Bonjour à tous !

Comme promis voici le quatrième chapitre de WTCBS. Dans ce chapitre Sakura mange un hamburger et Sasuke est un gros pervers (d'où le rating T entre autre).

Concrètement c'est la suite du chapitre précédent (bah oui je me voyais mal continuer sans clore l'épisode de la "quasi-noyade". J'espère qu'il vous plaira tout autant que le précédent.

Je tiens également à remercier Guest Unique et Forgehappy pour leurs review et vais répondre aux questions :

Guest Unique : Bonjour ! Je te remercie pour ton commentaire (mon tout premier qui plus est!). Oui effectivement mon but avec cette histoire c'est de vous faire rire. J'essaye autant que possible de vous faire des joutes verbales distrayantes et j'espère que ça marche (le caractère de Sakura aide beaucoup ^^)

Forgehappy : Merci beaucoup pour ton commentaire ! Effectivement je passe assez vite sur certains épisodes, notamment sur le passé de Sakura et Sasuke. Je les omet volontairement car je compte les ressortir tout au long du récit comme des flashbacks (qui seront très certainement présentés en italique). Mon autre raison de ne pas trop présenter le contexte dès le début est que Sakura ne veut pas s'en souvenir. Sasuke était horrible avec elle et il n'y a pas que lui, vous verrez plus tard apparaître d'autres personnages qui auront plus ou moins leur importance au fil du récit. Mais pour savoir cela il faudra lire la suite !Pour ce qui est du caractère de Sakura, je dirais que Sakura est un personnage très paradoxal et je compte faire évoluer progressivement (avec néanmoins un gros coup de pouce vers les chapitres quatorze et quinze). Pour ta remarque sur Ino, en fait je considère que c'est le premier jour de Sakura dans ce lycée et elle ne veut pas trop attiré l'attention, ce qui rate merveilleusement grâce à Sasuke et Naruto. Sakura est ce qu'on appelle une pêche ! C'est un noyau dur avec un caractère bien trempé, forgé par de longues années d'harcèlement moral mais cela ne veut pas pour autant dire que le noyau est incassable et ne craque pas au fil du temps... J'espère que j'aurais répondu à tes questions sans en avoir trop dit ! Si tu as d'autres questions, n'hésites pas. C'est toujours un plaisir d'avoir des critiques (bonnes ou mauvaises) car cela va me permettre de faire évoluer mon récit et le rendre meilleur. Je vais notamment insérer plus de flashbacks au fil des chapitres afin de poser entièrement le contexte mais il n'y en aura cependant pas dans ce chapitre-ci ! Bonne lecture !

Crédits : Les personnages de Naruto ne m'appartiennent aucunement et sont l'oeuvre du formidable Masashi Kishimoto.

Bonne lecture à tous !


Chapitre n° 4 : L'accalmie

Toutes mes perceptions étaient essentiellement revenues et je comprenais enfin ce que Sasuke me disait :

- Sakura ! Sakura ! réponds, me**e! Est-ce que tu m'entends ? Cligne des yeux si tu m'entends !

Je clignais difficilement des yeux, mon cerveau ayant encore du mal à sortir de sa quasi-inertie et à faire répondre mes organes vitaux. Je vis Sasuke souffler de soulagement:

- Ne me refais plus jamais une pareille frayeur ! J'ai cru que tu allais y rester !

Il passa nerveusement sa main dans ses cheveux, souffla de nouveau et regarda l'extérieur de la piscine ; personne n'aurait pu entendre ses appels au secours si jamais je n'avais pas pu m'en sortir. Il me souleva délicatement du sol et m'amena jusqu'au transat où il prit, étonnement, grand soin de me déposer en douceur avant de s'agenouiller à côté de moi. Je revenais peu à peu à mes esprits, sentant mon cœur affolé tenter de reprendre du service et d'être correctement opérationnel dans les instants qui devaient suivre. J'eus une quinte de toux, probablement causée par la présence d'eau, ce corps étranger que mes poumons détestaient. Sasuke me releva et tapota doucement dans mon dos tout en calmant ses propres esprits. Il déclara encore sur le choc :

- Bon sang, comment cela a t-il pu arriver ?! Il s'est passé quoi dans ta tête ?

Encore essoufflée, j'eus beaucoup de peine à articuler :

- Je suis aquaphobe et, par conséquent, je ne sais pas nager.

- Et t'aurais pas pu me le dire avant ?!

Sa voix trahissait très franchement la peur qu'il avait éprouvé mais était également suffisamment douce pour exprimer son soulagement ; je tentais de me justifier :

- Je ne pouvais pas répondre, j'étais comme déconnectée de la réalité, hors de mon corps...

Il se calma un peu, amenant ma tête contre son torse et tentant également de reprendre son souffle. Il attrapa sa serviette qui gisait par terre et m'entoura les épaules avec, décrétant que si je ne la portais pas j'allais prendre froid. Il était bien évident qu'à présent aucun de nous deux n'avait envie de se baigner.

Il attendit que nous nous soyons calmés tous les deux et que je sois en état de marcher puis nous retournèrent à sa maison. Il m'aidait à tenir debout en passant son bras contre mes hanches nues et me força à m'asseoir sur le large sofa lorsque nous fûmes arrivés dans sa chambre. Je le vis partir dans la salle de bain et revenir avec des larges peignoirs bleu roi. Il en passa un autour de mes épaules avant d'en faire de même avec le sien puis s'assit à côté de moi. Il se mit à rire nerveusement, sans doute pour détendre l'atmosphère et combler le silence pesant qui régnait dans la pièce avant de déclarer l'évidence :

- Bon, voyons le bon côté des choses, on n'ira pas s'agglutiner avec les autres vacanciers à Hawaii pour notre lune de miel.

Je trouvais sa remarque un peu lourde mais elle me fit tout de même rire. Il me regarda et sourit, probablement ravi de son effet mais je ne répondis pas à son sourire, trop perturbée par ces images que j'avais vu dans mon esprit. Quelle était cette main d'une pâleur morbide ? A qui appartenait ce visage endormi ? Etait-ce le fruit de mon imagination ? Cela me donnait froid dans le dos mais je n'allais pas en parler à Sasuke : d'une part, parce que je ne savais pas ce qu'elles signifiaient mais également parce que nous étions en guerre l'un contre l'autre et que je n'allais pas lui fournir des éléments dont il pourrait se servir contre moi ultérieurement ; il était vraiment difficile de croire que nous étions fiancés l'un à l'autre.

Il se leva et prit mes mains, m'aidant aussi à me relever puis il me prit dans ses bras et soupira :

- Je ne sais même pas pourquoi je fais ça ~

- Je t'avouerais que je me pose la même question.

Il serra davantage son étreinte autour de ma silhouette et admit nonchalamment :

- Peu importe la raison pour laquelle je le fais, je le fais et puis c'est tout.

- Je ne chercherais pas plus à comprendre...

- Bon, viens, j'te paye un McDo.

Je me moquais vivement de lui :

- Je ne suis guère contre l'idée, mais il faudrait peut-être d'abord que nous changeâmes de vêtements, autrement je crains que la vue de votre torse nu n'engendre une augmentation drastique du nombre de groupies présentes dans les rues de Konoha.

Ma remarque que j'avais façonné avec un peu plus de style qu'à l'accoutumée le fit rire et il m'accorda gain de cause, poussant mon sac d'affaire dans la salle d'eau et moi-même par l'occasion, ajoutant, cocasse :

- File dans la salle de bain…A moins que tu aies envie de découvrir le reste de mon anatomie avant l'heure !

Je réprimais un faux air de dégoût et peinais à cacher un air amusé, lui disant en tirant la langue :

- Désolée mon cher mais j'ai du mal à digérer les crevettes.

Bien sûr, mes affirmations n'étaient pas fondées et Sasuke le savait très bien ; quelques heures de sport hebdomadaires avaient façonné son corps de sorte qu'on ne puisse pas regretter de voir d'un torse aussi finement musclé. Mais je ne voulais surtout pas qu'il pense que je fantasmais sur lui car bien évidemment, ce n'était pas le cas. Je me changeais donc dans la salle de bain, analysant ce que ma mère avait fourré dans mon sac ; une petite robe taupe que je devais mettre avec des collants bruns et une paires de bottines noires. Oui ma mère avait réussi à les entasser au fond de mon sac. Ça fera l'affaire. Je m'habillais donc ainsi, histoire d'honorer les choix vestimentaires de ma mère ; l'effet rendu n'était pas si mal que ça même si je préférais de loin un style plus rock 'n roll.

Lorsque je fus prête, c'est-à-dire les cheveux séchés, habillée et légèrement maquillée, je sortis de la salle de bain. Sasuke m'attendait, fumant tranquillement une cigarette à la fenêtre :

- Ah, tu fumes ?

, déclarais je d'un ton légèrement réprobateur.

- Oui, avoua-t-il légèrement honteux, seulement occasionnellement et dans certaines circonstances, histoire de me décontracter. Tu es prête ? On va pouvoir y aller.

Il prit son portefeuille sur le bureau et me le tendit pour que je le garde dans mon sac à main. Puis, nous descendîmes les escaliers et allèrent à la rencontre de la mère de Sasuke. Ce dernier, me guidant jusque dans le bureau de sa mère s'exclama :

- M'man, finalement j'emmène Sakura manger à Mcdo, on revient dans la soirée.

- C'est d'accord mon chéri, amusez-vous bien ! Tu n'auras qu'à appeler la maison pour qu'on t'envoie un chauffeur lorsque vous voudrez rentrer.

Sasuke acquiesça puis me tira jusqu'au garage où un chauffeur nous attendait déjà dans une voiture de luxe allemande beige. Après quelques dix minutes de trajet, nous arrivâmes devant un Mcdo et entrâmes dans un lieu désert ; pas un chat, pas d'âme qui vive si ce n'était la serveuse qui semblait s'ennuyer royalement. Lorsqu'elle vit entrer Sasuke, son sourire s'illumina et d'une petite lueur dans les yeux naquit un regard séducteur :

- Bonjour mon mignon, mademoiselle... Vous désirez ?

- Pour moi ça sera un MccSupreme, un giant coca et des grandes potatoes. Et toi, mon coeur ?

Je savais qu'il avait dit ça non seulement pour m'embêter mais aussi pour que la serveuse calme ses ardeurs. Il me sourit d'un air confiant mais goguenard tandis que je répondais à mon tour :

- Euh, un Cheese-chicken, des nuggets et un Ice tea.

La serveuse se tourna pour hurler notre commande dans la cuisine et Sasu-con en profita pour m'embrasser longuement de sorte que, quand elle se retourna, elle nous surprenne en plein baiser. Le résultat escompté fut atteint ; elle perdit son petit sourire débile et nous salua sèchement lorsque notre commande arriva :

- Voilà votre commande, passez une bonne soirée.

Sasuke prit le plateau et nous allèrent à l'étage où Sasuke pensait qu'on n'y serait au calme. Nous montâmes jusqu'à l'étage pour découvrir une salle bondée de monde. Sans blague. Presque que des lycéens. Il y avait aussi Naruto, Kiba et Hinata qui semblaient être pris dans une conversation d'une importance existentielle sur le nouveau parfum de ramen de la marque Ichiraku. Lorsqu'il nous vit, Naruto s'écria du fond de la salle :

- Hey Sasuke, Sakura ! Ça fait plaisir de vous voir ici, vous voulez manger avec nous ou vous préférez rester en .Reux ?

Si Sasuke n'avait pas porté le plateau, il se serait problblement frappé la tête contre un mur ; Naruto était naïf et enfantin et ne se rendait pas compte du tort qu'il pouvait nous causer ; toutes les filles se retournèrent d'un coup, même celles qui étaient avec leur petits-amis se retournèrent pour nous voir. Après vérification, elles se mirent à glousser et à chuchoter entre elles :

- Oh, tu as vu, c'est Sasuke Uchiwa !

- C'est dommage qu'il soit fiancé, j'en aurais bien fait mon dessert

- Et moi donc, surtout qu'elle est... pour le moins étrange sa copine.

- Oui mais à ce qu'il paraît, c'est un mariage arrangé alors peut-être que nous avons encore une chance ^^

- Je ne sais pas, je ne m'essayerais pas à l'aborder alors qu'il y a sa fiancée.

- Oui ce n'est pas faux, mais si un jour il est seul dans la rue, je l'accoste !

- Dans ce cas, je l'aurais avant toi !

C'était assez gênant, je ne savais plus ou me mettre, pas que ces remarques me touchaient mais je n'avais jamais réfléchis à la question de la fidélité au sein de notre prétendue vie de couple. Est-ce que Sasuke allait se permettre d'aller voir ailleurs ou allait-il rester fidèle malgré notre non-relation amoureuse ? J'aurais voulu y réfléchir plus longtemps mais Sasuke me tira de mes réflexions :

- Non, désolé Naruto mais ce soir je sors avec ma chérie, on se joindra à vous une autre fois peut-être. Sakura, tu viens ?

Je hochais de la tête, lui accordant un de mes rares petits sourires pour le simple fait d'avoir scotché toutes ses filles qui s'épanchaient sur notre cas comme si nous avions été les Brad Pitt et Angelina Jolie des magazines people de Konoha. Il partit vers le fond de la salle qui était un peu moins occupé et y posa le plateau. On se répartit nos commandes respectives et commençâmes à manger... ou plutôt dévorer en ce qui concerne l'Uchiwa. Et comme je mangeais à deux à l'heure selon lui, il s'amusa à me prendre mes nuggets et à les présenter à ma bouche alors que j'étais déjà après croquer dans mon hamburger :

- Allez bébé, mange!

Quelques filles non loin de nous, sans doute un peu moins superficielles que la plupart que l'on rencontrait dans notre lycée (ou alors réalistes), gloussèrent discrètement puis murmurèrent entre elles :

- Qu'il est chou ! Elle a vraiment de la chance...

Moi ? Avoir de la chance ? Elles sont complètement folles, en fait ! Uchiwa avait failli me tuer et je devais m'estimer heureuse d'avoir à épouser ce primate ?! En parlant de ma noyade, il fallait que je trouve un moyen de me venger qui soit efficace mais qui n'engendrerait pas de représailles trop douloureuses. J'avais tout le weekend pour y réfléchir et je finirais bien par y arriver.

Je finis de manger et Sasuke débarrassa le plateau tandis que j'enfilais mon petit manteau. Il me laissa passer devant et glissa son bras autour de ma taille et de me serrer contre lui, je n'aimais pas trop ça, les lycéens parlaient suffisamment de nous comme ça alors si je le laissais faire, plus personne ne voudra me croire quand je lui dirais que je hais ce crétin. En attendant, ce dernier avait eu plus que mérité depuis tout à l'heure et il fallait que j'y remédie.

Nous sortîmes du restaurant et attendîmes le chauffeur que Sasuke avait appelé avant de débarrasser la table. Une fille absolument magnifique arrivait vers nous depuis l'autre côté du passage piéton et reconnut l'autre idiot ; ce dernier se tourna rapidement vers moi et murmura rapidement, en serrant les dents, après m'avoir embrassé la joue :

- Oh non voilà Akiko Sasagawa. Je n'ai vraiment pas envie de lui parler, cette fille est un vrai pot de colle qui se croit tout permis

- Un peu comme toi en fait...

, fis je remarquer d'un ton railleur.

La jeune fille traversa en nous faisant des grands signes de mains et nous rejoint rapidement :

- Salut Sasuuu~ ça va bien ?

- Euh ouais...

- Alors tu racontes quoi de beau ? Et toi, t'es qui ? Sa petite soeur ? Sa cousine ? une amie ?

, dit-elle en battant des cils un nombre incalculable de fois, un sourire béat aux lèvres.

Sasuke profita de l'occasion pour affirmer :

- Eh bien je suis venu manger avec ma fiancée.

- Ah bon... Pourtant tu n'avais pas de copine quand on s'est croisé la dernière fois.

Je devais admettre qu'elle était à la fois conne et pleine de jugeote.

Sasuke rétorqua :

- C'est vrai, c'est un mariage arrangé mais je la connais depuis longtemps donc ça va on va dire.

- Ah bah cool pour toi alors, bon j'vous laisse, j'vais voir mon petit-copain chez lui ce soir. A bientôt hein, et puis, Sasuke, t'hésites pas à m'appeler si un jour...

Elle lui fit un sourire aguicheur lui toucha l'épaule avant de partir ; finalement, tout comme Sasuke, je n'aimais pas cette fille. Quand elle fut assez loin, je grognais :

- Tss... Elle se prend pour qui celle-là ?

Il se roucoula doucereusement :

- Tu es jalouse ?

- Au début, en la voyant arriver, j'aurais pu l'être : elle est très belle. Mais en l'écoutant parler... Elle est effrayante !

- Dommage, j'aurais bien voulu m'entretenir avec une Haruno jalouse. Et pour reprendre ton propos, je ne la trouve pas spécialement belle, elle est vulgaire, même si elle s'habille uniquement chez les grands couturiers. Je préfère de loin ta beauté fade :).

- Que tu préfères ma beauté ou la sienne, de toute façon, je m'en fous un peu.

Il soupira, exaspéré :

- Décidément tu n'es vraiment pas vivable... Je te fais un compliment et tu trouves encore le moyen de te plaindre... Rahh, les femmes, toutes les mêmes.

- Ah oui, c'est vrai que beauté fade c'est le meilleur compliment que mes oreilles ont eu l'occasion d'entendre. Merci mais non merci. Et je te retourne le compliment.

- Tant mieux si tu me trouves beau, au moins tu pourras t'en vanter devant tes futures amies de la haute société.

- Non, je parlais du fait que tu étais également invivable.

- Ah...

La voiture arriva pile à ce moment et nous montâmes sans plus tarder. Un silence pesant s'installa entre nous et je trouvais que le trajet était étrangement plus long qu'à l'allée. Quand nous arrivâmes à la demeure, il ressaisit ma main, uniquement pour paraître heureux devant ses parents puis nous montâmes sans plus tarder dans sa chambre. Il jeta ses affaires sur le lit et partit d'asperger le visage dans la salle de bain. Moi je m'assis, attendant patiemment son retour pour lui poser une question existentielle. Il ne tarda pas et se frotta le visage mouillé contre mon bras ; j'en frissonnais :

- Idiot !

- Hum votre peau est tellement douce et chaude, mademoiselle Haruno, je n'ai pas pu résister à la tentation de vous souiller quelque peu.

Je me dégageais de lui rapidement, il en perdit l'équilibre et s'étala de tout son long sur le lit ce qui me fit rire. Il se releva, maugréant :

- Et tu trouves ça drôle ?

- Oui très. Bon, parlons plus sérieusement ; je dors où ?

- Bah dans mon lit crétine !

Je m'étouffa :

- Ne me dis pas... Qu'on va dormir dans le même lit ?

Il sourit devant mon malaise grandissant :

- Bah si banane ! Pourquoi ça te dérange ? T'as peur de te faire violer et d'aimer ça ?

- Tss, tu n'as pas intérêt à t'approcher de moi...

- Ne t'inquiètes pas, toucher un squelette ça ne me chauffe pas tellement... Mais bon, on ne sait jamais, toute nue t'es peut-être pas si mal...

Je sentis son bras se glisser autour de ma taille et m'amener à lui sans que je puisse faire quoique ce soit ; il captura mes lèvres dans un baiser qui se voulait être fougueux mais, pour tout vous dire, je n'y faisais pas attention ; je restais sur mes gardes, attendant des mains baladeuses qui ne tardèrent pas à s'infiltrer sous ma robe ; je lui claquais la joue pour toute réponse.

Il s'arrêta dans son mouvement, arrêta le baiser et ses mains s'enlevèrent de sous ma robe :

- Aïeuh ! Mais qu'est-ce qu'il te prend ?

- On ne s'aime pas, je ne vois pas pourquoi je te permettrais de m'embrasser et d'avoir les mains baladeuses.

Il se renfrogna :

- Mais alors tout à l'heure, c'était quoi ?

- Un simple moment d'accalmie, juste un retour de service entre « amis ». Je t'ai laissé m'embrasser juste parce que si un mec m'avait dragué tu m'aurais sauvé de ses griffes.

Il explosa de rire :

- Oh ça non, je t'aurais laissé en plan !

- Oh... Saligaud !

- Sainte nitouche !

- Crevard !

- Petite nature !

- Rustre !

- Bisounours !

- … Quoi ?

- Bisounours.

- Crétin, ce n'est pas une insulte ça !

- Tss, idiote !

- Bah tu vois, ça c'est mieux... Enfoiré !

- Si moi je suis un enfoiré alors toi tu n'es qu'une petite mijaurée !

Je m'esclaffais :

- Si moi j'ai de mauvaises manières alors toi tu n'en as pas du tout, primate !

- Moi ? Un primate ? Non mais tu t'es vue, la guenon !

- Rahh tu m'énerves, je vais m'coucher !

- C'est ça va te coucher ! Comme ça j'aurais la paix...

- Bon, dans ce cas, je reste...

- Rah, mais t'es bien une femme, toi. Toujours indécise et lunatique. Je vais mettre Saw à la TV pour la peine !

Il attrapa la télécommande et sélectionna le dit film à l'écran. Je le regardais comme s'il était devenu fou avant de répondre sèchement :

- M'en fous je n'aurais pas peur !

- C'est ce qu'on va voir !

, dit il en se moquant ouvertement de mes capacités à lutter contre la peur. Il m'énerve, il m'énerve... Pour qu'il la boucle, je lui rétorquais :

- Ferme-la et mets ce foutu film !

- Attends, je vais chercher du pop-corn...

Il se leva, fit deux mètres jusqu'à son bureau, prit le téléphone fixe, composa un numéro à deux chiffres et dit :

- Ouais salut, vous pourriez m'apporter du pop-corn, s'il vous plait ? … Merci

J'étais complètement abasourdie :

- C'est ça ce que t'appelles « aller chercher le pop-corn » ?

- Ça te pose un problème ?

- Tsss... Gosse de riche.

- Et toi donc...

- Ouais mais, contrairement à toi, je ne suis pas pourrie-gâtée.

- Ça je n'en suis pas aussi certain que toi.

- Roh la ferme...

- Je te rappelle que c'est toi qui a commencé.

- M'en fout, tais-toi un peu, ça me fera des vacances...

On toqua à la porte, Sasuke ouvrit, prit le seau de pop-corn qu'on lui tendait puis remercia le majordome avant de me tendre le seau et d'aller mettre le film et de s'installer contre moi.

Le film était pour le moins gore voire effrayant mais ça allait. J'ai tenu bon jusqu'à la fin mais je savais d'ores et déjà que je ne regarderais plus jamais ce film. L'autre crétin n'avait lui pas bronché, pas bougé d'un poil. Il éteignit la TV et commença à quitter son tee-shirt et son pantalon :

- Tu oses pervertir le regard innocent d'une jeune fille virginale !

- Ah, donc tu es bel et bien vierge !

- Bah oui ! tu en doutais crétin ? Et puis d'abord, la n'est pas la question.

- M'en fout, de toute façon, dans un peu plus d'un an nous serons mariés et là tu pourras réellement affirmer que tu n'es plus vierge... Je t'en fais la promesse Haruno Sakura.

Il se pencha sur moi et embrassa rapidement ma bouche, puis s'installa confortablement sur le lit avant de déclarer, ou plutôt d'ordonner :

- Bien, change-toi aussi, on va dormir.

- Je vais à la salle de bain, je suis pudique moi.

- Peut-être un peu trop même. Haruno, fais toi une raison, que ce soit maintenant ou le soir du mariage, ce sera moi ta première fois alors autant se montrer intimes dès maintenant.

, dit-il un sourire au coin et d'une voix pleine de sous-entendus.

- What if I just don't want to ?

- Hey hey hey ! Parles en japonais, ici on est au Japon et pas dans je ne sais quel pays anglophone où tu as vécu.

- L'Australie, ce n'est pas si loin du Japon, tu devrais peut-être commencer à apprendre l'anglais si tu veux diriger l'entreprise familiale plus tard.

- Occupes toi de ce qui te regarde... Et va te changer qu'on puisse aller se coucher, demain est une journée chargée.

Je me levais oisivement, attrapant ma chemise de nuit au passage et partit me changer dans la salle de bain :

- Ah parce que tu as prévu de me faire escalader le mont Fuji peut-être...

- Tu y es presque ; on va sortir avec la bande au ciné le soir et puis le matin ma mère nous réquisitionne, elle veut absolument te faire visiter son lieu de travail.

- Hum je vois.

Je le rejoins quand j'eus finis et il ne put s'empêcher de s'exclamer, charmeur :

- Hum, vraiment séduisante...

Il se mordit la lèvre inférieure en souriant, admirant ma tenue de haut et bas et arquant un sourcil.

Mais il allait vite redescendre sur terre :

- Ce n'est pas parce que tu me complimentes que je vais écarter les cuisses...

- Je n'ai pas expressément affirmé que je voulais te faire l'amour dès aujourd'hui.

- Tant mieux. Bonne nuit.

Je tirais les draps pour entrer dans le lit et il fit de même. On se couchait dos l'un à l'autre, sans un mot de plus. Je sais seulement qu'il s'est endormi très rapidement, à l'entente de sa lente respiration. Moi je peinais à trouver le sommeil, comme chaque nuit. Le bruissement du drap, un mouvement inconscient et me voilà encerclée par deux bras musclés et serrée contre son corps. Oui, pour moi, la nuit allait être bien longue...


Voilà ! Encore une fois, Sakura va décidément avoir du mal à récupérer son sommeil.

J'espère que le chapitre vous aura plu et je vous dis à la semaine prochaine !