The Generation of Miracles : Us !
Résumé : Pendant un match, Kuroko est à terre. Personne ne le remarque. Première blessure physique et morale, ses anciens coéquipiers lui manquent... Kagami joue trop solo, Seirin n'a plus besoin de l'ombre. La Génération des Miracles a pour projet de se reformer, la rejoindra-t-il ? Et quel secret cache-t-il ?
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme le monde dans lequel ils évoluent, tout revient à Tadatoshi Fujimaki ! (sauf l'intrigue de cette fanfiction ...)
Note de l'auteure : Hello ! Ah ah, vos réactions indignées à mon sadisme m'ont bien fait rire ! :D Allez, habituez-vous, je suis une spécialiste pour ce genre de fin ! Merci à tous les reviewers, aux anonymes à qui je ne peux pas répondre facilement, vos reviews m'emplissent de joie -surtout qu'en ce moment j'ai l'impression de perdre le contrôle de ma vie ... Vous m'apportez mon rayon de bonheur ;)- J'vous aime ! Bonne lecture !
Les joueurs de Seirin revinrent le soir, maculés de terre, crevés. Ils prirent leur douche et ne furent que moyennement heureux de voir que Kise était avec eux. Ils mangèrent puis allèrent tous dehors prendre l'air et se reposer à la belle étoile.
L'as de Kaijou savait détendre l'atmosphère et bientôt, ils riaient ensemble sans se douter qu'à des kilomètres de là, Tetsuya Kuroko venait de se jeter sous les roues d'un bus.
Kuroko et Aomine marchaient tranquillement dans les rues de leur ville d'accueil.
Les réveils s'étaient passés à merveille.
La première fois, en soirée, Kuroko était tombé nez à nez avec Aomine, bien réveillé, mais n'avait pas semblé gêné. Il s'était un peu plus rapproché de sa bouillotte, s'était raccroché à Daiki et s'était rendormi. Aomine avait contemplé son ancienne ombre pendant une heure, se rendant compte du bien être qu'il éprouvait. Il s'était rendormi pour la nuit et le lendemain, il avait doucement réveillé Tetsuya en lui caressant les cheveux. Puis ils avaient déjeuné, en parlant gaiement, s'étaient lavés tour à tour et étaient partis pour leur rendez-vous.
La ville était immense, en général Kuroko se perdait facilement mais là, tout de suite, il se sentait bien, à côté d'Aomine. Ils avaient rendez-vous avec un ami de Kuroko qui ne pourrait peut être pas l'aider mais en fait, il avait juste envie de le voir. Cette personne n'était pas de la Génération des Miracles, loin de là, mais excellait dans toutes les bases du jeu. Bref. Aomine était curieux de voir de qui il s'agissait, Kuroko lui avait dit que dans le deuxième hôtel, il partageait leur chambre avec ce gars mais il n'avait pas dit qui c'était.
Tetsuya regarda les grands buildings au-dessus de lui qui brillaient de leur éclat de verre. Il trouvait ça impressionnant et ça l'était. Les gens se pressaient dans la rue, certains courant pour aller travailler, d'autres flânant allègrement. Le trafic n'était pas très dense, il ne savait pas pourquoi, il avait toujours eu la vision des routes encombrées et des bouchons où les automobilistes furieux klaxonnaient bruyamment. Mais là, ça allait. Il y avait du monde certes mais ça circulait.
Soudain, il vit une vieille femme traverser, très doucement, perdue dans ses pensées. Elle n'avait pas vérifié si la voie était libre. Il vit alors un bus arriver d'un virage, donc hors de la vue de la mamie. Il écarquilla les yeux. Aomine la vit également et pâlit. Elle allait se faire broyer. Ils étaient beaucoup, beaucoup trop loin. C'était impossible pour quiconque de parcourir cette distance en si peu de temps.
Même pour un génie comme Aomine.
Le chauffeur, paniqué, avait sûrement un problème de freins, il ne ralentissait pas, au contraire. Il faisait de grands gestes et klaxonnaient pour avertir tout le monde mais la personne âgée le vit au dernier moment. Comme dans ces films, elle resta figée, regardant le bus lui foncer dessus.
Kuroko se sentit bouger avant même d'y penser. Ses yeux se plissèrent et une lumière noire les éclaira vivement alors qu'il lâchait son lourd sac et s'élançait vers l'inconnue. Il confirma mentalement le problème de freins, le bruit suraiguë qu'il entendait l'informant.
Deux secondes avant l'impact. Il tendit les bras, emprisonna la mamie.
Une seconde. Il fit un pas en avant, se propulsant le plus loin possible et un hurlement lui emplit les oreilles. Ce n'était pas le sien ni celui de la grand-mère qu'il tenait.
- Tetsu !
Aomine …
Kuroko avait posé une main sur sa nuque et l'autre sur le dos de la vielle dame, voulant éviter tout choc avec le sol.
Zéro. Un vent fit claquer ses cheveux et il ferma résolument les yeux, protégeant la personne âgée. Une vive douleur parcourut sa cuisse quand il tomba dessus, sur le côté, mais ce n'était pas le plus important. Sa tête heurta le bitume et il grimaça.
Le noir. Il perdit conscience.
Quelques secondes après, il sentit qu'on le secouait frénétiquement et il se réveilla.
Lentement, tenant toujours la mamie, il se redressa, pas tremblant pour un sou. Ses yeux étaient toujours éclairés par cette lumière noire et son visage était glacial mais quand il se secoua, l'ancien Tetsuya refit peu à peu surface et il vacilla un peu avant de se ressaisir. Il posa la vieille femme assise par terre. Elle semblait un peu sous le choc, la pauvre.
Il s'assit sur ses talons et prit la main tremblante de la grand-mère.
- Est-ce que vous allez bien ? demanda-t-il, en anglais.
Il la détailla. Elle avait de longs cheveux argentés ramenés en chignon et son visage était toujours beau d'une certaine manière, malgré le temps qui avait passé. Ses yeux d'une belle couleur marron étaient bridés. Elle bredouillait quelques mots et Tetsu se rendit compte que c'était du japonais. Désirant rassurer la personne, il se mit à parler calmement japonais et elle lui adressa un grand sourire quand elle vit qu'elle le comprenait.
Aomine - c'était lui qui le secouait comme un prunier- le serra contre son torse puissant.
- Tu m'as fait peur, abruti ! Ne fais plus jamais pas !
Tetsu sentait le cœur affolé d'Aomine battre dans son dos et il sourit.
- Aomine, c'est bon, je vais bien.
Ils se rendirent alors compte que les gens parlaient rapidement, paniqués et qu'un cercle s'était formé à un mètre d'eux. Tetsuya entendait les sirènes d'une ambulance qu'un passant avait sûrement dû appeler. Quelqu'un, un médecin d'après ce qu'il hurlait, se rapprocha d'eux.
- Est-ce que vous allez bien ?
La vielle femme, ayant repris ses esprits, répondit avec aplomb, cette fois en anglais :
- Oui, ne vous inquiétez pas. Ce jeune homme m'a sauvée.
Des applaudissements se firent entendre et Tetsuya se surprit à penser qu'ils feraient mieux d'arrêter, il avait mal à la tête là. Rhaa, sa partie plus sombre ressortait. Il se força à sourire et regarda la main qu'il avait plaquée sur sa cuisse blessée. Elle était tachetée de rouge mais ça n'avait pas l'air trop grave.
- Tu es blessé, Tetsu….
Tetsuya se retourna et vit qu'Aomine était blanc. Il avait une peur panique du sang.
Se forçant à parler aussi calmement que possible, il articula :
- Ce n'est rien…
Le joueur de Touhou l'aida à se relever, la grand-mère suivit, elle n'avait que quelques égratinures mais était tout de même soutenue par le médecin.
- Le bus ? demanda Kuroko.
Les gens le regardèrent avec incompréhension.
- Le chauffeur va bien ? Son bus a eu un problème de freins …
Les gens semblèrent surpris qu'il se soit rendu compte de ça. Une femme brune portant un bébé l'éclaira :
- Il a réussi à couper l'alimentation, d'après ce que j'ai compris. Il va bien et il n'y aura sûrement pas de poursuites puisque c'était un accident.
Kuroko hocha la tête. Tant mieux. Le pauvre chauffeur avait eu l'air terrorisé et même si le bus était vide, ça aussi il avait remarqué, l'accident aurait pu être encore plus grave.
Tetsuya sourit et, pour une fois, sut que son absence de présence lui serait fort utile. Il détourna l'attention sur la grand-mère en s'en approchant puis disparut de la vue de tous, entraînant Aomine dans son sillage.
- Mais où est-il ? entendit-il derrière lui.
Aomine soupira. Ce manque de présence était incroyable. Il porta le sac de Tetsu en plus du sien sans aucun mal.
- Plus jamais tu me fais un coup comme ça !
- Tu as eu peur, Aomine ? le taquina Kuroko.
- Évidemment, idiot !
Kuroko sourit à nouveau, il sentait bien l'inquiétude d'Aomine. Et il était content, sa cuisse n'avait pratiquement rien, il pouvait bouger comme il voulait.
(nda : alors je vous ai fait peur pour finalement … pas grand-chose, nee ? Mais on apprend quelque chose d'important dans cet accident ;) )
Sur le chemin, Aomine lui indiqua qu'il devrait tout de même d'appeler Kise pour lui donner des nouvelles.
- Le connaissant, il doit être mort d'inquiétude, ricana Aomine.
Kuroko calcula rapidement, en ce moment, on devait être en soirée au Japon. Parfait.
(nda : Pour faciliter la compréhension, les scènes au Japon et aux Etats-Unis seront simultanées)
Kise vit son portable vibrer et il haussa les sourcils d'étonnement en voyant le numéro de Kuroko s'afficher. Un grand sourire étira son visage et il répondit avec joie :
- Kurokocchi !
L'ensemble de Seirin sursauta et tous se firent attentifs, surtout Kagami.
Kuroko, marchant dans les rues de la ville, répondit avec plus de modération :
- Bonjour Kise !
Le blond enchaîna :
- Comment vas-tu ? Et Aominecchi ? Le trajet s'est-il bien passé ?
Un peu absorbé par son trajet et par le plan qu'il examinait en pointant des endroits à Aomine, Kuroko répondit :
- Aomine va bien. Le trajet, ça va. Sinon, je viens de sauter sous un bus pour sauver une vieille dame.
- Tu as QUOI ?! hurla Kise en se levant, portable à la main.
Seirin sursauta à nouveau.
- J'ai sauté sous un bus pour sauver une vieille dame, répondit patiemment Kuroko d'un ton platonique, comme si c'était tout à fait normal. En fait, j'ai sauté devant.
- Non mais Tetsu, tu te rends compte de la manière dont tu annonces ça à Kise ? soupira Aomine. Tu es cruel.
Tetsu le regarda avec des yeux remplis d'incompréhension. Il n'avait rien fait de mal, si ? Aomine sourit, il adorait quand Kuroko le regardait avec cet air candide.
Au Japon, Kise se laissa retomber sur l'herbe.
- Kami-sama… Tu n'as rien ?
Kuroko jeta un regard sur sa cuisse et leva les yeux vers sa tête -qu'il ne vit évidemment pas-.
- Oui, ne t'inquiète pas. Là on va voir un ami, Aomine et lui pourront surement m'aider, s'ils réussissent à ne pas s'entretuer.
Aomine leva un sourcil, pour qui Kuroko le prenait-il ? Il était civilisé, rhoo !
Kise, au ton plus lourd de sens de Kuroko, se calma et demanda sérieusement, n'oubliant pas que Seirin était à côté de lui :
- Tu veux faire quoi ?
- Tirer, je pense.
- D'accord.
Il y eut un bref silence puis Kuroko lâcha d'une toute petite voix :
- Pour sauver la vieille dame, j'y suis retombé.
Kise comprit et sourit pour lui-même. Aomine de son côté, afficha un sourire sauvage.
- Kurokocchi, tu sais très bien ce que ça veut dire.
- Seirin me bride … C'est au contact prolongé d'Aomine qui ça s'est produit.
- Exactement. Je ne sais pas ce que t'a dit Akashicchi mais repenses-y, nee ? Et aussi à ce que je t'ai dit dans le parc, il y a quelques mois.
Le sang de Kagami ne fit qu'un tour. Il avait été là dans ce parc et avait très bien entendu ce Kise avait dit à Kuroko. Il voulait le séparer de son ombre ! Kise, loin de se douter de la colère qui montait en Kagami, reprit un ton plus joyeux et dit :
- Bon Kurokocchi, je te laisse, la communication va te coûter cher !
- Comme si c'était un problème… entendit le blond à l'autre bout de la ligne.
Kise se gifla mentalement, quelle gaffe.
- Je te rappellerai dès que j'ai du nouveau, marmonna Kuroko.
- Pense à tenir Akashicchi au courant, je ne veux pas qu'il vienne me faire la peau.
- Oui, oui, maman.
- Je ne rigole pas, Kurokocchi !
Kise sourit et rappela :
- Pas d'imprudence et je veux de tes nouvelles tous les jours !
- Hai, hai, Kise …
Et la communication se termina. Kise, en train de réfléchir, réagit pourtant immédiatement quand Kagami lui sauta dessus. Il roula sur le côté et évita le coup de poing qu'il lui arrivait en pleine face.
- Oï, Kagami ! hurla Hyuga.
Kise comprit alors ce qui avait rendu Kagami fou de rage. Il se défendit et, sans aucun mal, envoya Kagami à terre. Kise se débrouillait dans tous les sports, ceux de combats compris, même s'il avait une prédilection pour le basket.
De toute sa hauteur, le blond toisa l'as de Seirin de ses yeux ambre.
- Je maintiens ce que j'ai dit, lâcha Kise. La lumière de Kurokocchi, ce n'est pas toi. Tu t'enfonces dans les ténèbres, Aominecchi brille tellement que Kurokocchi se tourne vers lui pour chercher de l'aide. Akashicchi est de loin le meilleur de nous tous. Entre toi et eux, qui est le plus apte à faire évoluer une ombre?
Kise regarda Riko, pétrifiée, et sourit :
- Merci pour le repas, je dirai à mon coach que vous refusez l'entraînement commun. Ne prenez pas ça pour vous Seirin, mais je ne peux pas m'entraîner avec mes ennemis personnels et depuis que Kurokocchi a intégré votre équipe, vous l'êtes devenu, j'en suis désolé. Bonne soirée.
Et il partit, laissant une équipe sifflé et une Riko complètement perdue :
- Je ne comprends plus rien… En quoi sommes-nous des ennemis ?
- Je crois … avança Hyuga, que la Génération des Miracles se considère comme une unité, comme une famille.
- Et alors ?
- Et bien, comment réagiriez-vous si soudainement votre petit frère, le dernier de la famille, celui à protéger, décidait de vous quitter et de s'installer avec d'autres ?
- Mal, évidemment, soupira Riko.
- Et bien voilà….
Un lourd silence pesa sur l'équipe.
Kuroko et Aomine finirent par atteindre son lieu de rendez-vous, un sourire étira les lèvres du plus petit quand il aperçut son ami :
- Himuro !
L'interpellé tourna la tête et vit Kuroko marcher vers lui. Un large sourire s'afficha sur son visage, il adorait ce petit à un tel point qu'il l'appelait par son prénom :
- Tetsuya !
Himuro Tatsuya, le « frère » de Kagami, enferma Kuroko dans une étreinte chaleureuse. Il était revenu aux Etats-Unis pour les vacances. Aomine approcha à son tour, reconnaissant le joueur.
- C'est lui, ton ami ?
- C'est lui, ton ami ?
Les phrases d'Aomine et de Himuro furent prononcées avec la même stupéfaction. Kuroko en rit discrètement. Il savait que ces deux-là étaient totalement l'opposé de l'autre. Aomine avait un style de basket bien à lui, désordonné, ressemblant à du street ball, et n'exécutait jamais les bases normalement. Alors que Himuro excellait dans celles-ci, les faisant presque ressembler à une danse.
Ils se s'aimèrent pas au premier regard. Pour le bien de Kuroko, ils décidèrent d'un accord tacite de s'ignorer royalement. Himuro interrogea le plus petit :
- Comment vas-tu, ça fait longtemps depuis notre dernière rencontre !
- Bien, Himuro. Et toi ?
- Par..
Le joueur de Yosen s'interrompit en voyant le survêtement déchiré par endroits et tacheté de sang de Kuroko:
- Ta cuisse, Tetsuya ! Qu'est-ce que tu as encore fait …
Kuroko raconta rapidement, en édulcorant beaucoup. Himuro leva les yeux au ciel et l'enjoignit à le suivre. Aomine resta avec eux, surveillant son petit bleuté.
On pourrait se demander comment Himuro et Kuroko s'étaient rencontrés. En fait, Himuro avait assisté à un match de la Génération des Miracles, alors qu'elle existait encore. A cette époque, il venait de ré emménager au Japon, revenu des Etats-Unis. Il avait tout de suite tiqué en voyant cette équipe exceptionnellement forte. A la fin, il avait osé faire le premier pas et avait accosté Kuroko.
Ils s'étaient rapidement liés d'amitié et n'étaient jamais devenus rivaux pour une bonne et simple raison : ils ne jouaient pas du tout pareil.
Kuroko ne marquait pas, ne cherchait pas à être le meilleur, au contraire de Himuro.
Quand la Génération des Miracles avait explosé, Himuro s'était jeté sur l'occasion et avait intégré Yosen. Il avait fait ce choix pour deux raisons : un, c'était une équipe ultra défensive alors en tant qu'attaquant il pourrait se démarquer, deux Murasakibara, un prodige de la Génération y était.
Il savait qu'il était trop orgueilleux pour faire une « bonne » lumière et donc se faire assister et n'avait alors pas proposé à Kuroko de faire équipe avec lui. Ils s'étaient un peu perdus de vue et quand Himuro s'était rendu compte que son « frère », Kagami, était devenu la lumière de son ami, il en avait été surpris.
Kagami voulait battre la Génération des Miracles, avait une nette tendance à ne penser qu'à lui, comment le doux Tetsuya avait pu s'enticher de ce type ?
Parlant de tout et de rien, ils prirent le train et finirent par arriver à destination : l'hôtel comportant un complexe sportif où Himuro, Kuroko et Aomine avaient décidé de s'établir. Alors que Himuro ouvrait la porte de leur chambre -quoique suite serait plus adapté pour décrire ladite chambre-, Kuroko lâcha :
- Tu sais, Himuro, je n'ai pas oublié ce que je t'ai promis. Je n'aiderai Kagami en aucun cas lors de notre prochain match.
Aomine hoqueta, surpris. Ooh, alors Kuroko se rebellait envers Seirin ? Et bien, ça devenait intéressant.
Plus détendu et expressif qu'à l'ordinaire, comme si le manque d'émotions de Kuroko poussait son interlocuteur à combler en étant plus démonstratif et communicatif, Himuro décoiffa Kuroko avec un sourire :
- Merci, Tetsuya ! Je sais que toi, tu cherches à faire monter Seirin et aussi que c'est pour ça que tu es là… Tu veux vaincre Atsuchi. Et je vais faire comme si je ne voyais pas ce que tu apprendras ici, de toute façon, je ne te serai pas d'une grande aide, vu que ton jeu diffère complètement du mien. C'était notre deal, chacun son objectif, moi c'est de vaincre Kagami, toi de passer Atsuchi.
- Mmh.
- Qu'est-ce qu'il y a, Tetsuya ? s'étonna Himuro.
Kuroko hésita, se tordant les mains d'angoisse, ce qui frappa Tatsuya puisque le bleuté n'affichait jamais ses émotions. Aomine se rapprocha et passa un bras autour des épaules de Kuroko qui se rapprocha de lui.
- Je .. Je crois que la Génération me manque trop… Je ne peux pas me passer de Kise, de Murasakibara-kun … Aomine, toi aussi, tu me manques… Et Akashi … C'est douloureux d'être éloigné de lui… J'en viens même à regretter Midorima-kun, c'est dire là où j'en suis, rit tristement Kuroko.
- Tetsuya, c'est peut être passager, tenta Himuro.
Aomine le foudroya du regard. Non, ce n'était pas passager, il était juste irremplaçable! Et oui, il avait un ego surdimensionné et alors ?
- Je ne crois pas… Je les ai revus depuis et Akashi était présent.
- Oh …
Himuro connaissait Akashi, via Kuroko et Murasakiraba. Il savait aussi combien le rouge était terrifiant mais surtout à quel point Kuroko tenait à lui.
Akashi était particulier dans le cœur de notre héros et même s'il n'avait pas encore décidé de quelle nature était leur relation, ça n'empêchait pas Kuroko d'être profondément attaché à lui. C'était une relation très ambiguë.
On pourrait penser que celle qu'il entretenait avec Aomine aussi était ambiguë mais pas vraiment… C'était une relation plus fraternelle, très fusionnelle. Une relation de protecteur à protégé, ça c'était sûr mais de l'amour ? Non.
Himuro prit le sac du bleuté et le posa dans le salon.
- Assis toi là, ordonna-t-il, je vais chercher de quoi te soigner. Enlève ton pantalon !
Docilement, Kuroko s'exécuta, restant en boxer, pas gêné pour un sou. Himuro revint et désinfecta la blessure puis la banda avec précautions. Puis il remarque les chevilles et les poignets également bandés de Tetsuya.
- Mais fais un peu plus attention à toi, regarde dans quel état tu es !
- Ce n'est pas ma faute … bougonna Tetsu. Mes chevilles sont faibles à cause d'un match contre Kirisaki dai Ichi et mes poignets sont fragiles parce que j'évolue trop vite, comme tous les membres de la Générations des Miracles…
Himuro acquiesça, Murasakiraba connaissait le même genre de problèmes. Il termina sa tâche et Kuroko se rhabilla. Encore fatigué, Kuroko bailla et marcha, suivi d'Aomine, vers la chambre que Himuro leur indiquait. C'était la leur, deux lits étaient positionnés l'un à côté de l'autre. La deuxième chambre était réservée à Himuro, qui savait que Tetsuya et Aomine étaient proches.
Kuroko tomba sur son lit, sur le dos. Himuro les laissa s'installer et s'éclipsa. Aomine poussa un peu son ami et se coucha à côté de lui.
- Maintenant que tu es installé, qu'est-ce qu'Akashi t'a dit ? demanda Aomine. Pour que ça te mette dans un état pareil, ça doit être important …
Tetsuya poussa un long soupir et se rapprocha de Daiki qui glissa un bras sous son dos. Le silence régna quelques secondes puis Kuroko enfouit son visage dans le t-shirt d'Aomine et murmura d'une voix étouffée :
- Akashi m'a proposé de quitter Seirin, de rejoindre Rakuzan et de devenir ma nouvelle lumière.
On ne tue pas l'auteure ! On donne du carburant - des reviews - à l'auteure pour qu'elle puisse écrire la suite du 14ème chap ! Ah ah, ne m'en voulais pas de couper à des moments fatidiques, c'est ma nature !
Alors, que pensez-vous de cette fameuse lumière noire ?
De Himuro ?
De la proposition d'Akashi-on-t'aime ?
De ce chapitre ?
Allez, à la semaine prochaine !
