On est samedi donc me voila avec un nouveau chapitre. je sais que d'habitude je publie le matin mais on va dire que j'ai eut un empêchement (non je vous dirai pas lequel... je passerai pour un idiot fêtard). Bref fin de la parenthèse, place au review et au chapitre.

MaraCapucin: c'était le but recherché ne t'en fais pas, je suis un peu sadique sur les bords. je promets que je le ferai plus...ou pas.

Moony-Chach: Je sais bien que c'était plus sadique de le couper là, c'est bien pour ça que je l'ai fait. Faut bien que je pimente un peu la fic aussi non c'est pas drôle. ;)

: Pour OUAT, je suis d'accord que c'est mignon mais je trouve dommage qu'ils n'aient pas plus développé leur histoire. sérieux la fille arrive comme ça on la jamais vu avant et bim un épisode et c'est fini c'est assez énervant. après c'est ce que j'en pense, j'aurai voulu un autre couple avec Ruby, c'est tout.

Enjoy it


Chapitre 16

Pdv Clarke

Je suis entrain de mourir. Lexa est entrain de me tuer. Je n'arrive presque plus à respirer, sa main sur ma gorge empêche l'air de passer. Elle va me tuer, elle semble posséder. Le sang qui macule son visage lui fait comme une peinture de guerre, presque noir tellement le sang la recouverte. Les quelques tresses qui parsèment ses cheveux sont tirés en arrière dégageant son visage.

-les morts n'ont pas besoin d'air.

Sa voix est toujours aussi roque et grave, ses deux yeux sont braqués sur moi me dévisageant. J'ai l'impression de pas la reconnaitre. Elle ressert sa prise autour de mon cou, et je pousse un gémissement de douleur.

-Lex'…Lexa arrête c'est moi.

-tu n'es personne.

Elle ne me reconnait pas, j'ai une étrangère devant moi. Elle a les traits de Lexa mais ce n'est pas elle. Ce n'est pas la fille que j'aime. Ses yeux sont noir comme la mort, et ne veulent qu'une chose tuer le plus de personne possible. Et pour l'instant je suis la seule personne en vie sur son chemin.

-Lexa…c'est moi… Clarke.

-Je n'ai besoin de personne.

J'ai de plus en plus de mal à respirer. La tête commence à me tourner et le monde devient flou tout autour de moi. Je suis entrain de perdre connaissance et après la perte de connaissance il y aura la mort. Tué par ma propre petite-amie, alors que celle-ci a toujours voulu me protéger contre tout le monde. Mais aujourd'hui, elle ne peut pas me sauver, il faut qu'elle se sauve elle-même. Elle n'est pas entrain de se battre contre des mange-morts ou contre sa famille, elle se bat contre elle-même. Contre tous les ténèbres qui sont en elle, mais la noirceur semble gagner pour l'instant.

-Lexa… ce n'est pas toi, je cherche difficilement ma respiration. Ne les laisse pas te changer Lex'.

Elle semble douter, sa main relâche légèrement mon cou mais je suis toujours suspendue au-dessus du sol. Mais ses yeux ont légèrement changé, ils sont toujours aussi noirs mais une autre lueur l'habite. Une lueur plus humaine, qui ressemble plus a la Lexa que je connais. Son corps se met légèrement à trembler.

-Lex', je t'aime. Mais ça ce n'est pas toi.

Elle me repose au sol mais sa main est toujours sur ma gorge, prête à me l'arracher. Elle penche légèrement la tête sur le côté et semble me scruter pour comprendre qui je suis pour elle. Les ailes qui étaient derrière elle commencent à se dissiper dans des volutes de fumées noires et d'ombres. La lumière commence petit à petit à revenir dans la pièce.

-Cla…Clarke.

Sa voix est toujours grave mais moins qu'il y a quelques secondes. Ses yeux sont toujours complétement noirs, mais elle semble me reconnaitre. Je saisis sa main qui est toujours autour de mon cou et la baisse petit à petit, sans faire de mouvement brusque. Je ne veux pas qu'elle fasse une nouvelle crise à cause d'un malheureux mouvement mal contrôlé. Je glisse mes doigts entrent les siens, et continue à la fixer dans les yeux. Les siens aspirent la lumière des flammes, ce qui est assez flippant d'ailleurs.

-Lexa, je suis là.

Je commence à m'approcher doucement d'elle, nos mains toujours liés. Je m'avance lentement d'elle, un petit pas après l'autre. Je me retrouve à quelques centimètres de son visage et la fixe droit dans les yeux. Je m'approche encore et comble les quelques centimètres qui nous séparent. Je dépose doucement mes lèvres contre les siennes. Ses lèvres sont poisseuses de sang, mais j'en fais abstraction. J'ai failli la perdre, et a cet instant précis je ne suis même pas sure de l'avoir complétement retrouvé. Je veux pouvoir être près d'elle. Je me retire du baiser et plonge mon regard dans le sien. Ses yeux sont toujours complètements noirs mais petit à petit la partie blanche se teinte d'une couleur rouge orangé avant de se rassembler vers la pupille, puis celle-ci se décolore et reprend la couleur dont j'ai l'habitude.

-Clarke…

Sa voix était roque mais pas comme auparavant plus comme si elle avait trop crié. Elle scrute mon visage puis tourne la tête dans toutes les directions. Son regard se fixe sur le corps de sa sœur et la mare de sang dans lequel tous les corps baignent. Elle balaye à nouveau la salle du regard et cette fois son regard se pose sur l'homme qu'elle a brulé vif. Son visage est défiguré, la chair est fondue ça me soulève un haut le cœur.

-C'est moi qui ait fait ça.

Son visage ne trahit aucune émotion. C'est plus comme une constatation.

-Finalement, mes parents ont réussi je suis un monstre.

J'aimerai lui dire que non, elle n'est pas un monstre. Mais je n'arrive plus à parler, je viens de découvrir l'ampleur du massacre et me dire que c'est Lexa qui a commis ca même si elle n'était pas elle-même me détruit. Et ma gorge me fait un mal de chien. Elle dénoue ses doigts des miens, et les remonte vers mon cou. Elle touche du bout des doigts mon cou, ou des marques bleues commencent à apparaitre là où elle m'a étranglé. Elle caresse du bout de ses doigts les marques, qu'elle a elle-même causé. Son regard se part d'une lueur de culpabilité.

-je t'ai fait du mal…

Sa voix semble brisée. Elle s'avance vers moi, mais tous ce qu'elle a fait me revient en mémoire et je prends peur. Je me recule, l'empêchant d'approcher. Son regard se teinte d'une lueur peinée et sa main retombe le long de son corps.

-tu as peur de moi.

Même si sa voix est neutre, son regard exprime tous ses sentiments : la peine, la tristesse, la honte, le doute. J'aimerai lui dire que ce n'est pas le cas mais l'image du massacre est encore trop présente en moi. Il me faut encore quelques minutes pour reprendre mes esprits et dissocier ce que Lexa a fait et ce que son alter ego démoniaque a fait.

-Je n'ai pas peur de toi…Lexa. J'ai besoin de temps.

Elle pousse un profond soupir de lassitude. Elle semble désabusée. Du sang coule de son visage et goutte au niveau de sa mâchoire pour tomber par terre.

-Je te ramène Clarke.

Avant que j'aie pu réagir, Lexa s'approche de moi. Elle me saisit le bras m'empêchant de reculer comme précédemment et le monde devient flou tout autour de moi. Elle vient de nous faire transplaner. J'aime pas la sensation qu'on a lorsqu'on transplane, j'ai l'impression qu'on met mon estomac sens dessus dessous, déjà qu'il n'était pas bien droit après les récents évènements. On réapparait à Poudlard dans notre chambre de l'aile de Gryffondor. Je ne sais pas comment Lexa a franchi les protections qui sont censés entourer le château mais elle l'a fait. Quand le monde se stabilise autour de moi, je remarque que tous nos amis sont dans la chambre entrain de nous attendre. Normalement les garçons ne peuvent pas aller dans les dortoirs des filles mais ce n'est pas la première règle qu'on brise. Je sais pas comment Lexa a fait pour savoir qu'ils seraient là mais elle l'a su et on est maintenant entouré par nos amis.

Dès que le monde s'est stabilisé je regarde Lexa mais celle-ci ne regarde personne. Tous nos amis là regardent, en même temps elle est couverte de sang de la tête au pied. Avant que quiconque ait pu parler, Lexa nous tourne le dos et se dirige vers la salle de bain dans un silence de mort. Elle rentre dans la salle d'eau, et ferme la porte en la claquant. Je me retrouve seule entouré de tous mes amis qui attendent des réponses.

-Clarke…qu'est ce qui s'est passé ? me demande Bellamy soucieux.

-Je n'ai pas envie d'en parler, s'il vous plait.

J'ai l'impression que je vais pleurer, le trop plein d'émotion me submerge : l'enlèvement, la séquestration, le massacre, l'étranglement. Ca fait trop pour moi. J'ai besoin d'être seule, d'un peu réfléchir et de parler avec Lexa.

-Est-ce que vous pourriez nous laisser cette nuit les gags, il faut qu'on parle toutes les deux.

Ils hochent tous la tête, e viennent chacun à leur tous me prendre dans leurs bras pour me réconforter. C'est vrai que j'en avais besoin, du soutien indéfectible de mes amis. Octavia est la dernière à me prendre dans ses bras.

-Elle a besoin de toi, Clarke. Elle t'aime, me murmure-t-elle à l'oreille.

Puis elle me lâche et sort. Je m'assois sur le lit, enfin je me laisse plutôt tomber sur le lit. Je sais plus du tout ou j'en suis. Et comme une idiote, je me mets à pleurer. Je n'aurai jamais cru, Lexa capable de cela. En fait si, elle m'avait prévenue que ça arriverait très certainement. Mais je n'avais jamais voulu la voir ainsi. Je n'avais jamais pensé que Lexa pourrait massacrer des personnes, par avec cette violence.

J'entends l'eau qui coule dans la douche, Lexa doit être dessous. J'essaye d'arrêter mes larmes, mais je n'y arrive pas. Je dois me calmer, pour réfléchir. Je dois démêler les sentiments que je ressens pour Lexa et ceux que je ressens vis-à-vis du massacre. Je prends de grande respiration et regagne mon calme. Lexa dans son état normal serait incapable de tuer des gens avec tant de violence, elle pourrait tuer pour me sauver pour sauver les gens auxquels elle tient mais jamais avec cruauté elle respecte trop la vie pour ça. Mais lorsque la colère prend le dessus, ce n'est plus vraiment Lexa, ce n'est pas ma Lexa. Et maintenant qu'elle est revenue à elle, pourquoi je vois toujours la Lexa qui a commis le massacre et pas ma copine.

Je m'allonge sur le lit et visualise tous les moments qu'on a passés ensemble. Ce sont eux qui définissent Lexa, pas ce qu'elle a commis. Ce sont ces balades dans la foret ou nous nous tenons la main, les soirées à jouer au poker ou je finis assise sur ses genoux, ce sont les matchs de Quidditch ou on fait équipe, ce sont les soirs ou on s'endort ensemble ma tête sur son épaule, ce sont les matins ou je me réveille avec Lexa me dévorant du regard.

J'entends l'eau qui s'arrête de couler dans la douche, alors je me redresse et me dirige vers son armoire. Je lui prends l'un de ses shorts et un débardeur. Les vêtements qu'elle avait sur elle sont tachés de sang et avec de multiples trous. Je me dirige vers la porte de la salle et y toque. J'attends quelques instants mais comme personne ne répond je toque à nouveau plus fort. Toujours pas de réponse, j'y vais pour toquer plus fort mais la porte s'ouvre à ce moment sur une Lexa nue enveloppée d'une serviette de bain.

Pdv Lexa

Dès que j'ai ramené Clarke à Poudlard, je suis allée m'enferme dans la salle de bain. Je n'arrive à enlever de ma tête ce regard qu'elle avait quand elle m'a regardé et ce mouvement de recul qu'elle a eu. Je l'ai blessé c'est de ma faute, comme d'habitude j'ai tout gâché. J'ai tué une dizaine de personne sans hésitation et de façon cruel, et le pire dans tout ça c'est que je m'en souviens et je me souviens d'avoir aimé ça parce que pendant un instant c'est moi qui avait le contrôle (pour ceux qui regarde teen wolf, c'est bien la réplique de Stiles).

Je suis couverte de sang, il faut que je me nettoie. Peut-être que si j'enlève déjà tout le sang qui me couvre je me sentirai mieux. Mais je sais au fond de moi que c'est faux, ce que j'ai fait dans cette grotte va me hanter jusqu'à la fin de mes jours. Je commence à enlever mes vêtements, la tâche est rendue difficile par le sang qui les alourdit et qui les colle à ma peau. Une fois que je les ai tous enlever je les balance à la poubelle, de toute façon ils sont troués. Je garde seulement mon collier, et allume l'eau de la douche. Je me place sous le jet brulant, l'eau se teinte rapidement d'une teinte marron. Je me frotte vigoureusement les mains sous le jet d'eau, c'est elle qui ont le plus pris.

Mais lorsque je regarde mes mains, je me revois approcher le visage d'un homme prêt d'une flamme, je me revois arracher le cœur à ma sœur, je me revois entrain d'étrangler Clarke. J'ai failli la tuer, j'ai failli tuer Clarke. Je suis une meurtrière et j'ai failli tuer la fille que j'aime. De rage je balance mon poing dans l'un des carreaux de la douche, le brisant sous le choc et m'ouvrant la main par la même occasion. Le sang se met à couler de ma blessure, mais voir mon sang coulé me fait du bien. C'est comme si me faire du mal était mon auto-flagellation pour ce que j'ai fait à Clarke. La douleur me rappelle que je suis humaine.

Je laisse l'eau couler encore un peu l'eau avant de saisir le shampoing et de me laver complétement. L'eau à elle seule ne suffira pas, après un premier shampoing la mousse s'est teintée de rouge foncé, et lorsque je la rince l'eau coule à nouveau marron. Alors je me lave une deuxième fois et une troisième fois, comme si le fait est de me laver pouvait me purger de ce que j'ai fait. Au bout de mon cinquième ou sixième shampoing, j'ai perdu le compte, je me rince une bonne fois pour toute et éteint l'eau. Je sors de la douche et m'enveloppe dans une serviette, je n'ai plus de vêtement.

Mais si je sors de cette pièce ça veut dire affronter Clarke, qui doit me haïr et me considérer comme un monstre. Et je la comprendrai, je me considère déjà comme un monstre. J'essaye de rassembler mon courage et de sortir de cette foutue salle mais je n'y arrive. Mon dilemme prend fin quand quelqu'un tape à la porte. Ça ne peut être que Clarke, j'essaye de me calmer de préparer un discours mais rien ne vient. Un autre coup plus fort à la porte me tire de mes pensées, et je me dirige vers elle pour l'ouvrir. Au moment, ou je l'ouvre je tombe nez à nez avec Clarke qui me tend des habits.

-Tiens, j'ai pensé qu'il t'en faudrait de nouveau.

J'hoche simplement la tête, incapable de parler. Mon regard est rivé sur les marques de son cou, c'est moi qui lui aie fait ça. C'est de ma faute. Je prends les vêtements et vais pour fermer la porte. Mais Clarke m'interrompe en empêchant la porte de se fermer.

-On…On doit parler Lexa.

Encore une fois j'hoche simplement la tête incapable de parler, et elle rentre dans la salle de bain. On aurait été mieux dans la chambre, mais je ne dis rien. J'attends juste qu'elle se mette à hurler, qu'elle me dise que je suis un monstre et que je dois partir. Elle s'accoude contre l'un des lavabos et me dévisage. Je ressers automatiquement la serviette autour de moi, et vais m'accouder près de la douche l'endroit le plus loin de Clarke. Le silence s'installe, un silence pesant et lourd de sens. Finalement c'est Clarke qui rompt ce silence.

-Il faut que tu parles Lexa.

Contrairement à ce que je pensais, sa voix n'est pas chargée de colère ou de dégout. Elle est calme, posée avec un soupçon d'inquiétude.

-je suis désolée, je n'ai jamais voulue t'entrainer là-dedans.

Je baisse les yeux incapables de continuer à la regarder, je ne pourrai jamais supporter de voir de la haine dans son regard à mon encontre. J'entends du bruit et ne comprends la source que lorsque je vois Clarke a deux pas devant moi. Elle s'est déplacée pour me rejoindre. J'ose enfin la regarder dans les yeux, mais je ne vois pas de la haine comme je m'y attendais mais de l'inquiétude.

-tu devrais t'éloigner, Clarke. Je pourrai te blesser.

J'ai dit cette phrase dans un murmure, c'est déjà le cas je l'ai déjà blessée. Les marques autour de son cou sont là pour le prouver. Je baisse à nouveau les yeux.

-Non, Lexa. Ce n'était pas toi.

-Ça t'en sais rien, je la regarde à nouveau dans les yeux. Et si c'était le vrai moi ça, ce que tu veux. Et si j'étais un monstre.

-Lexa tu n'es pas un monstre.

Elle s'approche encore de moi, rentrant dans mon espace vital. Elle est trop proche de moi pour que je puisse encore me contrôler. Des que Clarke est dans les parages j'ai constamment envie de l'embrasser et de bien plus, de bien bien plus. Mais ça m'étonnerait qu'après le massacre que j'ai commis, Clarke veuille encore de moi.

-je les ai tous tué, tous sans exception. Et j'en voulais plus toujours plus.

Clarke me saisit le menton d'une main, et me relève la tête de façon à ce que je la regarde dans les yeux. J'aime me plonger dans ses yeux, ils ressemblent à deux océans sous un ciel d'été.

-Tu ne m'as pas tué, tu t'es arrêté

-J'ai failli t'étrangler.

Je lève le bras et l'approche très lentement de façon à ce qu'elle ait le temps de se reculer si elle le veut comme elle l'a fait précédemment. Mais elle ne fait rien, et je caresse du bout des doigts les marques sur son cou, marque dont je suis l'auteure.

-c'est moi qui t'ai fait ça, Clarke. Pas un mange-mort, pas ma sœur. Moi, alors que je t'avais dit que je te ferai jamais de mal.

-certaines promesses sont faites pour ne pas être tenu, Lexa.

Je souris légèrement, d'habitude c'est moi qui sors ce genre de phrases, celles sans morale et sans cœur. Comme lorsque je lui avais dit que l'amour était une faiblesse, c'était l'une des plus connerie que je n'ai jamais dit.

-Pourquoi, vois-tu toujours le meilleur en moi ?

-Parce que je t'aime, et que je t'aimerai toujours.

Elle s'approche doucement et m'embrasse tendrement. Apres quelques secondes je la sens se raidir. Je m'écarte légèrement et la vois serrer son poignet contre son torse.

-ils faisaient de sacré nœud.

Je saisis doucement ses poignets meurtris et passe sur chacun une main dessus. Une lumière bleuté s'en échappe et les entoure. Apres quelques instants la lumière s'estompe et je peux constater que mon tour de passe-passe à fonctionner. Les poignets de Clarke sont guéris. Elle me regarde surprise et j'approche ma main de son cou et je répète la même opération sur ses bleus.

-Tu pouvais pas le faire plus tôt, ronchonne gentiment Clarke.

-Je ne voulais plus utiliser mes pouvoirs, je pense que je les ai suffisamment utilisés. Mais pour te soigner.

J'hausse négligemment les épaules, j'avais juste oublié un détail. Je suis pas habillé et juste recouverte d'une serviette. Serviette qui a la brillante idée de tomber après mon mouvement, j'arrive à la rattraper avant de me retrouver complétement nu devant la blonde. Mais quand je me redresse en tenant fermement ma serviette, Clarke se jette sur mes lèvres. Je me retrouve plaquer contre la paroi de la douche. J'essaye de profiter de l'échange, parce que j'ai bien cru que Clarke allait me haïr.

Mais rapidement, c'est mon envie qui prend le contrôle et je glisse mes mains sous le tee-shirt de Clarke et le soulève. La blonde se retrouve en soutif devant moi, je me sépare un peu d'elle pour pouvoir la regarder. Ses cheveux sont légèrement en bataille et ses joues ont pris une teinte légèrement plus rosée au vue de l'activité à laquelle on s'adonne. Je la rapproche à nouveau et glisse mes lèvres sur son cou. Puis je les descends, les descends et j'arrive au bord de son soutif au moment où je vais pour enlever son soutien-gorge. Je me ravise, j'entends Clarke grogner de frustration et je remonte lentement pour l'embrasser langoureusement. Je sens ses mains remonter dans mon dos et chercher là où j'ai pu attacher ma serviette qui cache mon corps. Je me sépare légèrement et trace une ligne de baiser jusqu'à son oreille et lui mordille doucement son lobe avant de lui murmure

-En es-tu sur ?

Pour seul réponse elle hoche la tête et je reprends possession de ses lèvres. Elle cherche toujours dans mon dos le moyen d'ouvrir ma serviette qui est le seul vêtement que je porte. Mais elle n'a pas compris que je l'avais attaché devant. Je commence a légèrement la pousser pour la faire reculer et ainsi sortir de la salle de bain. Je ne compte pas le faire ici pour notre première fois, le lit sera mieux. Je continue de l'embrasser mais rapidement l'air vient à nous manquer alors je délaisse à nouveau ses lèvres pour son cou, lui mordillant doucement la peau.

Je continue de la pousser mais au moment où on franchit la porte de la salle de bain qui mène à la chambre. Elle se prend les pieds dans son jean que j'étais entrain de lui enlever et commence à se casser la figure mais je la retiens avant qu'elle tombe. Décidant qu'elle est vraiment trop maladroite pour faire du reculons et en même temps lui enlever ses habits, je lui enlève son jean la laissant uniquement en sous-vêtement devant moi alors qu'elle cherche toujours le moyen de détacher ma serviette. Ce qui commence sérieusement à la faire rager. Je passe mes mains sur ses hanches et la soulève. Automatiquement ses jambes s'enroulent autour de ma taille et ses lèvres prennent possession des miennes. Je glisse mes mains sur ses fesses et nous fait gagner le lit sans jamais détacher nos lèvres.

Une fois arrivée au niveau du lit, je la dépose doucement sur le matelas en position assise. Puis je pose un genou à côté d'elle, puis l'autre et je l'oblige à s'allonger en unissant nos lèvres. Je suis allongée au-dessus d'elle, mon poids soutenue par mes bras et je vois la joie briller dans son regard quand elle constate que la serviette est retenue par un nœud sur le devant. Elle glisse lentement ses mains sur la serviette me laissant tout le loisir de l'arrêter si je veux, mais je ne le fais pas. Elle défait lentement le nœud et fait glisser la serviette.

Cette nuit-là, je me suis unie pour la première fois avec Clarke. Nous avons été maladroites, ça a été douloureux mais je n'échangerai ce moment pour rien au monde.

Pdv Clarke

Ce sont les premiers rayons du soleil qui viennent me chatouiller qui me réveillent. Je cligne un peu des yeux avant de faire la grimace, il doit à peine être 8heures du matin et on est dimanche. Puis je me tourne et tombe sur des cheveux bruns, Lexa. Je repense à la nuit qu'on a passée ensemble et je ne peux m'empêcher de sourire. C'était…magique, je ne trouve pas d'autres mots. Et le corps de Lexa est juste wahou. J'avais déjà vu ces abdos, mais j'ai pu admirer l'entièreté de sa musculature et franchement ça vaut le détour.

Lexa dort toujours, ce n'est pas souvent que je me réveille la première, en fait je crois que ça n'était encore jamais arrivée. Alors j'en profite pour la détailler. Elle dort sur le ventre et la couverture qui est baissée me laisse une vue imprenable sur son dos et sur la courbe de ses seins. Ses cheveux auburn sont déposés tout autour d'elle, masquant une partie de son tatouage. Je détaille lentement toutes les cicatrices de son dos, hier je n'ai pas vraiment eut le temps d'apprécier l'intégralité du spectacle, j'étais trop occupée à embrasser toutes les parties de son corps. Alors j'en profite ce matin.

Je glisse mes doigts sur sa colonne vertébrale et enlève l'une des mèches cheveux qui masque le tatouage. Je trace du bout des doigts les contours de son tatouage : une flèche et un scorpion. Je la sens qui s'agite, je l'ai réveillée c'est malin. Elle tourne son visage ensommeillé vers moi, elle est trop mignonne quand elle vient juste de se réveiller.

-Salut toi, lui-murmurai-je.

Je m'avance et lui embrasse le bout du nez, en réponse elle le fronce, lui faisant faire une grimace trop mignonne.

-Tu es née quand Clarke.

Je trouve étrange sa question, surtout après une nuit comme celle-là. Je m'avance et l'embrasse tendrement. Pour éviter de se tordre, elle se tourne et se retrouve donc allongée sur le dos. Moi au-dessus et elle complétement nue à ma merci. Je lui mordille la lèvre inférieure lui arrachant un gémissement. Je me redresse et observe la vue plutôt plaisante que j'ai.

-tu admires le spectacle, rit-elle.

Je rigole légèrement avant de m'avancer et d'embrasser la cicatrice située sous son sein. C'est un coup de couteau, si je me souviens bien.

-tu n'as pas répondue à ma question, Clarke.

-Et pourquoi, tu veux savoir ça ?

Elle se redresse légèrement et me fait chuter de façon à ce que ce soit moi qui soit dessous sur le dos.

-C'est moi qui est posée la question la première, me murmure-t-elle à l'oreille.

Je rigole doucement, avant de placer mes mains dans son dos et d'appuyer pour la rapprocher de moi.

-je suis née le 9 juin, Commander.

-donc gémeaux, ça va pas vraiment être facile de trouver comment le tatouer ce signe. Sérieux je ne vais pas me faire tatouer deux gags qui se ressemblent dans mon dos, ce n'est pas crédible.

Je me redresse et la fixe avec des yeux abasourdis, sérieux elle veut se faire un tatouage de mon signe astrologique comme avec Costia et Chloé.

-tu veux te faire un nouveau tatouage, pourquoi ?

-Parce que chacun de mes tatouages représentent les personnes que j'aime ou que j'aimais le plus. Et tu en fais partie.

Elle m'embrasse tendrement

-Mais je pense que je vais attendre un peu, Raven m'a dit qu'elle me referait le portait si je me faisais tatouer à nouveau avant ma majorité.

Je rigole doucement, Raven serait complétement capable de le faire. Enfin elle essaierait, et Lexa la frapperait. Je vois Lexa sourire, mais ce sourire se fane et son regard devient nostalgique.

-Lexa qu'est-ce qu'il y a ?

-J'ai peur de te faire du mal, de te blesser à nouveau. Comme je l'ai fait hier. Et si je reperdais le contrôle encore et si je tuais d'autres personnes.

Je me redresse et attrape son visage de mes deux mains l'obligeant à me fixer.

-Lexa, tu ne blesseras pas. Tu t'es arrêtée avant de commettre le pire. Parce que tu es plus forte que tes ténèbres, plus forte que ce tous les mange-morts qui veulent de détruire et parce que je t'aime. Alors arrête de t'auto-flageller pour ce qui s'est passé hier, tu dois avancer. Et je serai là pour toi si un jour tu oublies qui tu es.

Je l'embrasse tendrement et goutte encore une fois ses lèvres sucrées. Elle sourit dans le baisé et sens sa main se glisser le long de mes cotes pour finalement atterrir sur l'un de mes seins.

-tu es quelqu'un de bien, Lexa…

Elle m'embrasse brusquement pour me faire taire.

-On peut parler d'autre chose.

-nous n'avons pas à parler du tout.

Elle sourit à nouveau et m'embrase à nouveau. Et pendant plusieurs heures nous n'avons pas parlé, nous avons juste prononcé le prénom de l'autre parfois en murmurant parfois en hurlant sous l'effet du plaisir…

Et nous avons profité de chaque minute, parce que nous sommes pleinement conscientes que tout peut bientôt s'arrêter. Surtout que dans moins de deux mois c'est le 21 juin.