Bon je sais qu'on est vendredi, mais comme je suis pas là demain je préfère publier avec un jour d'avance qu'avec un jour de retard. donc on va dire que c'est mon cadeau. j'ai écris le chapitre au lieu de faire mes devs ce qui veut dire qu'on est la fin des vacances et que je n'ai absolument rien fait... bref on s'en fout, tout de suite réponse au review.

: Ahaha t'en fais pas c'est pas grave que ce ne soit pas une review tant que je reçois le message je peux te répondre. techniquement toute la famille de Lexa ne sont pas des psychopathes, penses à sa petite sœur elle n'était pas une psychopathe (bon ok elle est morte). et Lexa a pété son câble plusieurs fois déjà, bon très souvent en fait mais bon. tu sais tu devrais m'envoyer comment tu imagines le prochain chapitre et comme ca on verra si tu as bien deviné. ne t'en fais pas je te piquerai pas tes idées, les chapitres sont écrits une semaine avant leur publication donc...mais pour voir.

: tu as aimé le combat, ben tu vas être servi. enfin pas dans ce chapitre qui est un peu plus calme mais la situation va commencer a dégénéré dans pas longtemps c'est promis.

MaraCapucin: ahahaha merci, mais je trouve que la scène de baston est encore soft. je t'en réserve une un peu plus hard, dans les chapitres a venir.

Lea kom trikru: ah non t'en fais pas ce sera pas le dernier, bon pas dans ce chapitre mais ça va arriver. Lexa va-t-elle un jour tué Anya ou pas telle est la question? moi je sais moi je sais (retour a un age mental de 5ans). Lexa ne passe pas du coté obscur de la force...pour le moment. a me parler de star wars, tu me donnes une idée de cross over entre the 100 et et star wars, ça serait trop marrant... en espérant que la suite te plaise.

enjoy it


Chapitre 14

Pdv Lexa

Le noir, un noir totale m'englobe. Je suis comme prisonnière dedans, piégé entre rêve et réalité. La première sensation est la douleur. Une douleur lancinante à la tête, je crois qu'elle va exploser. J'ai l'impression d'avoir une méga-gueule de bois puissance 10 mais je ne me souviens pas d'avoir fait la fête. En fait je me souviens de pas grand-chose. Je cherche dans mes souvenirs mais tout est embrouillé, j'ai l'impression d'être dans le brouillard total. J'essaye de bouger mais mon corps me fait mal lui aussi. Je ressens une vive douleur à mon épaule droite et à chaque respiration mes cotes me font mal. Je n'arrive toujours pas à me souvenir de ce qui s'est passée pour que je me retrouve aussi mal en point. Je me souviens de mon réveil avec Clarke, en même temps comment l'oublier, je me souviens qu'on est allé dans la Grande Salle et à partir de là plus rien, le trou noir. Je sais qu'il s'est passé quelque chose au vue de mon état mais impossible de m'en souvenir. C'est assez frustrant.

J'essaye à nouveau de bouger mais je sens directement une main saisir la mienne et une voix me murmurer « Non, Lex' reste tranquille. Tout va bien se passer ». je reconnais cette voix, Clarke. Sa main dans la mienne m'apaise, je resterai bien des heures dans cette position. Coupée du monde, allongée dans un lit (sans doute), les yeux fermés avec ma copine à côté de moi. Mais je veux voir son visage, ça me manque déjà. Je suis vraiment accro à cette fille. Alors, j'ouvre les yeux : idée vraiment stupide. L'intensité lumineuse environnante me brule la rétine et augmente encore plus mon mal de tête. Je cligne plusieurs rapidement des yeux afin de m'habituer à la luminosité. Apres plusieurs minutes a essayé de voir enfin clairement sans avoir l'impression qu'on pointe directement un laser dans les yeux. Je pose enfin les yeux sur ma copine. Je remarque d'emblée ses traits tirées et soucieux. Je crois que j'ai encore déconné…pour changer.

-Clarke qu'est-ce-qui s'est passé ?

Ma gorge me fait super mal, sérieux j'ai mangé un plat trop épicé ou quoi. Clarke fronce les sourcils suite à ma question.

- tu ne te souviens pas ?

Je tourne la tête vers la source de la voix et je trouve tous mes amis de l'autre côté du lit entrain de veiller sur moi. Je crois que c'est Octavia qui vient de parler mais j'en suis pas sure. Je fais non de la tête, puis je balaye la salle du regard. Je reconnais l'infirmerie, en même temps j'y passe beaucoup de temps, beaucoup trop à mon gout. Puis je remarque un groupe de personnes qui se dirige vers nous. Je reconnais en tête le directeur, Jaha, puis Abby, Marcus, Indra… je tourne la tête vers Clarke complètement dépassée. Je la regarde dans ses yeux qui sont incapables de me cacher quoi que ce soit et j'y lis tous ses sentiments : colère, doute, amour mais surtout beaucoup de peur. Et c'est la que tout me revient, c'est en plongeant dans les yeux de ma copine que tous mes souvenirs me reviennent : Anya, mon…dérapage on va dire. Et je murmure plus pour moi qu'autre chose :

-ils savent…

En réponse Clarke serre un peu plus ma main et hoche la tête.

Pdv Clarke

Apres être sorti de la Grande Salle, nous somme directement allés à l'infirmerie, ma mère nous guidant. Une fois arrivé à l'infirmerie, Bellamy dépose Lexa sur l'un des lits. Puis nous nous reculons, pour laisser la place à ma mère. Je commence à stresser. Lexa ne s'est jamais évanouie après avoir fait une crise. Et maintenant tout le monde sait qu'elle est l'élue. Quels vont être les répercutions ? Qu'est-ce qui va lui arriver ? Ma mère déboutonne la chemise de Lexa pour avoir un meilleur accès à son torse. Je vois Bellamy et Finn détournée regard tandis que Jasper et Monty se tournent carrément. Je les en remercie silencieusement, je commence à en avoir un peu marre que tout le monde puisse relooker ma copine a moitié sans ses fringues.

Je me retourne vers Lexa que ma mère examine toujours. Je la vois entrain d'appuyer sur ses cotes, et le corps de Lexa tressaille légèrement. Je me crispe, là voir souffrir m'est insupportable. Je me tends, j'ai qu'une envie écarter ma mère de Lexa mais je sais qu'elle ne fait que son métier. Finalement après quelques secondes qui me paraissent des heures, elle retire sa main. Lorsque sa main s'éloigne du thorax, je pousse un profond soupir. Je n'avais même pas remarqué que je l'avais retenu.

Ma mère remonte sa main et la pose sur le cou de la brune. Elle pose deux doigts sur le cou de Lexa, là ou une marque s'y trouve. Je rougis violement, il se pourrait que je sois à l'origine de cette marque qui était jusque-là caché par le col de sa chemise. Ma mère se redresse et se tourne vers moi. Je dois être toute rouge car je la vois esquisser un léger sourire sur son visage d'habitude si sérieux. La relation avec ma mère s'est dégradée a la mort de mon père. On a plus jamais était aussi proche qu'avant. Mais je dois dire que la voir sourire me replonge des années en arrière quand nous étions tous les trois, ma mère mon père avant et moi avant qu'un petit escroc le descende pour les 20livres de son porte-monnaie.

-Je suppose que je ne demande pas d'où vient cette marque.

Je rougis encore plus, je dois être une vraie tomate. J'entends Octavia ricaner à côté de moi.

-Ça vous apprendra à me traumatiser.

Je mets un coup de coude à O' qui émet un petit couinement aigue. Je souris légèrement, fallait pas faire de commentaire sur ma relation avec Lexa, surtout devant ma mère. Je me retourne vers ma mère retrouvant mon sérieux.

-Comment est-ce qu'elle va, maman ?

-Elle a quelques cotes fêlées et son épaule droite a été déboitée. Je l'ai remis en place. Ça devrait aller. Maintenant c'est à vous de répondre à mes questions.

Nous hochons tous la tête en regardant nos pieds, penauds. On dirait des enfants pris en faute. On sait qu'on va passer un sale quart d'heure.

-Depuis quand savez-vous la vérité ?

Un long silence s'installe, personne n'ose répondre. Devenons-nous dire toute la vérité, sur tout ce que l'on sait : les parents de Lexa, sa petite sœur, Anya mais aussi Raven…

-ca fait environ deux mois, répond finalement Monty sérieux.

C'est la première fois que je vois cette expression sérieuse sur le visage de Monty, lui qui est toujours rieur d'habitude. Ça me fait un pincement au cœur de le voir ainsi. J'aurai aimé qu'il n'est jamais a arrêté de rire, j'aurai aimé pouvoir le protéger de ce monde cruel. Qu'il reste à jamais cet ado rieur, mais un jour il faut grandir et ce jour est arrivé pour nous. Nous allons devoir prendre des responsabilités bien lourdes pour des personnes de notre âge. Mais c'est la vie, c'est ainsi. On doit continuer à être debout, a profiter de tous les moments de joie.

-J'ai une autre question pour toi Clarke.

J'hoche simplement la tête, prête à toutes les questions de ma mère. Mais je dois avouer que celle-là me surprend et me prend un peu de cours.

-Est-ce-que tu l'aimes ?

« Est-ce-que je l'aime ? », elle est marrante celle-là. Je ne sais pas quoi répondre, je ne me suis jamais posée la question. En fait si, souvent même, mais j'ai toujours mis de côté cette question. Je ne suis pas très douée pour comprendre mes sentiments. Est-ce-que je veux passer l'ensemble de ma vie avec elle ? Oui. Est-ce-que je veux la protéger de ses parents, de sa sœur et même d'elle-même ? Oui. Est-ce-que ses bras sont le seul endroit où je me sens à ma place, complète ? Oui. En fait je connais la réponse, je la connais depuis des semaines, des mois.

-Oui, maman, oui je l'aime.

Elle hoche simplement la tête et s'écarte de Lexa. Sérieux pas d'hurlement, pas de remontrance. Rien. Elle se dirige vers l'entrée de l'infirmerie mais se retourne vers nous avant de sortir.

-Le directeur voudra la voir, elle aura besoin de votre aide.

Puis elle sort, à peine a-t-elle franchit le seuil de l'infirmerie que je me poste à côté du lit de Lexa. Ma mère lui a reboutonné sa chemise, j'ai l'impression que c'est une manie chez les Griffin d'habiller Lexa. Je m'approche encore de son lit et me penche sur elle pour voir de mes propres yeux son état. Elle semble paisible, son visage est détendu. Je remets automatiquement une de ses mèches brunes rebelles derrière son oreille. Je souris face à mon propre geste, elle déteste quand je fais ça. Elle préfère quand ses cheveux tombent sur son visage, elle dit je la cite « ça donne un petit côté guerrière ». Mais moi je ne peux pas voir ses magnifiques yeux verts, dans lesquels je me perds si souvent. Ses yeux qui sont hermétiquement fermés à ce moment précis et j'aimerai tant pouvoir voir. Je m'assois sur une chaise en attendant, ma main entrain de tracer des formes imaginaires sur son avant-bras. On n'attend pas bien longtemps, 10minutes tout au plus, mais je les trouve vraiment longue. Je sens Lexa se crisper sous ma main et je me relève d'un bond. Son visage n'est plus aussi paisible, et est crispé par la douleur. Elle essaye de bouger et je saisis sa main en lui demandant de rester immobile :

-Non, Lexa reste tranquille. Tout va bien se passer.

Et c'est ce qu'elle fait, elle arrête d'essayer de bouger. Je crois que c'est la première fois que Lexa suit un conseil. Au bout d'un certain temps elle ouvre enfin les paupières et se met à cligner furieusement des yeux. Apres quelques minutes, son regard vert magnétique se pose sur moi. Elle a l'air perdue comme si elle ne savait pas ce qui c'était passé et sa question confirme mes dires :

-Clarke, qu'est ce qui s'est passée ? Elle ne se souvient de rien, elle ne se souvient pas d'Anya nous menaçant, ni de son affrontement avec sa sœur, ni de sa perte de contrôle. J'entends la voix d'Octavia s'élevait.

- tu ne te souviens pas ?

Question vraiment stupide, d'après moi. Si elle se souvenait, elle ne poserait pas la question. Lexa se met à regarder son environnement, réalisant sans doute qu'elle est à l'infirmerie. Elle se retourne à nouveau vers moi et me fixe intensément. Ce n'est pas un simple regard, c'est comme si elle essayait de lire en moi pour combler ce qu'elle a oublié. C'est une sensation très étrange, j'ai l'impression que je ne peux rien cacher à ce regard. Ce n'est pas une sensation désagréable, enfin quand ce regard vient de la fille que vous aimez, ça ne vous dérange pas. Parce que je n'ai rien à cacher à Lexa, sauf peut-être le rêve que j'ai fait il y a deux jours et où on dépassait enfin le stade du pelotage intensif. Oui, bon ok, j'ai rêvé que je couchais avec Lexa mais je m'éloigne du sujet-là. Je me concentre donc à nouveau sur Lexa et je vois ses traits se crisper. Puis je l'entends murmure seulement deux morts : « ils savent », et je sais que les ennuies quand je vois le groupe mener par Jaha arriver à notre hauteur.

Ma mère se détache du groupe, pour s'approcher de Lexa et pose sa main sur le front de cette dernière pour prendre sa température. Ma petite-amie se crispe sous le geste de ma mère, en même temps elle déteste les contacts physiques. Je suis la seule exception. Alors je sers un peu plus sa main, pour lui dire de ne pas l'envoyer bouler. En même temps j'ai très bien compris ce que ma mère faisait, elle essaye de gagner du temps pour retarder au maximum la confrontation avec Jaha. Depuis la mort de mon père, je me suis un peu éloignée de ma mère mais je lui serai éternellement reconnaissante d'essayer de protéger ma petite-amie, même si elle déteste qu'on la materne. Jaha s'avance pour finalement se poster devant le lit d'hôpital, pile en face de ma copine dont je vois les traits se figer pour finalement prendre ce masque derrière lequel elle cache ses émotions au reste du monde. Ce masque que je déteste tant. Mais je sais que face à Jaha elle aura besoin de ne montrer aucun sentiment qu'il pourra exploiter.

Pdv Lexa

Jaha se tient en face de moi, j'essaye de me redresser. Je ne veux pas paraitre faible devant cet idiot. Je pousse sur mes bras pour me mettre en position assise. Mon épaule se met à me lancer et mes cotes me hurlent de me coucher, mais je ne laisse rien transparaitre. Aucun de mes amis n'essaye de m'aider et je les en remercie silencieusement pour cela. Je ne veux pas être faible, certains diront que c'est de l'arrogance d'autre de la fierté placée, pour moi c'est un juste un moyen de me protéger. Pour moi la vie a toujours été dure et cela m'a appris une chose, si tu veux survivre frappe avant qu'on te frappe et c'est ce que je fais :

-Mr le Directeur, votre présence m'enchante.

Je ne peux pas frapper Jaha directement : parce que petit 1 je ne suis pas en état et petit 2 ça m'apporterait encore plus d'ennuie que j'en ai déjà alors j'ai utilisé une autre arme, le sarcasme. C'est une arme que je n'utilise pas souvent, je préfère mes poings et je laisse Raven se charger d'être sarcastique, elle fait ça très bien, mais aujourd'hui les années à côtoyer Reyes vont me servir.

-Moquerie n'est pas le résultat d'un esprit, répond Jaha.

Non mais il est sérieux là, c'est ma réplique normalement. C'est moi qui dis ça, pas lui. Ça ne va pas le faire s'il me vole mes répliques.

-J'aurai plutôt dit sarcasme mais comme sur beaucoup de chose notre avis diverge, Directeur.

Apres le sarcasme, l'insolence je me transforme en mini-Raven ou quoi. Mais je jubile intérieurement lorsque je vois les traits de Jaha se tordre sous la fureur. Mais je ne laisse rien paraitre, contrairement à lui mon visage est neutre de toute émotion. Je sens la main de Clarke qui tient toujours la mienne se crisper pour me rappeler de ne pas aller trop loin. Je ne veux pas inquiéter ma blonde alors je décide de ralentir la cadence. Je risque de m'attirer encore plus d'ennuie si je continue. Alors j'attends que Jaha reprenne la parole. Apres plusieurs minutes à attendre dans un silence de mort que le directeur retrouve son calme, ce dernier prend finalement la parole.

-Tu es l'élue.

Merci Jaha, je crois que tout le monde l'avait compris ça. Mais je ne dis rien, même si j'ai une réplique bien sentie qui me vient à l'esprit. Il ne vaut mieux pas inquiéter Clarke encore plus. Vue la tête de Raven, elle aussi avait envie de remballer Jaha mais elle s'abstient de dire quoi que ce soit après que Bellamy lui est saisi le bras pour l'en dissuader. J'attends mon jugement, il ne renverra pas de Poudlard. Avoir l'élu dans son école lui permettra d'attirer tous les feux des projecteurs et c'est exactement ce qu'il veut. Mais il va vouloir me contrôler par tous les moyens possibles, il voudra faire de moi son esclave et ça il en est hors de question.

-je ne peux pas te renvoyer, ça serait contraire à tout ce que ce château défend, commence hypocritement Jaha. Mais il est hors de question que l'épisode ce matin se reproduise. Tous les soirs et lors de tes journées de repos, l'un des membres du corps professorales te surveillera pour ta protection et celle des autres élèves. De plus, tu suivras un entrainement, Indra t'apprendra à te défendre et je ferai de toi un héros.

Et sur ceux il sort ne me laissant pas le temps de protester. J'entends la voix de la mère de Clarke s'élevait mais je l'entends comme si elle venait de très loin.

-ca va aller, Lexa, tout va bien se passer.

Comment ça pourrait bien se passer, devoir être surveillée je peux supporter et si ça me soule je m'éclipserai en douce. Devoir m'entrainer avec Indra pour me contrôler, je peux supporter aussi, je sais qu'il faut que j'apprenne à utiliser ma magie et Indra sera un bon prof. Non ce qui me terrorise vraiment c'est sa dernière phrase « je ferai de toi un héros ». Je ne suis pas un héros, je ne l'ai jamais été. Cette phrase m'a replongé des années en arrière. Quelques semaines après la mort de Chloé, alors que j'étais sur la tombe de ma sœur ma mère s'était avancée et m'avait murmuré une phrase quasi-similaire « je ferai de toi le nouveau seigneur ». Et les années qui ont suivi ont été plus douloureuse les unes que les autres. Et je sais que même si Jaha dit vouloir faire de moi un héros il va utiliser les mêmes méthodes que mes parents. Il va me briser jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de moi.

2 semaines plus tard

Pdv Clarke

Je suis assise, seule, dans la salle commune de Gryffondor. Il est deux heures du matin, un jour de semaine. Tout le monde est couché à cette heure-là, même les moins sérieux des élèves. Mais moi non, je l'attends. Je l'attends tous les soirs depuis deux semaines et je la vois rentre à chaque fois de plus en plus tard, de plus en plus exténué. Je commence à somnoler sur le canapé lorsque le bruit d'une porte qui s'ouvre me réveille. Je me lève du sofa et me dirige vers la silhouette que je devine dans e noir. Elle s'avance encore et je peux discerner ses traits grâce à la lumière de la lune qui éclaire la salle.

-tu aurais dû aller te coucher, Clarke.

Sa voix sonne bizarre, comme si ça faisait des heures qu'elle n'avait pas parlé et qu'elle en avait plus l'habitude.

-je te dis que je t'attendrais, Lexa.

Je la vois sourire légèrement mais celui-ci s'envole aussi rapidement qu'il est venu. Ses traits sont tirés par la fatigue. Mais ce qui me fait le plus mal se sont ses yeux. Ils sont éteints, il n'y a pas cette lueur qui brille toujours à l'intérieur de ses pupilles. Cette lueur qui rend Lexa si spéciale, cette lueur qui évoque tout ce qu'elle a vécu mais qu'elle est toujours debout. Mais cette lueur ne brille quasiment plus, elle s'éteint de jour en jour depuis que Jaha a décidé de la former. Je ne sais pas ce qu'il lui fait, elle refuse de m'en parler. Tout ce que je sais, c'est qu'elle revient dans état mentale lamentable mais sans aucune blessure physique. C'est comme si il s'acharnait à la détruire, à réduire en poussière tout ce qui fait Lexa.

-Viens, on va se coucher Lexa.

Je ne lui demanderai pas comment elle va, je sais déjà que ce n'est pas la forme. Elle ne dira pas qu'elle va bien pour ne pas me mentir.

-on peut dormir ici, je ne pense pas pouvoir monter les escaliers.

Je souris et m'avance doucement pour déposer un chaste baisé sur ses lèvres si tentante. Je vois l'éclat dans ses yeux se rallumer un peu.

-tout ce que tu veux, Commandante.

Je lui prends la main et la dirige vers le plus grand des canapés qui pourra nous accueillir toutes les deux. A peine sommes-nous arrivées au canapé qu'elle s'effondre dessus, morte de fatigue. Mais elle ne s'endort pas tout de suite, elle attend que je la rejoigne ce que je fais sans attendre. Je m'allonge à côté d'elle et me blottit dans ses. Je niche mon nez dans son cou tandis qu'elle cale sa tête au-dessus de la mienne. Ses bras enserrent ma taille me collant à elle. Je sais que c'est Lexa qui a besoin de réconfort que c'est moi qui devrait la tenir dans mes bras mais on dort toujours dans cette position. Apres seulement quelques secondes la respiration de Lexa devient plus profonde signe qu'elle s'est endormie. Je cherche à m'endormir mais je n'y arrive pas quelque chose me retient alors je me mets à murmure seule dans le noir.

-je ne te laisserai pas Lexa, je te protégerai qu'importe contre qui je dois me battre : tes parents, ta sœur, Jaha. Je ne te laisserai pas oublier qui tues, jamais. Je te le promets…je t'aime Lexa.

Pour seule réponse, les bras de Lexa se resserrent inconsciemment, je crois, autour de ma taille. Je souris et commence à m'endormir lorsque j'entends une voix s'élever à peine plus forte qu'un soupir.

-Je t'aime aussi, Clarke.

Je sens un léger sourire fleurir sur mes lèvres et je m'endors