Master and Slave

Disclamer: Les personnages de Bleach ne m'appartiennent pas! Ils sont à Tite Kubo. Certains sont des OCs et m'appartiennent donc, ils seront présentés lors de leurs apparitions en début de chapitre.
Bêta-lectrices: Merci à Frasyl et Scorpio-no-Caro pour la bêta-lecture !

Résumé:
Livre II:
La ville haute prospère au rythme des évènements. Son homologue cachée attends son heure, patiente. Et lorsque les bonnes personnes viennent bouleverser l'échiquier mis en place, les choses ne font que se précipiter.

Note de l'auteur:
Les premiers chapitres sont lourds je sais, mais c'est pour placer le contexte et les informations ;p. Pas d'Ichigo pour cette fois, mais il fera son apparition dans les prochains chapitres!

J'ai cru comprendre que tout le monde voulait voir Ichigo et Aizen réunis! mais... Mais ils viennent juste de se séparer D:! *sort*

Les gens... J'en suis à plus de 200 reviews et à plus de 40 followers (30 favorites, de tête.). Alors, encore une fois... Merci :)!
J'ai toujours du mal à me rendre compte que cette fic plait beaucoup! Promis: je finirai coûte que coûte! Merci de me suivre et me soutenir!


Réponse aux reviews anonymes:

Guest: Pas d'Ichigo pour cette fois! mais il fera son apparition! avec son lot de surprise et de nouveauté ahah!

Lynn: Aizen est désespérant pour ça hein ;p
L'ambiance des deux livres est autrement plus sérieux, c'est vrai! mais comme tu l'as deviné, c'est désormais toute l'intrigue qui se met en place et qui se joue! Pour le plus grande bonheur des lecteurs... Je l'espère.

Rainy: Mon résumé attire! voici une bonne nouvelle ^^. Et que tu aimes mon Aizen est la cerise sur le gâteau! AHAH ravie qu'il te plaise! *oui, je vais réussir à lui créer un fanclub!*
Je crois que si Aizen avait été le "maitre" l'histoire aurait été bien plus courte xD *et avec une toute autre tournure, pas forcément joyeuse pour Ichigo*

Pour les références... Normalement il y en a plein tout au long des chapitres ;p. J'adore en mettre partout! même si je suis incapable de t'en faire la liste complète o_o;!
J'espère que la suite te plaira tout autant ;p!

Sunny: Oui je sais, j'abreuve de beaucoup d'informations, mais pour tout comprendre, c'est nécessaire ;p!
les premiers chapitres sont "tranquilles" mais ça va changer, je te le garantis!

MERCI POUR VOS REVIEWS!


- Mh, lui répondit distraitement Sosuke. Ichimaru entendit au loin une petite voix qui lui fit hausser un sourcil, avant qu'Aizen ne reprenne la parle, las. Je vais devoir te laisser, profite de ta soirée Gin, je te rappelle bientôt.

- Fais d'beaux rêves cap'tain !

Une série de « bip » l'informa que son interlocuteur venait de raccrocher et il laissa retomber le combiné sur l'accoudoir du canapé avec un soupir. Sans surprise, Rangiku se redressa presque aussitôt, s'asseyant à califourchon sur ses jambes avant de croiser les bras sous son opulente poitrine. Il lui offrit un léger sourire qui resta sans effet et il grimaça, devant se résoudre à s'expliquer ici et maintenant.

Livre II – Faces cachées
Chapitre 2

- C'tait l'ami dont j't'avais d'jà parlé, commença t-il, voyant Rangiku hausser un sourcil sans pour autant daigner bouger.

- Celui que tu m'as demandé de retrouver l'année dernière ? Il en a mis un temps pour se manifester, renifla-t-elle, visiblement sceptique. Qu'est ce qu'il te voulait ?

- Il aimerait que j'le renseigne sur l'conflit dont t'm'as parlé. T'sais, celle des deux familles, qu'tu as qualifiée de « querelle de bac à sable ».

- Et tu lui as dit oui ? cria la policière, alors que Gin rentrait la tête dans les épaules. Ces informations sont confidentielles, je n'ai pas le droit de les transmettre, même pour tes beaux yeux.

L'homme fit la moue. Face à lui, sa compagne avait l'air plus embêtée que réellement énervée. Bien sûr il ne s'attendait pas vraiment à ce que Matsumoto lui fournisse gentiment tout ce qu'il lui demanderait. Du moins, pas sans avoir cherché à en apprendre d'avantage sur la situation. Heureusement pour lui, il n'aurait pas besoin de ruser afin de trouver de quoi la convaincre. Pas pour cette fois en tout cas. Il leva les mains devant lui en geste d'apaisement, avant de les faire redescendre sur la taille de la policière. Sans réaction de sa part, ses bras vinrent encercler le ventre. Bientôt, il retrouva son sourire caractéristique.

- Mah… C'est qu'c'est l'esclave d'un Kurosaki. Y s'inquiète pour son maître, c'est normal. J'pouvais pas lui répondre non quand même… fit-il pour toute excuse, défiant presque la policière de contrer ses dires.

- … Je te jure, que si…

- T'peux vérifier, t'connais son nom ! s'empressa de répondre l'esclave. Alors, tu me donnes un petit coup de pouce ?

- … Tu as intérêt à faire en sorte que je ne le regrette pas !

- Bien Ma'am !

Gin n'était pas dupe, si sa Rangiku avait accepté en apparence d'accéder à sa demande, il savait qu'elle allait mener sa petite enquête. Et alors seulement, elle lui donnerait les informations qui l'intéressaient. Enfin peut-être. Parce que la jeune femme était parfois un peu tête de mule et oubliait « involontairement » de le tenir au parfum. Il devait donc espérer que la chance soit de son côté sur ce coup là.

Il apprendrait plus tard que Dame Fortune était bel et bien toujours présente à ses côtés. Il se trouvait qu'Ichigo n'avait pas déclaré (et ne le ferait jamais) une quelconque « fuite » ou « vol » de son esclave. Du coup, ce dernier était, en théorie du moins, toujours à ses côtés. La seule chose qu'il pouvait éventuellement craindre, c'était que la policière tique sur le fait que l'esclave demande des informations sur une situation qu'il était censé vivre et que du coup, elle décide d'en parler avec le dit maître pour avoir le fin mot de l'histoire.

Mais pour l'heure il s'en moquait bien. Tout ce qui comptait, c'était les doigts de Rangiku qui venaient de glisser sur son visage. Bientôt ils allèrent se perdre dans les mèches grises en une douce caresse, lente, attentionnée. Lui-même avança son visage afin de le poser sur le haut de la poitrine et profiter des délicatesses de la jeune femme.

Cela faisait presque trois ans qu'il avait atterri ici, mais la policière et lui se connaissait de longue date. Gin avait eu la chance, si l'on pouvait parler ainsi, d'avoir des maîtres un tantinet plus agréables que ceux qu'avaient pu croiser Sosuke. Mais l'idée de tourner en rond jour après jour dans une demeure n'était pas ce qu'il pourrait appeler, une « belle vie ». Aussi avait-il fui dés qu'il en avait eu l'occasion. Sa fugue signalée, il s'était retrouvé avec la police à ses trousses.

Il ne savait trop comment - sans doute sa fâcheuse manie d'adorer tirer sur la ficelle afin de connaitre ses limites y était-elle pour quelque chose - mais c'était Rangiku qui lui avait mis la main dessus en premier. Ramené, il avait connu sa douleur. Cependant ça n'avait pas été suffisant pour le dissuader de recommencer. Une deuxième puis une troisième fois. Et c'était toujours la jeune femme qui parvenait à remonter jusqu'à lui.

Et puis c'était carrément devenu un jeu entre eux. Connu de la police, celle-ci ne s'embêtait plus et envoyait directement Matsumoto sur ses traces. Celle-ci s'en amusait. Du moins au début. Il voyait bien son regard désolé à chaque fois qu'elle constatait les bleus et les marques de violences, toujours plus nombreuses. Mais il s'en moquait, il continuait. Parce qu'elle était bien la seule dans ce foutu monde à le voir comme un égal et non un pion remplaçable ou un jouet.

Et puis… Il avait fini par atterrir à la case « magasin », où il avait retrouvé Aizen à sa grande surprise. Ils s'étaient côtoyés ainsi quelques semaines avant qu'il ne soit de nouveau acheté… par la policière. Rangiku, de part son travail, avait peu de temps libre. Mais dés qu'elle en avait l'occasion, elle l'emmenait en balade à droite et à gauche. Il en résultait qu'il n'avait pas fugué depuis un bon moment. La seule chose qu'il pouvait véritablement lui reprocher - et qu'il ne comprenait pas, surtout - c'était la quantité astronomique d'alcool que la policière était capable d'ingurgiter. Chose qu'elle faisait avec une certaine régularité, et qu'elle poussait jusqu'à être incapable de tenir debout. Il n'était pas rare qu'il soit obligé de la ramener après une soirée arrosée.

Mais malgré tout…

Il s'était attaché à la jeune femme et à son comportement parfois excentrique. Ses manières, beaucoup plus douces, lorsqu'elle était avec lui. Et leurs petits jeux, qui n'avaient jamais cessés. Sous entendus, caresses légères, surnoms. Il avait fini par se dire qu'il aurait été plus sage pour eux de s'arrêter jusqu'à ce qu'elle l'embrasse, il y a un an de cela, après une soirée arrosée. Là où il avait cru qu'elle avait simplement poussé le jeu trop loin, il s'était avéré qu'elle était parfaitement sérieuse. La plaisanterie avait définitivement cessé pour laisser place à leur couple.

Aujourd'hui, il se voyait mal l'abandonner afin de retourner à la ville basse. Pas plus qu'il n'imaginait l'obliger à l'accompagner et à abandonner sa position plutôt favorable pour la précarité des souterrains. Et il commençait à se demander s'il n'allait pas se couper définitivement des projets d'Aizen et tout ce qui pouvait avoir trait à la vie d'en dessous.

- Tu as l'air perdu dans tes pensées…

- Rien d'important, murmura t-il

- Si tu le dis… fit-elle, pas convaincue, se redressant.

Gin l'observa un instant déambuler dans l'appartement, avant de se relever, et de la rejoindre. Rangiku eut un léger sourire lorsqu'elle sentit deux bras passer autour de sa taille et un corps venir se coller à son dos. Pour la forme elle soupira, avant de laisser ses propres mains venir se poser sur celles de l'esclave, mains qu'elle massa doucement. En réponse, l'homme posa son menton sur son épaule, et entama un léger mouvement, comme désireux de la bercer.

- Tu es certain de ne pas vouloir me dire ce qui se passe ? Ne vas pas me répondre qu'il n'y a rien, tu n'es câlin que lorsque quelque chose ne va pas… Alors ?

- Et s'il n'y avait aucune arrière-pensée cette fois ?

- Gin… souffla la jeune femme, fronçant un peu les sourcils.

- Désolé Rangiku, mais je n'ai pas envie d'en parler, fit-il, après un silence.

La policière secoua doucement la tête mais ne répondit pas, sachant qu'il était inutile d'insister. Elle ne réussirait qu'à braquer Gin et non le faire parler. Ses mains se déplacèrent sur les poignets de l'esclave pour défaire un peu sa prise et lui permettre de se retourner. Désormais face à lui, elle remonta ses mains sur les épaules et se mit sur la pointe des pieds pour pouvoir déposer un léger baiser sur ses lèvres.

- Très bien, très bien. Alors que dirais-tu de sortir ce soir ?

L'homme ne put s'empêcher de sourire davantage à cette question. Plutôt que de répondre, il préféra venir l'embrasser à son tour, moins chastement que Rangiku avait pu le faire. Il aimait son maître, peut-être trop, sans doute au-delà du raisonnable, mais il s'en foutait. Tout ce qu'il désirait, c'était de pouvoir la garder ainsi dans ses bras, de pouvoir l'embrasser tout son saoul jusqu'à ce qu'il la sente se laisser aller contre lui. Elle qui, quand il n'était pas au mieux, tentait plus ou moins discrètement de lui changer les idées.

Ses mains glissèrent sur les reins puis les fesses de la policière. Celle-ci fit glisser ses doigts dans les poches arrière du pantalon qu'il portait. Le baiser fût approfondi et il retint un sourire quand il l'entendit lâcher une plainte étouffée. Une fois le baiser terminé, Gin glissa ses mains sous les cuisses pour soulever la jeune femme. Instinctivement, Rangiku noua ses jambes autour de sa taille.

- Laissez-moi faire… Maître.

- Idiot… rit la policière, un peu gênée.

Assurant sa prise, l'esclave se déplaça dans la pièce avec précaution, en direction de la chambre. Sur le chemin il reprit ses baisers voraces avec Matsumoto. Elle détacha un de ses bras pour chercher la clinche, lorsque Gin colla son dos contre la porte. Ouverte, elle couina en se sentant partir en arrière sous le regard malicieux de l'homme qui referma la porte d'un coup de pied.

Ce soir, ils ne sortiraient pas, en définitive.

La soirée était passée en un éclair, et ils étaient déjà le lendemain. Aizen aurait pu rester au lit aujourd'hui. Mais être allongé, immobile, à ne rien faire était au-dessus de ses forces. Ainsi se leva-t-il. Enfin… essaya. Car un poids contre son flanc gauche lui rappela qu'il n'était pas seul dans cet lit immense. Le bras passé autour de son torse resserra sa prise et il laissa échapper un soupir après avoir vérifié qu'Hinamori était toujours endormie.

Sa main se referma sur le poignet fin, et il repoussa la jeune femme, veillant bien à ne pas la réveiller. Libéré il eut néanmoins l'attention de remonter le drap sur le corps dénudé de son amante, avant de se lever pour récupérer ses vêtements. Après un détour par la salle de bain, préparé, il quitta la pièce sans un bruit.

Il devait encore être tôt. Il n'entendait pas le bourdonnement habituel qui raisonnait dans Las Noches et qui en trahissait l'activité.

Parcourant un nouveau dédale de couloir, il s'arrêta devant une porte imposante et surtout renforcée. Aizen rentra dans la pièce sans prendre la peine de frapper, pour faire face au dos de Szayel. Le fait que sa présence n'ait pas été remarquée l'informa que le scientifique était absorbé dans une de ses expériences, faite de fils et de circuits électriques. Il resta ainsi un instant, debout à l'entrée de la pièce, jusqu'à ce que l'autre homme ne sente son regard et se retourne. Il le vit sursauter en le voyant avant d'abandonner son ouvrage afin de venir dans sa direction.

- Je suis désolé je… mh… Que puis-je pour vous ?

- Par rapport à ce dont je t'ai parlé hier…

- J'ai réussi à pirater les ondes radios des traqueurs. Pas longtemps, sinon j'aurais été repéré.

Aizen hocha la tête. Szayel se retourna pour commencer à déambuler dans le laboratoire, suivit de son supérieur, jusqu'à son bureau. Là, il s'empara d'un dossier au sommet de la pile monstrueuse de papier qui tapissait le meuble. Il le feuilleta un instant, l'air songeur, avant de s'arrêter et de le lui tendre, ouvert à la page qui l'intéressait.

- Votre prédécesseur avait de nombreux contacts, mais c'est celui-ci qu'il joignait le plus souvent lorsqu'il désirait s'approprier quelque chose.

- Es-tu parvenu à le trouver ?

- Oui, mais je n'ai pu que donner un rendez-vous. Pas plus.

- C'est déjà mieux que rien. Quand ?

Le scientifique se mordit la lèvre inférieure avant de commencer à gigoter, visiblement mal à l'aise sur ce point. Aizen fronça les sourcils, agacé par ce genre d'attitude. Il finit par l'appeler, froidement, ce qui fit sursauter Szayel qui s'arrêta net. Il se retourna, farfouillant une fois de plus dans ses papiers avant d'en tirer un post-it qu'il lui tendit. S'en emparant, Sosuke jeta un rapide coup d'œil à l'écriture fine et serrée qui indiquait un lieu proche du pilier central.

- C'est là le petit souci. Le rendez-vous est pour cet après-midi… Il n'a rien voulu savoir d'autre et je sais que vous aimez préparer ce genre de rencontre.

- Ce n'est pas un problème. Beau travail.

- Merci, Aizen-sama, souffla le scientifique, visiblement rassuré que son chef ne s'en prenne pas à lui.

N'ayant plus rien à faire ici, Sosuke redéposa le dossier, tourna la talons, quitta le laboratoire et laissa Szayel retourner à ses expériences et ses autres demandes. Il lui fallait maintenant trouver Nnoitra et Nell, qui seraient ceux qui l'accompagneraient. Il déambula un temps, avant qu'un serviteur ne l'informe que les deux jeunes gens étaient partis dans la ville. Il y avait fort à parier qu'ils étaient là où se situaient les commerçants. Ce fut donc avec une légère réticence, qu'il s'enfonça dans la cité.

Heureusement pour lui, le quartier commerçant n'était pas très éloigné du palais. Trouver les deux jeunes gens n'était pas bien compliqué en soit. Ne serait-ce que parce que la chevelure émeraude de Nell était repérable de loin. Tout comme les disputes constantes et extrêmement bruyantes qui créaient un brouhaha audible d'aussi loin que les mèches vertes étaient visibles. Il admirait la jeune femme qui parvenait à rester stoïque face aux colères et aux provocations de son compagnon. Les questions étaient en général réglées dans la salle d'entrainement. Neliel était, à ce jour, toujours vainqueur.

Aizen s'amusait beaucoup de les voir se tourner autour, sans oser faire un premier pas. Peut-être un jour se rendrait-elle compte que Nnoitra réclamait seulement un peu plus son attention. Et que loin de la détester, il l'aimait au contraire beaucoup trop. Tenter de prendre le dessus était juste un moyen de lui hurler « je veux pouvoir te protéger ». Il ignorait que tout ce qu'il parvenait à faire, c'était de brusquer la jeune femme qui était persuadée qu'il la détestait. Et qui en souffrait sans le montrer.

Le fait que Sosuke les interpelle eut au moins le mérite de faire brutalement cesser les éclats de voix. Les deux combattants se tournèrent d'un bloc vers lui, se dépêchant de le saluer. Il leur expliqua rapidement, et à mi-voix, qu'il voulait les voir libre l'après-midi pour l'accompagner dans les ruines. Il ne daigna pas donner plus d'explications. De toute façon il y avait là bien trop de regard curieux tourné vers eux, vers lui. Et sitôt que les deux jeunes gens eurent acquiescé pour montrer qu'ils avaient compris, il tourna les talons.

Quand il revint à Las Noches, se fut pour tomber sur une Hinamori habillée en hâte et pas encore très bien réveillée. Celle-ci lui marmonna quelque chose qu'il comprit comme « je me suis inquiétée ». Attirant la jeune femme contre lui, il déposa ses lèvres sur le front. Il sentit des bras fins passer autour de sa taille, et parvint à ses oreilles le babillage joyeux, habituel, de son amante. Comme à son habitude il écouta à moitié, et répondit plus par automatisme qu'autre chose. Il se décolla bientôt pour reprendre son chemin vers son bureau. Il ne se soucia pas qu'elle le suive ou non.

Quelques minutes plus tard, il était en train de soupirer alors qu'elle insistait pour l'accompagner lors de sa remontée dans les ruines.

Ils étaient quatre à être remontés : Aizen, Szayel, Nnoitra et Nell. Les discussions avaient été bon train dans le passage qui les menait à la véritable ville basse, aux ruines. Le silence était brutalement retombé lorsqu'ils étaient parvenus à la trappe qui les séparait de leur objectif. Neliel fut la première à passer, soulevant la plaque avec précaution. En un éclair, elle était agenouillée sur le sol poussiéreux des ruines, vérifiant qu'il n'y avait personne aux alentours.

Certaine d'être seule, elle fit signe aux autres que la voix était libre. C'est dans cette même atmosphère tendue qu'ils parcoururent les ruines. Aizen laissa ses mains effleurer les murs à moitiés détruits et écroulés. C'est avec un certain plaisir qu'il sentait sous ses doigts le ciment partir en poussière, s'effriter sur son passage. Tout comme la légère humidité qui trahissait la vie végétale - mousses, champignons, lichen - qui survivait ici. Malheureusement, il n'avait pas vraiment le temps de s'y attarder plus en détails.

A toute vitesse, ils passèrent devant les habitations éventrées qui révélaient des meubles brisés, des tissus déchirés et d'une couleur rendue terne par la poussière et la saleté. Parfois les bâtiments avaient été suffisamment épargnés pour qu'ils puissent reconnaître une chambre d'enfant ou un salon. Et d'autres fois encore, des traces étranges sur le sol et les murs laissaient sous-entendre que les habitants avaient subi des morts plus ou moins violentes dans leur propre demeure.

Le petit groupe rentra dans le cercle intérieur, c'est-à-dire, la partie des ruines situées directement sous la ville haute, et délimitée par les piliers dits de soutien. L'allure, auparavant rapide, ralentit sensiblement et les quatre personnes se retrouvèrent à marcher avec précaution. Depuis que les traqueurs avaient compris que certaines de leurs proies se cachaient dans les piliers, ils avaient posés des leurres en grande quantité au sol, pour espérer les capturer.

~[...]~
Les pièges des traqueurs étaient simplistes mais terriblement efficace. En sachant qu'ils devaient blesser le moins possible leur marchandise, ils ne pouvaient faire autrement. Il s'agissait de filets ou de cages, qui se déclenchaient lorsque l'imprudent entrait dans une certaine zone. La subtilité se situait dans la manière utilisée pour attirer les cibles désignées. La technologie résidait dans la détection et le peu de place nécessaire pour l'installer : un simple plateau faisant office de fond sur lequel était posé de la nourriture. Activé, une sorte de champ de force lumineux se déployait pour enfermer sa victime. Un mécanisme envoyait alors de puissantes ondes pour l'immobiliser.

Un animal ne déclencherait pas un piège. Un humain si, à coup sûr. Il semblait que l'activation se fasse en fonction d'un poids exercé sur une surface donnée. Longtemps les enfants, les plus maigres et se mettant à quatre pattes pour avancer comme un animal, parvenaient à tromper les capteurs. Les traqueurs, aidés des scientifiques, n'avaient pas été longs à résoudre ce problème avec un matériel plus performant, et une surveillance plus appuyée.

~[...]~

Neliel ouvrait la marche depuis le début. Aizen, situé derrière elle, la vit brusquement se redresser et tourner la tête. Il comprit bientôt pourquoi en entendant comme des sanglots. Il tendit la main pour la refermer sur le bras fin de la jeune femme, et il serra. Neliel se tourna vers lui et, devant son regard perdu, Sosuke secoua la tête. Troublée mais résignée, l'éclaireuse baissa les yeux et reprit son chemin, se forçant d'ignorer ce son désagréable. Vérifiant que les deux autres hommes suivaient, Aizen l'imita.

~[...]~
Certains ne comportaient aucun appât. Ce qui, du coup, les rendaient plus difficiles à détecter et donc plus dangereux. Mais le fait que les prises soient aléatoires, faisaient qu'il n'y en avait que quelques-uns. Au début, beaucoup comportaient un leurre fait de nourriture. Les habitants affamés n'y résistaient jamais très longtemps, et les pièges avaient une portée suffisamment grande afin d'empêcher toute tentative de vol sans les déclencher. Ils étaient de moins en moins utilisés car plus assez rentables depuis que la cité souterraine avait vu le jour et organisé la population.

Et il y avait… ceux-ci. Tout nouveau. Découvert par hasard lorsqu'un des hommes chargés de la sécurité était tombé dedans. Qui jouaient uniquement sur l'affectif. Pour certains, il s'agissait juste d'un enregistrement. D'autres y ont assimilé des hologrammes. Et quand les traqueurs étaient certains que des humains se trouvaient dans le secteur… Il y avait un véritable enfant souvent capturé un peu plus tôt. Prisonnier d'une cage, pour donner l'illusion que le piège avait déjà été enclenché, et qui subissait à intervalles réguliers une onde de choc pour assurer les pleurs.

~[...]~

Il suffisait de regarder Neliel pour être convaincu de l'efficacité de ce genre d'approches. Aizen la voyait nettement se faire violence, pour ne pas se mettre à courir dans la direction du petit prisonnier. Et il grimaça en réalisant que leur chemin était en train de les rapprocher. De nouveau, il l'arrêta, la tirant derrière lui pour la confier à Nnoitra et Szayel, admirablement stoïque, et prendre la tête du groupe. Sosuke les força à s'arrêter juste avant qu'ils ne parviennent à une place.

S'avançant un peu, Aizen put apercevoir la cage où était enfermée une petite fille. Il y eut du bruit, qui poussa le groupe à se dissimuler. Bientôt ils purent voir un homme d'une trentaine d'année se montrer, et s'arrêter à son tour à l'entrée de la place. Manifestement hésitant sur la démarche à suivre, il se mit à faire plusieurs pas comme un lion en cage.

~[...]~
Les traqueurs avaient bien évidement d'autres armes à leur disposition. Qui prenaient tout leur sens lors des courses poursuites avec d'éventuelles cibles prit en chasse pour peu que le champ de tir ne soit pas trop restreint. C'était pour cela que les habitants du dessous détestaient les grandes places et les parcs, adorés de la société d'avant. Ces immenses étendues n'offraient rien pour se cacher convenablement. Les zones proches des puits de lumières étaient similaires, puisque en plus d'aveugler le fuyard par le brusque changement de luminosité - l'équipement des traqueurs leur évitait ce souci – l'empêchait de se camoufler.

Celui qui avait le malheur de se retrouver repoussé dans un de ces deux endroits, se faisait tirer dessus. Des fléchettes, semblables à celles utilisées par les vétérinaires. A la place du tranquillisant de la drogue mélangée à un liquide permettait une assimilation plus rapide par l'organisme.

~[...]~

Le trentenaire sembla enfin se décider et, après avoir vérifié qu'il n'y avait aucun traqueur à l'horizon, s'élança sur la place. Neliel voulue crier. Mais le son de sa voix risquant d'alerter des ennemis trop proches, elle fut bâillonnée par la main autoritaire de Nnoitra. Elle cria une nouvelle fois, avant de détourner la tête lorsque le piège fatidique se referma sur ses proies, sonnant les deux prisonniers. Le silence retomba sur la place et Aizen se risqua à sortir de leur planque, observant la bulle d'un bleu clair qui reposait sur son socle. Une petite lumière rouge, pas présente au départ, attira son attention et il serra les mâchoires.

- Apparemment ils ont rajouté une alarme, les traqueurs vont bientôt venir, fit-il, en se retournant vers les trois autres personnes, ne perdons pas de temps, dégageons d'ici.

Ils se mirent à contourner la place, dans un silence lourd, et bientôt, ils parvinrent à leur destination. Se retournant, Aizen observa une seconde Nnoitra, droit et silencieux avec à son bras, Neliel, la tête baissée et visiblement bouleversée. D'un geste, il leur ordonna de rester un peu en arrière et de se tenir prêts, puis avança avec Szayel, vers l'homme adossé au pilier central. Homme qui se redressa en les voyants et posa sa main sur une des armes présentes à sa taille, avant de se ressaisir, peut être en les « reconnaissant ».

~[...]~
Enfin, les traqueurs avait des armes destinées au combat rapproché. S'ils s'avançaient suffisamment, ils pouvaient également utiliser un teaser. Le choc électrique propulsait directement la proie au sol sans possibilité de se relever. Parfois, quand l'envie leur prenait de varier leur plaisir, ils utilisaient des canons à son, dont le fonctionnement était similaire. Si le teaser faire perdre conscience, l'arme sonore provoquait une forte sensation de douleur. Mais trop lourd à porter et à déplacer, ils s'en servaient rarement.

Ils avaient également un pistolet bien sûr. Mais il ne servait qu'en de rares occasions ou lorsqu'ils tombaient face à une proie trop âgée pour être demandée et donc rentable. Relâcher n'étant pas une option, ils éliminaient. C'était tout.

~[...]~

Le traqueur les attendait, et à côté de lui se trouvait une lampe diffusant une faible lumière rouge. Ils s'arrêtèrent à une distance raisonnable de l'homme qui patientait, et la scène sembla se figer. Szayel frissonna en réalisant que devant lui se trouvait la représentation de la plus grande crainte de la population sous-terraine. Un traqueur. Dont la tenue noire, mélange de cuir et de métal, véritable armure technologique, le rendait presque invisible. A sa taille, une ceinture comportant cinq sacoches et dont ils ignoraient ce qu'elles pouvaient contenir. Seuls les faisceaux de lumière, lié à l'énergie qui circulait, leur permettait de pouvoir se déplacer et d'utiliser tous ce qui avait été mis à leur disposition faisait qu'on pouvait deviner leur présence. Et il était fort probable qu'ils travaillaient actuellement à supprimer cet inconvénient. Il n'osait imaginer ce qui se passerait le jour où il serait totalement invisible.

Apparemment inconscient de ses états d'âme, le traqueur s'approcha d'eux et remonta une de ses mains jusqu'à son menton. Il pressa un point précis et son casque se replia sur les côtés et en arrière, dévoilant ainsi son visage. Des cheveux courts, d'un noir de jais, en bataille… et des yeux vert lumineux, et actuellement, quelque peu moqueur. La peau était blanche, extrêmement blanche, mais ce n'était pas étonnant puisqu'ils vivaient eux aussi dans le noir. Il devait probablement avoir un peu plus de la quarantaine, en témoignait les pattes d'oie au coin des yeux. Une grosse trace de brûlure s'étalait sur tout le côté droit du visage, et il boitait également de la jambe droite.

- Kyo Harashima ?

- Ouais ? fit le traqueur, clairement sur la défensive, à qui j'ai l'honneur ?

- Aizen Sosuke, et voici Szayel, souffla l'ancien esclave, sans se démonter.

- Alors c'est toi l'nouveau patron des paumés.

Un sourire mauvais prit place sur le visage découvert du dénommé Kyo qui se déplaça de façon circulaire. Tournant autour des deux autres hommes. Aizen se retint de soupirer agacé, et sa main vint heurter le bas du dos de Szayel pour le rappeler à l'ordre, après avoir senti son malaise. Il préférait ne pas s'attarder sur la familiarité du traqueur qui ne lui plaisait absolument pas. Kyo ne tarda pas à s'arrêter face à lui après son petit tour, passant ses doigts gantés sous le menton d'Aizen pour lui soulever le visage et l'observer plus attentivement. Sosuke ne lui en laissa pas le temps, repoussant sèchement la main et s'attirant un ricanement.

- Beau morceau, en tant qu'esclave, vous seriez sûrement très d'mandé. J'me demande combien je pourrais en tirer.

- Probablement soixante et un million et sept cent mille yens, siffla Aizen, agacé, pourrions-nous en revenir au sujet initial ?

Le traqueur haussa un sourcil, quelque peu déstabilisé par ce genre de réponse. Il finit par retrouver son sourire, appréciant finalement l'homme en face de lui. En voyant Nnoitra et Nell se pencher en une attitude clairement offensive, il leva les mains en signe de paix. Puis il s'éloigna de quelques pas pour montrer sa bonne foi.

- 'voulez quoi ? N'espérez pas non plus que j'puisse vous fournir tout et n'importe quoi hein, ch'uis pas Dieu.

Aizen se tourna vers Szayel, bougeant légèrement la tête pour lui intimer l'ordre de répondre à cette question. Mal à l'aise, le scientifique s'avança de quelques pas, essayant d'ignorer le regard de Kyo braqué sur lui, et qui semblait le mettre à nu. Un sentiment qu'il détestait. Il finit par enfouir sa main dans sa poche et en sortit un papier qu'il tendit sans un mot. Les doigts, bien plus larges, du traqueur se refermèrent dessus et l'homme parcouru rapidement du regard la demande.

- Du matériel informatique ? Ouais, ça d'vrait pas être trop dur à trouver.

Kyo plia la feuille soigneusement, la rangeant dans une de ses sacoches. Il révéla au passage des espèces de capsules rouges qui intriguèrent fortement le scientifique. S'en apercevant, l'autre homme accentua la lenteur de son geste lorsqu'il la referma, avant de conclure d'un mouvement brusque. Il offrit un sourire cynique à Szayel avant de poser un doigt sur ses lèvres. Comme si c'était un secret entre eux, comme s'il scellait avec lui une sorte de pacte. Le scientifique fronça les sourcils. Kyo se mit à rire et chantonner un « secret » qui sonna désagréablement à ses oreilles. Mais le traqueur avait gagné quelque part. Sa curiosité avait en effet était piquée.

Ils furent finalement interrompus par le grésillement d'une radio, qui fit grogner Kyo. Il laissa ses confrères parler dans le vide, jusqu'à ce que les appels réguliers de ses collègues ne finissent par l'agacer. Il releva de nouveau la main vers son visage, probablement pour activer son micro, et Szayel en vint à se dire qu'il avait là une version plus évolué de ses propres créations. Il avait réussi à recréer à partir de rien une technologie utilisée par les traqueurs eux-mêmes. Son égo n'en fut que davantage gonflé.

- Je suis en train de poser bordel ! Faites pas chier !

- Désolé Kyo, mais un de nos piège s'est déclenché près de toi et t'as pas réagi.

- Et t'croyais quoi, que j'avais clamsé ?

- Bah, t'es sur la pente descendante mon vieux ! Les réflexes ça doit plus être ça ! Alors on s'inquiète, c'est normal.

Le sourire du traqueur se crispa légèrement alors que son interlocuteur éclatait de rire. Il finit par secouer la tête, attendant que son coéquipier se calme. Aizen et Szayel, hésitant manifestement sur l'attitude à adopter, purent le voir marmonner quelque chose d'incompréhensible avant de soupirer et de répondre.

- T'inquiète le « jeune », reprit-il d'une voix douce, dès que j'mets la main sur toi j'vais te prouver que j'ai encore d'beaux jours devant moi.

- Heu…

Des « houuu » et des sifflements amusés retentirent, signifiant que son interlocuteur n'était pas seul - ou que la communication était audible pour tous les traqueurs – avant que Kyo ne coupe sa radio, rétablissant le silence.

- Ça a l'air animé chez vous, railla Nnoitra, faisant sourire Kyo.

- Bah! Juste un bleu un peu grande gueule. Mais il apprendra vite à se calmer s'il veut se faire une place dans le métier.

- Le métier hein… souffla Szayel, sceptique.

- Ouais, conclue le traqueur, amusé. Bon, et pour revenir à nos petites affaires, vous m'proposez quoi contre votre matériel ?

Kyo croisa les bras et retourna s'adosser à la structure, patient. Il laissa quelques minutes aux deux hommes face à lui pour prendre leur décision. Du moins, aurait voulu. La voix froide d'Aizen ne fut pas longue à répliquer.

- Que voulez-vous en échange ?

- La même chose que votre prédécesseur. Des esclaves.

- Et si je refuse de livrer mes hommes, que voulez-vous d'autre ?

- Un autre moyen de paiement, mh ?

Kyo se prit le menton dans sa main. Il semblait pensif, et cherchait peut être quoi demander d'autres. Son regard glissa successivement d'Aizen à Szayel et il finit par laisser un léger sourire ourler ses lèvres. Il se redressa, s'avançant vers Sosuke qu'il coinça entre lui et le mur d'une bâtisse à moitié effondrée. Il ignora le regard assassin qui lui fit face, et s'en amusa plus qu'autre chose.

- Si t'es prêt à payer d'ta personne…

Les deux hommes s'affrontèrent du regard, ignorant le « Aizen-sama ! » outré provenant du scientifique, puis des deux gardes. Le pouce du traqueur vint caresser les lèvres closes de Sosuke, plusieurs fois. Puis la main descendit le long de la mâchoire puis sur le cou. Et alors qu'il voulut la faire glisser dans l'échancrure de sa tenue que la main d'Aizen se referma violement sur son poignet, le tordant. Kyo eut une grimace de douleur alors qu'il se libérait de l'emprise.

- C'est ça où tes hommes. Décide-toi et vite.

- Vous … commença à gronder Sosuke

- Je le ferai, les interrompit Szayel, qui ne broncha pas lorsque les deux hommes tournèrent la tête vers lui, c'est moi qui commande après tout alors… Je paierai.

Il y eut un silence, avant que le traqueur ne se détache lentement de sa première cible pour rejoindre Szayel. Il réitéra son geste, venant saisir le menton fin du scientifique qui se laisse faire, les yeux mi-clos et les poings serrés. Puis le regard de Kyo glissa sur Nnoitra et Neliel, restés en retrait, plus ou moins enjoué par la situation, avant de revenir vers sa proie.

- Qu'est-ce qui te fais croire que tu m'intéresses… ?

- Qu'est-ce qui vous fait croire que je suis incapable de vous intéresser ? répliqua aussitôt Szayel, un sourire se dessinant sur son visage. Il se mit sur la pointe des pieds, ses lèvres venant frôler celles du traqueur. Je suis sûr que nous pourrons trouver un terrain d'entente.

- Très bien… Nous verrons cela lorsque je te donnerai ta commande.

Kyo s'éloigna de quelques pas, avant de se retourner vers Aizen, toujours immobile contre les ruines. Prenant un air ennuyé, il se passa une main derrière la nuque, avant d'ouvrir la sacoche placée dans son dos et d'en tirer un briquet et une cigarette qu'il alluma sans un mot. Il en prit une bouffée, et prit son temps pour recracher la fumée grise caractéristique.

- Une semaine. J'aurai ce que vous voulez dans une semaine. Même endroit, même heure. Si vous êtes en retard, c'est tant pis pour vous. Je prendrai ma paye à ce moment-là.

Le ton ne souffrait aucune protestation, et le traqueur se détourna pour s'emparer de la lumière qu'il avait apportée et qu'il éteignit. Les cinq personnes se retrouvèrent plongées dans le noir, et un faisceau rouge vif s'alluma bientôt devant Szayel qui sursauta. Le traqueur venait de remettre son casque, et de réactiver son armure. Il disparut rapidement, mettant fin par la même occasion au rendez-vous.


Vous vous rendez compte? Master & Slave a tout juste 1 an aujourd'hui!
Et je pense qu'on est parti pour un seconde année... ... quoi que?

Et pour la petite note: 61700000 yens est égal (environ) à 600 000€. C'est le prix qu'à payé Ichigo ;p

Merci de m'avoir lu!

Rendez vous au prochain chapitre!