Me revoilà, en chair et en os et avec plein de retard, désolée !
J'ai trop de choses qui se trament dans ma vie et je n'ai pas vraiment beaucoup de temps pour écrire. Milles pardons ! Il faut dire aussi, que comme beaucoup d'auteurs de fanfictions, je me pose des questions. Entre la terrible panne d'inspiration et l'absence de la nourriture symbolique des auteurs (les commentaires), je me suis demandée si ça en valait la peine que je continue à écrire. Mais bon, finalement, ne serait-ce que pour connaitre la fin à ma propre histoire, je vais quand même tenter de finir d'écrire ! Enfin voilà, le doute est un peu passé et pour me faire pardonner pour mon très grand retard, je vous ai pondu un long pavé ! Il va il y avoir de la dynamite, vous êtes prévenus ;-).
Sur ce bonne lecture (avec le moins de fautes possibles, j'ose espérer) et puis à bientôt !
Crédits : les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas et sont uniquement l'oeuvre de Masashi Kishimoto.
Chapitre n° 10 : Gala de charité & peoplerie
Nous étions tous rentrés de nos vacances de Nöel et toute la team s'était retrouvée pour faire une grande fête chez Kiba. On s'était bien amusé, on avait beaucoup ri et certains avaient même décidé de mettre en place une petite soirée pour fêter Oshôgatsu, le jour de l'an, afin de décompresser un peu avant l'arrivée peu attendue des examens. Nos vacances nous avaient également servi à ça et beaucoup d'entre nous s'étaient considérablement rapprochés ; Hinata et Naruto qui étaient en couple depuis nos vacances à Okinawa s'étaient entrevus plusieurs fois afin d'aider le jeune homme à combler ses lacunes en mathématiques et en anglais. Même procédé pour Temari et Shikamaru qui, bien que se détestant cordialement, s'étaient rencontrés à plusieurs reprises ; l'une pour combler quelques lacunes dans son japonais et l'autre pour combler quelques lacunes en anglais. Tenten était allée aider Kiba en science tandis que Neji restait seul chez lui à larmoyer sur ses cahiers de physiques ; ce dernier n'avait aucunement besoin de soutien scolaire de toute façon.
Les examens de fin d'années avaient lieu mi janvier mais avant cela il y avait tout de même un événement bien plus captivant et bien entendu, pour moi, bien plus infernal : le nouvel an.
Beaucoup voyait en cette date néfaste une fête où on se retrouve en famille afin de savourer le bon festin du nouvel an et pour recevoir de la part de la famille proche les Otoshidama, les étrennes. Cela étant pour Haruno Sakura, alias ma personne, être fiancée à un Uchiwa ne facilitait vraiment en rien ma vie. Cette année j'allais participer pour la première fois à un Gala de charité mondain.
Le gala de charité du Nouvel An était une soirée organisée par la mère de Sasuke et allait également permettre à la famille Uchiwa de m'introduire sur le devant de la scène mondaine. Réjouissant, n'est ce pas... Et qui parle de gala de charité avec la crème des crèmes dit également robe de soirée, coiffure distinguée et autres chaussures à talons qui torturent les pauvres pieds de demoiselles sans défenses.
J'en frémissais d'impatience rien que d'y penser.
Cela étant je ne serais pas seule dans cette galère puisque Ino, Hinata et Neji qui venaient tous trois d'une familles noble seraient de la soirée ; je comptais bien m'éclipser un instant pour profiter de la soirée en leur compagnie. Je me sentirais déjà moins seule qu'avec l'autre Uchiwa de malheur...
En cette occasion, Ino, Hinata et moi nous étions retrouvées pour faire les boutiques un après-midi quelques jours avant le nouvel an afin de trouver les tenues parfaites. J'avais déjà eu à acheter ce genre de tenue pour les quelques rares dîners auquel mon père ou ma mère avait eu à participer et je savais que les essayages allaient durer longtemps, longtemps. Mais cette année allait être un renouveau. Pour une fois je ne faisais pas les boutiques avec ma mère et ses goûts de plouc bourgeoise mais avec mes deux copines et je pensais que ça allait changer la donne.
On se donna rendez-vous dans une hall dont Ino avait le secret. C'était un endroit de Konoha où je n'avais encore jamais mis les pieds et pour cause : il n'y avait que des boutiques de luxe. Givenchy, Prada, Chanel... Et Ino y était reconnue comme le loup blanc. Nous venions à peine de poser le pied dans notre première boutique lorsque s'écria un homme foncièrement efféminé :
- Ino, ma très chère. Que nous vaut le plaisir de ta visite ?
- Marco, mon ami, cela fait si longtemps ! Comment c'était le Costa Rica ? Et Laetizia et les enfants, tout le monde va bien ?
Ah finalement, il n'est pas gay !
(NdA : je n'ai rien contre les gays, j'ai des amis qui sont gays et pour la petite histoire j'ai connu un coiffeur marié et père de famille qui se faisait passer pour gay pour attirer plus de clients)
-Tout le monde va bien ma chérie, d'ailleurs tu es toujours la bienvenue a mi casa ! Alors les chéries, qu'est ce que je peux faire pour vous ?
- Mes amies et moi sommes de gala. Nous avons besoin de tenue.
Finalement, connaissant Ino, je me disais que j'aurais peut-être dû aller faire les boutiques avec ma mère. En effet, avec Ino et son penchant très prononcé pour la mode, nous n'étions pas prête de trouver nos tenues. L'homme brun au style étrangement efféminé du nom de Marco lui prit la main et l'emmena près d'un mannequin :
- C'est la dernière collection de chez Versace. Je suis certain qu'elle t'irait à merveille ma chérie.
Ino contempla la robe, dubitative :
- C'est vrai qu'elle est belle. C'est de la soie ? ... A vrai dire, je serais plutôt tentée par une tenue Zuhair Murad. Tu sais bien que c'est mon styliste préféré !
Marco lui fit en grand sourire et l'entraîna plus loin, toujours en lui tenant délicatement l'avant-bras :
- Dans ce cas ma chérie, ne cherche plus. J'ai ce qu'il te faut.
Il la fit s'installer sur un fauteuil en velours ivoire et s'en alla dans l'arrière-boutique. Il revint quelques minutes plus tard avec une longue robe de soirée dans les tons rose pâles certis de multiples sequins et fines dentelles d'une couleur rose dorée très belle. La robe était magnifique :
- Marco, c'est parfait, j'achète. Est ce que tu l'as en taille deux ?
- Essayes-la d'abord ma chérie, bien sûr que je l'ai en taille deux !
Elle partit rapidement dans une cabine d'essayage tandis que Marco se tournait vers nous :
- Mes chéries, maintenant que nous avons trouvé pour ma délicieuse Ino, on va trouver vos robes.
J'allais ouvrir la bouche lorsqu'il m'intima très poliment de me taire :
- Ne dites rien, mes chéries ! Je suis coach en mode et expert en fashion-show et je reconnais tout de suite les besoins de mes clientes. Pour vous mon joli bouton de rose ce sera une robe Ellie Saab et quant à vous mon petit bleuet, il vous faut absolument une robe Paolo Sebastian sage mais élégante.
Il retourna rapidement dans l'arrière boutique et nous dégota deux belles robes. L'une, robe à bustier noire avec un dégradé tirant sur le blanc et le pourpre depuis la taille jusqu'aux pieds et l'autre de même longueur dans les tons bleus gris (dusty blue) à tomber à la renverse. Il pointa les cabines d'essayage et nous incita :
- Allez, en piste mesdemoiselles !
Des habilleuses vinrent nous prêter main forte et nous ressortirent toutes deux après quelques minutes dans le hall. Ino nous attendait déjà, assise dans le gros fauteuil en velours telle une altesse. Elle était magnifique dans sa robe rose. Nous primes tout de même quelques minutes pour délibérer mais le choix fut très vite fait. C'est vrai que Marco ne s'était pas tromper sur nous. Les robes de soirées nous allaient comme un gant ! Trente minutes après notre entrée, nous ressortions déjà du magasin, les emplettes finies.
Sur le coup, je ne m'y attendais pas. Pour être déjà allée faire du shopping avec Ino et son penchant très prononcé pour la mode, je savais que les essayages pouvaient durer des heures :
- Eh bien si je m'attendais à ça ! Moi qui pensais qu'on allait passer tout notre après-midi à tenter vainement de trouver des robes, je suis ébahie !
Ino se tourna vers moi, complètement euphorique avec l'achat de sa robe :
- Marco est le meilleur. Il sait toujours exactement ce que tu recherches en un clin d'œil.
Hinata qui avait également trouvé sa robe en profita pour proposer un café mais Ino n'était pas de cet avis :
- Minute Papillon ! On ne se repose pas encore. Il nous faut encore les chaussures et le sac ! On file chez Magiela et je pense qu'après on aura fini. Cela ne devrait pas nous prendre trop de temps !
Comme prédit, on trouva assez rapidement chaussures à nos pieds et sacs à nos bras dans des nuances similaires à nos tenues. La session shopping pour le moins "express" arrivait à sa fin lorsque Ino nous proposa quelque chose pour le moins inattendu :
- Oh regardez là-bas, une diseuse de bonne aventure ! Venez on essaye ! Cela pourrait être marrant !
Je rétorquais très dubitative :
- Ino, tu crois à ce genre de charlatans ?
Elle m'offrit son plus beau sourire :
- Je ne crois pas aux voyants mais si c'est écrit sur ta main, ça fait parti de toi alors pourquoi pas ! Et vous, vous n'avez pas envie de savoir ce que la vie vous réserve ? En plus ce n'est que deux milles yens, on y perd pas au change !
Un peu sur mes gardes, je me laissais malgré tout traîner par Ino l'enthousiaste et Hinata la curieuse vers un petit café aux allures orientales. L'endroit sentait étrangement bon et une aura apaisante imprégnait les lieux. L'hôtesse d'accueil nous conduisit dans une salle de taille moyenne, de forme ronde et dans les tons roses orangés et munie de nombreux poufs. On s'installa et commanda trois thés vert à la menthe.
Une vieille femme entra à son tour. Elle désigna Hinata la première et prit sa main gauche :
- Bonjour mon enfant, laissez-moi d'abord vous parler d'amour. Vous n'aurez qu'un seul et unique amour. C'est un homme très convoité mais il n'aura d'yeux que pour vous. Et vous vivrez surement très longtemps tous les deux.
Elle caressait la main d'Hinata avec une infinie douceur puis continua :
- Vous aimez les enfants ? Je vois de nombreux enfants de votre chair et de votre sang, et cette ramification me fait également penser à des adoptions. Vous êtes tournée vers votre famille. Si je regarde vos autres lignes, je ne vois pas vraiment de carrière mais cela ne vous prive pas du bonheur. Votre bonheur réside dans votre famille.
Une fois qu'elle eut fini de parler à Hinata elle désigna Ino de son index.
Cette fois-ci elle prit la main droite :
- Ma beauté, je vois beaucoup d'audace et une vie tournée autour de l'art. Je vois deux mariages
- Et un divorce ?, osa demander Ino un peu décontenancée.
La vieille femme lui fit un signe de la main, lui coupant presque la parole :
- Je n'ai pas dit cela ma beauté, rien n'est sur et tout ne dépend que de vous. Il se peut que vous épousiez deux fois le même homme !
Elle jeta un rapide coup d'œil à Ino puis ajouta d'un ton plat :
- Vous voulez devenir mannequin ? Peut-être comme votre mère. C'est écrit sur votre main. Cela étant, je vous le déconseille. Il y aura un enfant unique. Avec un père également artiste, si vous devenez mannequin je vois beaucoup de tristesse sur le plan de la carrière et de la famille. Je vois également un grand désir de faire ses preuves et d'aider les autres. Je vous conseille de partir plutôt sur cette voie.
Enfin, elle reposa la main d'Ino et s'intéressa à moi. Avec la même délicatesse, elle prit ma main dans la sienne et commença sa lecture :
- Mon enfant, vous avez seize ans, n'est ce pas ? Je sais que cela peut vous paraître soudain mais vous allez vous marier l'année prochaine.
Jusqu'ici rien de nouveau. La vieille femme continua de tracer les lignes de ma main avec ses longs doigts squelettiques :
- Mon enfant, vous êtes chanceuse ! Je vois que l'homme que vous allez épouser sera l'amour de votre vie. Il n'y a aucun divorce à l'horizon. Les lignes de vie peuvent toujours changer mais je pense que vous ferez un mariage heureux !
...Est ce que je peux vomir un coup ?
Elle continua de décrire mes lignes avec douceur :
- Vous aurez au moins deux enfants ; le premier arrivera de manière inattendue. Le deuxième sera désiré. Je vais maintenant regarder votre ligne de vie.
Tout d'abord sereine, je la vis froncer les sourcils. Elle tira ma main un peu plus près de ses yeux, contemplant interdite mon poignet :
- Mon enfant, je suis terriblement navrée... Je vois un grand drame il y a de cela quelques années. Ce drame a déchiré votre vie et vous vous sentez incomplète. Je suis vraiment désolée, mon enfant. Tant que vous n'aurez pas fait ce deuil, vous ne pourrez pas être heureuse.
Continuant sur sa lancée, elle continue à passer son index le long de la même ligne et d'une voix compatissant, ajouta :
- Vous allez être confrontée à des épreuves dans les mois et années à venir. Il faudra faire preuve de courage.
Elle prit ma deuxième main dans les siennes et la serra très gentiment dans un geste de reportant son attention sur ma paume, elle acheva sa lecture par ma carrière :
- Vous avez de l'ambition et vous réussirez. Cependant votre profession va monopoliser beaucoup de votre temps et engendrer du surmenage. Souffler un peu, voyager , cela vous aidera à canaliser votre stress.
Elle bu une rapide gorgée de sa décoction avant de nous inviter gentiment à finir les nôtres et à partir. A notre sortie, elle nous adressa un dernier gentil mot :
- J'ai été ravie de rencontrer vos lignes, jeunes filles et je vos souhaite beaucoup de bonheur. Je ne m'en fais pas trop pour vous ! N'hésitez pas à revenir si vous avez des questions subsistantes.
Nous ressortîmes et nous dirigèrent lentement vers les arrêts de bus. Tandis qu'Ino et Hinata semblaient ravies de leur destinée, je ne pouvais m'empêcher de considérer que tout ce que cette femme venait de me dire ne pouvait être vrai. Cela ne pouvait être qu'un ramassis de conneries, n'est ce pas ? C'était forcément ça. Saluant les filles qui prenaient un bus différent, je montais dans le mien et revint assez rapidement chez moi. Ma mère qui était en train de préparer le dîner, accourut jusqu'à la porte pour m'accueillir :
- Sakura, ma chérie Enfin ! Je ne tiens plus en place. Il faut que tu me montres cette robe !
Ah, fashionista mom, le retour ! Je l'aurais parié.
Elle me pressa vers la salle de bain et m'aider à passer ma robe. Avant de me tenir une main et de me faire tourner sur place devant elle. Je sentais que j'allais avoir droit à quelques larmes.
- Oh ma chérie !..
Puis effectivement elle craqua et versa quelques larmes d'émotions.
- Ma chérie, tu es magnifique. C'est une création Ellie Saab, n'est ce pas ? Je suis sûre de l'avoir vu dans Vogue ou Cosmopolitan.
- Oui, nous sommes allées dans la boutique d'une connaissance d'Ino et sa mère.
Elle me posa un doigt sur les lèvres, m'intima le silence d'un air sacrément espiègle.
- Laisse-moi deviner. Un choix aussi judicieux... Tu es forcément allée chez Marco !
Hallucinant ! Comme quoi le monde de la mode est petit et tout le monde se connait. Elle sortie en hâte de la salle de bain et se rua sur le téléphone puis tapant un numéro à la va-vite, elle retourna dans la cuisine surveiller son plat :
- Allô ? Mon très cher Marco ?! C'est Kaori Haruno... Comment vas-tu ? ... Et Laetizia et les enfants ?... Très bien, très bien je te remercie. Oui je t'appelle au sujet de la robe Elie Saab que ma fille Sakura a acheté tout à l'heure. Elle est magnifique, tu as encore une fois fait mouche !... Oui tant de talent ça m'épate !... Oh non, attends ce n'est que la vérité mon cher... Oui du coup, je voulais savoir : est-ce que tu fais également les robes de mariage ?... Oui, alors on passera voir... Merci mon cher... Je passerais bientôt, on pourrait peut-être se faire un déjeuner avec Laetizia ?... C'est entendu, allez, bisous mon cher.
Puis elle raccrocha sous mon air déconfit et posa le combiné, dans un soupir de quiétude. Accomplie, elle se mit à chantonner dans la cuisine en tournant sa spatule dans le fait-tout. Puis se tournant vers moi, elle m'offrit un large sourire et déclara :
- Ma chérie, tu peux aller prévenir papa ? On va passer à table !
Jour J, Gala prévu dans moins de douze heures. Pour l'instant je suis dans mon lit, paresseusement allongée, attendant que ma mère s'impatiente et agite devant mes yeux son horrible enthousiasme pour venir me chercher et me hâter de me préparer ; au programme un rendez-vous dans un centre de manucure-pédicure à dix heures et demie, un rendez-vous avec Mikoto Uchiwa devant le spa de Sunset Plaza à onze heures pour déjeuner et se faire masser, un rendez-vous chez le coiffeur à quinze heures, toujours avec la mère de Sasu-crevette puis une raccommodeuse à la maison à dix-sept heures pour partir à dix-neuf heures à cette satanée réception. En somme, une journée chargée pour une jeune fille insignifiante qui n'a guère envie de faire partie de ces people qu'on prend en photos dans des situations embarrassantes et qu'on affiche ensuite pour en faire la risée des tabloïds. Chouette, je suis aussi enthousiaste à l'idée d'y aller que de finir à six pieds sous terre dans une tombe remplie de vers... Quoique, finir dans une tombe serait tout de même plus honorable à mes yeux que de finir dans un banquet épiée de toute part...
Enfin bon, je n'ai pas finis de me plaindre aujourd'hui et je vais même commencer par extérioriser mon courroux aussitôt ; ma mère vient en effet de venir me réveiller, arborant un air euphorique tandis qu'elle s'exclame avec gaieté que je vais enfin être reconnue dans le monde entier...Génial. Je grogne tel un animal sauvage qu'on aurait tout juste capturé parce que finalement c'est un peu ce que je suis : un oiseau dans une cage en or, privé de sa liberté et sans aucune envie de chanter. Anyway, je me lève malgré tout, le pas lourd pour m'habiller en hâte, prendre un petit déjeuner rapide avant de suivre une mère indigne et désespérément trop heureuse dans le labyrinthe de notre ville, et laisser mes pauvres pieds et mains à une bande de vautours dépourvus d'originalité.
La journée promet d'être longue...
Il est actuellement dix-huit heure quarante-trois et je me dirige vers le majestueux hôtel Carlinton de Konoha où se déroule cette maudite fête. La famille Uchiwa a été assez aimable pour nous faire parvenir une de leurs grandioses voitures de luxe pour nous amener jusqu'à cet enfer terrestre. Après encore une dizaine de minutes, nous voilà devant le gigantesque hôtel, de ma vitre teintée j'arrive à distinguer au dehors des flash, des cris... Oh my Gawd, Je veux mourir ~
Un portier nous ouvre la porte et je suis ma mère et mon père au dehors, me pressant de rentrer dans l'accueil de l'hotel tandis que ma mère se permet quelques signes de main auprès des paparazzis. La salle de réception est déjà bondée de monde. Un majordome nous accueille et, nous ayant conduit jusqu'à la dite salle de réception, nous abandonna auprès de la famille Uchiwa. Ces derniers furent ravis de notre présence mais Sasuke n'était pas avec eux. Me voyant scruter la salle du regard, la mère de Sasu-con me murmura en prenant ma main dans la sienne :
- Il va venir ! Il est allé se rafraîchir dans une salle de bain, il voulait être parfait pour ton intronisation à la scène mondaine, « pour ne pas pâlir en comparaison de la beauté d'une si jolie fille » m'a-t-il dit. Qu'il était choupinet, tout rougissant de gêne. Oh bien sur, je lui ai dis que de toute façon, il était déjà magnifique, mais tu le connais, il se sous-estime, il est tellement timide mais bon...
Je ne l'écoutait que d'une oreille ; je n'étais pas forcément d'accord avec ce qu'elle disait : Sasuke, timide ? A la rigueur, quand il avait cinq ans, je peux comprendre mais il en a maintenant seize ! Quant au fait qu'il se sous-estime, je n'y crois pas une seconde et considère que c'est un rôle qu'il joue auprès des autres.
Moi je ne sais que trop bien qu'il est véritablement imbu de lui-même. Je continuais sur ma lancée, à la poursuite de mes souvenirs, me remémorant tous les coups bas, toutes les moqueries que l'esprit tordu et sadique de Sasuke m'avait fait subir. La mère de Sasuke qui avait poursuivit son monologue élogieux me tira cependant de ma rêverie :
- ...N'es-tu pas d'accord avec moi Sakura ?
- Euh, si si, Mme. Uchiwa.
- Rooh, Sakura enfin, tu peux m'appeler Mikoto !
Non loin de là, Fugaku Uchiwa et mes parents semblaient en grande discussion mais à voix basses :
-... Et ils ne l'ont toujours pas retrouver ?, s'étonnait Fugaku Uchiwa.
Mon père paraissait désemparé :
- Non toujours pas. On commence à sérieusement à nous inquiéter. La vie d'une personne est en jeu.
- Et qu'en dit la police ?
- Ils continuent leurs recherches mais il n'y a aucune trace !
Fugaku Uchiwa tenta de le réconforter :
- Quoiqu'il en soit, n'y pensez pas trop ce soir, soyez et profitez de la soirée. ous nous sommes assurés de tout !...
Ma mère qui était à ses côtés lui tapota affectueusement l'épaule avant de se joindre à Mikoto Uchiwa et moi. Elle aussi semblait légèrement affectée mais reprit rapidement sa contenance, offrant à qui le voulait son sourire le plus éclatant :
- Que se passe-t-il ? , Je m'enquis, moi-même soucieuse. Je n'aimais pas voir mon père soucieux.
Je n'avais que rarement vu mon père dans cet état, et encore moins en public.
- Oh... C'est à propos d'un patient de papa. Le donneur s'est tout simplement volatilisé !... Ça le travaille énormément bien entendu. La vie de son patient est en danger et ses chances de survie s'amenuisent. Tu connais papa, il fait tout son possible.
C'est vrai que le cas devait le travailler. Ce n'était pas tous les jours que les donneurs se désistaient, encore moins disparaissaient... Ce n'était vraiment pas courants et ça valait la peine que je m'y intéresse un peu. Après encore quelques minutes et des discussions bien moins captivantes sur les stéthoscopes de la Uchiwa Corp dont je vous épargnerais les détails, le plus jeune fils Uchiwa arriva enfin, me tirant dans ses bras tandis que nos parents respectifs se tournaient vers nous :
- Sakura, mon amour, comme je suis heureux de te voir !
Sa mère, charmée par ses faux élans amoureux, ajouta :
- Ah vraiment, quel couple adorable ! Sasuke, n'oublies pas de regarder l'heure assez souvent, nous devons présenter Sakura à vingt-deux heures trente.
- Je n'y manquerais pas, très chère mère.
Puis il attrapa fermement ma main et nous nous éloignâmes des adultes. Il ne daigna pas me dire où nous allions mais lorsque j'aperçus au loin Ino, Hinata, Neji et... Naruto ? Je compris que nous allions les rejoindre. Tous tenaient une flûte remplie de champagne et Sasuke fut rapidement abordé par un serveur :
- Champagne monsieur ?
- Merci, mais pas pour la demoiselle, elle est trop jeune...
Puis il rit un peu et attrapa une seconde flûte et me la tendit. Son comportement, bien que purement taquin, m'indignait. Je n'aimais pas l'alcool, là n'était pas le problème, mais je ne supportais pas qu'on décide à ma place, même si ce n'étaient que des futilités. Uchiwa allait payer. Je le maudissait, je le détestait, je voulais le vilipender, le pendre par les tripes et brûler son cœur de glace. J'aurais pu continuer sur ma lancée pendant encore bien longtemps si Hinata dans sa magnifique robe Paolo Sebastian ne m'avait pas sorti de ma transe meurtrière :
- Sakura, tu grinces des dents !, chuchota-t-elle.
Puis elle me prit gentiment par la main et murmura de sa voix douce et naïve tandis que Naruto et Sasuke se cherchaient encore des noises :
- Tu sais, je suis sûre que Sasuke ne voulait pas te vexer. Tu sais bien qu'il aime bien t'embêter mais dans le fond il prend bien soin de toi...
Je ne voulait plus prêter attention à mon crétin de fiancé, alors je regardais autour de moi, admirant une nouvelle fois la beauté fabuleuse de l'endroit, l'attitude snobe et égocentrique de certains autres invités, le luxe, encore le luxe et toujours le luxe. Ils n'avaient que ce foutu mot à la bouche, ses pauvres idiots, ses êtres sans âmes ni cœur. Ils ne pensaient pas à la misère du monde, ces salo**rds.
La fête battait son plein. Quant à nous, nous restions ensemble la plupart du temps, bien que parfois il arriva qu'on appela Hinata, Neji ou même Sasuke à venir faire ses salutations à tel grand nom de la scène politique ou tel couturier mondialement connu. Pour ma part, n'étant connue que sous le statut de fille de ex mannequin et chirurgien, je n'avais pas encore vraiment de nom et je savourais à présent ces derniers instants de liberté.
Les heures défilaient malgré tout et il fut rapidement venu le temps de me présenter au monde en tant que fiancée de Sasuke Uchiwa, fils et héritier du PDG de la mondialement connue Uchiwa Corp. Et à partir de cet instant ma vie ne serait plus la même. Déjà que je trouvais Sasuke insupportable dans son rôle factice d'amoureux transis mais alors, si en plus de cela, la presse venait à y ajouter son grain de sel, ça serait le bouquet ! A vingt-deux heures vingt, mon cher et tendre finit par me conduire auprès de ses parents tandis que les miens s'asseyaient à la table d'honneur de la soirée. La foule mondaine, s'agglutina autour de la balustrade pour entendre ce que la mère de Uchiwa avait à dire, s'attendant probablement à une incitation envoûtante pour aider les orphelins à récolter des fonds. La mère de Sasuke avait toujours été une femme bien, sous tout angle.
Mme. Uchiwa commença bien évidemment son petit discours en parlant de la nécessité de ces pauvres enfants sans mères et qu'il était absolument crucial que notre société se mobilisa dans le but de les aider, de créer en eux une seconde mère, une mère de substitution. Moi je n'écoutais encore une fois que d'une oreille sourde puisque Mikoto Uchiwa avait répété son discours à côté de moi chez le coiffeur. Par conséquent, je ne prêtais guère attention. Ce ne fut que lorsque je vis Mikoto Uchiwa agiter son bras élégamment dans le but d'attirer les regards sur son fils et sa fiancée, et donc par conséquent sur nous, que je compris que l'heure de ma descente aux enfers était venue. Sasuke se saisit plus fermement de ma main et s'avança sur la balustrade tandis que j'entendais sa mère s'exclamer joyeusement :
- Mais cette soirée n'est pas uniquement destinée à apporter notre soutien aux plus démunis puisque nous sommes très heureux de vous annoncer les fiançailles de notre fils Sasuke avec la très charmante fille du grand chirurgien Haruno Jean-Pierre et de ma très précieuse amie Kaori, Sakura Haruno. Venez très chère !
Je vis alors des centaines de regards braqués sur ma pauvre personne tandis que nous nous rapprochions, je n'osais même pas penser à tous les horreurs qu'ils devaient penser de moi tandis que Mikoto Uchiwa me prenait dans ses bras, d'une étreinte distinguée. Me lâchant avec beaucoup de douceur, elle ne rajouta pas un mot tandis que quelques paparazzi nous prenaient en photos dans le but de faire paraître une première page tape-à-l'œil dans un magazine people. Et ce bon à rien de fiancé ne trouva rien de mieux à faire que de me serrer contre lui et de venir déposer un baiser tendre sur ma joue gauche. Je rougis de gêne tandis que, reprenant ma main, il nous menait au bas de l'estrade. Quelques personnes vinrent à notre rencontre pour nous témoigner avec toute l'hypocrisie du monde « leur immense joie à la vue de notre bonheur et leurs meilleurs vœux pour la vie future ». Et bien évidemment, pour m'achever, Sasuke était tout sourire, affirmant haut et fort à quiconque voulait l'entendre qu'il était le plus heureux des jeunes hommes d'épouser pareille merveille. Moi je fulminais, j'arrivais à ne plus le comprendre à présent, sachant qu'auparavant il était déjà difficile de le comprendre, ne serait-ce qu'un minimum. Je fis passer mes rougissement de colère pour de la timidité face aux compliments de Sasuke pour nous extirper à l'extérieur :
- Oh, mon amour, tu es tellement adorable ! Tu vas vraiment finir par me faire rougir... Pfiou, je me sens toute émue, veux-tu bien m'accompagner au dehors, j'ai besoin de prendre l'air..., déclarais-je avec une petite voix niaise et hypocrite.
Il tiqua immédiatement, comprenant que j'allais exploser et que le moment était venu de se confronter. Affichant un faux air compatissant, il s'excusa auprès de nos interlocuteurs avant de nous mener à un étage un peu plus haut pour que nous soyons seuls. Nous installant sur un balcon, trois ou quatre étages au dessus de la salle de réception, il me demanda, légèrement agacé :
- Bon qu'est ce qu'il y a ?!
Ça y est, j'explosais :
- Tu me demandes ce qu'il y a ?! Tu t'es vu ? "Oh Sakura, mon amour, oh regardez tous comme nous sommes heureux de nous marier, ho ho ho !", l'imitais-je, moi-même agacée.
Je repris mon souffle, n'ayant pourtant pas encore donné de la voix :
- Tu fais semblant d'être le plus heureux crétin du monde alors que tout le monde sait très bien qu'entre nous deux ce n'est qu'une histoire de famille et toi, tu veux leur faire croire que nous nous aimons passionnément, que nous voulons de ce mariage alors que nous sommes tous les deux contre ! Moi qui te croyais plus téméraire et plus anticonformiste que cela, finalement je suis déçue. Tu essaies bel et bien de t'attirer les bonnes grâces de la haute société, comme tous les autres !
Je fis une petite pause, tandis qu'il faisait face, bouche bée, à mes élans d'une colère frénétique. Je repris :
- Moi qui croyais que pour toi m'épouser était la pire chose qui puisse t'arriver, je ne comprends même pas comment nos fiançailles ont pu se produire ! N'as-tu donc pas essayer de décourager ta mère ? N'as-tu donc pas essayer de provoquer l'autorité de tes parents contre ce mariage ?!
Ma frustration me fit même verser quelques larmes tandis que je le voyais, le visage décomposé, le regard ému d'une certaine tristesse. Il se tenait légèrement voûté, comme si on venait de lui abattre une massue dans le dos. Et moi je devenais de plus en plus frustrée, sans réponse, sans comprendre :
- T'as perdu ta langue dans ta poche ?, lui demandais-je quelque peu agressivement, sur un ton de défi.
Je voulais qu'il réagisse, qu'il crie également. Je voulais qu'on règle nos comptes. Il releva la tête et me plaqua contre le mur pour m'embrasser fougueusement. Alors là, vraiment, je ne comprenais plus rien. Je venais de lui balancer des horreurs à la figure et lui, tout ce qu'il trouvait à faire était de m'embrasser ? Après ce baiser incroyable, nous nous séparames et nous reprîmes notre souffle. Je m'apprêtais à lui demander ce que signifiait cette initiative lorsqu'il me perça de son regard noir et déterminé et avoua haut et fort :
- JE T'AIME !
J'en fus toute surprise ; Sasuke, m'aimer ? Non, non, bien sur que non, j'avais du mal entendre... Il reprit son souffle et poursuivit sur sa lancée dévastatrice :
- Je t'aime Sakura... Je t'aime au delà de toute Raison... Je t'aime depuis les toutes premières fois où nous nous sommes rencontrés. Je ne voulais d'abord pas de ce sentiment. Je n'aimais pas l'amour, je ne voulais pas d'amour car cela pouvait signifier m'apercevoir que toi aussi tu faisais partie de toutes ces folles groupies qui se ruaient sur moi à chacune de mes apparitions. Je t'ai aimé pendant tout ce temps, mais je ne voulais pas le reconnaître alors je te haïssais. Je ne voulais pas me l'avouer.
Il souffla encore, puis poursuivit derechef :
- Je te haïssais vraiment, Sakura. Mais plus encore que mon rejet de ces sentiments, je te détestais de devenir aussi désirable aux yeux des autres hommes que moi. J'en devenais fou de jalousie, je vivais constamment dans la crainte de ne pas t'avoir que pour moi. Il me fallait ruser, et t'attirer le ridicule pour que tous ces bâtards qui gravitaient autour de ta personne durant nos vacances te lâchent un peu les baskets ! Le reste du temps, je ne te voyais pas alors je vivais sereinement, je n'y pensais plus...Puis vint le jour où je t'ai vu débarquer pendant nos habituelles vacances d'hiver en Autriche, âgée de seulement quatorze ans et plus ravissante que jamais.
Il fit une énième pause, encore essoufflé par notre baiser et par sa tirade :
- Dès lors, je n'y arrivais plus... Je n'arrêtais plus de penser à toi. J'ai cherché sans relâche un moyen de te faire venir au Japon, là où je pourrais garder un œil sur tes fréquentations et même les influencer. Je t'ai présenté mes amis, j'ai fais en sorte que nous participions aux mêmes cours, que nous passions nos weekends ensemble...
Encore une fois il s'arrêta pour souffler un peu avant de reprendre, sans jamais me quitter des yeux. Tout ce qu'il m'avouait avait certainement du mal à sortir :
- Alors oui, c'est pour cette raison que je n'ai pas désapprouvé notre union car c'est un événement de nos vies qui me permettra de te garder toujours à l'œil, et ce, même si ton amour pour moi n'est pas réciproque. Et je le sais pertinemment, Sakura. Je m'en suis contenté jusqu'à présent et je ferais avec, tu n'as pas à t'en faire. Et je te jure solennellement que je m'emploierais à faire ton bonheur et à être un bon mari. Je suis heureux et fier de me marier avec toi, je ne regretterais rien. Je suis un égoïste doublé d'un lâche... Mais au grand jamais je ne te partagerais avec quelqu'un d'autre.
Pour ma part, je n'avais pas de mot face à cela. Je comprenais mieux certaines choses mais cela n'expliquait pas tout et il y aurait toujours une part d'ombre dans notre passé commun qui restait pleine de mystères. J'avais également du mal à me faire à l'idée que l'Uchiwa puisse éprouver pour moi plus que de la haine ou même de la sympathie. Après tout, un Uchiwa n'éprouve qu'indifférence. Je ne voulais pas y croire, surtout. Trop prise dans les émotions, trop gênée par toute cette réception, le stress qu'elle avait engendré, l'hypocrisie nauséeuse des bourgeois de ce bas monde, cela faisait trop d'émotions d'un coup! Et voilà que Sasu-crétin empirait mes états psychologiques en m'avouant ça... Je ne voulais tout simplement pas en entendre parler. Pitié... Pas maintenant...
D'une voix blanche et les larmes aux coins des cils, j'eus beaucoup de peine à lui murmurer :
- Nous-... Nous en reparlerons plus tard si tu le veux bien, je-... Je souhaiterais être un peu seule.
Il parut un peu déçu mais dans le fond je savais qu'il comprenait :
- Bien, je vais redescendre et je leur dirais que tu ne te sentais pas bien et que tu te reposes.
Avant de partir, il glissa doucement ses deux mains sur mes épaules avant de déposer un chaste baiser plein de tendresse sur mes lèvres, murmurant au passage qu'il se sentait plus léger. Puis il partit, me laissant avec toute la lourdeur de ses propos sur les épaules. Je ne savais plus quoi penser, je me sentais mal. J'avais besoin d'air et j'étais sur le balcon à tenter de reprendre mon souffle alors que l'air ne semblait pas vouloir entrer et sortir de mes poumons. Je suffoquais face à ma situation, je me savais au bord de la crise de nerfs. Je m'allongeais sur le canapé du petit salon avoisinant, pour reprendre mes esprits. Ce fut une dure entreprise mais j'y parvins après quelques dizaines de minutes. Il était déjà minuit passé et il était temps pour moi de redescendre, gracier les bourgeois de ma présence. Je n'avais pas envie de les voir, et encore moins lui...
Il m'aime... Bon sang, Sasuke m'aime...
En traversant la petite cour pour rejoindre la salle de réception, je croisais une vieille connaissance à qui je n'avais pas non plus envie de parler ; Karin. Assise en larmes contre l'un de balcons, cette dernière n'était vraiment pas d'humeur joyeuse. Elle devait avoir enfin compris que Sasuke ne serait jamais à elle après le beau discours de maman Uchiwa et du baiser médiatisé de Sasu-crétin. M'ayant aperçu malgré toute la discrétion du monde, elle s'élança vers moi telle une harpie à qui on aurait voler son joujou :
- Haruno, je te hais !
Je ne voulais pas m'attarder avec elle, je voulais qu'elle me foute la paix et rapidement :
- Ce n'est pas nouveau Karin. Bonsoir.
Son mascara dégoulinait le long de ses pommettes saillantes et on aurait pu lire toute la misère du monde dans son regard. C'était une triste vue, et j'aurais pu éprouver un peu de compassion. Mais juste pas ce soir...
- Attends voir p'tite sal**e, je n'ai pas dis mon dernier mot ; tu vas payer ! Tu vas payer pour m'avoir enlever mon Sasuke, vieille sorcière.
Elle me gifla mais je n'étais plus à cela près. Sa gifle, je la ressentis à peine. Les mots de Sasuke envahissant toujours mon esprit, je ne ressentais rien d'autre. Frustrée par mon manque de réaction, la dite jeune fille me gifla une seconde fois avant de agripper le bras et de m'envoyer de toutes ces forces le plus loin possible. Une grande et majestueuse fontaine d'extérieure en plein centre de l'entrée vint amortir ma chute. J'eus sur le coup très mal au diaphragme. Elle s'élança ensuite sur moi, maudissant ma personne, déclarant avec rage que j'allais en payer de ma vie. La folie l'animait, je ne pensais pas qu'elle aurait pu aller aussi loin en temps normal. Je soupçonnais donc cette nunuche d'avoir bu un ou deux verres de champagnes en trop. Elle m'attrapa par les cheveux et la plongea sous l'eau. La maintenant au dessous de la surface et me voyant me débattre, elle devait jubiler.
- Tu vas voir Haruno, tu vas rejoindre les cieux un peu plus tôt que prévu~
J'avais beau me débattre, sa prise était telle que je ne pouvais sortir ma tête hors de l'eau.
- Tu n'as que ce que tu mérites. Crève Sakura !
Mais dans son malheur un serveur eut l'idée de passer voir ce qu'était tout ce raffut. S'empressant pour me secourir, il repoussa la jeune hystérique avant de m'aider à reprendre une respiration normale. D'autres personnes furent alertées si bien que, pour mon grand déplaisir, la petite entrée fut bientôt remplie de vautours nobles et autres mondains sans cervelles. La famille Uchiwa se fraya un passage rapidement et Sasuke vint me prendre dans ses bras, tentant de me calmer, de savoir si j'allais bien. J'avais toujours du mal à respirer et j'avais l'impression d'avoir de l'eau dans les poumons. De l'autre côté, on emmenait Karin prendre l'air tandis qu'elle continuait à hurler à qui voulait l'entendre que je devais payer, que je lui avais voler Sasuke.
De part et d'autres, tout le monde murmurait que l'attitude de la jeune rousse était absolument scandaleuse et qu'elle ne devait pas avoir reçu une éducation suffisamment stricte dans son enfance. Moi je m'en foutais de savoir si Karin avait reçu une bonne éducation ou non. J'étais trempée et je grelottais. pire encore, je détestais être au centre de l'attention et avoir tous ces regards indiscrets posés sur moi. Sasuke me passa sa veste de costume autour des épaules et me serra contre lui, déposant un rapide baiser sur mon front trempé. Sa mère vint s'enquirent des « informations » et il en profita pour l'avertir qu'il allait me ramener à leur manoir pour que je puisse me reposer après tant d'épreuves. Bien évidemment elle acquiesça et retourna auprès de ma si calme mais un tantinet inquiète mère.
Prenant des airs chevaleresques, il me souleva dans ses bras et me transporta, fier comme un paon mais l'air grave collé au visage, jusque dans le parc où nous attendait une voiture Uchiwa et un chauffeur. La soirée s'achevait pour moi, confortablement installée dans les bras d'un Sasuke à torse nu, dans un lit chaud et accueillant. J'étais pratiquement sure que demain il y aurait tout un tas de gros titre faisant allusion à notre petite altercation, mais pour l'instant j'avais mieux à penser.
Bon sang, Sasuke Uchiwa, m'aime.
Il m'aime, moi, Sakura Haruno, simple fille d'un chirurgien de grande renommée et d'une ex-mannequin.
Je ne suis rien de spéciale. Je n'avais pas de quoi en être fière et même je me sentais prise au dépourvu.
De son côté Sasuke me serrait très fort dans ses bras. Ayant déposé les armes de guerre, il jouissait pleinement de la situation et me couvrait les joues de petits bisous, voyant que je ne me débattait pas non plus. Et bien évidemment, c'est dans ce moment d'intimité et de calme et alors que je n'aspirais qu'à me reposer et à ne plus penser à rien que Sasuke me demanda bêtement quelque chose qui n'avait pas fini de me torturer l'esprit les jours et nuits à venir :
- Sakura, tu veux bien être ma petite-amie ?
Et voilà ! Un chapitre long et croustillant à souhait ~
J'espère qu'il vous a plu et que vous attendrez impatiemment la suite des aventures (et mésaventures) de nos deux protagonistes. N'hésitez pas à réagir et à me faire part de vos réactions et de vos questions.
On se revoit bientôt (j'espère) et sur ce je vous souhaite un bon dimanche.
RosePourpre
