Master & Slave
Couple principal: Ichigo Kurosaki x Sosuke Aizen
Disclaimer: Les personnages de Bleach ne m'appartiennent pas mais sont l'œuvre et la propriété de Tite Kubo. Tous les autres sont miens.
Bêta-lecture: Un grand merci à Leikkona, Wilwy et Sakiie-chan pour leur aide!
~[...]~
Je voulais que ce chapitre soit publié plus rapidement que le précédent et en fait... Bah j'ai mis plus de temps!
Hahahahaha
haha... ha... haaaaa...
C'est le chapitre 13... il est maudit... sérieusement. (rien que parce que FFnet s'amuse à ruiner ma mise en page.)
OH! et avec un jour en retard: Joyeux anniversaire Aizen!
Réponse aux reviews anonymes
Fodsa : Non! peut importe la douleur! je n'abandonnerai jamaiiiis!
Merci pour vos reviews! *-*
(j'espère que j'ai bien répondu à toutes les reviews, dans le cas contraire je m'excuse, n'hésitez pas à me taper)
- C'tait qui ?
- Mh… Un faux numéro.
Hirako grogna, pas dupe mais Kurosaki venait déjà de se détourner pour effectuer un repli stratégique vers ses papiers. Shinji leva les yeux au ciel, alors qu'il déposait une tasse de café sur le bureau et de s'éclipser : si son maître ne voulait pas parler de ça, aussi mauvais menteur qu'il pouvait être, il ne lui arracherait pas une seule info.
Resté seul, Ichigo referma ses mains sur la tasse chaude et la ramena contre lui. Son regard se reposa de nouveau sur son téléphone. Il avait parfaitement reconnu la voix de Sosuke, saut qu'il ne comprenait pas le pourquoi d'un tel appel. Il gémit.
Qu'est ce qu'il avait encore fait ?
Livre II – Faces cachées
Chapitre 13
La femme referma sa main sur le tissu qui faisait office de manteau. Pour se réchauffer un peu, elle souffla sur ses mains, mais la sensation fugace laissa place à un froid plus mordant encore. Alors en désespoir de cause elle se frotta les bras. En ce début de janvier, c'était là tout le problème de la tôle qui piégeait la ville basse : elle n'apportait aucune protection contre les basses températures, bien au contraire. Le froid était conduit par le métal et les trous créaient un appel d'air qui faisait descendre encore un peu plus la température des ruines. La terre les protégeait bien mais pas suffisamment. Au moins, il n'y avait pas de vent par ici.
Elle se força à faire quelques pas, à arpenter les ruelles étroites et sombres. Marcher lui ferait du bien et lui permettrait de gagner quelques précieux degrès. Peut-être. Si l'épuisement physique ne venait pas la faucher avant.
Autour d'elle, le silence. La plupart des gens ici cherchait un moyen de gagner quelques degrés en se tassant dans leurs baraquements de fortune. Ceux que l'on croisait parfois, assis, ne pipaient mot mais leur teint pâle trahissait les ravages du froid dans la communauté. Elle pressa le pas, désireuse de rejoindre un autre endroit. Peut-être proche du point d'eau qui leur servait de réservoir, et qui était actuellement en partie gelé ? Peut-être un endroit où se trouvaient d'autres personnes ? Toute source de chaleur serait la bienvenue.
Elle n'eut pas le loisir de se poser davantage la question. Alors qu'elle tournait pour quitter ce quartier, elle fut brutalement arrêtée par un homme qu'elle venait tout juste de percuter. Elle leva le nez et remarqua immédiatement le masque blanc. Aaroniero. Quelques mots d'excuses franchirent ses lèvres alors qu'elle le reconnaissait enfin comme étant l'un des hommes de main de leur dirigeant.
Celui-ci ne sembla pas lui en tenir rigueur. Une main, chaude, se posa sur l'épaule de la femme et une voix presque spectrale lui conseilla de rejoindre le palais, pour terminer sa quête de chaleur. Elle accepta avec un léger sourire et le dépassa en le remerciant, alors qu'Aaroniero s'enfonçait dans les ruelles qu'elle venait de quitter.
Étrange homme que celui-là.
La ville était silencieuse, beaucoup trop silencieuse. Elle venait de s'enliser dans un quotidien morne, ponctué par les sorties dans les ruines pour trouver de la nourriture et les sorties des cadavres retrouvés régulièrement aux quatre coins des rues, pour éviter aux survivants les odeurs, les animaux et surtout les maladies.
Pourtant, personne n'osait protester, personne n'osait s'opposer ou faire entendre sa voix. Tous avait encore le souvenir cuisant et humiliant de l'échec de leur dernière remontée et de la colère de celui qui s'était proclamé maître des lieux.
~[...]~
Un énième soupir franchit les lèvres d'Aizen. Il s'ennuyait. Les images provenant des chaînes piratées par Szayel défilaient devant ses yeux sans qu'il n'y prête une très grande attention. Il n'y avait rien qui était susceptible de l'intéresser de toute façon : juste des nouvelles sans importances qui ne le concernaient pas. Si dans un premier temps il avait été content de voir que, conforme à ce qu'il avait prédit et voulu, la ville basse sombrait dans l'oubli, il était désormais coincé dans une paix apparente.
Pour un peu il se serait cru catapulté quelques mois en arrière. La situation se retrouvait bloquée parce que pour espérer agir, il fallait saisir une opportunité qui se présentait via la ville supérieure. Or voilà : il n'y en avait pas ! C'était calme, si calme là haut. Même les indignations suites aux revendications de Kurosaki avaient commencées à se calmer et malgré toutes ses tentatives, le statu quo avait été déclaré entre les cinq familles régnant sur le Japon. Ce qui faisait que son plus gros problème pour le moment, c'était la chaleur, qui commençait à remonter dans les ruines en cette fin de février, tout aussi dévastatrice que le froid qu'ils avaient eu à Noël.
Il aurait parfaitement pu se consacrer à consolider ses acquis : cela faisait déjà longtemps que ses quatre premiers espadas étaient partis vers les autres pôles du pays, mais là encore, il ne se passait rien de bien extraordinaire. Ses hommes avaient parfaitement exécuté leurs tâches, sans doute même un peu trop bien quand il y pensait.
Des derniers retours qu'il avait eu, ils avaient tous débuté la construction de leurs propres villes souterraines, après avoir rassemblé les populations locales et les avoir protégées des traqueurs. Il y avait bien eu, pendant quelques mois, des gardiens, suite à la rébellion du centre. Celle-ci ne semblant pas avoir eu d'échos, les craintes étaient retombées, et les forces supplémentaires retirées. Une chance pour ses hommes, car lui-même avait toujours besoin de faire face à ces précautions supplémentaires.
Alors il se retrouvait là, à se tourner les pouces, chose dont il avait horreur. Même la lecture n'arrivait plus à tromper son ennui.
Il soupira une nouvelle fois et tapota la télécommande qu'il tenait sur ses lèvres, prêt à se redresser. Brusquement la lassitude et l'ennui cédèrent leur place à un certain agacement et il s'apprêtait à éteindre le flot de parole lorsque quelque chose attira brusquement son attention. Une couleur vive. Quelques secondes après, il reconnut les cheveux roux et le regard d'Ichigo.
Parfois, il avait du mal à reconnaître l'adolescent avec qui il avait vécu pendant un an. Son attitude, sa manière de s'exprimer et de réagir avaient considérablement changé, évolué. Logique en vue de ce qu'il avait pu vivre, mais Aizen ne pouvait s'empêcher de le noter à chaque fois qu'il l'apercevait. Pour ne rien arranger, le jeune homme n'apparaissait plus que sporadiquement et lui même n'arrivait plus à le joindre.
Non pas qu'il ait abandonné ses projets, mais il fuyait visiblement les journalistes (en témoignait le « enfin » qu'il venait d'entendre dans le monologue du présentateur). Il lui semblait également qu'il avait échappé il y a peu à une nouvelle tentative de meurtre. On avait essayé de lui tirer dessus, si ses souvenirs étaient bons. Mais il avait beau regarder encore et encore, Kurosaki ne semblait pas blessé ni affecté et le montrait ouvertement en répondant aux questions avec un grand sourire.
Un genre de provocation ? L'idée arracha un sourire amusé à Aizen. C'était une idée qui lui plaisait beaucoup.
Comprenant qu'il était bloqué pour un petit moment, Ichigo enfouit ses mains dans ses poches. Sans le savoir, il força Sosuke à décrocher son regard du col en V de la chemise aussi noire que le reste de sa tenue pour se poser sur un éclat au niveau de la taille. L'objet responsable était à moitié caché par le long manteau mais le dirigeant n'eut aucune difficulté à le reconnaître. Une chaîne. Fine et courte, qui servait de décoration au vêtement, et faisait remonter des souvenirs vieux de quatre ans maintenant.
Son regard glissa vers le collier, toujours posé sur son bureau et qui n'avait pas bougé depuis un bon bout de temps. Sa mâchoire se crispa. Les yeux marron revinrent sur l'image de Kurosaki, ne tardant pas à se poser de nouveau sur la chaîne qui n'avait pas bougé depuis tout à l'heure. Le journaliste, ayant rapidement abandonné les banalités, se faisait un malin plaisir à rappeler qu'en dépit de ses critiques sur le système des esclaves, lui même en possédait un.
« Bien sûr, la tradition des dix-huit ans est difficile à éviter » grinça Sosuke à cette réflexion.
Ichigo ne put vraiment le contredire. Il se contenta de hausser les épaules en affirmant qu'il s'en serait passé s'il avait pu. Aizen de son côté fronça les sourcils. Non. Il ne regrettait pas son ancienne vie contrairement à ce qu'affirmait Gin, cependant...
Cependant, et la solution lui vint subitement, il y avait peut-être quelque chose qu'il pouvait faire pour débloquer un peu la situation. L'idée lui sembla tellement évidente et il se maudit de ne pas y avoir pensé plus tôt alors qu'il se relevait et quittait rapidement la pièce.
Quelques secondes plus tard, le journaliste, toujours plongé dans son interview avec l'héritier du centre, laissa un sourire étirer ses lèvres avant d'enchaîner :
- Pourtant, nous savons que ce n'est pas votre premier esclave. Qu'est devenu l'autre dans ce cas ?
Ichigo eut besoin de quelques secondes pour reprendre contenance. Finalement, un sourire un peu amer revint alors qu'il répondait à la question avant de s'éclipser, suivi de Shinji qui venait d'arriver. Oh, à n'en point douter, Aizen aurait probablement adoré apprendre qu'il avait été « remplacé ».
~[...]~
- Pardon ?
- Vous n'êtes pas sérieux ?
Le dirigeant eut un mouvement agacé devant l'air interloqué de ses espadas. Il avait convoqué ses hommes pour une réunion exceptionnelle et pouvoir ainsi discuter de ce qui les attendait prochainement. Quand il avait parlé de remonter, seul, dans la ville supérieure pour y agir, ses hommes avaient commencé à le regarder comme s'il était fou.
Ce n'était pas vraiment comme si les réunions éclair et les décisions étranges n'avaient jamais été au programme, mais parler de remonter dans la ville haute était une chose totalement inédite. Surtout, présentée d'une telle façon.
L'idée était simple : remonter auprès de son ancien maître, l'aider dans ses projets. Avec un peu de chance, il pourrait même parvenir à faire disparaître les traqueurs et leurs nouveaux associés. Ce qui leur laisserait alors le champ libre pour les ruines, si on ne les invitaient tout simplement pas à remonter. Il prendrait l'avantage à ce moment là en utilisant Kurosaki.
C'était tout ce qu'il avait trouvé pour débloquer la situation. Mais aussi et surtout pour sortir de son ennui. Retrouver son petit jeu avec Ichigo l'occuperait mieux que de tourner en rond ici. Ses explications étaient destinées à noyer un peu le poisson auprès de ses hommes. Ce n'était pas vraiment comme s'il pouvait changer radicalement les choses là-haut non plus : juste taper légèrement dans la fourmilière.
Perplexes, ses espadas n'osaient s'exprimer. Scepticisme était le mot qui qualifiait au mieux la pensée générale. Difficile d'aller contre cette idée, puisqu'ils n'en avaient pas de meilleures sous la main. Mais plus encore que le problème de voir leur dirigeant les quitter brusquement (Que se passerait-il s'il y avait un problème et qu'ils le perdait définitivement ?), c'était aussi la question de qui reprendrait les rênes en son absence. Chacun d'eux avait déjà leur propre position à tenir mais prendre du galon était une offre alléchante et tous étaient prêt à se proposer. Quand on savait que déjà quatre d'entre eux occupaient déjà ce poste dans le reste du pays...
- Comment ? Remonter est une chose, pouvoir agir est une autre, finit par demander Aaroniero, trahissant les pensées de tout le monde.
- Et comment sauront nous ce que nous devons faire ? Fit Zommari.
- Szayel s'occupera de faire la liaison, ce n'est pas la chose la plus compliquée, fit Sosuke, agacé.
Le scientifique hocha la tête et les regards se posèrent une fois de plus sur l'actuel dirigeant, en attente de la suite. C'était maintenant que l'on passait à la nomination du successeur pas vrai ? Et il était évident que tous attendaient que leur nom sorte des lèvres d'Aizen. Mais rien ne vint. La bouche restait désespérément close, comme si le choix n'avait pas encore était décidé.
- Attendez-vous à voir vos postes changer d'ici peu, je vais réorganiser la ville basse avant de partir, continua le dirigeant.
- Vous comptez répartir vos propres tâches entre nous tous ?
- Non.
Sosuke laissa un sourire ironique étirer ses lèvres. Il savait que s'il se risquait à ça, il ne faudrait que quelques semaines pour que les dissensions prennent le pas sur le reste et qu'ils se mettent à tirer chacun dans leur sens plutôt que d'avancer ensemble. Trop risqué pour la population et leur protection qui risquait de voler en éclat et réduire ses efforts au néant.
En nommer un à la tête ? Les trois autres se feraient un plaisir de lui mettre des bâtons dans les roues. Ses espadas étaient trop individualistes. Lui-même avait eu du mal pour les faire parvenir à travailler de concert. Qu'on soit clair : il n'avait pas sacrifié presque 4 ans de sa vie pour tout voir s'écrouler comme un château de cartes.
- Alors qui ? Demanda Aaroniero, que finalement tout cela amusait plus qu'autre chose.
- Je ne sais pas encore, se contenta de répondre Aizen, avant de mettre fin à la réunion.
Le silence dura jusqu'à ce que le dirigeant quitte la salle. Une fois dehors, il n'eut à faire que quelques pas avant d'entendre Yammy s'exclamer d'une voix furieuse qu'il refuserait d'obéir à qui que ce soit. Cela lui valut quelques réflexions des trois autres. Sosuke soupira et décida de les ignorer alors qu'il empruntait le chemin qui le conduirait en dehors de Las Noches.
Ichigo allait devoir attendre encore un peu.
~[...]~
Trouver la personne idéale... Sosuke se demanda un instant si c'était possible. Après un mois passé à rechercher dans la ville basse, il ne voyait personne à qui il pourrait potentiellement passer les rênes de la cité basse. Personne n'était digne à ses yeux d'occuper cette position, le temps qu'il puisse aller s'amuser un peu quelques mètres plus haut. Puis, il devait aussi trouver quelqu'un qui saurait mater ses propres troupes.
Sa propre méfiance ne l'aidait pas vraiment des masses. Il devait reconnaître que l'idée de lâcher les commandes ne lui plaisait pas beaucoup. Il connaissait la nature humaine, lui même en était un bon exemple. C'était le genre d'opportunité qu'on saisissait et qu'on ne voulait plus relâcher par la suite. Il lui fallait quelqu'un qui qui n'aurait aucun problème à s'effacer.
Quelqu'un de désintéressé donc. La chose la plus rare et la plus précieuse en ce bas monde qui lui fit regretter de ne plus avoir Tôsen à ses côtés. Le problème aurait été réglé immédiatement.
Il tourna pour continuer sa visite quotidienne de la ville. Il savait aussi que ses recherches infructueuses faisaient espérer ses hommes qu'il change d'avis, se résigne à trouver autre chose ou à envoyer un des leurs plutôt que de remonter en personne. C'était mal le connaître : quand il avait une idée en tête, il ne la lâchait plus.
- Je vous rappelle que vos vies sont entre nos mains. Ne l'oubliez pas, s'il vous plaît.
Le dirigeant s'arrêta et se tourna vers la source de cette voix douce, mais ferme. Il arriva à une petite place, où un petit groupe était rassemblé. Visiblement, une partie était blessée et l'autre s'employait à les soigner au mieux. Mais ce n'était pas ça qui l'intéressa vraiment. Non. Ce fut la personne qui tenait toutes les autres en respect d'un simple sourire.
Il ne pouvait en vouloir aux habitants d'être méfiants. Les vêtements de celle qui les surplombait de toute sa hauteur étaient trop propres, trop neufs et trahissaient ses origines plus aisées qu'elle ne semblait pas vouloir cacher. Sosuke était même certain que s'il se rapprochait, il pourrait sentir du parfum.
Une exilée. Une de ces personnes qui avaient été jetées dans la ville basse pour une raison quelconque et que les gens d'ici haïssaient pour avoir eu accès à une vie confortable.
Il s'avança. Assez pour attirer l'attention de la femme, assez pour lui permettre également d'apercevoir ce qu'il supposa être l'assistante, accroupie et en train d'effectuer des soins. A sa grande surprise, il ne lui fallut que quelques secondes pour la reconnaître.
- C'est donc ici que tu te cachais tout ce temps, Aizen, fit-elle, lui confirmant au passage que sa mémoire ne lui avait pas fait défaut non plus.
- Pourquoi, auriez-voulu descendre pour voir comment j'allais ?
- Peut-être... fut la réponse qu'elle souffla en faisant plusieurs pas dans sa direction.
Sosuke se demanda un instant si quelqu'un, là-haut, n'était pas tout simplement en train de jouer avec lui. Après son premier maître, c'était un autre visage du passé qui revenait se rappeler à son bon souvenir. La longue tresse qui ondulait doucement devant la poitrine ne laissait nullement place au doute. Devant lui se tenait un des médecins les plus réputés de la capitale. Un médecin qui s'était spécialisé dans les esclaves.
- Qu'avez vous fait pour en arriver là, Unohana ? murmura-t-il, alors qu'elle s'arrêtait face à lui.
- J'ai... simplement commencé à dire tout haut ce que je pensais tout bas. Mais contrairement à certains, je n'ai au final pas eu assez de poids pour m'empêcher d'atterrir un étage plus bas.
Il y eut un silence, avant que la doctoresse ne reprenne.
- Je regrette simplement d'avoir entraîné Isane. Elle a insisté pour m'accompagner, mais elle n'a pas à payer pour mes erreurs.
Le dirigeant lui jeta un regard perplexe, ne semblant pas comprendre où elle voulait en venir. Avec un sourire amusé, elle explicita.
- Kurosaki est un peu brute, mais ses paroles touchent plus de monde qu'il ne le pense.
- Quand on voit où ça vous a mené... ne put s'empêcher de railler Aizen.
Unohana laissa échapper un rire alors que Sosuke soupirait. Une simple remarque et l'homme se montrait ouvertement agacé, lassé. Et ce n'était pas peu dire : pourquoi fallait-il toujours que la conversation, tôt ou tard, dérive sur lui ?
- Vous l'avez... rencontré ? finit-il par demander cependant, la mâchoire un peu crispée.
- Jamais. Mais ce n'est pas comme s'il n'était pas cité presque tous les jours par un média.
Aizen leva les yeux au ciel. Il était bien avancé avec une telle réponse tiens. Le sourire tranquille d'Unohana semblait le narguer mais il préféra ne pas s'emparer de la perche tendue. Pour le coup, il n'était pas différent des autres : il savait parfaitement de quoi était capable le médecin, et il préférait se tenir tranquille plutôt que de risquer ses foudres.
C'était qu'elle était effrayante quand elle s'y mettait. Sans forcer en plus. Alors qu'elle se retournait pour voir où en était Isane, l'idée flasha dans un esprit que, peut-être, il pourrait avoir devant lui la candidate idéale. Après tout, Unohana venait de la ville supérieure. La cité basse n'avait strictement rien à lui apporter de plus que ce qu'elle pourrait récupérer une fois en haut et pour cela, il s'avança pour attirer de nouveau son attention en dépit de sa méfiance.
- Si vous n'avez rien d'autre à faire Docteur, pourquoi ne pas m'accompagner pour aller vérifier les alentours ? invita-t-il, avant de tourner les talons.
Il n'eut pas besoin de se retourner pour savoir qu'il était suivi.
~ […] ~
Son intuition s'était confirmée. Retsu était la personne idéale pour reprendre la ville basse temporairement. La convaincre n'avait pas été si difficile sur ça : admettre une partie de ses projets en omettant certains détails, utiliser comme appui sa volonté de protéger son apprentie et lui promettre que son rôle ne serait qu'une passerelle pour lui permettre de retrouver ce qui avait pu être sa vie d'avant et finalement, Unohana avait choisit de se ranger à ses côtés.
Elle lâcherait dès qu'elle le pourrait, il n'y avait pas vraiment à douter de ça non plus. Après tout, ce que la ville basse avait à offrir, le médecin ne pouvait qu'avoir mieux là-haut. Se placer comme un leader n'était pas vraiment quelque chose qu'elle appréciait, elle le lui avait avoué lorsqu'il lui avait expliqué ce qui l'attendait pour les prochains mois.
Ses hommes ? Matés d'un regard et d'une phrase. C'était la spécialité de la maison et il en aurait volontiers rigolé s'il n'avait pas su que ça se retournerait contre lui.
Non, il avait déjà eu affaire à une Unohana de mauvaise humeur, il allait éviter de recommencer, hein.
Un mois et demi. Ce fut le temps nécessaire pour former le médecin et s'assurer que tout se passerait bien en son absence, ainsi que préparer son trajet de remontée. Mais finalement, ce fut bon et lorsqu'il franchit l'une des sorties de la ville basse, ce fut sans un regard en arrière.
~ [...] ~
Le regard d'Aizen traîna l'espace d'une seconde sur la porte foncée qui se tenait devant lui. Il laissa échapper un petit soupir alors que le bruit de son poing cognant sur le bois résonnait, attirant l'attention. Mais il ignorait tout ce qui pouvait bien se dérouler autour de lui. L'espace d'un instant, son visage se baissa et son regard se posa sur le collier, légèrement en retrait par rapport à lui, mais bien présent, bougeant toujours légèrement suite aux pas rapides.
Il n'eut que le temps de reprendre sa position première et de prendre par habitude son éternel sourire moqueur, que la porte s'ouvrait et qu'il fit face à Kurosaki. En silence, il observa toute couleur déserter le visage du jeune homme, visiblement sous le choc. Il pouvait comprendre, leur séparation remontait à quatre ans environ, maintenant.
- Bonjour Ichigo, souffla-t-il, de façon à n'être entendu que par lui.
Il n'y eut pas de réponse. Le jeune homme face à lui semblait s'être figé, la main crispée sur la porte, au point que ses doigts s'étaient mis à blanchir sous le manque de sang et la pression exercée. Alors seulement, Kurosaki daigna reculer et s'effacer, lui permettant de rentrer dans ce qu'il savait être le bureau mais ce ne fut que de longues minutes après qu'il put réellement se confronter à lui.
Le temps pour lui d'observer les lieux, de pouvoir se remettre en mémoire chaque détail qu'il avait pu apprendre, lors des premiers temps, et de prendre note des changements effectués alors que le jeune homme restait dans son dos.
Cela remontait à loin, maintenant.
Lorsqu'il se retourna, son regard accrocha immédiatement celui d'Ichigo. Aucun geste, juste un silence pesant entre eux qui sembla durer une éternité et qu'Aizen brisa sans aucune hésitation.
- Je t'ai manqué ? nargua-t-il, amusé.
Kurosaki tressaillit. En une fraction de seconde, il était sur lui, une main venant agripper avec force son col alors que les yeux ambrés se plissaient. Impossible de dire exactement ce qui pouvait traverser son esprit actuellement, il se faisait un point d'honneur à ne rien montrer.
- Qu'est ce que tu as encore été inventer ? gronda le jeune homme
Sans se démonter le dirigeant pencha le haut de son corps et laissa ses lèvres effleurer celles de Kurosaki, provocateur. Le poing sur son col se crispa un peu plus mais il ne fut ni repoussé, ni incendié pour son geste, ce qu'il assimila à un bon point pour lui.
- Absolument rien.
- Tu mens.
Il sembla à Sosuke comprendre en partie le problème. Loin de l'alarmer, son sourire s'étira un peu plus, alors que le regard de Kurosaki se faisait plus incertain.
- Je me suis dit que tu apprécierais sans doute un peu d'aide dans tes projets. J'ai mis un peu de temps mais... finalement j'ai pu remonter.
- Tu... restes ?
- Nous avons un jeu à terminer il me semble.
Sans hésitation, il laissa ses lèvres frôler celles d'Ichigo, sans pousser plus loin. Tout d'abord silencieux, le jeune homme eut une réaction pour le moins étrange.
Il éclata de rire.
Et voilaaaa
Je sais que la fin est un peu abrupte, je me rattrape dans le prochain chapitre! Sachez également qu'il reste 2 chapitres avant la fin du livre II!
On y arrive, je vois la fin de ce livre mes amis! ... Oh attendez... Il en reste un c'est vrai!
Aw!
Merci de rester avec moi et je vous donne rendez-vous au prochain chapitre!
