Master and Slave
Disclaimer: Les personnages de Bleach ne m'appartiennent pas! Ils sont à Tite Kubo.
Tous les autres sont à moi! bwahahaha!
Note: Je m'excuse par avance s'il y a un peu de OOC... (mais j'essaye de l'éviter au maximum)
Merci à Frasyl et Leikkona pour la bêta-lecture !
Pour des raisons pratiques, j'ai aligné la vie japonaise à celle occidentale. Comprenez donc par là par exemple, qu'une année scolaire va, dans ma fic, de Septembre à Juin (Alors qu'en réalité, une année scolaire japonaise débute en Avril et se termine en Mars) et que la majorité est fixée à dix-huit ans (et non vingt)
Le blabla de l'auteur:
Voici donc le retour de la fic, avec la fameuse surprise que j'ai promis au dernier chapitre.
J'avance actuellement, avec quelques difficultés sur le livre II... XD Mais j'y arriverai, j'y arriverai!
Merci pour votre patience, en esperant que ce chapitre vous plaise!
Les reviews anonymes:
Lynn: Sosuke ira jusqu'au bout... Je crois? Si personne ne lui met de bâton dans les roues en tout cas!
De la jalousie? mh qui sait? En tout cas tu connais Aizen, lui niera quoi qu'il arrive ;p
La place de Grimm dans les plans de Sosuke? ... Mh je ne sais pas, mais dans les miens en tout cas il a sa place \o/
Suki: Voici la suiiiite \o
Sunny: Il semblerait que ça se profile comme ça en effet... Non en fait je ne spoilerai pas en te disant que c'est bien le cas =p
Tisha (qui était le guest, j'ai cru comprendre?): Ravie que mes textes soient aussi accrocheur.
Pour Orihime, navrée, mais elle a son importance dans mon histoire ;p
Hyori: Je suis une coup de coeur? :o! *joie +500*
Non, les fictions ne sont pas parfaites, surtout les miennes xD! Mais tes compliments me font vraiment très plaisir. Contente que M&S te plaise!
Merci à tous et toutes pour vos review!
- Je suis désolée si ça vous parait ambigu. Mais Kurosaki-kun et moi nous ne sommes que de très bons amis. Mais je peux comprendre, assura la jeune fille d'une voix douce, sans cesser de fixer l'homme resté en retrait et qui ne fut pas certain d'apprécier cette attitude.
Elle s'étira, avant de reprendre la même position qu'auparavant, mais tout en serrant Grimmjow cette fois-ci. L'intention de prouver que cette posture n'avait rien d'étrange pour eux, et qu'ils n'étaient vraiment qu'amis était louable. Ichigo préféra s'amuser du rouge qui ne tarda pas à enflammer les joues de l'esclave prisonnier qui se racla la gorge et qui n'osait visiblement pas bouger. Il ne put qu'insulter une nouvelle fois Sosuke qui se moquait ouvertement de lui, sans effet une fois de plus. A ce moment précis, son air boudeur lui faisait perdre toute crédibilité.
Livre I – Un simple jeu
Chapitre 15
L'après-midi se déroula dans une ambiance bonne enfant. Si Grimmjow participa volontiers à leurs discussions, les deux jeunes gens ne parvinrent pas à convaincre Aizen de faire de même. Celui-ci préféra se désoler du spectacle trop joyeux et se contenta de remarques cyniques de temps en temps. Il n'était pas rare qu'Orihime tourne la tête vers lui pour constater, amusée, que le regard de l'homme quittait rarement son maitre. Elle finit par se pencher vers Ichigo pour lui en faire la remarque. Son ami rougit et tenta de détourner le sujet, sans succès.
- Grimmjow a aussi ce genre de regard quelque fois mais… C'est un peu différent, je ne saurais pas te dire exactement, continua-t-elle toujours à voix basse, cherchant ses mots pour expliquer correctement.
- De quoi ? Qu'est ce que j'ai encore fait ? grogna l'esclave, qui n'avait entendu que son nom et le début de la phrase.
Lorsqu'elle lui tira la langue, celui-ci s'énerva une nouvelle fois. Son attitude menaçante n'eut aucun effet sur sa cible.
« Quelle relation atypique que celle d'Inoue et de son esclave », songea Kurosaki. Une relation probablement aussi atypique que celle qu'il entretenait avec le sien. Ils ne se détestaient pas et, même s'ils se disputaient souvent (puisque Grimmjow bondissait et hurlait à la moindre boutade), l'ambiance restait détendue. Néanmoins, la notion de « dispute » avec Orihime restait relative, puisque même en colère ou mécontente, elle était loin d'égaler son esclave. Si l'homme criait régulièrement sur elle, il se calmait tout seul devant le léger sourire, parfois un peu crispé, qui lui répondait.
Cela l'ennuyait un peu de l'admettre mais, face à un esclave considéré lui aussi comme « difficile » (n'avait-il pas, après tout, était cantonné dans la même salle que Sosuke ?), elle avait probablement mieux réussi que lui. Plus vite de surcroit, puisqu'elle avait fait cesser les conflits pour passer à autre chose. Bien qu'il se doute que l'attirance flagrante de l'esclave pour la jeune fille avait dû beaucoup jouer dans l'histoire. Si Jaggerjack passait son temps à râler et à grogner, il répondait aux requêtes qu'Inoue formulait.
On ne pouvait pas vraiment en dire autant de tout le monde.
La soirée montra le bout de son nez et Orihime s'éclipsa dans la cuisine pour préparer le repas. Il y eut un blanc entre les trois hommes désormais seuls, avant que Grimmjow ne bondisse vers la pièce précédemment citée et hurla qu'il allait l'aider. Il avait surtout l'idée de se débrouiller afin d'avoir un repas normal pour ce soir, pour une autre personne que la jeune fille bien entendu. L'esclave disparu, Ichigo baissa légèrement la tête et se replongea dans les pensées que sa réflexion sur le petit couple formé par leurs hôtes avait amenées sur sa propre relation. Il fût interrompu très vite par un sifflement admiratif, avant qu'Aizen ne prenne place à ses côtés.
Les gêneurs disparus il pouvait se permettre maintenant d'être un peu moins sauvage.
- Je ne me souviens pas avoir déjà vu Jaggerjack aussi docile, ton amie cache bien son jeu.
- Et si je ne te connaissais pas je dirais que tu étais aussi jaloux que lui tout à l'heure, riposta l'étudiant, grognon.
- Oui, bien sûr, ironisa Sosuke. Mais vous étiez tellement mignons, je n'ai pu m'en empêcher.
Il était évident qu'Aizen allait nier. Même Ichigo commençait à se demander s'il ne s'était pas trompé en interprétant l'agressivité de certaines de ses paroles comme étant un début de jalousie. Il aurait aimé que ce soit le cas, il aurait aimé savoir que, pour une raison obscure et qu'il ne voulait pas réellement connaître, Aizen tenait un peu à lui, même si ce n'était pas forcément autant que lui pouvait... l'apprécier.
Sosuke ne put qu'observer, perplexe, le visage de l'adolescent se fermer. Il s'était plongé dans ses pensées au point de ne pas entendre ce que l'esclave venait de lui dire. Il tenta de passer lentement sa main devant les yeux ambre sans obtenir plus de résultat. Avec un soupir, il s'installa de façon à pouvoir détailler le profil de l'adolescent et tenta de deviner ce qui, encore une fois, plombait ses pensées. Il ignorait en être la cause et, chose remarquable, le visage d'Ichigo était totalement imperméable.
Il ne sut exactement combien de temps ils restèrent ainsi, seulement troublés, quelquefois, par les éclats de voix étouffés provenant de la cuisine. Le jeune homme fini par tourner la tête vers lui, mais il ne fut pas sûr d'apprécier l'éclat de tristesse qui dansait dans ses prunelles. Lui qui avait cru pouvoir profiter de ce petit séjour pour tenter qu'Ichigo se rapproche davantage de lui... Il avait plutôt l'impression que c'était l'inverse qui était en train de se produire.
- A quoi peux-tu bien penser, Ichigo-kun ? souffla-t-il, avançant une main pour caresser le visage fin du jeune homme qui ferma à demi les yeux.
- Est-ce que cela t'intéresse vraiment ? demanda Ichigo d'une voix faible.
- Si je te dis « beaucoup », me répondras-tu ? fit l'esclave, après un silence.
Sosuke avait eut un léger temps d'hésitation avant de lui répondre. Le maître détourna les yeux, peu certain de vouloir lui révéler ses pensées. Aizen en profita pour faire légèrement descendre sa main et la poser sur la poitrine, au niveau du cœur. Il tenta à nouveau de rapprocher dangereusement son visage du sien. Si l'adolescent le laissa faire, l'homme put nettement sentir les battements s'accentuer dans sa poitrine, sous le coup de l'émotion.
Il y eut un silence. Ni Aizen, ni Kurosaki ne bougèrent, se contentant de s'observer pour tenter de percer l'autre à jour. L'étudiant attendait une lueur qui lui indiquerait clairement que son vis-à-vis se moquait de lui, ou cherchait simplement à le mettre dans l'embarras, mais rien. L'esclave semblait être tout ce qu'il y avait de plus sérieux. Au point qu'il referma à demi les yeux, bientôt imité, alors qu'il se penchait davantage sur lui, sans qu'il ne cherche à l'arrêter. Ichigo releva sa main pour la poser sur le bras, crispant ses doigts sur le tissu de la manche alors qu'il attirait le corps de l'homme contre le sien. Lorsque leurs lèvres s'effleurèrent de nouveau, un lourd frisson les parcouru tous les deux.
Le jeune homme ferma totalement les yeux, attendant que son esclave appuie un peu plus le contact, et celui-ci retint un sourire victorieux devant cette réaction. Le retour bruyant de Grimmjow les fit sursauter et se séparer comme des enfants pris en faute. Encore fébrile, Ichigo posa son poing sur sa bouche et son autre bras vint serrer son ventre, en une tentative pour essayer de se calmer. Son regard glissa rapidement sur le côté. Sosuke, lui, avait croisé les bras sur son torse et détourné la tête vers un point quelconque, neutre en apparence, mais pour celui qui le connaissait, le silence dans lequel il s'était enfermé était éloquent.
On venait, encore une fois, de contrarier ses plans et pour cela il maudissait Jaggerjack.
L'ambiance devint plutôt lourde, ce qui arrêta net l'homme qui s'apprêtait à poser un plat remplit d'apéritifs sur la petite table basse. Il haussa un sourcil devant l'air fermé des deux hommes laissés seuls et il finit par avoir un rictus, son regard turquoise glissant vers Sosuke. Ne tardant pas à se sentir observer, les yeux de l'homme s'ancrèrent bientôt dans ceux de Grimmjow, assassin, visiblement peu d'humeur. Justement. L'occasion parfaite pour venir l'ennuyer un peu plus.
- Encore en train de traumatiser ton pauvre maître ?
- La ferme Jaggerjack ! siffla l'autre esclave, acide.
L'esclave eut un ricanement devant le langage (ô combien familier) utilisé par l'homme. Une chose suffisamment rare pour être soulignée. Aizen de toute façon, ne décrocha plus un mot de la soirée et Ichigo lui-même se montra peu bavard. Il préféra laisser Orihime discuter pour eux quatre, ce qu'elle fit, intarissable. Il aurait été bien incapable, après coup, de pouvoir dire exactement de quoi elle avait parlé.
Finalement les futons furent étalés et la jeune femme s'éclipsa dans sa chambre après le traditionnel « Bonne nuit », jetant un dernier regard perplexe aux trois hommes qu'elle laissait seuls avant que la porte en bois ne se referme sur sa silhouette. Grimmjow s'installa sur le canapé et croisa les bras derrière la tête. Il ferma les yeux, montrant son évident désir de ne pas être dérangé. Mais les deux autres hommes étaient bien trop perdus dans leurs pensées pour y songer.
Le regard fixé sur le plafond, Aizen repensait à ce qui s'était passé plus tôt dans la soirée. Il devait reconnaitre que l'impulsivité dont le jeune homme faisait constamment preuve commençait à déteindre sur lui lentement mais surement. En attestait le fait qu'il n'avait absolument pas réfléchit lorsqu'il s'était penché sur le plus jeune. Il ne savait pas ce qui se serait passé si Grimmjow ne s'était pas ramené à ce moment là.
Savoir que Kurosaki était prêt à le laisser faire, qu'il avait cédé, aurait dû être suffisant. Après tout, il avait simplement besoin de le savoir amoureux de lui pour utiliser ses sentiments. Aveuglé par son ressenti à son égard, il pourrait le diriger dans l'ombre et utiliser la puissance sociale de la famille pour mettre la main sur la partie centre du Japon dans un premier temps et, qui sait, peut être le pays entier s'il jouait bien.
Mais parti sur sa lancée, il l'aurait certainement embrassé. Ce petit jeu avec Ichigo commençait peut être à aller trop loin, il n'avait pas prévu que l'adolescent abandonnerait toute idée de s'éloigner et qu'il rentrerait dans le jeu plus encore.
C'était mauvais. Parce que lui-même ne savait pas s'arrêter, chose qu'il assimilait à un échec.
Il l'avait voulu quelque part, mais il était hors de question qu'il aille plus loin que de simples baisers à l'avenir.
Il sentait le regard du jeune homme sur lui mais ne daigna pas tourner la tête pour le lui rendre. Il ne rencontrerait qu'un regard aussi troublé qu'il pouvait l'être. C'était un euphémisme. Parce que le jeune homme frottait pensivement ses lèvres, les joues rouges, en imaginant ce qui aurait pu se produire. Le pire étant qu'il était le seul des deux à se prendre la tête. Bien sûr Aizen avait perdu l'espace d'un instant son self-control mais ne semblait pas se soucier plus de ça du fait qu'ils avaient manqués de s'embrasser.
Le… L'embrasser !
Attendez. Il avait une forte impression de déjà vu.
C'est ça, l'homme s'y était amusé il y a peu de temps. Ce qui pouvait lui permettre d'affirmer que son action été préméditée, qu'il avait désiré lui faire miroiter un possible baiser. La différence… C'était qu'il ne s'était pas éloigné au contraire. Quand il se rappelait de la sensation qu'avait provoqué un simple effleurement, il aurait adoré savoir ce qu'un contact plus appuyé aurait pu engendrer. Etait-il sérieux en sous entendant qu'il pouvait désirer actuellement son esclave ?
…
Non… Non !
…
De toute façon Sosuke se moquait juste de lui !
Ichigo eut énormément de mal à trouver le sommeil. Beaucoup plus qu'Aizen en tout cas. C'est la fatigue physique qui le fit plonger de force dans le domaine de Morphée. Un sommeil qu'il aurait adoré être sans rêve, et dont du moins il n'en gardera qu'un seul souvenir. Celui du tout dernier et d'une scène plus particulière. Une scène ô combien connue, mais quelque peu modifiée par son esprit qu'il aurait pu qualifier de retors. Réveillé il s'était redressé, avant de se mettre frénétiquement à observer les alentours.
Non, ça n'était pas un rêve mais plutôt un cauchemar. Parce que voir Sosuke lui sourire gentiment était quelque chose d'effrayant en soi. Enfin… Il n'avait pas vraiment réagit comme ça sur le coup… C'est-à-dire que…
Il avait été « réveillé » par une voix ô combien connue. Basse, presque langoureuse, et il aurait pu jurer avoir senti son corps tressaillir à cet appel. Lorsqu'il avait ouvert les yeux, ce fut pour tomber nez à nez avec un certain esclave installé tranquillement à côté, penché au dessus de lui. Sur son lit, dans sa chambre. Dans leur appartement.
Il avait senti ses sourcils se froncer et sa bouche s'était ouverte pour protester, mais Aizen ne lui en avait pas laissé le temps. Son index était venu se poser sur ses lèvres et un simple « chut » avait imposé son autorité et le silence. Il ne s'était pas attardé et n'avait pas cherché à comprendre pourquoi la chaine qu'il avait constamment accrochée à son pantalon s'était retrouvée d'un seul coup liée au collier noir et retombait actuellement souplement sur son propre torse. Non. Il ne se souvenait même pas s'en être soucié. Il avait préféré aller se noyer dans le regard chocolat.
…Ichigo ferma les yeux, alors que son cerveau se faisait un plaisir de lui remettre les images en mémoire, rien que pour lui…
~[...]~
Aizen se pencha sur lui, et l'embrassa, pour de bon, cette fois. Après avoir ouvert sa chemise, il ne tarda pas à poser une main sur son torse. En réponse Ichigo passa ses bras autour de son cou. Le baiser échangé les avait laissés pantelants et ils s'étaient de nouveau retrouvés, à se fixer sans un mot et sans un geste.
Ce fût presque avec fascination que le regard ambre dériva sur la poitrine, qu'il observa monter et descendre au rythme de la respiration rapide de Sosuke. Une de ses mains quitta la nuque pour se poser sur la joue de l'esclave qui ne broncha pas. Il avait pris cela comme une invitation, il l'a fit glisser. Une caresse douce, un simple frôlement à peine perceptible qui remonta sur le front et repoussa quelques mèches au passage, avant de redescendre en suivant la ligne du nez. Finalement il passa ses doigts sur ses lèvres, et ce geste pourtant simple eut le don d'envoyer dans son corps une décharge qui le fit déglutir.
Sans attendre, la présence de sa main disparue, remplacée par celle de ses lèvres. Il en aurait presque gémi lorsqu'il sentit les doigts de l'esclave passer dans ses cheveux et s'y crisper. Son baiser s'était fait moins chaste et sa langue vint glisser contre les lèvres de l'autre, à la recherche de sensations nouvelles. Il demanda l'accès qui lui fut accordé quelques secondes à peine plus tard, ce qui lui permit d'aller rencontrer sa consœur. Rencontre qui se transforma très vite en bataille pour la domination de l'autre.
Sosuke lui mordit la lèvre inférieure et il grogna de douleur avant de crisper ses doigts sur le haut du dos, griffant et laissant des sillons rouges pour toute réponse. D'un coup de rein, il échangea les positions, et se plaça d'autorité à califourchon sur son esclave qui se débattit de plus belle sous lui. Il sentit les mains puissantes venir se poser sur ses épaules et serrer le tissu. Il n'eut pas le temps de comprendre qu'un craquement lui appris que sa chemise venait de rendre l'âme.
Ichigo se redressa et Aizen en profita pour terminer de transformer son vêtement en lambeau et le nargua au passage d'un sourire moqueur alors qu'il grognait, mécontent.
- Sosuke…
- Ne me reproche pas tes désirs, lui avait aussitôt répondu l'homme. Phrase qu'il n'avait pas comprise sur le coup. Mais il n'avait pas cherché plus loin.
Il dût se résoudre à enlever le tissu désormais gênant, et l'esclave en profita pour se relever à son tour et venir serrer son torse, y posant ses lèvres. L'adolescent eut un gémissement de plaisir et passa rapidement ses doigts dans la chevelure brune. L'homme continua ainsi de longue minute à envoyer de nombreuses décharges de plaisir dans son corps à l'aide d'une série de baisers, jusqu'à mordre légèrement la peau fine et blanche de son maître. Ichigo gémit une nouvelle fois, mais de douleur cette fois, même si la morsure était légère. Il ne fut pas certain d'apprécier ce contraste entre les deux sensations, mais il n'osait tirer pour le repousser cela dut se sentir.
Le regard qu'Aizen lui lança à ce moment-là et le sourire mutin qui ornait ses lèvres semblait sonner presque comme un avertissement : « je te dominerai ». Dans le même temps il poussait pour tenter de le contraindre à retomber sur le matelas et, cette fois en position de force par rapport à son cadet, réussit. Pendant ce qui sembla être de longues minutes ils luttèrent ainsi, ne restant pas à la même place plus de quelques secondes. Le jeune homme était parvenu, au prix de nombreux efforts, à coincer de nouveau son esclave contre les draps.
Ce fut à son tour d'avoir un sourire satisfait devant le regard furieux de Sosuke. Sans douceur, leurs lèvres se rencontrèrent de nouveau, pour un baiser vorace. Les mains ne restaient pas inactives non plus. Elles glissèrent, tirèrent les vêtements se faisant gênant (la chemise de l'esclave subit le même sort que la sienne), voyagèrent sur la peau devenue moite sous l'effort fourni pour faire ployer l'autre.
Après une énième roulade, Sosuke et lui s'étaient sentis brusquement attirés vers le bas et ils grognèrent de concert en réalisant ce que ça voulait dire. Le fait que la main de l'esclave agrippe fortement la couverture n'y fit rien. C'est lourdement que son dos rencontra le parquet froid qui lui renvoya une sensation désagréable. Il n'eut pas le temps de se redresser qu'Ichigo tombait à son tour sur lui ce qui le plaqua davantage contre le sol. La couverture retomba sur eux deux, encombrante. Néanmoins l'adolescent se redressa plutôt vite, le regard un peu hagard, prêt à en rester là. Aizen préféra en profiter pour inverser une nouvelle fois leur position et plaquer à son tour Kurosaki contre les planches de bois.
C'est avec une certaine satisfaction qu'il posa son regard sur Ichigo, aussi essoufflé que lui. Il ne songea pas à enlever le tissu rouge de ses épaules, pas plus qu'il ne se méfia du regard trouble et indescriptible que lui offrit son maître en réponse. Avec une audace qu'il ne se connaissait pas, la main du jeune homme glissa sur son abdomen. Une caresse, qu'il veilla à être douce, et qui se porta sur le bas-ventre, sans dépasser la frontière de leurs pantalons toujours présents et représentant la limite à ne pas franchir.
Il vit Sosuke serrer les dents et se crisper, alors qu'il penchait inconsciemment le haut du corps. Le jeune homme en profita pour se redresser sur son bras libre et venir s'emparer une nouvelle fois de ses lèvres, appuyant davantage ses caresses sur le ventre, autour et en dessous du nombril. A travers leur baiser, il entendit Sosuke gémir.
L'agressivité retomba entre les deux hommes pendant quelques secondes, le temps pour eux d'échanger caresses légères et baisers fugaces. Ichigo en profita pour se redresser jusqu'à ce qu'ils se retrouvent tous les deux assis au sol, sans cesser ses caresses. Ses mains libérées par cette nouvelle position, l'une d'elle remonta alors pour se refermer sur le collier.
Ce simple geste fut ce qui relança un petit affrontement entre eux.
Une lutte qui dura quelques minutes supplémentaires, et qui les emmena à s'empêtrer un peu plus dans la couverture rouge bordeaux. Luttant désormais dans un endroit clos et étouffant, ils ne tardèrent pas à souffrir du manque d'oxygène. Sosuke capitula sous les caresses et l'attitude de son maître qui soupira de soulagement lorsque ce fut définitivement terminé.
Ichigo se pencha pour embrasser de nouveau Aizen qui lui répondit plus calmement et passa à son tour ses bras autour de sa nuque. L'étudiant s'allongea sur lui une fois le baiser rompu et enfouit son visage dans son cou alors qu'il glissait ses bras sur le torse. Il retrouvait une sensation qui lui avait manqué, celle d'être confortablement niché contre son esclave.
Sosuke tenta de tirer autant que possible le drap sur eux, malgré le fait qu'il soit à moitié allongé dessus et qu'Ichigo lui-même en avait coincé une partie entre eux deux…
~[...]~
Un voile noir était bientôt tombé sur le jeune homme qui s'était alors redressé dans un sursaut, le corps en sueur et le bas ventre commençant tout juste à se réveiller. L'adolescent eut un gémissement alors qu'il se prenait la tête dans les mains. A quelques mètres de lui, Aizen dormait encore profondément, de même que Grimmjow. Pas besoin de regarder l'heure pour savoir qu'il devait être tôt. Le jour commençait à peine à filtrer à travers les volets et il était tout juste possible de distinguer les alentours et les différents meubles de la pièce.
Il était inutile qu'il se recouche, il savait déjà qu'il ne se rendormirait pas. Avec précaution il se releva, rejoignant la salle de bain pour se laver après s'être emparé de ses affaires. La douche froide lui permis de se calmer, pour son plus grand bonheur, et lui fit un bien fou. Ses joues rosirent aux souvenirs de ce rêve et il se mordit la lèvre inférieure. Il grimaça devant la douleur aigüe qu'il ressentit à ce geste.
Manquait plus que ça, il s'était mordu dans son sommeil…
Sorti de la douche, il se baissa pour observer la marque rouge situé un peu en dessous de la lèvre inférieure. Bon, rien de très méchant, cela aurait sans doute disparu dans quelques temps. Un temps suffisamment court pour lui permettre d'esquiver les questions embarrassantes ressemblants à « mais comment tu t'es fait ça ? » qu'on ne manquerait pas de lui poser. Lorsqu'il revint dans la pièce principale, habillé et préparé, les deux autres hommes dormaient toujours.
Patient, il retourna s'allonger en attendant que le temps passe et que les autres personnes présentes dans l'appartement se réveillent. Un bras devant ses yeux, il se fit la promesse de ne pas laisser ses pensées gênante plomber l'ambiance.
- Tu es bien matinal, ça ne te ressemble pas, souffla une voix connue. Basse, presque langoureuse ? et il sentit nettement son corps tressaillir.
Lorsqu'il libéra sa vue, ce fut pour tomber nez à nez avec un certain esclave installé tranquillement à côté, penché au dessus de lui. Il fit un bond monumental qui fit sursauter également Aizen, qui ne s'attendait visiblement pas à cette réaction.
- C'est parce que je dors moins bien lorsque je ne suis pas chez moi.
- Tu as déjà été plus convainquant, s'amusa Sosuke.
Ichigo déglutit, avant de fixer son esclave qui n'avait pas bougé. Devant l'évidente similitude avec son rêve, il serra les dents et s'empara du collier noir pour tirer l'homme à lui. Il l'entendit bien protester (à voix basse, afin de ne pas déranger le dormeur) alors qu'il l'allongeait de force sur son propre futon, et qu'il s'installait sur lui pour ne plus le lâcher. Il veilla simplement à ne pas coller leurs bassins, peu désireux qu'Aizen réalise tout l'effet que lui procurait cette position.
- Ichigo… commença l'esclave d'une voix froide.
- Je reprends les bonnes vieilles habitudes, mentit Ichigo, resserrant sa prise. Tu voulais que je me comporte normalement non ? Faudrait savoir à la fin.
Comme ça, il était directement à la fin de son rêve et il ne craignait rien. C'était un raisonnement stupide, il le savait très bien… Mais cette simple pensée lui permit de se détendre significativement. C'est ainsi qu'il attendit, ignorant les tentatives de Sosuke pour l'enlever, tout comme les remarques qu'il reçut. Lorsqu'il bougea, se fut seulement en entendant Jaggerjack se réveiller.
Rien ne troubla la matinée. Aux alentours de midi, Orihime leur avoua, après une inspection rapide de la cuisine, qu'elle devait faire des courses. L'occasion fut trop belle et Ichigo sauta dessus en se dévouant pour l'accompagner, laissant ainsi les deux esclaves seuls pour quelques temps. Parce que pour être honnête, il en avait besoin.
Dehors, il laissa la légère brise venir caresser son visage. Notamment par son rêve et par la scène de ce matin, il était nécessaire pour lui qu'il s'éloigne de Sosuke un temps. Il n'aurait pas réussi à tenir son regard plus d'une fraction de seconde. Il avait besoin d'un peu de temps pour se composer un masque qui lui permettrait de faire face. Il fallait qu'il se ressaisisse. A tout prix.
Son regard glissa vers Inoue et il détailla la silhouette et les formes généreuses de son amie d'enfance. La réflexion d'Aizen, celle de la veille lui revint en tête à ce moment-là. Oui, il aurait pu sortir avec la jeune fille, qui avait déjà bon nombre de prétendants à ses pieds qu'elle semblait ne pas voir, ou préférait ignorer. Il aurait dû, sans doute, être attiré par ce corps fin et fragile, ses mains douces et les courbes ô combien féminines. Mais, même s'il admettait qu'Inoue était jolie, c'était tout.
Ou du moins, actuellement il voulait autre chose.
A la place, il préférait aller passer ses bras autour de la taille autant, sinon plus large, que la sienne, en prenant prétexte de venir l'ennuyer, coller sa joue sur un torse puissant et plat, et fermer les yeux en entendant une voix grave lui faire une énième remarque sur son attitude ou ses lubies étranges. Jusqu'à rêver de positions indécentes et de scènes irréalistes. Qui le menait à une conclusion qu'il ne pouvait éviter ou nier : S'il y avait bien une personne qu'il désirait actuellement, c'était Sosuke.
- Est-ce que ça va Kurosaki-kun ? Tu viens de blêmir…
L'adolescent sursauta, avant que son regard ne remonte pour rencontrer celui, interrogateur, de son amie qu'il rassura d'un sourire. Ils s'arrêtèrent au milieu du trottoir qu'ils empruntaient pour rejoindre la supérette, et Ichigo se passa une main dans les cheveux, quelque peu gêné. Ses lèvres se pincèrent alors qu'il reprenait sa route, hésitant.
- Inoue, je me demandais… Avec Grimmjow, comment as-tu fais ?
- Mh ? De quoi parles-tu ?
- Il grogne beaucoup mais dans le fond il ne cherche pas le conflit.
- Je ne saurais pas t'expliquer. A vrai dire, je n'ai pas fait grand-chose.
La jeune fille se fit plus pensive, alors qu'elle commençait à réfléchir ce qu'elle avait pu faire de spécial, afin de pouvoir aider Ichigo. Le temps qu'elle cherche, les deux jeunes gens avaient atteint l'épicerie et c'est par automatisme qu'ils prirent un panier pour le remplir. Orihime finit par lui raconter l'arrivée de Grimmjow, qui lui avait ouvertement montré toute sa « joie » de se retrouver avec elle.
- J'ai juste essayé de faire en sorte qu'il soit à l'aise, en ne lui imposant rien. Oh, il a bien été agressif au début mais je l'ai laissé, sans le déranger. Quitte à m'isoler moi, commença-t-elle. Il y eut un silence, le visage de la jeune fille perdant sa gaieté habituelle, son regard se voilant. Jusqu'au jour où il s'est vraiment énervé, même si je ne sais plus exactement pour quoi. Il est devenu violent, pas envers moi mais contre le mobilier. Il s'est calmé en voyant que je ne réagissais pas et que je restais dans un coin.
Orihime eut un léger rire. Un peu nerveux, forcé et l'étudiant passa un bras autour de ses épaules, maigre soutien et réconfort qui fut néanmoins apprécié. Elle s'interrompit le temps de passer à la caisse. Ichigo préféra ignorer le sourire entendu que l'employée leur lança, tout comme le « ils sont mignons » qu'elle glissa à sa collègue, croyant ne pas être entendu. Galant, il porta les courses jusqu'au petit appartement.
- A partir de là, ça a été mieux, reprit Orihime. Il semblait presque gêné lorsqu'il m'a aidé à nettoyer les dégâts. Et j'ai pu commencer à l'approcher. Maintenant je peux même le serrer contre moi.
- Comme une peluche ? ne put s'empêcher de demander Ichigo, amusé malgré lui, faisant glousser son amie
- Oui ! Mais je ne peux le faire que quand il est de bonne humeur. Parfois on dirait un gros chat. J'ai trouvé ça mignon. Mais il s'est énervé quand je le lui ai dit.
Le rouquin ne put s'empêcher de soupirer, ce qui fit redoubler les rires d'Inoue, dont la bonne humeur était déjà revenue. Inconsciemment ses lèvres s'étirèrent en un sourire. Il l'adorait pour ça. Orihime empêchait quiconque de s'apitoyer sur son sort, elle tirait inconsciemment les gens dans son sillage. Le pire étant que quand on lui en faisait la remarque, elle ne comprenait pas.
Ce petit récit lui permis néanmoins de pouvoir se décider sur une manière d'agir. Il allait arrêter de vouloir à tout prix se lier, et il se contenterait de cette relative « paix » entre lui et Aizen. Libre choix à ce dernier désormais de venir vers lui ou non. Il éviterait au moins les situations gênantes pour lui, même s'il lui serait difficile parfois de conserver une distance. Ichigo finit par secouer la tête, chassant ses idées noires maintenant qu'il pensait tenir la solution.
- Je crois que je peux dire que Grimmjow est… comme mon ami.
- Un ami ? Le regard qu'il pose sur toi n'a rien d'amical.
- Tu crois qu'il me déteste ?
Ils s'arrêtèrent en bas de l'immeuble, et le jeune homme jeta un œil au visage un peu effaré et inquiet de son amie d'enfance. Il éclata de rire, ce qui lui valut un regard étonné d'Orihime qui serra le poing venant taper sur son torse, sans grand mal en lui demandant d'arrêter ce se moquer d'elle. Sans qu'elle ne puisse comprendre, elle se retrouva attirée vers Ichigo qui la serra contre lui, murmurant un « merci, Inoue » qui la fit rougir. Alors que Kurosaki commençait à remonter vers son appartement, elle eut un soupir.
- Je t'en prie... Je ne peux rien faire d'autre.
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