The Generation of Miracles : Us !

Résumé : Pendant un match, Kuroko est à terre. Personne ne le remarque. Première blessure physique et morale, ses anciens coéquipiers lui manquent... Kagami joue trop solo, Seirin n'a plus besoin de l'ombre. La Génération des Miracles a pour projet de se reformer, la rejoindra-t-il ? Et quel secret cache-t-il ?

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme le monde dans lequel ils évoluent, tout revient à Tadatoshi Fujimaki ! (sauf l'intrigue de cette fanfiction ...)

Note de l'auteure : 99 REVIEWS ! OUAIIIIIS ! Pour fêter ça, voilà le chapitre 5 en avance ! :D Alors qu'est-ce qu'on dit ? :D

Comment ça je suis bizarre et ne fête pas les 100 reviews mais les 99 ? Bah quoi ? Un peu d'originalité non mais !

On dit merci à MyFairLadyRose qui m'a donné l'idée de publier en avance ! Courage pour tes exams, je suis de tout coeur avec toi ! et merci à Psychoswolf qui a mis la 99 ème review ! :D

Merci à tous les reviewers, ça fait super plaisir de voir que certains suivent depuis le début et mettent à chaque fois une review c'est hyper encourageant ! J'vous aime ! :D

Allez bonne lecture et j'espère avoir tout plein d'avis pour récompenser ma gentillesse x)


- Kise, grinça Kagami.

Mais ce fut Midorima qu'ils virent en premier dans la nuit tombante. Il semblait ennuyé d'être là. Akashi suivit, bras croisés mais une étincelle victorieuse dans les yeux qui fit peur à Seirin.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? lança Izuki.

Alors Kise s'avança, un chien entre ses bras, les traits tirés et le visage fatigué, angoissé.

- Il ne viendra pas, répéta-t-il.


- Où as-tu trouvé ce chien ? murmura Riko dans un souffle, blanche.

- Devant chez moi, répondit simplement l'as de Kaijou. Et Kurokocchi m'a laissé un mot en disant qu'en son absence, j'en étais le nouveau maître.

Kise s'accrochait au chien comme si sa vie en dépendait. Il était rongé par l'angoisse.

- Alors où est Kuroko ? s'excita Kagami, hors de lui.

Il serrait les poings, inquiet et en colère à la fois. Très mauvais cocktail d'émotions.

Akashi regarda le chien qui lui sauta dans les bras. Il le réceptionna sans mal et Numéro deux semblait apprécier les caresses prodiguées par le rouge.

Alors qu'un silence lourd s'était installé et que Kagami semblait prêt à sauter à la gorge des membres de la Génération, Akashi répondit à la question de Kagami par une seconde question :

- Pourquoi devrais-je vous répondre ?

- Quoi ?!

Akashi lança un regard dédaigneux à tous les joueurs de Seirin. Et aussi à Kise qui avait hurlé en même temps :

- Parce que tu sais où ils sont et tu m'as laissé m'inquiéter pour rien ? s'étrangla le blondinet.

« Ils sont » ? Au pluriel ? Seirin était étonné… Kise les renseigna en poursuivant sa tirade remplie d'indignation :

- Aominecchi et Kurokocchi disparaissent, tu sais où ils sont et tu ne dis rien ?

Kagami écarquilla les yeux. Alors Aomine avait disparu en même temps que Kuroko?! Mais ça n'allait pas du tout ça !

Kise ne savait pas non plus où étaient ses anciens coéquipiers, ce qui expliquait ses traits tirés et fatigués. Il récupéra son chien des bras de son ancien capitaine pendant que Midorima soupirait :

- Allons, Kise … Akashi sait toujours tout, je n'en suis même pas étonné.

Akashi eut un mouvement de tête appréciateur et fit demi-tour.

- Ne pars pas sans nous avoir dit où était notre coéquipier ! lança Hyuga.

Une aura froide s'installa brutalement et Akashi tourna la tête en arrière. Seul un de ses yeux était visible et il rougeoyait de colère :

- Jamais Tetsuya ne fera partie d'une équipe aussi minable que la vôtre !

Alors qu'il partait, suivi de Midorima, Kagami ouvrit - encore - la bouche :

- Minable ?!

Kise agitait les mains, semblant dire à Kagami de la fermer, paniqué. Rhaaa, mais il était suicidaire ou quoi ?! Il tenait pas à la vie, c'était clair ! Malheureusement pour le joueur de Kaijou, Kagami ne s'arrêta pas en si bon chemin - quitte à s'enfoncer autant le faire bien !- :

- Nous avons battu Kise, Midorima et Aomine, soit trois de tes précieux joueurs, et tu oses dire que nous sommes minables ?

- Évidemment ! claqua la voix d'Akashi.

Tous frissonnèrent et Kise plaqua sa paume sur son visage de façon dramatique.

Akashi fit face à Seirin et cette fois, il était véritablement en colère. D'une colère froide, implacable. Fier, ses yeux vairons plus affûtés que la meilleure lame.

- Mais que croyez-vous ? La Génération des Miracles n'est en rien ce que vous avez vu ! Aucun d'entre nous ne vise la Winter Cup !

- Ah bon ?

Midorima faillit sauter sur Kise pour le bâillonner mais se maîtrisa. Akashi fit comme s'il n'avait pas entendu la dernière remarque du blondinet.

- Nous voyons plus loin !

- Commencez par le Japon ! ragea Kagami.

Cette fois, c'est Riko qui le frappa pour le faire taire, intéressée par les paroles d'Akashi.

- Vous pouvez battre une équipe où un joueur de la Génération est présent mais pourquoi ? Réfléchissez quelques secondes !

- Parce que nous avons Kagami ! s'exclama Koganei.

- J'ai dit : réfléchissez, pas : dites la chose la plus idiote qui vous passe par la tête ! siffla le capitaine de Teiko.

Koganei, sous le regard meurtrier, sembla se recroqueviller, terrorisé. Kagami plissa les yeux face à l'affront que lui faisait Akashi.

Puis, la lumière éclaira les yeux de Hyuga et il bégaya, un peu choqué :

- Parce que nous avons un joueur de la Génération des Miracles avec nous…

Akashi leva les yeux au ciel dans un geste qui le rendit plus humain.

- Bravo, alors c'est toi le génie du groupe !

- Mais … osa Izuki. Kagami est entré dans la Zone.

Akashi et les deux autres soupirèrent, le souvenir était encore pénible.

- Oui et … ?

- Seuls vous pouviez le faire !

- La Zone permet d'utiliser 100 % de ses capacités physiques, dit Kise en prenant le relais, comprenant enfin où Akashi voulait en venir. Vous ne comprenez pas la faille ?

Riko, en bonne coach qu'elle était, fut la première à saisir.

- J'ai compris…

Elle se tourna vers Kagami et expliqua :

- 100 % de tes capacités physiques. Mais ça ne veut pas dire que vous avez les mêmes capacités physiques …

- J'ai vaincu Aomine ! Mes capacités physiques sont donc au-dessus des siennes !

- Non … souffla Riko, dévastée. Tu es entré dans la Zone et Kuroko-kun a continué de te passer la balle et tu as réussis à passer Aomine. Mais … au bout d'un moment, je ne sais pas si tu as remarqué mais Kuroko-kun ne t'appuyait plus…Et là, tu n'as plus passé Aomine, tu lui tenais seulement tête. Le moment où tu l'as véritablement dépassé, c'est quand Kuroko-kun était ton soutien. Seul, Kagami-kun …

Riko se mordit la lèvre.

- Je ne suis même pas sûre que tu puisses rentrer dans la Zone quand Kuroko-kun n'est pas là… Je pense que si, mais c'est à vérifier… Il te faut encore une aide pour vaincre Aomine.

- Quand un autre joueur de la Génération des Miracles te prête sa force, tu peux le faire, mais sans ? approuva Kise. Et Kagami… M'as-tu déjà vu entrer dans la Zone contre toi ? Non. Midorima non plus.

Le vert acquiesça.

- Je suis sûr que le grand imbécile qui vous sert d'As pourra bientôt rentrer dans la Zone sans Tetsuya. Cependant, on peut conclure que sans notre joueur de la Génération vous n'êtes rien, asséna Akashi. Vous n'êtes donc plus rien.

- Eeeh, Kuroko est toujours de Seirin, que je sache !

- Pour combien de temps ? lâcha Midorima.

- Il nous a promis de nous emmener jusqu'à la finale de la Winter Cup ! dit Riko en désespoir de cause.

- Kurokocchi tient toujours ses paroles. A la lettre, lança Kise. Mais s'il estime que vous n'avez plus besoin de lui, il aura rempli sa promesse …

- Une dernière chose … commença Akashi.

- Quoi encore ? grogna Kagami.

Les regards de Midorima et de Kise promirent mille morts au dunker s'il ne la bouclait pas.

Heureusement, Akashi ne s'énerva pas et se contenta de sourire. Finalement, il aurait dû s'énerver, son sourire était encore plus flippant.

- Une caractéristique que tous les joueurs de la Génération des Miracles ont … Une caractéristique qu'a, logiquement, Tetsuya. Il ne vous l'a jamais montrée. Vous ne lui avez jamais demandée non plus.

- On se demande pourquoi, râla Midorima.

- Je vous laisse vous torturer l'esprit. Bonne soirée, messieurs, mademoiselle.

Akashi partir, se glissant dans les ombres. Midorima le suivit après un regard agacé pour Kagami.

Kise caressa son chien

- Bon Kyooi et moi allons y aller ..

Numéro Deux aboya.

- Kyooi ? s'étonna Riko.

(Kyooi : autre mot que Kiseki en japonais pour dire « Miracle »)

- Kurokocchi a appelé son chien Nigo … Mais en vrai, il s'appelle Kyooi, c'est marqué sur la médaille.

Kise bailla et se passa la main dans les cheveux.

- Excusez Midorimacchi et Akashicchi, ils sont vraiment flippants quand ils veulent.

- On aura remarqué, bredouilla Koganei.

Le joueur de Kaijou lui adressa un sourire gêné et termina :

- Si je réussis à savoir où est Kurokocchi - c'est mal barré -, je vous le ferai savoir, d'accord ?

- Merci, Kise, sourit Riko en s'inclinant légèrement.

- Sur ce, je vous laisse, bon séjour en camp d'entraînement !

Quelques vagues grognements lui répondirent et il partit.

- Et ben … Cette confrontation avec seulement trois membres de la Génération des Miracles était éprouvante, soupira Riko. J'espère qu'on aura jamais affaire aux cinq en même temps.

Sur un ton triste, Kagami la reprit :

- Aux six, coach… Ils sont six.

Et d'un pas lourd, sans ombre derrière lui, il se dirigea vers le bus. La gorge serrée, Riko le regarda puis ordonna aux autres de le rejoindre. Il ne restait bientôt plus qu'elle et Hyuga.

- Junpei … Si Kuroko-kun venait à nous quitter, je ne suis pas sûre que Seirin puisse continuer sans lui.

Hyuga, étonné par l'utilisation rare de son prénom, passa un bras autour des épaules frêles de la jeune fille et répondit :

- Nous ferons avec, Riko… Et tu as entendu Kise aussi bien que moi, Kuroko restera tant qu'il estimera que nous ne pouvons pas atteindre la finale seuls…. Et si Seirin veut devenir une équipe forte, elle ne doit pas dépendre en un seul joueur.

- Tu as raison ! s'exclama la coach en retrouvant le sourire. Allons-y !

Ils prirent place dans le bus et démarra alors le voyage. Hyuga et Riko s'endormirent l'un sur l'autre, sous le regard amusé de Teppei qui soupçonnait quelque chose entre ses deux là.

Ils firent plusieurs arrêts, dont un aux sources chaudes, et atteignirent leur destination en milieu d'après-midi.


Kuroko et Aomine regardèrent autour d'eux, se regardèrent, et se rendirent compte avec aplomb et fermeté qu'ils …

étaient complètement paumés. Ils n'avaient pas la moindre idée de l'endroit vers lequel ils devaient se diriger. Kuroko prit les devants, pressé d'aller se coucher. Son instinct le guidant plus qu'autre chose, il réussit à récupérer leurs bagages dans cette immensité qu'était ce foutu aéroport et trouva un taxi.
Parlant un anglais parfait - ses parents auraient eu sa peau sinon - il indiqua le nom de l'hôtel où il avait réservé deux nuits et ils s'y rendirent. Un bel homme leur montra le chemin jusqu'à leur chambre et Kuroko, totalement épuisé, loupa le regard appréciateur qu'on lui lança. En revanche, Aomine ne loupa rien du tout, lui, et foudroya le groom du regard avant de rentrer et de claquer la porte derrière lui.

Il était 1h30 du matin aux Etats-Unis et ils fonctionnaient tous deux au radar, franchement, n'ayant plus la force de bouger après 14h de trajet et ils ne savaient combien de kilomètres parcourus. Onze mille, d'après les souvenirs de Kuroko. Il était 14h30 à Tokyo, débrouillez-vous pour calculer le décalage horaire, les pauvres joueurs (la pauvre auteure) avaient trop la flemme pour …

Bref, Kuroko était lessivé. Il tomba raide sur le lit et s'endormit directement.

Demain… serait une dure journée. Et oui, demain, demain, heure locale, il savait pertinemment qu'il allait dormir toute la journée.

Aomine le regarda dormir et se surprit à sourire. Finalement, ce voyage lui plaisait bien. Il remarqua qu'il n'y avait qu'un seul lit et rejoignit Kuroko. Celui-ci, en panda humain, s'accrocha immédiatement à lui. Contrairement aux apparences, c'était quelqu'un de très tactile en privé. Connaissant cette habitude, Aomine ne s'en formalisa pas, au contraire, et se rapprocha du bleuté. Il l'enferma dans ses bras et s'endormit, ainsi, heureux et calme, pour la première fois depuis la fin de la Génération. Oui, il était à sa place, là Tetsu était protégé, Aomine ne se faisait plus de soucis pour lui. Son « petit frère » était là où il devait être.


- Coach, nous sommes tous fatigués, laisse nous nous reposer, gémit misérablement Tsuchida.

- Non ! J'ai décidé que tant que nous ne saurons pas où est Kuroko, personne ne pourra se reposer en paix alors plutôt que de tourner dans votre lit à vous tourmenter pour lui, utilisons notre temps efficacement et travaillez !

Un lot de soupirs lui répondirent et elle sourit fièrement. Quelle excuse de génie, n'est-ce pas ?

Kagami, à son énième tour de lac, faillit se jeter sur elle pour l'étrangler. Elle voulait leur peau, ce n'était pas possible !

Et il partagea une même pensée avec toute son équipe :

Si Kise ne se dépêchait pas de leur envoyer les nouvelles synonymes de délivrance concernant Kuroko rapidement, il allait voir ce que le mot « douleur » signifiait réellement.

Riko, sentant une lourde tension peser sur elle, eut un sourire mutin et envoya d'un coup de pied bien placé son portable sous un amas de bagages. Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas savoir où était Kuroko mais ça ne servait à rien de s'inquiéter et quitte à avoir une bonne excuse pour faire travailler ses joueurs, il n'y avait pas de mal.

- Je vous aime en fait ! s'écria-t-elle.

Les joueurs de Seirin interrompirent leur entraînement pour la regarder avec des yeux ronds.

- Après tout, qui aime bien châtie bien ! fit-elle en souriant.

- Ah je me disais aussi … soupira Hyuga.


- Demain sera une mauvaise journée pour les verseaux… marmonnait Midorima.

Pas qu'il était inquiet mais cette nouille sur pattes qu'était Kuroko Tetsuya avait l'art et la manière de s'attirer des ennuis. Et Oha Asa avait annoncé ce matin que les verseaux connaîtraient une journée des plus pénibles mais seulement le lendemain. Et pour une personne aussi attentive que Midorima aux horoscopes, bah ça lui trottait dans la tête cette histoire.

Bah … Il avait vu le jeune homme la veille, il n'avait pas à s'inquiéter. De toute façon, Seirin veillait sur lui.

- Ou pas …

Il sursauta en entendant la voix de Takao.

- Tu pensais à voix haute, lui fit remarquer le meneur de Shutoku. Donc, si tu comptes sur Seirin pour veiller sur ton petit protégé, t'es mal barré.

- Mon petit protégé ?!

Midorima rajusta ses lunettes sur son nez et le regarda de haut. Prêt à le remballer, il prit alors conscience des paroles de Takao. Il lui jeta un regard perplexe et Takao précisa :

- Il s'est fait la malle, le petit Kuroko avec Aomine. J'ai intercepté une conversation sur ça ce matin. Si tu veux des précisions, demande à ton ancien capitaine, il sait toujours tout. Sur ce, bonnes vacances, vieux !

Midorima répondit avec un peu plus de politesse et se demanda s'il devait demander à Akashi où étaient la lumière et l'ombre.

De leur équipe ?

Ah non, non, non ! Leur équipe n'existait plus, pourquoi pensait-il à eux comme à une équipe ?! Midorima sortit du gymnase de Shutoku, un petit pincement au cœur. Il s'était récemment rendu compte des limites de sa nouvelle équipe et parfois, songeait au passé. Ensemble, tous les six, ils auraient été invincibles. Mais ça ne s'était pas passé comme ça, et c'est pour ça que parfois, il maudissait Kuroko autant qu'il le respectait. C'était de sa faute si la Génération des Miracles avait explosé. Mais c'était aussi grâce à lui si ils s'étaient tous rendus compte de leurs erreurs à propos du jeu en équipe qu'ils avaient négligé.

Sur son chemin, Midorima croisa un sanctuaire et alla s'y recueillir.

Il se surprit alors souhaiter quelque chose d'incroyable. Quand il partit, son vœu semblait encore résonner dans le lieu sacré :

« Puisse la Génération des Miracles se reformer un jour »


- Yosh ! annonça Riko, vers 21h. Allons manger !

Ses amis - ses condamnés - la suivirent, lessivés. Elle les avait autorisés à partir se laver une demi-heure auparavant et ils n'en pouvaient plus.

- Pas de nouvelles de Kise ? demanda Kagami.

En fait, si. Elle avait reçu un message à dix-sept heures mais n'avait pas voulu interrompre l'entraînement - la torture - des basketteurs. Tandis que Riko s'interrogeait sur l'éventualité de poursuivre cette excuse le lendemain, Hyuga lui tendit son portable avec un sourire démoniaque:

- Tiens, coach, il était sous nos affaires, je me demande comment il a pu atterrir là, je crois que tu as un message.

Faussement naïve, Riko le remercia et avec un pli d'inquiétude lui barrant le front, elle ouvrit le message de Kise.

« Kurokocchi et Aominecchi sont en Amérique ! »

Ah oui, effectivement. Kuroko n'y avait pas été de main morte pour mettre de la distance entre eux, pensa-t-elle avec regret. En plus avec Aomine …

- Alors où est Kuroko ? demanda Izuki.

- En Amérique… Et bel et bien avec Aomine.

Les regards remplis d'incompréhension lui parvinrent mais elle vit surtout celui, blessé, de Kagami.

« Dis, un jour, tu m'emmèneras en Amérique ? lui avait demandé Kuroko, alors qu'ils rentraient après un entraînement.

- Hein ?! s'était très gracieusement exclamé Kagami.

- Je n'ai jamais visité ce continent. Tu me feras visiter et tu me montreras là où tu habitais, n'est-ce pas ? avait poursuivi Kuroko.

- Oui, si tu veux.

Kuroko lui avait adressé un petit sourire heureux. »

Alors Kuroko était parti en Amérique… sans lui et pire encore, avec Aomine, son premier rival et ennemi déclaré. Il serra le poing et se leva brutalement, étonnant ses coéquipiers.

- Où vas-tu, Kagami ? demanda Hyuga.

- Me coucher, je n'ai plus faim.

Quand il fut parti, les joueurs échangèrent un regard un peu triste.

Kagami n'avait rien mangé … Et quand on le connaissait, c'était vraiment inquiétant.

Le lendemain, l'entraînement reprit et Kagami était encore plus maussade que d'habitude, ça se voyait qu'il ne digérait pas que Kuroko soit parti avec Aomine et que son ombre lui manquait. Plus qu'il ne le pensait d'ailleurs. Les autres s'inquiétaient pour lui mais que pouvaient-ils faire ?
Riko les envoya dans la forêt environnante courir et jouer à chat.

Elle était en train d'élaborer de nouvelles stratégies quand quelqu'un se présenta devant son bungalow.

- Kise-kun ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Je commence à me dire que tu nous suis !

Gêné, le joueur de la Génération des Miracles, répondit :

- En fait, le camp de Kaijou est juste à côté du vôtre. Et mon coach propose qu'on fasse l'entraînement en commun.

Riko en fut ravie - et non, ce n'était pas de l'ironie-. Elle avait un joueur de la Génération sous la main et allait en profiter !

- Mais ton entraîneur, c'est celui qui nous déteste depuis le match d'entraînement, non?

Kise sourit en réponse et hocha la tête.

- Oui, mais il s'est dit que notre envie de revanche nous motiverait alors …

- Bien, je verrais demain avec lui alors … Tu manges avec nous ce soir, Kise-kun ?

Le joueur fut étonné de cette attention et s'empressa d'accepter. Il voulait voir à quoi ressemblait Seirin de plus près et sa gentillesse le poussait à s'entendre avec tout le monde … sauf avec Kagami, il ne fallait pas exagérer non plus.

Les joueurs de Seirin revinrent le soir, maculés de terre, crevés. Ils prirent leur douche et ne furent que moyennement heureux de voir que Kise était avec eux. Ils mangèrent puis allèrent tous dehors prendre l'air et se reposer à la belle étoile.

L'as de Kaijou savait détendre l'atmosphère et bientôt, ils riaient ensemble sans se douter qu'à des kilomètres de là, Tetsuya Kuroko venait de se jeter sous les roues d'un bus.


Niarf, n'est-ce pas du sadisme de couper ici ? ;)

Alors, vos avis sur ce petit chapitre en avance de transition !

Encore merci de vos reviews, j'espère que vous serez toujours aussi présents !

A vendredi ! :D