais même que c'était tout le contraire de cela ; Sasuke n'écoutait jamais personne et encore moins ses parents. Il arborait un style vestimentaire très tape à l'œil en dehors des cours comme le prouvaient si bien son jean délavé, troué et usé, sa ceinture à pic et son T-shirt noir décoré du drapeau de l'Angleterre revisité façon punk. Il arborait également un piercing au labret droit, une spirale noire, qui avait été un véritable sujet d'affrontements familiaux durant nos dernières vacances au ski il y a deux ans. Au final, Sasuke avait délibérément fait percer sa lèvre inférieur sans l'accord de ses parents, et ce, dans un ultime but de provocation. Il était également insolent, provocateur, arrogant, vicieux... Au fur et à mesure du temps, la liste de ses défauts ne cessait de s'allonger.
Concernant le rire discret de Sasuke, j'étais pratiquement sûre que la raison de ce rire si rare était le commentaire « bien élevée » de son père. Ce rustre savait que trop bien que je faisais bonne figure uniquement devant nos familles tandis que nos rapports étaient plutôt familiers voire vulgaires. Mais cela ne me déplaisait pas, il n'y avait que ce niveau de langage pour se faire respecter de Monsieur Uchiwa Sasuke et ce dernier s'était vraisemblablement aperçu que ces deux dernières années passées loin de lui m'avait paré d'une bonne répartie.
Quoiqu'il en soit, reprenant son sourire hypocrite, Sasu-crétin ajouta :
- Ma bien-aimée future épouse n'est pas n'importe qui ! Bien, sur ce, père, nous vous reverrons peut-être au dîner.
Il agrippa plus fortement mon poignet et me tira à l'étage jusqu'à sa chambre, qui, cela dit en passant, devait bien faire cinquante mètres carré. Il jeta mon sac au sol sans délicatesse au pied du lit avant de s'étaler de tout son long sur son lit King size. Passant ses bras derrière sa tête pour la maintenir, il me demanda :
- Alors, bonbon rose, contente de passer ton weekend avec le fiancé le plus sexy de tous les temps ?
- Pourquoi poses-tu la question alors que tu connais déjà la réponse ?
Il se redressa sur ses coudes et, mordant sa lèvre dans un geste stupide de provocation, déclara sur un ton de défi :
- Parce que j'aime voir par mes propres yeux à quel point j'ai gâché ton weekend.
Je m'allongeais également sur son lit et soupirais :
- Il est bien dommage qu'aucun de nos parents respectifs ne s'aperçoivent du sadisme dont tu as été affublé à la naissance. Si ça avait été le cas, ma mère ne m'aurait jamais laissé entre tes griffes.
Il se rapprocha de moi à quatre pattes, dans un mouvement se voulant être digne d'un prédateur, et me surplombait légèrement, observant mes vêtements avec un petit sourire moqueur. Il se releva alors et fouilla mon sac, dépliant les habits choisis par ma mère puis les jetant sur le lit. Lorsqu'il eut trouvé ma chemise de nuit en soie il ne put s'empêcher de siffler et de narguer avec tant de finesse :
- Pfiou~ Tu as l'intention d'être dépucelée cette nuit, Haruno ?
Il me provoquait encore et pour une fois je jouais le jeu :
- Qui te dit que je le suis encore ?
Ses yeux s'embrumèrent brusquement par un petit accès de rage et il tonna :
- Tu as tout intérêt à l'être encore !
Il continua de fouiller mon sac et me lança mon maillot de bain :
- Mets ça, on va à la piscine !,
dit-il d'un ton sec.
Je n'osais pas lui dire que je n'aimais pas me baigner, ou plutôt que je ne savais pas bien nager et ce depuis ma plus tendre enfance. Je n'avais déjà pas envie de l'énerver plus.
Il tira un short de bain de sa commode, me désigna sa salle de bain personnelle d'un mouvement de tête et commença à se déshabiller avant même que je ne quitte la pièce. Je fis de même, dans la salle de bain, bien évidemment. J'étais assez pudique pour ne pas me changer devant lui. Je le rejoins dans la chambre, le teint légèrement rougi par la gêne que j'éprouvais d'être si peu vêtue et il prit ce rougissement pour un refoulement d'excitation face à la nudité de son corps de dieu grec :
- Mon corps te fait autant d'effet ? Ne t'inquiètes pas, Haruno, ce soir tu auras le droit de me caresser si tu es sage :).
Je pris un air faussement dégoûtée et lui lançais un regard noir pour toute réponse. Il parut satisfait de son effet.
Il sortit deux grandes serviettes de bains, j'en pris une pour me couvrir les épaules et le suivi tandis qu'il me convia jusqu'à la piscine. Il m'emmena jusqu'à celle couverte et déposa sa serviette sur le sol, avant de vérifier la température de l'eau en plongeant sa main dans le bassin :
- Parfaite, un vrai régal!
Puis il ne trouva rien de mieux que de m'éclabousser en s'exclamant :
- Allez, jettes toi à l'eau Haruno !
Assise sur un transat et enroulée dans ma serviette, je regardais l'eau se mouvoir onctueusement dans le bassin, comme hypnotisée. Je resserrai ma prise sur le tissu, la frayeur que j'éprouvais à l'approche d'un plan d'eau était telle que d'incessants frissons parcouraient mon épiderme par vagues tumultueuses. L'eau, cette masse passive et liquide mais qui parfois d'avérait mortelle pour celui qui ne s'en méfiait pas assez ; l'eau exerçait sur moi une telle répulsion qu'il m'était absolument impossible à ce moment même, de m'en approcher comme le souhaitait l'Uchiwa. Ce dernier avait d'ailleurs de l'eau jusqu'à la taille et attendait ma venue avec une impatience palpable :
- Bon, Haruno, ce n'est pas pour demain !
Mais je ne répondais pas, trop absorbée par la morbide contemplation de celle qui représentait pour moi un bien plus grand ennemi que ne l'était mon énergumène de fiancé. Je haïssais l'eau, j'en avais peur et paradoxalement elle m'attirait. Tout en elle me semblait fatal...
Je n'ai jamais su pourquoi j'appréhendais autant d'aller à la mer ou d'entrer dans une piscine, mes parents n'avaient jamais voulu me l'expliquer ou alors me donnaient de vagues explications ; On m'avait raconté qu'étant petite, une vague m'avait entraîné au large et que j'avais alors connu la plus grande frayeur de toute ma vie mais je doutais de cette version des faits. Cela étant, pour ne pas m'en souvenir, je devais être vraiment très jeune et cela avait dû être suffisamment marquant pour que mon esprit décide de lui-même qu'il était préférable pour moi d'oublier cet instant précis. La mémoire était indécodable, indéchiffrable, propre à elle-même tout comme j'étais propre à mes principes et, de ce fait, je ne cherchais pas à comprendre plus que cela.
C'est également cette contemplation mystérieusement redoutable mais également attractive qui m'empêcha de sortir de mon hypnose si bien que je n'aperçus ni ne reconnus le jeune homme approcher, tirer ma serviette, me soulever et me lancer dans le bassin comme si j'avais été aussi légère qu'une plume. Je rencontrais cette humeur aqueuse désagréable et j'eus comme une réaction électrisante qui ne me tira néanmoins pas ma stupide contemplation ; je ne savais pas nager et sombrais. Mais en avais-je seulement conscience ? J'avais plutôt l'impression que le fond du bassin m'encourageait à le rejoindre tel un ami à bras ouverts et je me laissais faire ; finalement, le fait d'être immergée dans cette substance n'était pas si désagréable que je le pensais... J'eus la sensation de m'endormir, je n'avais plus d'air, je ne cherchais pas à lutter, comme perdue dans des pensées qui outrepassaient la funeste réalité ; je me noyais. Je ne sentis pas non plus la main me remonter à la surface, me tirer loin du fond du bassin qui m'incitait tant à le rejoindre. Dans mon esprit apparurent quelques bribes d'images, probablement des souvenirs très lointains ou des créations de mon esprit ; une main d'une pâleur glaciale au fond de l'eau, un visage endormis, des roseaux et des algues, un cri strident et déchirant... Qu'est-ce que cela signifiait ?
J'e n'en avais strictement aucune idée mais là n'était plus la question, maintenant il fallait sortir de cette léthargie malsaine et périlleuse, sortir de ma torpeur, sortir et affronter la sombre réalité de ce bas monde ; j'avais failli me noyer. Peu à peu, je recommençais à recouvrir des perceptions que je ne saisissais pas encore bien. Un visage me surplombant, un écho de voix lointain, une sensation douloureuse dans les joues... Puis je le reconnus ; c'était Sasuke. Son visage trahissait une certaine inquiétude et je voyais sa bouche former des mots que je n'entendais pas. J'avais de la peine à retrouver mon souffle, à entendre, à voir distinctement. Puis les sons, les sensations, la vue revinrent et je compris : Sasuke m'avait tiré hors de la piscine et m'avait prodigué les premiers soins. Je trouvais que cela ne lui ressemblait pas d'être aussi gentil avec moi mais en y réfléchissant je sais que j'aurais fait la même chose dans le cas inverse. J'étais malheureusement irrémédiablement touchée : J'avais été sauvée par celui qui m'avait poussé dans le gouffre...
Oui oui, je coupe là. Mais ne vous en faites pas, je ne peux raisonnablement pas changer de sujet/période et il y a une suite à ce chapitre.
J'espère que ce chapitre vous aura plus et que vous serez de nombreux impatients.
A la semaine prochaine !
