Hello ~
Me voici de retour pour vous jouer un mauvais tour...
Non plus sérieusement, je ramène juste ma fraise et vous poste un nouveau chapitre.
Je vais avoir un peu de temps la première semaine de Mai (j'aime les jours fériés) et espère vous poster un dixième chapitre dans la foulée si j'ai suffisamment de temps.
J'estime qu'il me reste un total de six à sept chapitres avant l'épilogue et j'espère que vous continuerez à apprécier les chapitres jusqu'à la fin.
Comme j'en ai parlé à Nom-aléatoire, j'ai une nouvelle idée d'histoire qui me trotte dans la tête. Je ne commencerais à exploiter le filon que lorsque j'aurais fini celle-ci afin de laisser mûrir un peu la trame. Je prendrais surement pas mal de temps pour l'écrire. J'aimerais prendre le temps d'écrire et de travailler sur les personnages, la profondeur de leurs personnalités et de leurs états d'âme. J'espère apporter plus de substances au récit et améliorer en même temps ma capacité à écrire et à transcrire les émotions. Je n'en dirais pas plus pour l'instant !
Bref, sans plus attendre, je vous souhaite bonne lecture !
Crédits : les personnages de Naruto ne sont pas de ma création mais l'œuvre unique de Masashi Kishimoto.
Chapitre n°9 : Cherry Christmas
Matinée banale chez les Haruno. Mon père lit le journal d'un œil tout en écoutant mes exploits scolaires. En ce moment nous étions en pleine période d'examens semestriels. Nous étions revenus du voyage scolaire à Okinawa depuis déjà bien longtemps (Enfin; si on peut mettre le fait que les professeurs nous laissaient vagabonder librement pendant toute la durée du voyage sous l'appellation « scolaire » alors oui c'en était un) et la réalité nous avait vite rattrapé.Nous avions eu tout un tas de cours à rattraper, toute une flopée de devoirs surveillés sans compter ceux qui nous attendait début janvier. Nous avions a présent largement entamé le mois de Décembre. Le beau temps nuageux et le ciel blanc au jour le jour, le fin manteau blanc qui recouvrait le sol et les toitures, la fraîcheur des températures de saisons... J'aimais vraiment la saison de l'hiver qui représentait pour moi tant de faits heureux, de bon augure. L'atmosphère joyeuse e fête s'installait progressivement et les boutiques se paraient de milles lueurs et scintillements rouge et or.
Aujourd'hui était la dernière journée de cours avant quelques vacances bien méritées. Je devais en outre retrouver Temari après les cours afin de faire les dernières emplettes de Noël entre filles. Je n'avais pas encore eu le temps d'acheter le cadeau de Noël de Sasuke et un avis extérieur serait le bienvenu. Aujourd'hui n'était qu'une matinée banale de plus au foyer Haruno.
" Les températures devraient continuer à diminuer progressivement tout au long de cette semaine. Nous ne devrions néanmoins pas ressentir des températures en dessous des cinq degrés sur Tokyo et sa périphérie ..."
- Ça a été ton examen d'Histoire ?
- J'espère... Maman, tu sais bien que j'ai toujours eu un peu de mal avec l'Histoire du Japon...
- Oui et les kanji non plus ce n'est pas ton fort, tu tiens ça de ton père. Qu'est ce qu'il te reste à passer ? Tu auras les résultats quand ?
- Je t'ai entendu chérie.
-... Début Janvier j'imagine ? Aujourd'hui, il ne reste plus que Chimie et Arts Plastiques. Le reste se sera pour la rentrée.
" L'acteur Seiichiro Takagi et son épouse et mannequin égérie de la marque Ange Yuko Takagi sont devenus la nuit dernière les heureux parents d'un petit garçon. Le couple qui nous avait révélé avoir rencontré beaucoup de difficultés..."
- Oh Yuko doit être si heureuse. Il faudra que je lui envoie nos meilleurs voeux !
- Ils ont eu recours à une FIV, c'est ça ? Tu veux que je passe la voir à ma pause déjeuner pour voir si tout va bien ? La maternité n'est pas bien loin de mon service.
- Je te rejoindrais. On se dit à midi et quart devant l'accueil du service maternité ?
- Plutôt midi et demi. J'ai une intervention prévue à neuf heures quarante.
" Pour finir, un bref retour sur l'étonnante évasion hier au centre pénitencier de la préférécture de Shizuoka. Le dangereux criminel Jorge Koike a réussi à s'échapper du couloir de la mort dans lequel il attendait depuis maintenant quatorze ans. Il aurait vraisemblablement profité de la collecte du linge..."
Ma mère porta sa main devant sa bouche en un soupire, horrifiée :
- Eh bien... Shizuoka ce n'est pas si loin que ça...
Mon père croisa le regard inquiet de ma mère puis il se leva d'un bond avant d'affirmer d'un ton sec et pressé :
- Sakura, je vais t'emmener au lycée ce matin mais je dois d'abord passer un coup de fil. Sois prête d'ici un quart d'heure.
- Ok papa.
Puis il sortit précipitamment de la cuisine et nous laissa seules avec maman. Je l'avais rarement vu quitté la table aussi vite. Ma mère me caressa l'épaule :
- Ne t'inquiètes pas. Je crois qu'il a une opération difficile demain, il doit être un peu stressé.
- On part bientôt en vacances, ça tombe bien !
- Oui ! Ta valise est prête c'est bon ?
Je me levais à mon tour et emporta mon bol dans l'évier.
- Je l'ai presque bouclé.Je la finirais demain matin. Ce soir je dors chez la famile d'accueil de Temari.
Ma mère me retint par le bras :
- Pourquoi ne pas venir plutôt à la maison ? Cela fait longtemps que je n'ai pas vu Temi ! Et puis tu m'as dit qu'elle ne pourrait pas rentrer à Paris ce Noël, on pourrait peut-être lui préparer un petit réveillon ici ?
Ma mère était toujours très prévenante avec Temari. Elle avait vu à quel point cette relation m'était précieuse en France et avait toujours accueilli Temari à bras ouverts. Je souris avant de déclarer :
- Je suis sûre qu'elle sera d'accord. On doit d'abord passer au centre commercial mais on ne rentrera pas tard !
La journée était passée à une vitesse folle et j'étais à présent après flâner dans la galerie marchande du centre commercial de Konoha avec Temari et Ino. Je partais demain pour l'Autriche et il fallait encore que je trouve ce foutu cadeau.
- Qu'est ce que tu vas lui acheter à Sasuke pour Noël alors ?
- Tu pourrais lui acheter de la lingerie sexy, je suis sûre que ça lui ferait plaisir !
Je donnais un petite tape dans l'épaule de Temari ; il n'y avait qu'elle pour déballer des choses pareilles en public. Je ne rajoutais cependant rien et les tirais vers une boutique bien particulière.
- J'avais plutôt pensé à quelque chose comme ça. Simple mais élégant.
- Oui, c'est vrai que c'est une idée aussi. C'est un peu plus distant et respectable que de la lingerie cela dit, enchaîna l'autre blonde.
Si même Ino s'y mettait, je n'étais comme qui dirait pas sortie de l'auberge. Je pris un air détaché avant de murmurer simplement :
- On se marie. C'est juste un contrat.
- Tu dis ça maintenant..., commença Ino.
- ... Mais tu verras, tu changeras bien d'attitude un jour, acheva Temari.
- Si vous le dites.
Après avoir acheté le fameux cadeau de Sasuke et saluer Ino. Temi et moi sommes rentrées à la maison. Ma mère nous prépara un petit chapon rôti aux marrons ainsi que d'autres plats typiquement français que l'on retrouve habituellement aux repas de réveillon tels que les toast de saumon fumé et de foie gras, des verrines et des coquilles Saint Jacques. La table dressée en argenté pour l'occasion, un peu de champagne pour agrémenter le repas et un fond de musique jazz. Nous avions passé un bon dîner et je pense que ça a fait plaisir à Temari. Sa famille d'accueil pour cette année était purement Japonaise et assez stricte et je ne pense par conséquent pas qu'ils fêteraient Noël juste pour lui faire plaisir. Peut-être suivront-ils le mouvement général et commanderont un pot d'ailerons de poulet frit chez Kentucky. De notre côté, généralement les Noël se ressemblaient tous : nous retrouvions la famille Uchiha en Autriche et nous préparions soit un repas de réveillon typiquement français soit une raclette ou une fondue Savoyarde.
Après le diner, nous nous sommes installées avec ma mère dans le salon et nous avons regardé "le Grinch" avant de monter sagement nous coucher. Nos soirées pyjama étaient toujours sages. Parfois on buvait un peu, souvent on se goinfrait de pop-corn, de glace et de chocolat et puis on passait la nuit à discuter. Cette nuit n'échappait pas à cette règle. J'allais passer plus de dix heures dans un avion demain alors autant être bien fatiguée et pouvoir dormir contre le hublot.
- Tu crois qu'Ino va se mettre en couple avec qui maintenant qu'ils ont rompu avec Shikamaru ?
J'enfilais un marshmallow dans ma bouche tandis que Temari semblait réfléchir :
- Hum... Kiba ça m'étonnerait. Saï est un peu étrange mais ça serait possible. Qu'en penses tu ?
- Kiba ça m'étonnerait beaucoup aussi. Ils sont bons amis mais ça n'ira pas plus loin. Saï, je ne sais pas trop. Il parle peu, il dessine beaucoup. Quand il parle, il dit souvent les choses maladroitement et Ino est facilement vexée.
- C'est peut-être justement ce qui leur faut. Tu sais on dit souvent que les contraires s'attirent. Toi et Sasuke vous en êtes la preuve. Tu m'as toujours dit que c'était le dernier des crétins et une enflure de première mais en fait, je trouve que vous allez plutôt bien ensemble.
- Arrêtes Temari~ Pas toi ?!
- Et puis tu ne peux pas le nier ; malgré les apparences, il se montre toujours très attentionné avec toi. Je sais qu'il t'en a fait bavé pendant des années mais vous allez vivre votre vie ensemble. Je sais que tu ne veux pas entendre ce que je vais te dire mais il serait peut-être temps d'enterrer la hache de guerre ?
J'adorais Temari mais c'était le genre de conversation que je n'avais pas envie d'avoir. J'avais besoin de plus de chocolat. Tant pis pour le pot de pâte à tartiner, il va y passer. Je soupirai :
- L'ennui avec Uchiwa c'est que je ne sais jamais sur quel pied danser. Est-ce qu'on s'aime ou est-ce qu'on se déteste ? J'ai l'impression qu'inexorablement nous allons droit dans le mur.
Temari fourra un peu de pop-corn dans sa bouche avant de répondre gentiment :
- Tu sais, peut-être que c'est pareil pour lui. Tu pourrais représenter à toi seule la chanson "Hot and Cold" de Katy Perry. On dirait même qu'elle a été écrite pour toi !
Je réfléchissais. Le mariage n'était pas facile à gérer. L'affaire Sasuke encore moins. On avait vécu plus de quinze ans à se haïr profondément et on se retrouvait à présent fiancés l'un à l'autre. Je ne pouvais tout simplement pas passer l'éponge sur les innombrables sévices psychologiques que Sasuke m'avait fait subir depuis ma plus tendre enfance. Avec Sasuke, je n'ai jamais rien connu d'autres que coups bas, douleur et haine. Et maintenant on en était à parler mariage et enfants. On ne peut même pas dire qu'on a brûlé les étapes tout simplement parce qu'ils n'y avait pas eu. J'aurais voulu savoir à l'avance ce qui allait se passer par la suite mais personne n'est dotée de ce pouvoir.
- Je n'aime pas qu'il prenne tout pour acquis. Il est souvent moqueur et dur avec moi et la seconde d'après tout change et c'est comme si nous étions un parfait petit couple depuis déjà un an à nous faire des papouilles dans les couloirs du lycée, à faire bonnes figures. Il n'y a pas de juste milieu, pas d'équilibre. Il n'y a pas eu de commencement en bonne et due forme non plus. On s'est retrouvés fiancés l'un à l'autre et d'un coup il s'est mi à agir en tant que tel. Je pense que j'aurais peut-être voulu...
Les mots se turent. En réalité, je n'étais pas sure de ce que je voulais. Je ne savais pas ce que je voulais. Est ce que j'aurais voulu pouvoir me marier avec qui bon me semble ? Est ce que j'aurais voulu recevoir de vraies excuses, pouvoir pardonner Sasuke et peut-être entamer une vraie relation de couple avec lui ? Me faire inviter au cinéma et essuyer mon premier refus. Le voir peut-être revenir à la charge et tenter encore. Céder à ses avances et accepter un rendez-vous, puis un second, encore et encore... Ou peut-être tout simplement ne jamais l'avoir rencontré et vivre ma vie librement. Qu'est ce qui aurait-été le mieux pour moi ?.. Temari m'envoya un oreiller dans la figure pour me faire réagir de nouveau.
- ... Que ce soit différent. Quoi-Quoi qu'il en soit, la question ne se pose plus de toute façon...
Je voulais mettre un terme à cette conversation, éluder la question. Temi insista :
- Je crois que justement elle se pose. Vous n'êtes pas des marionnettes tous les deux. Vous avez votre destin en main. Soit tu lui dis ce que tu veux, soit tu subis passivement. C'est à toi de faire ton choix.
Temari savait transpercer mes barrières comme personne. Je savais qu'elle avait raison dans le fond mais il était trop tard et je ne voulais pas trop réfléchir alors que j'allais le voir demain. Je décidai lâchement de retourner la situation :
- Et toi, c'en est où avec Shikamaru ?
Effet garanti.
- Quoi Shikamaru ?!, bougonna-t-elle précipitamment.
Nous étions actuellement dans une station de ski autrichienne pour passer les vacances de Noël en amoureux moi et mon fiancé... Ha ha ha, la bonne blague, n'est-ce pas ? Pourtant c'était vrai ; je passais les vacances dans la même chambre et dans le même lit que ce crétin parce que nos deux mères avaient trouvé l'idée absolument géniale que nous qui allions devenir mari et femme soyons d'ores et déjà dans une situation de concubinage. Si dans quelques jours, elles se mettent à nous chercher un appartement où vivre ensemble, je vous jure que je sauterais du toit de la bibliothèque municipale...
Il restait deux jours avant Noël et cela faisait maintenant quatre jours que j'enchaînais chute sur chute si bien que mes fesses étaient meurtries à tel point que je ne pouvais désormais pas m'empêcher de tressaillir lorsque je m'asseyais. Moi qui ne voulais plus jamais rechausser des ski, j'étais gâtée. Bien évidemment, il va de soi que Sasuke trouvait mes frasques très divertissantes et ne se privait pas de se moquer de moi, lui pour qui le ski et le snowboard n'avaient plus de secret. De ce fait, aujourd'hui j'avais laissé le ski pour les personnes aptes à en faire afin de m'adonner à une activité bien plus intéressante : la lecture.
Mais le pire par rapport à nos vacances au ski, ça a été la boite de préservatifs pour fille que ma mère m'a tendu devant tout le monde à la fin du dîner d'hier soir :
- Tiens, amusez-vous bien les jeunes !
Oh merde... Sasuke s'était difficilement retenu d'éclater de rire à table et je lui avais donné un violent coup de pied dans le genou sous table ainsi qu'un regard noir. Comme si nous allions coucher ensemble maintenant... Pour ma part, le plus tard serait le mieux malgré le corps d'Apollon de mon cher et tendre fiancé. Je m'étais ensuite levée de table, avait salué nos familles avant de rejoindre ma chambre, cramoisie de honte. Sasuke me rejoignit rapidement, se retenant toujours de ne pas rire et s'approchant de moi et me serrant étroitement contre lui pour se moquer :
- Alors, Haruno, prête à vivre ta première nuit d'amour ?
- Dans tes rêves Uchiwa.
J'avais murmuré cela en serrant les dents, encore prise par les émotions. Il commença à se déshabiller en toute impunité, ne se souciant guère de mon regard. Après tout cela faisait déjà quelques mois que ce dernier s'amusait à étudier mes réactions lorsqu'il enlevait ses vêtements devant moi et malgré le peu d'intérêt que je manifestais, mes hormones me faisaient devenir un volcan au bord de l'eruption. Je ne l'aimais pas mais putain, quel canon... Il faudrait bien qu'un jour je lui rende la monnaie de sa pièce. Si Sasuke pensait être le seul à pouvoir jouer ce genre de jeu il se trompait.
Mais juste pas ce soir. J'étais fatiguée, las et décidais donc pour une fois de me changer en sa présence et ne pas me verrouiller à double tour dans la salle de bain. Je quittais d'abord mon pantalon sans prêter aucune attention à Sasuke. Je lançais le pantalon dans la pièce avant d'attraper mon short de pyjama. Puis ce fut le tour de mon pull à col roulé qui suivi le même chemin que le pantalon. Je pris mon temps car j'avais encore de vives douleur au niveau du bas du dos. Je n'étais pas vraiment douée pour le ski et ne le pratiquais que pour faire plaisir à ma famille. Lorsque je soulevai mon débardeur, je ne pu réprimer un grognement.
- Qu'est-ce qu'il y a ?, demanda-t-il.
- Ça me fait mal à cause d'une chute.
Il se posta derrière moi et entrelaça ses mains autour de mes hanches tandis que je faisais mine de chercher mon haut de pyjama dans ma valise.
- Reste là, je vais te passer de la crème.
- Non ça ira...
- Sakura, tu as un hématome de la taille d'un gant de base-ball. Va t'allonger sur le lit, je reviens.
N'osant rien rétorquer, j'obéis et viens m'allonger sur le ventre tandis qu'il partait dans la salle de bain attenante chercher de la crème.
. Je sentis sa main gauche descendre le long de mon dos et commencer un massage. La sensation était très étrange. J'étais à la fois prise de frissons et parcourue de vivifiantes vagues de chaleur, j'avais tendance à trop apprécier le contact de ses doigts sur ma peau nue. Lorsqu'il eut fini de me masser, il se pencha au dessus de mon dos et commença à déposer des baisers papillons le long de ma colonne vertébrale. Une sorte de boule de chaleur vint se loger dans mon bas ventre et je me tournais pour pouvoir accéder à ses lèvres. Je ne savais pas pourquoi mais il le fallait. On commença à s'embrasser langoureusement tous les deux torse nus l'un contre l'autre. Le corps prenait l'ascendant sur l'esprit, les pulsions envoyaient balader la raison et je me laissais aller à la découverte de nouvelles sensations. Mes jambes enroulées autour de ses hanches, mes ongles s'imprégnant dans la chair de ses épaules et le contact de sa peau contre la mienne ; je ne retenais que ça. Ses mains descendirent progressivement vers mon short et se glissèrent entre ma peau et le tissu. Un mouvement de bassin et j'étais assise sur lui, sentant pleinement contre moi la vraie différence entre un homme et une femme. C'en était grisant. Sa bouche trouva doucement mon téton gauche et la première caresse m'arracha un soupire de plaisir. J'en suffoquais presque et il s'en aperçu, retombant dans la réalité :
- Sa-..Sakura ! arrêtons-nous !
Il se redresse péniblement, légèrement déçu de s'être interrompu lui-même. Il se laissa tomber sur le dos et souffla difficilement et je faisais de même :
- Je ne veux pas de ça... Du moins, pas comme ça.
- On ferait mieux de dormir.
C'est tout ce que je trouvais à dire en cet instant, nous étions à demi-nus l'un contre l'autre, délibérément prêts à sauter le pas et en même temps je n'avais par réel intérêt en la matière, et si ce soir je devais le faire, ce serait uniquement pour rassasier un esprit trop curieux. Mais Sasuke n'était visiblement pas du même avis ; trop sentimental pour une raison qui m'échappait, il était déterminé à attendre que j'en ai vraiment « envie ». Alors il se contentait de ce que je lui offrais, soit peu de moments tendres mais suffisamment pour qu'il ne demande pas plus de moi. Il n'y avait rien entre nous et puisqu'il ne m'avait jamais demandé plus, je ne voyais pas pourquoi je devrais lui fournir plus.
Je regardais Sasuke couché dans le lit. Il semblait songeur. Je lui pris le bras et le tirais doucement vers moi ; j'avais froid et son corps était chaud, autant en profiter. Il se tourna vers moi, toujours silencieux et déposa un long baiser sur mon front avant d'enrouler ses bras autour de ma taille. J'éteignis la lampe de chevet, plongeant la pièce dans la pénombre. Je restais dans ma position, dos à lui. Il resserra son étreinte, se collant à moi pour nous tenir chaud, déposant au passage une multitude de baisers papillon dans la nuque.
- Bonne nuit mon amour ~.
- Hum, bonne nuit...
Aujourd'hui était un jour très particulier dans notre séjour en Autriche puisque nous étions très exactement le jour de Noël. Il était de tradition dans la famille Haruno de festoyer le midi afin que chacun puisque faire ce qu'il désirait ensuite. La veille déjà, nous avions tous passé un excellent moment ensemble. Je m'étais amusée à nourrir Sasuke à la cuillère lorsque la bûche glacée arriva dans nos assiettes et, bien évidemment, nous connaissant, cela avait fini en une petite bataille de nourriture à deux... Devant les regards désabusés mais amusés de nos parents.
Ces derniers s'étaient ensuite exclamés haut et fort dans tout le chalet que, décidément, nous formions vraiment un beau couple très complice l'un avec l'autre. Si j'avais pu le faire sans que cela n'entache ma « réputation sociale », je n'aurais pas hésité à vomir la langoustine que je venais d'engloutir ainsi que les divers et délicieux mets qui avaient composé notre festin de roi. Moi et l'autre crevette, un beau couple ? Sérieusement, il y a de quoi en tomber malade. Sasuke s'était contenté de répondre à ma place, avec un sourire parfaitement hypocrite, un très léger :
- Vous avez entièrement raison, mère.
Ma mère et la sienne se mirent à pouffer en déployant leurs serviettes de table devant leur bouche dans un signe stupidement aristocrate tandis que nos pères respectifs discutaient déjà la liste des invités de notre mariage. Et moi je me sentais toute minuscule au milieu de tous ces primates, me sentant désespérément seule à posséder un cerveau en état de fonctionner... Ils étaient tous fous à vouloir marier une jeune fille innocente ET sans histoire au pire des individus connus sur terre.
A la fin du repas vint la répartition des cadeaux de Noël qui était forcément un moment agréable. Je n'aimais certes pas trop Noël qui était une fête purement commerciale mais je ne grognais pas non plus ; on ne demandait rien et on recevait une montagne de cadeaux une fois dans l'année. Mes parents m'avaient particulièrement gâtée, comme à chaque année. C'était toujours comme s'ils faisaient tout pour palier un manque affectif par des éléments matériels alors que je n'avais aucun manque affectif particulier ; ils étaient toujours là pour moi et j'avais également Sasuke et tous nos amis. Cette année, ils m'avaient offert un netbook ainsi qu'une pile de bouquin passionnants. J'avais reçu des Uchiwa un joli bracelet de jade et une écharpe en satin brodé tandis que Sasuke me glissa à l'oreille qu'il me donnerait mon cadeau en privé, lors de notre petit dîner de couple ce soir. J'étais quelque peu impatiente; pour ma part, je lui avais acheté une jolie montre étanche de très bonne qualité et d'une minutie incroyable, j'étais sure qu'il allait l'adorer... Et au moins, il arrêtera de venir dégouliner sur mon corps dans le but de savoir l'heure toutes les cinq minutes lorsque nous irons à la piscine ou à la plage ensemble.
Sasuke quant à lui, reçu une montagne de cadeaux de ses parents ; téléphone dernier cri, la toute nouvelle console de jeu, une nouvelle guitare folk noire, caméscope très performant, appareil photo numérique de très bonne qualité, chocolats et diverses autres chemises de costard.
"L'après-midi se poursuivit calmement, à discuter, à lire, à regarder des films niais passant à la télé. Mon père se faisait battre à plate couture aux échecs par mon fiancé tandis que commentait les exploits de son fils par des « Il est très ambitieux, il ira loin dans la vie » ou des « je suis très fier d'avoir un fils aussi réfléchis et intelligent ». Moi j'étais avachie sur un des sofas à dévorer le deuxième roman de ma nouvelle collection de livre et ce monologue élogieux de Fugaku Uchiwa me fit penser à une toute autre personne qui ne manquait guère de qualité :
- Puis-je vous poser une question indiscrète ? demandais-je poliment à Mikoto Uchiwa, la mère de Sasuke.
- Oui bien sur mon t'écoute.
J'y allais en prenant des pincettes, n'osant pas trop aborder un sujet qui serait éventuellement embarrassant pour eux ; mais plus j'y pensais plus je me disais que je n'avais pas encore revu Itachi, le grand frère de Sasuke.
- Eh bien, je me disais qu'à Noël j'aurais peut-être l'occasion de rencontrer à nouveau mon beau-frère mais aujourd'hui non plus il n'est guère en noter compagnie alors je me demandais si vous connaissiez la raison de son absence, fis-je d'un ton hésitant, ne sachant pas vraiment comment m'y prendre.
L'expression faciale de Mikoto se décomposa quelque peu :
- Eh bien..., commença-t-elle tout aussi gênée que je venais de l'être.
- Itachi est actuellement sur les traces du prince Bouddha, il a commencé son pèlerinage il y a environ trois ans.
Fugaku Uchiwa venait de parler, faisant encore une fois preuve d'une prestance déstabilisante. Il regarda sa femme d'un petit air dur avant de retourner son attention vers les mouvements réfléchis de son fils sur l'échiquier. Sa femme se pencha vers moi et murmura prestement, comme si elle avait peur que ce qu'elle allait me révéler puisse froisser son mari :
- C'est un sujet épineux, Itachi ne nous donne quasiment pas de nouvelles. C'est très angoissant et nous nous inquiétons beaucoup pour lui, Sakura.
Ce que je venais d'apprendre me laissait pantoise.
J'appréciais beaucoup le grand-frère de mon fiancé. Il avait toujours été très gentil et attentionné envers moi. Quand nous étions petits, il me protégeait de Sasu-con et m'aidait même à contre-attaquer. Mais il n'était pas seulement plein d'humanité, il était également très habile négociateur et un véritable génie, certainement aussi doué que pouvait l'être Shikamaru. Dès son plus jeune âge, ébahi devant ses exploits, on lui avait fait passer un test d'intelligence et il avait atteint un niveau de Q.I absolument incroyable. De plus, il avait réussi à entrer à Tôdaï la meilleur école du Japon ce qui démontrait bien son niveau d'intelligence. Il avait fini ses études premier de sa promotion et tout son parcours avait été couvert d'éloges et de succès. Alors cela ne m'étonnait pas tant que cela qu'il soit parti faire un pèlerinage tel que celui que Bouddha (premier du nom) avait entreprit. Itachi était littéralement un prince et j'en étais secrètement tombée amoureuse étant petite. Cela étant, au fil du temps les sentiments s'étaient transformés en une très grande fraternité qui nous liait tels les doigts de la main. Apprendre que je ne verrais pas le jeune homme avant quelques temps m'avait quelque peu attristé.
La journée s'acheva sans encombre, Sasuke demanda l'autorisation à mes parents de m'emmener manger dans le restaurant chic de la ville, prétextant qu'il nous fallait un petit moment d'intimité pour nous offrir nos cadeaux respectifs. Ceci acheva de séduire ma mère qui s'empressa d'accepter malgré la légère plainte que j'émis juste avant. Ainsi, Sasuke m'ordonna d'être au salon à dix-neuf heures, prête à partir et c'est également de cette manière impérial et bien trop optimiste à mon goût que ma mère s'allia à Mikoto Uchiwa pour me faire une beauté. J'ai donc vécu d'immenses moments de solitude et de souffrances, entourée d'une paire de femmes accro à la mode, à me tirer ma crinière en arrière dans le but vain d'en faire devenir une joli chignon indiscipliné. Bien évidemment, après une petite heure d'acharnement à me lisser les cheveux et à en faire une coiffure, le résultat fut correct. Moi j'en pleurais presque ; non pas que la douleur soit persistante, non. Mais la brûlure laissée par la cire chaude sur mes jolie gambettes, elle, oui elle était douloureuse... Elles continuèrent de me torturer en taillant mes sourcils dans l'espoir de n'en faire qu'une jolie et fine courbure rose. Ils n'en avaient pas besoin, étant déjà fins par nature mais vous connaissez les mères, lorsqu'elles ont une idée en tête rien ne les arrête. Après la séance manucure et pédicure absolument indispensable, j'eus droit à la séance relooking « Non mais Sakura, tu n'as amené que des vieilleries ! » dont le but fut de dénicher quelque chose de potable de l'amas de vêtements émergeant de ma valise.
Au final, je me retrouvais affublée d'une petite robe en satin rouge bordeaux prêtée par ma mère, cette hérétique, surmontée d'un petit gilet en laine gris mais aussi d'une petite parure capillaire en argent surmonté d'émeraudes... Bref, le parfait look d'une plouc bourgeoise de quarante ans... J'ai précisé toute de même à ma mère que je n'en ai que seize, mais rien n'y fit. Damnation...
L'heure tant redoutée eut tôt fait d'arriver et je retrouvais donc un Sasuke élégamment vêtu d'un costume noir à nœud papillon de même couleur dans le salon. Un chauffeur nous attendait devant le chalet et nous amena sur place. Le restaurant était bondé mais Sasuke fut accueilli comme un prince attendu depuis des années. C'est limite si on ne lui a pas déployé le tapis rouge avec un chauffeur pour ranger la voiture de notre chauffeur... Vraiment navrant. On entra, on se pressa de venir nous accueillir, on nous conduisit à une table en plein centre de la salle comme si nous étions les V.I.P d'une cérémonie de remise des Oscars...Les mets qu'on nous a servi étaient délicieux, rien à en redire, l'attention trop présente du personnel quelque peu étouffante.
A la fin du repas et après que le quatuor à cordes nous aient interprété un morceau de musique classique, Sasuke se décida à m'offrir son cadeau de noël et un pas des moindres si l'on puit dire. Je lui tendit également mon petit paquet couvert de petits nœuds papillons et l'ai regardé se débattre avec légèrement amusée puis l'aida à enfiler la belle montre que je venais de lui offrir ; il semblait ravi et m'offrit un sourire sincère :
- Merci mon cœur, susurre t-il d'une voix horriblement mielleuse.
- De rien, comme ça tu ne seras plus obligé de venir jusqu'à moi lorsque tu sors de la piscine pour savoir l'heure , elle est étanche.
Il rit légèrement devant mon mépris à peine caché :
- Rassures-toi, je trouverais toujours un prétexte pour venir t'arroser et t'embêter
Il eut un regard taquin, une mine amusée et me tira la langue avant de me tendre son cadeau. Je souris devant son expression fière et assurée :
- Qui te dit que cela va me plaire ?
- Ouvres-le et tu verras que je ne me suis pas trompé sur toi.
Je lâchais un soupir d'agacement et déballe mon cadeau pour découvrir... une bague de fiançailles.
Je relevais les yeux vers Sasuke pour le moins étonnée ; une bague de fiançailles en or fin sertie d'un joli diamant de taille raisonnable. C'était un bijou très simple mais plein de minutie, le diamant était encadré par deux plus petits et le bijou étincelait de mille lueurs. Il l'attrapa habilement et avança sa main pour attraper ma main gauche doucement. Non sans moins de délicatesse, il glissa la bague à mon annulaire déclarant au passage et mon cœur manqua un battement :
- A l'époque du Moyen Âge en Europe, on pensait qu'une artère rejoignait directement le cœur depuis ce doigt. C'est une tradition que je tiens à respecter.
La bague me sciait comme un gan, je le questionnais du regard :
- Oh, tu te demandes surement comment j'ai fais pour prendre la bonne taille ; c'était tout simple, j'ai pris un mètre souple et j'ai mesuré la circonférence de ton doigt pendant ton sommeil il y a deux mois.
Il me regardait, la tête légèrement en biais, un sourire charmeur accroché aux lèvres.
- Je n'ai plus envie que l'on se cache, je veux officialiser nos fiançailles. Pour de bon.
A notre retour au chalet, nous furent accueillis chaleureusement. Enfin non, chaleureusement est un euphémisme car ma mère m'a littéralement sauté dans les bras pour me féliciter d'être officiellement la fiancée de Sasuke. Comme si j'avais pu refuser... Sasuke m'attrapa la main et nous montâmes nous coucher le ventre plein. Lui arrivq comme à son habitude à s'endormir dès qu'il a posé sa tête sur l'oreiller. Quant à moi, je ne trouvais le sommeil que trop lentement, consumée par mes relents de rancoeur. Je suis victime d'un contrat de mariage arrangé et je devrais consumer cet amour factice d'ici un an et demi, accepter de faire un héritier Uchiwa sans pour autant abandonner mes ambitions professionnelles ; On me demande beaucoup mais qu'ai-je en retour ? La satisfaction d'épouser M. Je-suis-le-plus-beau-sur-Terre ? J'en suis ravie, vraiment... Je n'ai jamais voulu tout ça. Je hais ma vie. J'étouffe.
Voilà ~
J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes et que vous avez fait bonne lecture, que vous aurez appris des choses et aurez encore envie d'en apprendre davantage. Pour cela il faudra attendre le prochain chapitre. Peut-être pour la première semaine de Mai si tout se passe bien et si vous êtes sages !
Il est tard chez moi et je vais me coucher.
A bientôt, des bisous
RosePourpre
