Bonjour, bonjour~

Voici le (tant attendu, j'espère) chapitre du dimanche. Bonne lecture !

Celui-ci est un peu mélodramatique mais je l'aime bien comme ça ! Pas d'affolement hein !

Merci à Nom-anonyme pour son commentaire et voici quelques réponses :

Pour les smiley je m'en excuse, je pensais les avoir tous éradiqué mais il en reste encore. Je tenterais de relire le précédents chapitres et de les mettre à jour dès que j'aurais un moment. Les smiley ce n'était bien qu'à l'époque ! Pour ce qui est de la mise en page, à vrai dire je me demande si je vais réussir à en faire une correcte un de ces jours...

Je suis contente que mon humour te plaise ! J'essaye autant que possible d'incorporer des expressions et des situations marrantes au fil de l'histoire afin qu'elle ne soit pas trop pesante. Je ne suis pas sure de pouvoir incorporer de l'humour dans la deuxième partie de l'histoire (celle que je n'ai pas encore écrite mais qui est prévue depuis deux ans) qui est plus sombre. Comme tu l'as remarqué si justement, Sasuke a une personnalité très fleurie dans cette histoire et c'est peut-être même mon personnage préféré dans WTCBS. Je n'avais pas envie de faire une histoire où c'est encore la fille qui court après le garçon avec les yeux en soucoupe. Dans cette histoire, ce sont les garçons qui courent après les filles et les filles qui leur en font baver (oui, sinon ce ne serait pas drôle). J'espère que la suite te plaira tout autant et te souhaite bonne lecture !

Crédits : les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas. Ils sont l'oeuvre à part entière de Masashi Kishimoto.


Chapitre n°5 : La revanche est un plat qui se mange froid

Ce temps d'accalmie n'avait duré que le temps d'un weekend et la guerre reprit dès le début de la semaine, chacun allant toujours plus loin, forçant l'autre à frapper toujours plus fort en retour. Je m'étais très facilement vengée de ma mésaventure à la piscine et Sasuke m'en voulait depuis. J'avais choisi le moment opportun pour lui infliger cette honte ; au moment du déjeuner, devant tout le lycée.

Comme à l'accoutumée, nous déjeunions tous ensemble et la conversation allait bon train. Naruto ne put comme à son habitude s'empêcher de hurler le grand scoop du jour : nous étions allés manger au McDo en tant que couple, ce qui rendit la plupart des jeunes filles du lycée complètement folles de jalousie ; si un regard avait pu me tuer je serais encore morte transpercées de toutes parts. Sasuke ne put bien sûr pas s'empêcher d'en rajouter, affirmant haut et fort que j'étais absolument folle de lui et qu'il avait eu du mal à contenir mes pulsions sexuelles vendredi et samedi soir ; un petit coup de pied bien placé à l'entre-jambe lui remit les idées en place en moins de deux.

Bien sûr, Sasuke savait que trop bien qu'il allait subir une vengeance sans précédent mais ce qu'il ne savait pas, c'était le procédé totalement bête que j'allais employer pour y parvenir ; en effet, à la fin de mon repas, je fis mine de faire tomber ma paire de baguette jetables par mégarde. Je me baissais donc pour la ramasser et en profitais pour lasser ensemble les chaussures de Sasu-con.

J'avais bien l'intention de le ridiculiser publiquement et rien n'y personne n'allait m'en empêcher, pas même le regard inquisiteur et innocent d'Hinata. Cette dernière qui était assise à côté de moi s'était sans aucun doute aperçue de mon petit subterfuge mais elle ne dit mot et je l'en remerciai intérieurement ; il m'était absolument vital de me venger. Il fallait que l'autre crevette perverse paye, qu'elle comprenne qu'il ne fallait pas jouer avec la vie des gens, que la vie était bien trop difficile et bien trop versatile pour qu'on puisse se permettre de jouer avec. Je savais que j'avais raison sur Sasuke ; il n'avait pas eu autant de chance que moi d'avoir des parents qui, malgré leurs emplois très prenants, avaient toujours fait ce qu'il fallait pour que je devienne qui j'étais à présent ; une fille relativement bien éduquée, aimée de ses deux parents, dotée d'un certain vécu de la vie à l'âge de seize ans. J'étais loin d'être parfaite mais je ne pensais pas être invivable non plus.

J'avais vécu sur tous les continents au moins une fois et ma vie n'avait cessé d'être mouvementée ce qui n'avait pas été pour me déplaire même si certains aspects de ma vie avaient été particulièrement rudes. J'avais connu la misère et la violence dans les rues au Congo, la haine et le dédain dans les lycées rupins de Manhattan et l'isolement dans le désert australien. J'avais également vécu en France pendant presque trois ans, en Angleterre pendant huit mois, en Chine pendant un an et demi, en Russie pendant six mois et en Argentine pendant à peu près deux ans. Je n'avais jamais réussi à me faire des amis ou du moins, quand j'arrivais enfin à m'en faire, soit je partais et nous perdions progressivement le contact, soit c'était par pur intérêt pour le travail de ma mère, qui avait été mannequin et avait encore des amis dans le milieu de la mode. Au final, j'avais fini par ne plus faire attention aux autres si ce n'est une amie en France avec qui je n'avais pas parlé depuis a peu près trois semaines. J'aimais beaucoup cette fille alors peut-être que cette fois je ferais l'effort de lui écrire un mail. Quoi qu'il en soit, revenons-en à nos moutons ; lorsque nous partîmes du self, Sasuke se crut forcément libre de tous ses mouvements et au final, il tomba comme une m**de au beau milieu du self, s'étalant de tout son long, révélant un début de caleçon noir à la moitié des filles qui étaient présentes. Cela eut pour effet de faire naître d'immenses hurlements hystériques de la part des filles et des rires tonitruants provenant des garçons. Quelques filles les plus proches l'aidèrent à se relever tandis que d'autres hurlaient :

- Kyaaah ! Il porte des caleçons noirs !

- Sasuke-kun, tout va bien ?

- Tu as mal ? Tu veux qu'on s'occupe de toi ?

- Nan c'est bon, juste un petit règlement de compte mais bon, j'ai connu pire. Merci les filles, vous êtes adorables,

se contenta de dire Sasuke en les gratifiant d'un petit sourire charmeur, trouvant encore un moyen de tirer profit de ma ruse. Il m'énervait vraiment mais s'il le prenait comme ça, alors autant jouer son propre jeu. Je me pressais vers lui :

- Sasuke-kun, tout va bien ?

, m'époumonais-je en prenant un air faussement alarmé.

Il parut surpris puis sourit, visiblement conquis :

- Ce n'est rien, mon cœur. Ne t'inquiète pas.

- Oh ce n'était vraiment pas gentil !

, ajoutais-je avec une naïveté tout aussi fausse, tout en appuyant bien sur les mots clés de la phrase, puis continuant sur ma lancée :

- quelqu'un devait vraiment t'en vouloir. A. Mort. Pour vouloir se venger comme ça ; tu es sûr que tu n'as rien fait de mal ces derniers temps ?

- Ne t'inquiètes pas, je ferais tout pour me faire pardonner par cette personne et je suis sûr que tout va rentrer dans l'ordre ; dans le cas contraire, je me verrais obliger de faire des représailles plus importantes.

Il défit les nœuds à ses lacets et se releva, ramassant son plateau et le laissant aux bons soins des dames de service. Nous pûmes enfin quitter la cantine. Arrivés dehors il me plaqua contre le mur, me gardant un peu à l'écart de nos amis :

- Alors ? Tu es satisfaite ?

- Très ! Ça, ça valait bien pour la piscine. Les lacets, ça ne te rappelle rien ?

- Oh si, bien sûr. Le camp de scout en Arkansas. Qu'est ce qu'on avait ri, quand même !

- Moi pas...


Quand nous avions six ou sept ans, peut-être huit tout au plus, nos familles respectives avaient décidé de troquer les habituelles vacances d'été à Majorque ou à Bora Bora contre une très mémorable semaine de scoutisme pour Itachi, le grand frère de Sasuke, Sasuke et moi. Nous avions donc tous les trois atterri en Arkansas près de la ville de Lake Village afin de passer de moments inoubliables à découvrir les joies de la nature et pratiquer un peu plus notre anglais. Pendant ce temps là, nos parents sirotaient des cocktails dans la piscine d'un des hôtels de luxe non loin de là. Cela étant la semaine avait très vite été écourtée...

- Sakura ? Sakura ! Attention où tu mets les pieds. Il y a des nids de fourmis de partout.

Itachi avait toujours été très prévenant avec moi et, par exemple, me tenait la main pour ne pas que je tombe. Un vrai grand-frère. Sasuke quand à lui s'était déjà lié d'amitié avec tous les petits américains présents et ils avaient passé le plus clair de leur temps à me martyriser, moi, la seule fille du camp : coller du chewing-gum dans mes cheveux, tirer sur mes nattes, me lancer des boulettes de viandes avec des lances-pierres à la cantine ou encore à m'attacher contre un arbre près du feu de camp et à jouer aux indiens et aux cowboy avec ses nouveaux amis. L'ennui c'est que les moniteurs trouvaient cela très divertissant et ne venaient pas vraiment m'aider. Seul Itachi faisait régner la loi auprès de son petit-frère et me venait toujours en aide... Jusqu'au jour où Sasuke commit l'irréparable en attachant mes lacets ensembles.

Nous étions sur un petit parcours accrobranches situé près du camp. N'ayant pas vu tout de suite que mes chaussures étaient attachées l'une à l'autre, je m'étais pris les pieds dans une latte d'un petit ponton suspendu, manqua d'attraper la tyrolienne et finis pendue par mon harnais, la tête contre un tronc d'arbre. Résultat de la course : trois points de sutures et une léger traumatisme crânien. Bizarrement les moniteurs avaient trouvé cela bien moins marrant quand il fallu expliquer à mes parents pourquoi leur fille avait fini à l'hôpital... Quant à Sasuke, il ne s'était d'ailleurs jamais excusé pour ce qu'il avait fait, malgré les remontrances de son frère et de sa mère.


- Donc si je comprends bien, je n'ai plus besoin de m'excuser pour la piscine...

Je lui donnais une petite tape dans l'épaule :

- Je n'ai pas dit ça non plus.

- Rooh, comme dirait Shikamaru, t'es galère comme fille...

Mais je ne prêtais guère attention à ce qu'il me disait, ou du moins je n'écoutais que d'une oreille car quelque chose d'autre avait attiré mon regard :

- Dis, en parlant de Shikamaru, ce ne serait pas lui là-bas ?

Il se pencha sur moi et regarda dans le petit espace qu'il y avait entre le bâtiment de la bibliothèque et le bâtiment de l'administration ; effectivement il y avait bien Shikamaru mais il n'était pas seul puisqu'il était en plein échange langoureux avec une jeune fille blonde. Mais comme il était de dos, on ne pouvait pas savoir de qui il s'agissait.

Je murmurais, tandis que Sasuke esquissait un léger sourire :

- Je n'aurais jamais cru ça de lui...

- Moi non plus, pour te dire la vérité. Shikamaru n'a jamais été très intéressé par les filles, même s'il est hétéro. Ça me surprend un peu mais tant mieux pour lui après tout...

Puis, il releva légèrement la tête, un sourire pervers et un air manipulateur naquirent sur son visage :

- Je suis d'avis qu'on se cache dans les buissons et qu'on les imite tout en attendant qu'ils sortent de leur cachette...

Je lui mis une baffe en pleine poire :

- Je partage ton avis mais si tu veux les imiter, tu le feras tout seul.

Il gémit de douleur et se massa la joue douloureuse :

- Aiieuh ! Tu es vraiment cruelle avec moi.

- ...Chochotte, c'est parce que je sais que tu aimes ça !,

rétorquais-je, juste pour l'enfoncer un peu plus.

Sa réponse me surprit plus que l'effet que je comptais créer en lui :

- Pas faux,

admit-il en déposant un doux baiser sur ma joue, que je ne remarquais même pas, de nouveau trop occupée à guetter le moindre geste du nouveau couple.

- Ah, ils bougent enfin... Cachons nous,

murmurais-je, très excitée par l'idée de découvrir qui était cette inconnue.

Sasuke se pressa plus contre moi et nous entamâmes un long et langoureux baiser afin que les deux adolescents n'aient aucun doute ; après tout, nous ne cherchions pas à les dénoncer, seulement à en savoir davantage. Je passais donc mes bras dans son dos histoire de paraître plus crédible ; je n'en revenais pas d'être obligée d'embrasser mon primate préhistorique de fiancé juste pour découvrir le secret d'une tête d'ananas même si la découverte en valait la peine. Le couple nous dépassa sans un regard et je pus espionner tout à mon aise la jeune fille ; une jolie fille blonde avec les cheveux attachés en une queue de cheval haute, un sac à main bleu ciel. C'est là que je compris.

- Ino ?!


Trois semaines étaient passées depuis notre découverte sans pour autant que les deux concernés n'officialisent leur relation. Je ne savais plus quoi en penser mais bon, si l'on nous comparait à eux, je ne crois pas non plus que je puisse penser quoique ce soit de moi et de Sasu-crétin. Nous n'étions pas en couple à proprement parler, nous ne nous aimions pas, n'agissions pratiquement jamais comme un couple sauf lorsqu'on voulait chercher des noises à l'autre et la seule chose qui allait nous unir était un simple contrat solennel entre nos deux familles, rien de plus. Je trouvais quand même étrange qu'ils nous cachent leur relation, surtout de la part d'Ino qui n'avait jamais sa langue dans sa poche.

Quoiqu'il en soit vraiment, je préférais ne pas m'en mêler, pensant qu'ils devaient probablement avoir leur raison et si un jour ils étaient amenés à nous l'avouer c'est qu'il sera temps pour eux de nous l'apprendre. Je n'étais pas très friande de peopleries alors je laissais faire les choses. Non, ce qui m'amenait à parler d'eux à nouveau était qu'ils organisaient tous les deux la soirée d'Halloween chez Ino et tout le monde semblaient d'avis qu'ils agissaient bizarrement depuis quelques temps ; Tenten les avait vu se tenir la main, Naruto avait surpris une conversation très intime (sans pour autant comprendre qu'il avait surpris une conversation de ce type) et seuls l'autre andouille et moi-même étions au courant de leur petit secret. Mais revenons-en au sujet principal qui enthousiasmait la plupart des invités de cette soirée très courue ; c'était un rituel que la jeune blonde aux yeux océans avait instauré depuis sa première année au collège et tous les ans, à la période d'Halloween, les jeunes de Konoha ne parlaient que de cette fête ; bien sûr, on était conviés sur invitation mais comme Ino n'était pas très regardante, elle acceptait pratiquement tout le lycée et la faculté de Konoha. La fête avait lieu comme à chaque fois dans la demeure des Yamanaka, le trente-et-un octobre au soir et ne se terminait que le lendemain lorsque le soleil se levait enfin, mettant fin aux divers vampires, momies et autres loup-garous. Pour ma part, j'avais décidé de me vêtir d'un vêtement traditionnel Inca que ma mère m'avait acheté en Argentine et qui jusqu'à maintenant avait été trop grand. Je ne pensais pas être divinement bien foutue mais je savais que mon costume allait faire un ravage auprès des jeunes vampires en rut ; en effet, même si j'allais maquillé mon visage avec des peintures de guerre que j'avais vu dans le musée d'histoire de Buenos Aires, le peu de tissu qui allait recouvrir mon corps en disait long sur le déroulement de la soirée.

Et j'eus raison. Mon costume fit un vrai malheur, n'étant constitué que d'une jupe beige mi-cuisse imitation peau de bête arrachée, d'un petit haut de même couleur qui se terminait au dessus du nombril et qui épousait parfaitement ma (petite) poitrine, partiellement déchiré également. J'ornais également mes bras et mes jambes de divers colliers et bracelet de bois et de perles typiques de l'Amérique Latine. Mon côté dangereux et sauvage conquit quelques beaux garçons de la soirée, sans me vanter, et je me mis à me prêter au jeu lorsque j'aperçu un peu de jalousie dans le regard haineux de Sasuke quand j'acceptais d'accorder une danse à un beau pharaon.

Cette soirée fut d'ailleurs riche en vacheries en tous genres ; j'entamais les hostilités en dansant au corps à corps avec un beau pharaon. Sasuke poursuivit la bataille, parant mon attaque en proposant un verre de punch à une diablesse vraiment très sexy. J'attaquais de nouveau en allant m'installer sur un des canapés du salon immense du manoir Yamanaka en compagnie d'un vampire très envoûtant. Et, pour finir, Sasuke invita Karin, déguisée en sorcière très courtement vêtue à danser sur un slow. Mais cette dernière offensive se retourna contre lui lorsque le slow s'acheva et que cette dernière se jeta à son cou pour l'embrasser et qu'il fut obligé de la repousser violemment dans les bras d'un Naruto éméché qui ne la reconnu même pas.

J'avais d'ailleurs observé le petit manège de ce dernier tout au long de cette soirée et je pouvais affirmer avec certitude que ce dernier n'allait pas très bien. Lorsqu'à la fin de la chanson, il se rua vers le punch pour s'en resservir un énième verre, je décidais qu'il était temps d'en parler à l'autre crétin de première ; après tout, c'était son meilleur ami. Je le cherchais et le trouvais assis sur un canapé, entouré de trois filles très légèrement vêtues, à faire le paon dans un poulailler dévergondé. Je me postais devant lui :

- Sasuke il faut que je te parle maintenant.

Il eut un léger rictus et soupira lascivement :

- J'suis occupé là...

- Je m'en fous que tu sois occupé, tes poufs tu les retrouveras bien plus tard. Ce que j'ai à te dire est important !

- Tu t'es faite jeté par un de tes cavaliers et tu viens pleurer sur l'épaule du gentil Sasuke puisqu'on est fiancés ensemble c'est ça...

Néanmoins, je ne fis pas attention à sa dernière remarque, j'étais légèrement inquiète, me retournant pour tenter de trouver Naruto du regard mais je n'y arrivais pas ; Sasuke s'aperçut de mon inquiétude et se leva précipitamment, m'emmenant rapidement dans le jardin qui était plus calme. Il me tient par les bras me forçant à le regarder :

- Sakura, qu'est-ce qu'il y a de si grave pour que tu affiches un air aussi désespéré ?

- C'est Naruto, je pense qu'il ne va pas bien...

Il arqua légèrement un sourcil :

- Comment ça ?

Je parlais précipitamment, en vue de la gravité de la situation :

- Eh bien, il a bu comme un trou et je ne l'ai jamais vu comme ça, il a un regard tellement désemparé, tellement désespéré alors que d'habitude il est toujours guilleret et folâtre, à flâner comme un enfant... Là j'ai l'impression de voir un fantôme errer sans but dans une fête où il n'a pas trouvé sa place... Je ne reconnais tout simplement pas Naruto.

A l'entente de mon récit, il s'empara de ma main droite et se mit à courir vers le salon et je compris que j'avais eu raison de m'inquiéter ; on eut beau chercher on ne trouvait Naruto nulle part et mon angoisse grandissait ; nous avions beau nous être séparés pour rendre nos recherches plus efficaces, rien y fit. Au détour d'une colonne grecque, je tombais sur Kiba et Hinata qui dansaient ensemble. Je me précipitais vers eux :

- Vous n'auriez pas vu Naruto ?

J'avais à peine articuler, à bout de souffle.

- Eh bien non, pourquoi cette question ?,

s'enquérit Kiba. Mais Hinata ne le laissa pas poursuivre :

- Sakura, il s'est passé quelque chose, n'est-ce pas ?

- Naruto agit vraiment très étrangement, il passe son temps à boire de l'alcool et erre dans cette soirée comme une âme en peine. Sasuke et moi sommes après le chercher mais nous ne l'avons toujours pas trouvé et je commence sérieusement à m'inquiéter.

- Kiba, il faut que nous les aidions. A plusieurs nous aurons plus de chance.

- Oui !

Nous nous mîmes donc tous à la recherche du jeune homme blond, demandant à quelques invités, scrutant les buffets... Mais toujours rien. Sasuke me retrouva dans le hall d'entrée comme nous avions prévu de le faire si au bout de dix minutes notre recherche n'avait toujours pas porté ses fruits :

- Toujours rien ?

- Non...

- Ne t'inquiètes pas Sakura, on va le retrouver ! En plus, je vais finir par croire que tu apprécies plus sa présence que la mienne.

- C'est le cas.

Quelque peu refroidi, il me prit malgré tout dans ses bras pour me rassurer avant de se saisir de ma main et de m'emmener dans le jardin, seul endroit où nous n'avions pas cherché le blondinet. On traversa le gigantesque jardin de long en large mais sans succès. Mais au final, nos efforts furent tout de même concluants ; nous étions allés en direction de la piscine creusée qui était dans la partie nord-est du jardin lorsque nous entendîmes un « plouf »... Oh mon dieu... Non... Ne me dites pas que...

Sasuke et moi nous regardèrent affolés avant de nous précipiter jusqu'à la piscine, aussi vite que nos pieds nous le permettaient. Sasuke sauta par-dessus la rambarde et plongea dans la piscine dont l'eau ne devait pas être des plus chaudes. Je poussais un hurlement, m'accrochant désespérément à la barrière, ne trouvant rien de mieux à faire, ne sachant plus quoi faire d'autre à part exprimer mon effroi. Des pas précipités m'indiquèrent que plusieurs personnes m'avaient entendu m'époumoner. Je me retournais, incapable de retenir mes larmes, vers les nouveaux arrivants. Il y avait Neji, Kiba et un étudiant que je ne connaissais pas. Neji me saisit par les épaules et me secoua un peu :

- Sakura, que se passe t-il ?

- C'est-... C-... Na... Naruto... la piscine... Sasuke... Oh mon dieu...


Oui oui je coupe pile à ce moment-là ! Sinon il n'y aurait pas de suspens et le récit manquerait certainement de piment.

Bonne semaine et très certainement à la semaine prochaine !