Hello !

Tout d'abord, mille excuses.

J'ai surestimé ma capacité à pouvoir concilier ma vie personnelle, mon travail (que j'adore mais qui est très chronophage), toutes mes heures supp' ainsi que mon manque récurrent de sommeil. La vérité c'est que derrière cet écran se cache une zombie workaholic avec un sommeil journalier en pointillé, d'étranges cauchemars et des maux de têtes à vous faire vomir. Cette période, autant sur le plan personnel que professionnel, n'est pas de tout repos. Mais ça va aller, hein !

Sans plus attendre, le septième chapitre qui n'est pas pour les âmes sensibles ni pour les personnes trop jeunes. Outre les insultes et langages crus omni-présents, il comporte des allusions/séquences d'ordre sexuel. Merci de bien vouloir respecter le rating qui est mis en place pour une bonne raison.

Mais avant toute chose, quelques remerciements à poppy-cherry et nom-aléatoire :

Poppy-cherry : Eh bien merci ! A vrai dire je ne connais pas le chamboule-tout mais j'espère que mon idée te plaira tout de même et que tu aimeras ce chapitre tout autant. Bonne lecture !

Nom-aléatoire : Sasuke n'est pas qu'un peu borderline. Sasuke se laisse très facilement dominé par ses pulsions. Il est très impulsif (et ça ne le rend que plus intéressant selon moi). Pour ce qui est du développement de la relation Sasusaku, je ne peux malheureusement pas en dire plus, il faudra lire les chapitres suivants pour le découvrir (j'espère ne pas avoir autant de retard dans la publication cela dit). Temari, comme tu le dis, c'est un peu la bouée de sauvetage de Sakura mais les beaux jours ne durent pas éternellement. Le chemin tumultueux de la vie est parsemé d'embûches, de bonheur et de déceptions, de monts et de pentes. Le temps n'a pas de réel influence sur moi. J'adore l'hiver, la neige, le froid. Ces conditions me vont à merveille. J'ai plus de mal avec l'été à vrai dire. Côté boulot pour ma part, toujours busy. Je vais faire mon possible pour ne pas vous faire trop attendre pour le prochain chapitre. Bon courage à toi aussi ! Bisous

Crédits : les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas et son l'oeuvre de Masashi Kishimoto.

Bonne lecture !


Chapitre n°7 : Coffee

Tout le monde était excité à l'idée de partir à Okinawa mais encore fallait-il gagner le concours et les jours qui suivirent furent essentiellement tournés vers ce but. On avait eu pas mal d'idée mais il fallait vraiment trouver L'Idée avec un i majuscule afin de nous assurer la victoire et donc nos billet d'avion pour aller vers cet endroit ensoleillé et chaleureux qu'était Okinawa. L'idée me vint pendant un cours d'anglais de Kurenai-sensei tel un coup de tonneur et fut rapidement approuvée par une bonne moitié des élèves sauf bien évidemment les victimes de cette funeste production.

- Faisons un host café ! On demande à tous les beaux garçons de notre classe de ne revêtir qu'un pantalon et un tablier et de servir les boissons et les pâtisseries que nous aurons soigneusement préparé pour les invités.

- Excellente idée !, s'exclama toute la classe

- Non !,s'écria Sasuke, visiblement très irrité par mon idée.

Je le regardais légèrement agacée, roulant des yeux :

- Uchiwa, on ne te demande pas ton avis. Et puis, je crois savoir que, comme tout le monde, tu aimerais partir à Okinawa alors, à moins que tu aies une meilleur idée, une idée qui pourrait nous attirer encore plus de sympathie de la part des clients, tu obtemp...

Il me coupa brusquement la parole :

- Je ne vois pas pourquoi je devrais me forcer à servir des jouvencelles en mal d'amour et à la sexualité aussi inexistante que celle de Jeanne d'Arc uniquement pour gagner leur sympathie et partir faire un voyage. De plus, je te trouve bien cruelle d'envoyer ton fiancé à l'abattoir.

- Je ne vois pas pourquoi j'aurais quelques scrupules à t'utiliser dans le but de réussir et, de toute façon, c'est la seule idée potable que nous ayons eue jusqu'à maintenant.

Il ne dit mot et certainement l'avais-je blessé un peu plus mais je préférais justement ne pas écouter l'idiote petite voix dans ma tête qui hurlait au scandale et psalmodiait ma mort lente dans d'atroces souffrances psychologiques. Je le répète, non je ne suis pas folle, ni même schizophrène quoi qu'on puisse en douter quelques fois. Cette conversation avait jeté un froid entre nous et Sasuke et moi ne nous étions plus reparlés de la semaine, et il ne s'asseyait pas non plus à côté de moi en cours ce qui arrangeait beaucoup Temari. Cette dernière s'était très bien intégrée à la classe et les premières impressions qu'avaient eu mes camarades furent vite remplacées par des appréciations plus positives et plus justes ; Non, Temari n'était pas une de ces pouffiasses qui changeait de petit-ami toutes les deux semaines. Non Temari n'était pas un monstre survolté qui vociférait à longueur de journée et envoyait balader les profs. Temari était certes hystérique et impulsive mais elle était bien plus que ça. La seule personne qu'elle ne pouvait pas supporter et qui le lui rendait très bien était Shikamaru.


J'avais connu Temi après un mois passé dans mon lycée français de Paris. Mes parents avaient pris soin de m'inscrire dans un lycée où on enseignait le japonais afin que je puisse pratiquer plus souvent ma langue maternelle. Cela étant, je n'avais pas très bien été accueillie, comme à chaque fois que je changeais d'école ; les gens ne supportaient pas la couleur anormalement rose de mes cheveux. ils me considéraient comme une marginale et j'étais devenue le sujet de brimades de la part de mes camarades de classe. Je n'y faisais pas attention. Je me disais que je n'allais passer que deux ans avec eux tout au plus, et qu'il ne servait à rien de chercher à me faire aimer d'eux. Cela étant, c'était plus dur à mettre en pratique que de se l'énoncer tel un mantra. J'avais beau dire, j'étais en pleine crise d'adolescence et j'avais besoin de contact humain. Je m'en voulais de ne pas être suffisamment forte psychologiquement pour supporter toute la haine du monde sur mes épaules.

Puis un jour, tout changea. La miss monde de la classe, Natacha, m'avait violemment poussé contre le mur des toilettes, déclarant au passage :

- Pousses toi la mocheté, ta vue m'irrite la rétine.

Je n'eus pas le temps de réagir qu'un poing atterrissait déjà dans sa figure :

- Fermes là, pouffiasse. T'as pas honte de t'en prendre à une nouvelle ?

Natacha haussa dédaigneusement les épaules avant de ricaner bêtement :

- Tiens, voilà le camionneur à la rescousse.

Temari la toisa avant de lui cracher à la figure :

- Tu peux cracher ton venin, Natacha, mais vu ton Q.I de planche à repasser, cela ne risque pas de m'atteindre. Allez, va vernir tes serres de vautour et fous lui la paix.

Nous ignorant par la suite, Natacha sortit sa trousse de maquillages, se repoudra rapidement le nez avant de partir des toilettes, entourées de sa troupe d'adoratrices. Pendant ce temps, Temari m'avait tendu la main que je pris volontiers et m'emmena à l'infirmerie :

- Elle ne t'a pas raté cette connasse, tu as la lèvre en sang. Ne t'en fais pas, Mme. Bleuet va te désinfecter et ça ira mieux après ! , m'avait-elle déclaré avec gentillesse et compassion.

L'infirmière s'empressa de me donner une compresse de glace et de désinfecter ma plaie. Temari resta tout le temps avec moi, sacrifiant sa pause de dix heures, avant de me raccompagner devant ma classe :

- Au fait, je m'appelle Temari. Et toi ?

- Sakura, Haruno Sakura.

C'est à partir de ce moment-là que nous sommes devenues amies. Nous n'étions certes pas dans la même classe mais nous nous retrouvions pendant les pauses et lors des cours de japonais et de sport. Temari était vraiment une amie toujours là pour ceux qu'elle aimait ; Oh bien sûr, il ne valait mieux pas la chercher ou se la mettre à dos car elle avait un fort caractère et elle était très nerveuse. Mais Temari avait tellement d'autres qualités qui faisaient d'elle un être exceptionnel. J'étais heureuse qu'elle soit à présent au Japon avec nous.


La journée de porte ouverte eut lieu le samedi. Au petit matin et avant même le lever du soleil, toute la classe se retrouva dans notre salle pour donner vie à notre host café et se répartir les tâches. Beaucoup de garçons de la bande avaient finalement accepté mon idée et seul Sasuke campait sur ses positions. Il allait falloir que j'use d'un stratagème vieux comme Hérode. Je lui pris la main, le gratifiant au passage d'un petit sourire charmeur avant de l'emmener au loin. Il me suivit sans protester dans le couloir. Je me stoppais au beau milieu du couloir et me retournais pour lui faire face et passa mes bras autour de son cou sachant que cela allait lui plaire, de me tenir contre lui. Puis, le regardant droit dans les yeux, je lui demandais :

- Sasuke, dis-moi la vraie raison qui t'empêche de participer à notre host club.

- Je n'ai pas envie.

Je resserais mon étreinte autour de son cou :

- Pourquoi donc ? Ça pourrait être sympa...

- Je trouve cela dégradant d'utiliser nos charmes corporels uniquement pour gagner des votes.

- C'est vrai. Mais bon, je me dis que cela ne durera qu'une journée et qu'avec un peu de chance on pourra partir tous ensemble à Okinawa se reposer et s'amuser alors que les autres seront en train de bosser comme des éreintés.

J'agrémentais mon discours d'un petit sourire charmeur. Il ne dit rien de plus, songeur. Je me pressais contre lui pour le sortir de sa léthargie et lui demanda calmement :

- Il y a-t-il quelque chose que l'on puisse faire pour te convaincre de participer malgré tout ? Objectivement parlant, tu es beau et toutes les filles sont attirées par ton irrésistible côté mystérieux...

Il sourit de son habituel micro-sourire, probablement flatté par ce que je venais de dire de lui :

- Les autres ne peuvent rien y faire. Toi par contre...

Je m'empressai de demander, sans réfléchir hélas :

- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?

- Tu pourrais... Te laisser faire...

- Hum... Jusqu'à quand dois-je me laisser faire ?

- Disons, jusqu'à demain matin puisque ta mère m'a invité pour le weekend.

- Bien… C'est d'accord.

Il sembla surpris :

- Tu ne sais même pas ce que je vais te faire...

- Ce n'est pas important, je te fais confiance.

Ceci sembla le surprendre de plus bel et je n'eus aucun mal à le tirer jusque dans la classe et de m'exclamer joyeusement :

- Bonne nouvelle, Sasuke participe enfin alors mettons-nous au travail, nous avons du pain sur la planche !

Tout le monde s'activa alors pour décorer notre salle, pour nous créer une cloison avec des paravents afin de séparer le coin cuisine du reste de notre café momentané. Vers les neuf heures, nous eûmes finis de décorer notre classe et d'en faire un endroit très accueillant. Il ne nous restait que quelques dizaines de minutes avant que les portes ne s'ouvrent au grand public. Nous avions chargés Naruto, Neji et Tenten de confectionner une pancarte à mettre à l'entrée du lycée assez attirante, en présentant nos atouts principaux ; Sasuke, Neji et Naruto torses nus sous un tablier de cuisine. Il y avait également une équipe de filles serveuse en tenue de soubrettes et dont je faisais partie. Dans les cuisines, il y avait Temari, Hinata et Choji tandis que Karin, faisait la cheerleader devant la porte de notre classe afin de convier nos clients à l'intérieur et il fallait reconnaître qu'elle se débrouillait plutôt bien.

Au fil de la journée, le café ne désemplissait pas ; il fallait l'avouer nos host boys avaient vraiment le don pour attirer les clients... Ou plutôt des clientes dans le cas présent, en usant de leur charme, de regards mystérieux tout en servant une tasse de café avec un croissant ou des cookies, en accordant un petit sourire charmeur lorsque de nouvelles clientes arrivaient si bien que notre café eut un véritable succès. A la fin de la journée, le décompte des votes nous proclama vainqueur de la promotion des deuxièmes années, et ce, d'une majorité écrasante. Les deux autres classes avaient présenté une pièce de théâtre et un stand de mets en tout genre mais il n'avait pas été aussi ingénieux que nous l'avions été. Quant à nous, nous caressions déjà le sable chaud des doigts ; nous allions partir à Okinawa, nous allions bronzer, nous amuser tous ensemble pendant une semaine sans qu'aucune matière scolaire ni aucun devoir ne vienne gâcher nos vacances. Tout semblait tellement génial...

Mais la main de Sasuke s'abattant brusquement sur mon épaule me fit redescendre sur terre. Je retirais mentalement tout ce que je venais de me dire. Non, tout n'était pas tout beau, tout parfait. Non, tout n'était pas génial et j'allais devoir contenter le moindre désir de Sasu-crevette jusqu'à demain matin. Je me doutais bien que cela n'allait pas être une partie de plaisir, et je m'attendais à ce que, étant un jeune homme, Sasuke me demandât de faire certaines choses que je ne l'aurais pas permis de faire avant le mariage en temps normal. Je pressentais que je n'allais pas y échapper et je ne ferais rien pour, j'avais donné ma parole à l'autre crétin, je m'en voulais un peu mais nous avions atteint l'objectif grâce à lui et c'était maintenant mon tour de remplir ma part du marché.

Il me tendit mon manteau et nous sortîmes dehors, rejoignant la voiture de ma mère. Nous ne parlions que très peu durant le trajet, répondant simplement aux quelques questions horriblement enjouées de ma mère. Nous sommes arrivés à la maison vers dix-huit heures, ma mère nous déclara qu'elle nous appellerait lorsque le dîner serait prêt. Je pris la main de Sasuke et l'entraînait à l'étage jusque dans ma chambre. Je rangeais mon sac tranquillement lorsque je sentis deux bras s'enrouler doucement autour de ma taille et un soupire de bien-être. Je le laissais faire, me redressant et me penchant contre son torse. Je sentis son souffle chaud contre mon cou et j'eus quelques frissons.

- Qu'est devenu le Sasuke Uchiwa que je connais, celui qui me demanderait d'accomplir les pires tâches et occupations avec un sourire sardonique accroché aux lèvres ?, prononçais-je, le tout en un murmure presque inaudible mais plein de suspicion.

Il resserra son étreinte autour de mes hanches et déposa un doux baiser contre ma joue :

- Il est toujours là au fond de cette poitrine, mais aujourd'hui il a besoin de calme et de tendresse.

- Bien, tu-...

Je fus coupée :

- Ce costume de soubrette t'allait à ravir. Peut-être même un peu trop.

Ce compliment me fit tout de même sourire et je répondis avec franchise :

- Merci, tu n'étais pas mal non plus.

Si moi je n'éprouvais pas même une once de jalousie lorsqu'une fille lorgnait sur son torse et ses bras nus aujourd'hui, on ne pouvait pas dire la même chose concernant Sasuke. Aujourd'hui, il suffisait simplement qu'un garçon me regarde d'un peu trop près ou lorgne sur ma tenue trop courte pour qu'émanent des pulsions meurtrières de la part de Uchiwa. Il était décidément bien trop possessif pour son propre bien et crevait de jalousie lorsqu'un membre du sexe masculin m'accordait trop d'attention. Moi j'avais préféré ne rien dire, juste sourire gênée puis partir au loin m'occuper d'un autre client dans l'espoir que ce dernier se montre moins intéressé par ma personne que par sa commande afin que Sasuke se calme. La journée s'était tout de même passée sans encombres, et c'était le principal. Revenons-en à notre mouton. Sasuke embrassa plusieurs fois ma nuque avec douceur avant de me chuchoter au creux de l'oreille :

- Allons prendre un bain ensemble.

Mon coeur s'accéléra. J'allais me retrouver nue devant les yeux du brun, pour la toute première fois. De même, j'allais le voir nu. TOUT nu. J'allais même voir ce qui se cachait dans ses caleçons pour la toute première fois. Pas que j'en ai une quelconque peur, non. J'avais bien étudié la question de la sexualité et de l'anatomie masculine dans mes cours de science en France et, une fois, j'avais même regardé un film x avec Temari chez elle, par une nuit où la vodka avait été notre camarade dans nos délires juvéniles. J'appréhendais néanmoins un peu, j'étais encore vierge et je doutais qu'il le soit encore ; d'autant plus que cette stupide Karin se vantait à qui voulait l'entendre qu'elle lui avait fait sa fête un jour dans l'infirmerie au collège et je n'arrivais pas à savoir si c'était vrai ou non. Dans ma tête je revoyais les images du fameux film que nous avions regardé ensemble mais je n'arrivais pas à m'imaginer à la place de l'actrice. Ça m'était tout simplement impossible.

Sasuke me tira de ma rêverie, me conduisant dans la salle de bain et ouvrant le robinet d'eau chaude afin de remplir le bain. Il commença à se déshabiller et je le regardais faire sans vraiment y être attentive malgré le torse sublime qu'il dévoilait à mes yeux. Lorsqu'il fut en caleçon il se tourna vers moi :

- Tu ne te déshabilles pas ?

- Oh euh, désolée, j'étais comme... perdue dans mes pensées.

- Si tu veux, je peux t'aider à te déshabiller..., murmura-t-il, un sourire pervers aux lèvres.

- Hum, comme tu veux...

J'avais répondu sans vraiment réfléchir, toujours l'esprit ailleurs.

- Ne me tentes pas Haruno, autrement je ne répondrais plus de rien.

Pour seule réponse, je hochais de la tête. Il ferma le robinet puis commença à passer ses mains sous mon tee-shirt, prenant le soin de ne pas me brusquer, comme si j'avais été faite de porcelaine. Lorsque le tee-shirt fut à terre, il s'attaqua à mon pantalon qui ne mit pas longtemps avant de rejoindre son ami le tee-shirt près de la panière à linge. Sasuke se retourna ensuite et quitta son caleçon, me laissant face à une paire de fesse... musclée. Il pénétra dans le bain et son soupire de bien être me tira de mes pensées. Je me tournais dos à lui, dégrafai mon soutien-gorge et le fit glisser contre ma jambe. Quand vint le tour de ma dernière protection, je lui demandais avec une timidité qui ne me ressemblait pas :

- Tu peux fermer les yeux, s'il te plait ?

Il obtempéra contre toutes attentes et je fis également glisser ma petite culotte le long de mes jambes galbées. Il se mit à soupirer, sa voix en devint rauque sous l'excitation du moment :

- Ah, ce bruissement de tissu est délicieux à entendre...

J'entrais dans le bain dont l'eau était vraiment délicieuse. Je n'eus guère le temps de m'installer qu'il m'attirait déjà contre son torse. Je sentis contre mon dos sa verge turgescente et je ne pus m'empêcher de rougir... Bon sang, il fallait vraiment que je me reprenne en main. Je lançai, encore quelque peu troublée :

- Eh bien, apparemment je fais de l'effet à monsieur...

Il eut un petit rire devant mon propos grivois puis glissa sa main droite sur ma poitrine, caressant mon téton avec son pouce et agrippant mon sein gauche avec le reste de ses doigts.

- Et apparemment je ne suis pas le seul, Sakura..., susurra t-il en continuant ses caresses.

C'était indéniable, j'avais chaud, et mon corps semblait être plus brûlant que l'eau du bain aux endroits où les mains de Sasuke étaient passées. Et ce dernier en profitait, sachant pertinemment que je n'étais pas insensible à ce qu'il me faisait ; en même temps comment ne pas réagir face à cela ? Mon esprit avait beau être formellement contre, mes hormones prenaient le dessus et mon corps agissait de lui-même. Il m'embrassa le cou et l'épaule droite et ses baisers me parurent être comme des brûlures au fer.

- Hum, je sens que je vais bien m'amuser avec toi, murmura t-il sensuellement à mon oreille.

Sa main gauche glissa dans mon dos et je sentis qu'il caressait son membre fièrement dressé. Il me demanda de me retourner, ce que je fis, me remémorant à chaque instant la bourde que j'avais faite ce matin en lui promettant de faire tout ce qu'il voulait. Il retira sa main de sous l'eau et mit les deux sous mes seins, les sous-pesant :

- Hum...Qui aurait cru que Haruno Sakura cachait de telles petites merveilles sous son petit uniforme d'écolière sérieuse et coincée ?, s'esclaffa-t-il d'une voix pleine de sous-entendus licencieux.

- Eh bien maintenant tu le sais... , soufflais-je, pour le défier d'aller plus loin.

Notre relation ne resterait toujours que défi sur défi, et ce même si nous nous étions mis d'accord pour ne pas aller trop loin. Il se pencha vers moi pour m'embrasser avec, je dois le reconnaître, beaucoup de délicatesse. Il se redressa dans le bain, son visage affichait toujours ce satané sourire pervers. Je vis apparaître le bout de son gland, puis le reste de sa verge :

- Si je dévoile tout à tes yeux de sainte nitouche, c'est seulement pour que tu t'y habitues. Vas-y, surtout n'hésites pas.

- N'hésite pas à quoi ?

- Eh bien, à le caresser, à le prendre dans tes mains...

Non, à part ça, vraiment, il n'a pas l'air d'être un pervers, pensais-je pour moi ironiquement. Mais cela ne m'étonnait pas vraiment de lui ; Sasuke avait toujours été un être abject, pervers, vicieux, imbu de lui-même alors ce qu'il me demandait de lui faire ne m'étonnait guère. Cela étant, je n'allais pas assouvir son désir, à moins qu'il ne me demande expressément de le faire. Il prit cependant une de mes mains et la conduit jusqu'à son sexe de crevette en mal d'amour, tout en ricanant :

- Ne fais pas ta timide, Haruno, je sais que tu en as envie.

J'eus plutôt une soudaine envie de vomir, bizarrement. Son sexe était dur, comme le devait être celui d'un adolescent excité devant un film pornographique. La peau du membre était étrangement douce, glissait avec facilité dès qu'on forçait un peu dessus et qu'on descendait la main. Enfin, plutôt quand Sasuke forçait ma main à descendre et faire glisser sa peau. Il soupira doucement, portant sur moi un regard de braise, se laissant aller à la douce sensation qu'il se procurait lui-même avec ma main. Oui, Sasuke était un jeune homme qui m'inspirait beaucoup de répulsion.

- Alors Bisounours, tu en penses quoi ?

Cela me fit penser à Karin qui a été la première à me surnommer ainsi et j'eus beaucoup de peine à ne pas les imaginer en train de coucher ensemble sur le lit d'une salle d'infirmerie. Je me frappais mentalement le crâne, imaginant rapidement une connerie à lui sortir puis, ayant trouvé, lui lançant moqueuse :

- Bah, c'est un sexe de crevette, quoi...

Il tilta sur le mot crevette et je su tout de suite que cela ne lui avait pas plu. Tant mieux c'était le but :

- Crevette hein... Tu vas voir si tu ne la sens pas, la crevette., défia-t-il, visiblement très offensé.

- Je demanderais à Karin ce qu'elle en a pensé, elle semblait être très disposée à aborder le sujet de vos ébats devant tout le lycée, Rétorquais-je d'une innocence fausse.

Il ricana ouvertement :

- Ah bon, Karin a dit cela ?

- Pourquoi ce rire ?

Il me regarda droit dans les yeux avant de déclarer :

- Je n'ai jamais couché avec elle et je ne commencerais pas maintenant. Non, sérieusement, tu l'as bien regardé ?!

Son regard me transperçait et le pire c'est que tout dans sa voix et dans son regard me disait que ce qu'il me racontait était sincère et véridique.

- Bon, alors je demanderais à une de tes ex-copines de m'informer sur la bête., statuais-je.

- Si tu as envie de t'attirer les foudres de la moitié des filles de la ville alors oui, demandes.

Ça, par contre, je savais que c'était faux. Sasuke n'avait jamais été très doué pour mentir sans que cela se devine et je pouvais donc en tirer un avantage :

- Comme si j'allais te croire... Sasuke, je sais que tu mens.

- Effectivement, tu as raison. Mais bon, je ne vais quand même pas te faire une liste de toutes les filles avec qui je suis sorti. Enfin, ça serait toujours mieux que ta liste de petits copains je suppose, s'exclama t-il d'un ton moqueur.

Ce à quoi je répondis par un rire cristallin et franc :

- Mon cher ami, vous vous fourvoyez.

Il était vrai que je n'avais certainement pas eu autant de conquêtes que ce dernier mais j'étais tout de même sortie avec plusieurs garçons et ça, Temari pouvait le lui affirmer. L'expression de son visage changea en un rien de temps, passant de la moquerie à un léger regard peiné, un semblant de sourire aux lèvres.

- Que croyez-vous ? Que j'allais attendre sagement notre mariage sans connaître les premières amours ? Oh ça non.

Son visage se ferma sur une impassibilité que tous connaissaient, quoique je décelais dans son regard plus de ténèbres qu'auparavant :

- Combien ? , m'ordonna t-il d'une voix sèche.

Je songeais puis répondit, sans prêter plus attention à son ton menaçant :

- Cinq, il me semble.

- Sortons du bain.

Il se leva précipitamment et s'entoura rapidement la taille d'une serviette bleu marine et or, m'en tendit une que je nouais autour de ma poitrine et qui descendait en dessous de mes fesses. Sans me parler, il se dirigea vers ma chambre et sortit nerveusement son paquet de cigarette et un briquet :

- Je peux fumer à ta fenêtre ?, demanda-t-il nerveusement.

- Oui.

Il ouvrit la fenêtre en grand et s'assit au rebord, allumant sa cigarette et tirant quelques bouffées de fumée. Je m'approchais de lui doucement, tenant ma serviette contre moi, et demandant doucement toujours dans l'incompréhension :

- Est-ce que ça va ?

- Ouais... Ouais, ça va...

- N'essaies pas de mentir, nous savons tous les deux que tu en es incapable, idiot. Je suis ta fiancée, tu peux tout me dire...

Il y eut un long moment de silence assez pesant, je devais le remarquer. Au bout d'un certain laps de temps, il me reparla enfin, d'une voix blanche :

- Haruno, tu ne cesseras donc jamais de m'étonner...

Je restais quelques minutes interdite devant cette constatation puis, me reprenant :

- Qu'est-ce que je peux y faire ? Mon passé est tel qu'il est et je ne peux pas l'effacer. Le principal c'est de ne pas regretter sinon on ne vit plus. Toi, tu les regrettes tes ex-copines ?

Il évita mon regard, tirant une nouvelle latte de sa cigarette. Il ne donnait pas l'impression de vouloir parler de ses ex. Cependant ce silence pesant qui dura quelques minutes laissa sa place à des aveux pour le moins choquant qu'il prononça d'une voix faible, légèrement gêné et presque honteux :

- Je n'ai jamais eu de petite-copine.

Je ricanais devant cette remarque ; Le Grand Uchiwa trop timide pour demander à une fille d'être sa petite copine ; je n'y croyais guère.

- Tu peux le demander à Naruto si tu ne me crois pas. Il te le confirmera.

Une seule question me vint à l'esprit :

- Pourquoi ?

- Pas envie.

- De sortir avec des filles ?

- Non, de te répondre.

Ah.

- Pourtant, il y a plein de filles qui affirment être sortie avec toi.

- Elles mentent toutes... La seule chose que j'ai fait tout au plus avec une fille était de l'embrasser... Mais ça s'arrêtait à là et finalement cela ne durait le temps que d'une soirée voire moins, elles finissaient toujours par m'enquiquiner et ne pas me correspondre.

- Hum, je vois.

Je ne pus dire que cela, encore sous le choc de mes précédentes découvertes. Sasuke m'étonnait également beaucoup. Finalement, cette conversation me faisait le découvrir sous un tout nouvel angle ; il n'était peut-être pas si arrogant et confiant qu'il en avait l'air... J'avais certains doutes quant à ce qu'il me disait mais il me suffirait de demander confirmation à Naruto si vraiment la curiosité me démangeait. Je me rapprochais de lui, attrapais ses mains et le tirais vers moi de sorte qu'il se leva. Je me serrais alors contre lui, ne sachant pas quoi faire d'autre que de lui témoigner un peu de sympathie et de lui prouver que je pouvais être là pour lui si le besoin de parler le prenait :

- Et tu regrettes des fois... De ne pas être sorti avec une fille je veux dire ?

Ses bras se nouèrent doucement autour de mon dos et me serra plus fort contre lui :

- Oui et non.

Ses mains remontèrent contre mes épaules nues et il murmura tendrement à mon oreille, déposant au passage un petit baiser sur ma tempe :

- Ne t'inquiètes pas en ce qui concerne notre première fois, j'attendrais que tu te sentes prête.

Il finit sa cigarette et alla se changer et se laver les dents car nous allions bientôt descendre dîner. Pour ma part je réfléchissais à tout ce qu'il m'avait raconté. Décidément, je me sentais nulle ; Je l'avais peut être jugé un peu vite...


Voilààà~

Quelques parties réécrites, chapitre corrigé et bouclé !

Les révélations, les rebondissements, je trouve ça bien. J'espère que ce chapitre vous aura plus et que vous n'aurez pas été trop choqués par certains passages. Je précise tout de même, encore, que le rating est là pour une raison !

Bonne journée, bonne semaines et des bisous !