Note de l'auteure : bon un petit chapitre où il ne se passe pas grand chose, mais les choses bougeront au prochain chapitre.

Reviews :

Akito baskerville : un rapprochement ? Quel rapprochement ? Je n'oserai pas ^^. Oui oui Eren n'est pas encore bien dressé. Levi va devoir plusle mater.

San Jeager : Merci et la voilà la suite ^^

Leyana : c'est moi qui te remercie de me lire.

Maoruwa : ça pour avoir était éclair, il l'a été, mais je ne savais pas trop quoi mettre en détail ^^.

Pando : Armin est mon perso préféré ^^. Je n'oserais pas le maltraiter. Enfin pas dans l'immédiat ^^. Ne tant fais pas je prend le temps de trouver plein de chapitre à mettre. J'aimerais bien atteindre les 20 chapitres avec cette fiction. Sinon ce sera comme mes autres fictions : 15 chapitres.

Ringo : oui je sais cela fait bizarre, mais il faut vraiment se dire que là c'est Levi qui mène dans un sens la dense dans le monde d'en bas .

alixlouise : tu n'as même pas idée du quart de ses idées en tête ^^.

Yumebaka : je suis contente si tu as accroché à cette fiction. Cela veut dire que tu n'es pas accro au lemon ^^. J'essaye de développer dans cette fiction la psychologie des personnages et non le côté sexuel que l'on trouve dans mes autres fictions. J'essaye de montrer qu'une histoire bien ficellée peut attirer du monde à la lire. Bon j'avoue y a quelques allusion quand même ^^.

Miss Kannazuki : oui j'avoue que cela était prévisible. Mais attention je ne compte pas être prévisible pour toute l'histoire et je pense rajouter de nombreux rebondissement. Pour Erwin, c'est fait volontairement pour une fois.

Bonne lecture à toutes et tous.


Chapitre 7 : le temps des retrouvailles

Armin se tenait en face de lui. Il n'en revenait toujours pas, son meilleur ami était finalement libre. Quoique libre dans les bas-fonds était un euphémisme. Mais en tout cas, il avait échappé à la mort. Eren voulut bouger pour le prendre dans ses bras. Mais aussitôt, un pied atterrit dans son visage.

- Je ne t'ai pas autorisé à bouger, il me semble.

- Eren ! Arrêtez de le brutaliser ! S'écria Armin

- Toi le champignon, on ne t'a rien demandé. Si tu ne veux pas subir le même traitement, alors mets la en veilleuse.

- Non, ne touche pas à Armin.

Eren toussa et cracha du sang suite au coup reçu en pleine face.

- Tsk, évite de tout dégueulasser.

- Alors arrête de me frapper.

- Oh, est-ce que j'ai entendu quelque chose ?

- Non, je n'ai rien dit, Monsieur, répondit Eren en baissant la tête.

- Bien. Je suis dans mon jour de bonté aujourd'hui. Je te laisse une heure avec ton ami. Tentez quoi que ce soit pour vous évader et je vous exécute tous les deux.

Levi quitta aussitôt la chambre, laissant les deux prisonniers ensembles.

Au début Eren et Armin n'osèrent pas bouger. Ils attendirent que les pas se soient suffisamment éloignés. Armin se jeta alors au cou de son ami, avant de se reculer en l'entendant gémir de douleur.

- Oh mon dieu, Eren, qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Et pourquoi es-tu nu ?

- Ne t'en fais pas, je vais bien mieux, maintenant que je sais que tu es en vie. J'ai eu si peur quand Jean m'a annoncé que mon père t'avait fait mettre aux arrêts pour t'exécuter. Je m'en veux tellement de tous les ennuis que j'ai pu te causer. Ton grand-père doit être fou d'inquiétude.

- Grand-père est mort. Il a été tué par les soldats, le soir où ils ont débarqué et où ils ont tout détruit. Personne n'a eu le temps de comprendre ce qui se passait.

- Je suis désolé, Armin. Tout est de ma faute.

- Tu n'y es pour rien. Ton père est l'unique responsable. Mais tu m'as dit que Jean te l'avaitt dit. Où est-il ?

- Quelque part dans les cachots, mais je ne sais pas où exactement. Il a été capturé deux jours avant ton exécution.

- Je comprends alors pourquoi je ne l'ai pas vu sur la place de la ville.

- Mais dis moi, comment cela s'est passé ?

- Ton père avait obligé tous les villageois à se rassembler sur la place du village pour assister à l'exécution. Quand on m'y a emmené, j'ai vu Mikasa et les autres, mais Jean n'était pas là. Je sais qu'il peut être trouillard de temps en temps, mais je le voyais mal ne pas aider tout le monde. J'en ai donc déduit qu'il lui était arrivé quelque chose, mais je ne savais pas encore quoi. Le pauvre, je le plains surtout vu son caractère. Il a beau ne pas aimer le risque, je suis sûr qu'il leur a donné du fil à retordre.

- Je ne te le fais pas dire. Il était salement amoché.

- Par contre dis-moi pourquoi es tu dans cette tenue ?

- Une sorte d'humiliation de la part de Levi. Il veut que je sois son animal de compagnie.

- Il a une drôle de façon de traiter un animal de compagnie. Désolé, de dire ça. Mais t'es couvert de bleus et de bandages.

- Il m'a cassé des côtes, mais pour le moment, je suis vivant. Il y a des moments où il est hyper violent et d'autres où il est plus prévenant.

- Comment ça ?

- Ben, il peut me battre, car je refuse de lui baiser les pieds et l'instant d'après, il va faire couler l'eau dans la baignoire pour que je puisse me laver. Il veut que je rampe au sol, et en même temps, il fait attention à ce que mes bandages soient changés. J'ai même gagné un lit pour dormir. Pourtant, j'ai du mal à vouloir lui obéir.

- Je vois. La seule chose qui te pousse à te prosterner à ses pieds, ne serait-ce pas parque qu'il a Jean en otage et maintenant moi ?

-...

- Eren, qu'est-ce qu'on t'a déjà dit ? Vis pour toi et ne te soucie pas de nous. On a fait nos propres choix et on est prêt à mourir pour. Tu as eu le courage de quitter tout alors qu'un avenir sans soucis s'offrait à toi…..

- Un avenir imposé par mon père qui ne voulait que plus de gloire et de notoriété, sans compter l'argent. Je n'étais qu'un pion dans leur partie d'échec. J'ai toujours détesté mon père pour ce qu'il me forçait à faire. Plus d'une fois, j'ai essayé de le tuer, mais à chaque fois, j'ai échoué.

- Eren. Je ne le savais pas. Tu ne me l'avais pas dit.

- Tu crois que cela se crie sur tous les toits. Généralement, vous ne me voyez pas pendant presque une semaine ou un mois.

- Je croyais que tu partais étudier à la capitale.

- Depuis que je vous ai tous rencontré, même cette tête brûlée de Jean, j'ai eu envie de vivre comme vous, avec peu de choses, mais libre.

- Mais finalement, tu te retrouves à nouveau prisonnier.

- Pas pour longtemps. Je te jure que je trouverai un moyen et que je le tuerais de mes propres mains.

- Sais-tu au moins pourquoi il te garde en vie pour le moment. Ce n'est pas un homme qui jouerait avec quelqu'un.

- Il veut se servir de moi pour quelque chose.

- Et tu as accepté ?

- C'était la condition pour ta liberté.

- Non, Eren, tu n'aurais pas dû.

La porte s'ouvrit en grand sur Levi et Erwin.

- La récréation est terminée pour vous deux. Erwin, je te laisse t'occuper du champignon. Évite de trop l'abîmer.

- Pour qui me prends-tu ? Armin suis-moi. Je vais te montrer où tu vas vivre désormais.

- Où l'emmenez-vous ?

- Cela ne te regarde pas.

Armin serra la main de son ami, avant de se lever et de suivre docilement le grand blond. Levi referma la porte derrière les deux hommes.

- Bien maintenant que je n'ai rempli pas part du contrat, cela va être à ton tour.

- Qu'est-ce que vous me voulez ?

- Rien de bien compliqué. Dans une semaine, un homme très important doit venir voir ton vieux. Ta mission sera de l'exécuter, ni plus, ni moins.

- Et si je refuse ?

- Je doute que ton ami le champignon aime le traitement qu'on lui réserve dans ces cas. Il faut dire qu'il y a peu d'occupation ici et mes hommes ont besoin de se soulager de temps en temps.

- Espèces d'enfoirés. Laisse Armin en dehors de ça.

- Alors vas-tu le faire ?

- Je n'ai pas le choix.

- Je n'ai pas le choix. Demain, nous testerons ta capacité au combat.

Armin suivait Erwin dans le dédale des couloirs. Il ne savait pas où on l'emmenait. Mais il ne semblait pas descendre. Erwin s'arrêta à une porte qu'il ouvrit pour le laisser passer. Armin entra et fut étonné du lieu où il avait atterri.

La porte se referma derrière lui, le laissant seul avec Erwin.

- Pourquoi ne suis-je pas dans un cachot comme Jean ?

- Cela ne serra pas nécessaire. Tu nous es plus utile que Jean.

- Mais ceci est votre chambre.

- En effet. Tu dormiras désormais ici. Tu as vu comment était traité Eren ?

- Oui, pire qu'un animal.

- Ne tant fait pas, je ne compte pas t'humilier ainsi. Je ne suis pas du même genre que Levi, à moins que tu m'y pousses. Mais il a été décidé que tu serais mon propre animal de compagnie. Par contre si Eren refuse d'exécuter la mission qu'on lui assigne, tu ne seras plus qu'un tas de morceaux de viande une fois que tous les hommes du quartier général te seront passés dessus. Et ils sont une cinquantaine.

Armin recula aussitôt et se heurta au bureau.

- Ne me touchez pas.

- Pour le moment, je voudrais vérifier tes blessures. Tu ferais mieux aussi de coopérer. Nous avons besoin de toi vivant. Donc coopère et tout se passera bien.

Erwin s'approcha d'Armin. Une fois à sa hauteur, il lui leva le visage et le tourna afin de voir les ecchymoses qui le couvraient. Il pesta devant le nombre de bleu qui lui couvrait juste la tête.

- Déshabille-toi complètement. Je reviens dans quelques minutes. Une fois fais assis toi sur la chaise et attend.

Erwin quitta la pièce non sans l'avoir fermé à clef avant.

Armin serra ses bras autour de lui. Cet homme avait quelque chose qui l'attirait et l'effrayait en même temps. Quand Erwin revint, il put constater qu'Armin avait docilement obéi. Il le fait se lever. Ce dernier se sentait humilier de se retrouver nu comme un vers devant un inconnu et ennemi. Erwin lui fit lever les bras et inspecta chaque parcelle de peau. Ses doigts frôlaient la peau du plus jeune qui ne put retenir un frisson. Cela le fit sourire qui s'effaça en constatant les plaies infectées du dos. Il allait devoir enlever tout ce qui était purulent.

- Va t'allonger sur le ventre sur le lit.

Armin se dirigea vers le lit avec un boule qui se formait dans la gorge. Erwin s'approcha de lui avec plusieurs bouteilles et des compresses.

- Bois ça, cul sec, lui dit-il en tendant une fiole d'eau-de-vie,

- Je préfère être à jeûn si c'est pour être violé.

- Je t'ai dit de boire, ça. Je vais devoir gratter tes plaies infectées pour enlever le pue. Je doute que tu veuilles rester sobre pour endurer la douleur.

Armin déglutit et finit par boire la fiole. Il toussa lorsque le liquide coula dans sa gorge. Rapidement, il sentit sa tête tourner. Erwin le repositionna correctement et alla chercher une bassine d'eau chaude. Il commença par humidifier les plaies afin qu'elles soient moins dures à gratter. Puis avec une compresse d'alcool, il commença à appuyer faisant sortir beaucoup de pus. Armin se mit à hurler de douleur. Erwin le maintint tout le temps de l'opération. Rapidement, les cris furent remplacés par des petits bruits de sanglots, puis par le silence.

Erwin regarda le visage du gamin. Il constata qu'il avait fini par s'évanouir. Cela lui arrangea les choses et il put terminer de nettoyer les plaies tranquillement. Une fois finit, il rhabilla le gamin avec des vêtements à lui et l'allongea sous ses draps.