Coucou !
J'espère que vous allez bien ! J'ai le plaisir de vous annoncer que j'ai terminé la traduction de cette fic ! Je ne vous promets rien mais, si j'ai le temps, je vais peut-être commencer à publier deux chapitres par semaine. Rien n'est encore fait mais restez aux aguets ;)
Merci à Clémence, Célia et mon adorable Meryem pour vos reviews toujours aussi magnifiques ! Vous êtes vraiment exceptionnelles toutes les trois. Je vous envoie des tonnes de câlins et de bisous !
Merci aussi au nouveau fav et follow pour cette histoire !
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Chapitre 7
« Qu'est-ce qu'ils vont faire de moi demain ? » demande Blaine, paniqué, « Je ne peux pas rester dans ta chambre d'amis pour toujours. Et s'ils me jettent à la rue ? Ils doivent penser que je suis un vaurien. Oh mon Dieu, je ne vais plus jamais pouvoir regarder ta famille en face. »
« Arrête, tout de suite. » ordonne Kurt en se laissant tomber à côté de Blaine sur son lit, « Tu n'es pas un vaurien et je ne veux plus jamais t'entendre dire ça. »
« Tu m'as déjà donné tout ce que tu as pu. » dit Blaine quand Kurt mêle ses doigts aux siens, « Toute cette nourriture, tes- tes habits, le sac et les couvertures. Je ne peux pas te demander quelque chose comme ça. Je ne peux pas, je ne peux pas. »
« Tu ne m'as rien demandé que je sache. Je te le propose et ils te le proposent. » rappelle gentiment Kurt.
« Ils me le proposent seulement parce qu'ils ont pitié de moi. »
« Et alors ? Leur pitié est mieux qu'un non catégorique. Je préfère qu'ils aient pitié de toi mais qu'ils apprennent à te connaître plutôt que de te jeter dehors sans essayer. » affirme Kurt, « S'il te plaît, fais-le pour moi. Tu dois leur laisser une chance, comme tu l'as fait avec moi quand on s'est rencontrés. »
« C'était la semaine dernière. Tu ne sais même pas- »
« Si tu termines cette phrase, je te promets que je te frappe. »
Blaine baisse la tête pour éviter son regard. Kurt ne peut pas retenir son soupir de frustration.
« Je ne suis pas obligé de connaître ta vie dans les moindres détails pour savoir que tu es quelqu'un de bien et que tu mérites largement plus que ce que tu as. » dit doucement Kurt en portant une de ses mains sur la nuque de Blaine, « J'ai du mal à croire que tu aies fait quelque chose d'assez horrible pour mériter cette vie. »
« Tu ne sais pas ce que j'ai fait. » chuchote Blaine en gardant les yeux rivés sur ses cuisses, « Tu n'as aucune idée de ce que j'ai pu faire. »
« Tu as tué quelqu'un ? »
Blaine sursaute presque en entendant sa question et relève la tête à toute vitesse pour fixer Kurt avec horreur. Kurt ne détourne pas les yeux et attend calmement la réponse qu'il connaît déjà.
« Bien sûr que non ! Je n'ai jamais tué personne. »
« Dans ce cas, rien de ce que tu aies pu faire ne peut diminuer l'estime que j'ai pour toi. » déclare Kurt, « Je sais que c'était dur. Je sais que tu as traversé des périodes difficiles et que tu as dû faire certaines choses pas très glorieuses pour simplement continuer de... vivre. Je sais aussi que tu as dû te débrouiller tout seul un bon moment mais tu n'es plus tout seul. Pas ce soir, en tout cas. D'accord ? »
Blaine se ratatine sur lui et voûte ses épaules, comme s'il se refermait physiquement sur lui-même. Kurt comprend son dilemme : soit il refuse et retourne dans la rue, soit il se repose sur la gentillesse d'inconnus.
Et tous les inconnus ne sont pas aussi sympas.
« D'accord. » se radoucit-il finalement.
« Bien. »
Kurt se lève pour aller fouiller dans son placard et en sort un t-shirt, un pantalon de survêtement et son peignoir.
« Prends ça et va prendre une douche bien chaude, ok ? Donne-moi aussi les habits que tu portes et ceux qu'il y a dans ton sac pour que je les lave. »
« Tu n'es pas obligé de- »
« Je vais le faire quand même. Je vais attendre dans le couloir que tu te déshabilles. »
OoOK&BOoO
Kurt met les vêtements dans la machine à laver pendant que Blaine est dans la douche. En vérité, il a envie de les jeter à la poubelle et de lui en donner des nouveaux - peu importe qu'ils aient été portés auparavant - mais il se retient. Il ignore si Blaine est attaché à ses habits d'une quelconque manière ou non. Les personnes dans la situation de Blaine tiennent beaucoup au peu d'affaires qu'ils possèdent d'ordinaire et Kurt n'oserait jamais les lui retirer.
« J'ai trouvé des draps propres pour le lit. » annonce Carole quand Kurt revient dans la cuisine, « Finn m'aidera à descendre les cartons à la cave quand il rentrera. Enfin... Je vais peut-être le laisser faire tout seul. »
Kurt renifle avec amusement.
« Vous vous attendiez vraiment à ce qu'il n'aille pas chez elle pendant que vous étiez en week-end ? »
« Je m'attendais à ce qu'il y aille. J'espérais qu'il n'y aille pas. »
« Touché. »
« Où est Blaine ? » demande son père, la tête dans le frigo à la recherche de nourriture comestible.
« Dans la douche. » répond Kurt, « Il s'attend déjà à ce que vous pensiez qu'il ne vaut rien ou quelque chose du genre alors, je t'en supplie, essaie d'être sympa. »
« Je suis un homme très sympa. »
Carole jette un regard assassin au dos de son mari.
« On sera parfaitement polis avec ce jeune homme, ne t'inquiète pas. »
« Merci. »
Kurt éloigne son père du frigo et lève les yeux au ciel en voyant qu'il tient une bombe de crème fouettée dans les mains.
« Tu es impossible, tu le sais ? » dit Kurt.
« On n'a que de la nourriture pour lapins ! »
« Et des œufs, du pain, du lait et tout un tas d'autres trucs idéals pour un petit-déjeuner sain. »
« Oui mais ça demande du temps. »
« Tu es pire qu'un enfant parfois. »
« Je te parie que Blaine aime manger de la crème chantilly au petit-déjeuner. » rétorque son père.
« Blaine mangerait tout ce que tu lui mettrais sous le nez sans se plaindre. Maintenant, assis-toi et laisse-moi faire. »
Burt marmonne quelque chose dans sa barbe que Kurt ne parvient pas à comprendre mais s'installe dans sa chaise. Carole sert du café à tout le monde, sans oublier Blaine. Elle est réellement une des personnes les plus attentionnées que Kurt ait le plaisir de connaître.
Au même moment où Kurt allume le gaz pour préparer des œufs brouillés, Blaine apparaît sur le pas de la porte, ayant une fois de plus l'air bien trop adorable pour son propre bien dans les habits de Kurt.
Carole le remarque aussitôt et l'invite à prendre le siège en face de Burt.
« Assis-toi ici, chéri. » dit-elle gentiment, posant une tasse de café devant lui, « Tu veux du sucre ou du lait ? On a aussi de l'extrait de vanille et de noisettes ou de l'arôme de cannelle si tu veux. »
« C-C'est très bien. » bafouille Blaine, « Je n'ai besoin de rien de plus. »
Carole fait claquer sa langue et dépose tout ce qu'elle a proposé sur la table devant Blaine.
« Tu peux mettre tout ce que tu veux et autant que tu veux dans ton café, chéri. On en a assez pour tout le monde. Il y a aussi du jus de fruit dans le frigo et Kurt prépare le petit-déjeuner. »
« Ce gamin n'est pas une dinde de Noël, tu n'as pas besoin de l'engraisser. » lance Burt d'un ton moqueur.
« Chut, chut. » réprimande-t-elle son mari avant de tourner à nouveau son attention vers leur invité, « Kurt préfère la cannelle, surtout quand il fait froid dehors. »
« J'aime bien le mocha à la menthe aussi. » ajoute Kurt, toujours derrière les fourneaux, « Mais Finn a utilisé tout l'arôme de menthe qu'on avait parce qu'il ne sait pas le doser correctement dans son café. »
« Je vais- Je vais prendre de la cannelle. » dit doucement Blaine, un rougissement colorant ses pommettes, « Si ça ne vous dérange pas ? »
« Bien sûr que non, chéri. » le rassure Carole en passant sa main dans ses boucles humides.
Kurt ne réalise qu'à cet instant à quel point il a envie de faire la même chose.
Elle replace les autres flacons au frigo et Burt détache finalement ses yeux de sa tasse.
« Donc... » lâche abruptement Burt.
Blaine sursaute à la voix profonde de Burt et secoue sauvagement la bouteille d'arôme de cannelle dans sa main, renversant quelques gouttes sur la table. Il pâlit immédiatement et commence à s'excuser en bégayant, comme s'il avait commis une faute irréparable.
« Je- Je suis désolé, je ne voulais pas- Je- Je vais- »
« Wow, calme-toi, gamin. » intervient Burt alors que Carole s'empresse de nettoyer la bazar avec de l'essuie-tout, « Ce n'est pas grave. Ce n'est pas comme si tu venais de gâcher nos dernières rations vitales. »
« Je suis désolé. » répond tristement Blaine, « Je ne suis pas... du genre à gaspiller la nourriture. »
« Totalement compréhensible. » dit Carole, « Tu veux du sucre ? »
« Hmm- Je- »
« D'habitude, je mets trois bonnes cuillères dans le mien. » commence Burt en versant un peu de sucre dans la tasse de Blaine, « Mais Kurt ne veut plus que j'en mette autant. »
« Il... ne veut plus ? » interroge Blaine en regardant Burt touiller son café pour lui.
« Je nous ai fait une petite peur il y a quelques temps. » informe Burt d'un air détaché, « Je suis obligé de manger sainement maintenant. »
« Tu as eu une crise cardiaque. » contre Kurt en distribuant quatre assiettes emplies d'œufs, de toasts, de raisins et de fraises, « J'aimerais vraiment beaucoup que tu vives assez longtemps pour être présent à ma remise de diplôme, merci. »
« Tu es pire qu'une mère poule. »
« Mon inquiétude pour ta santé est largement justifiée. »
Blaine lance un coup d'œil à Carole, qui est maintenant assise à côté de son mari.
« Ils sont toujours comme ça ? »
Carole rit joyeusement et bruyamment en même temps que Kurt s'installe à son tour.
« Oh, tu n'as pas idée. »
Le petit-déjeuner se déroule avec les chamailleries familiales habituelles et les sourires timides occasionnels de Blaine. Tout est tellement naturel malgré les circonstances que Kurt se surprend à souhaiter que tous les matins soient comme celui-ci. Il veut que Blaine boive son café comme il l'aime avec eux au petit-déjeuner. Il veut que Blaine soit bien nourri et n'ait plus peur d'accepter une autre tartine. Il veut que Blaine ait toujours l'air aussi adorable dans ses vêtements empruntés, même si les siens sont au lavage et attendent patiemment d'être portés à nouveau.
Il veut seulement que Blaine soit heureux, au chaud et en sécurité.
Quel meilleur endroit pour cela que la maison Hummel-Hudson ?
Après le petit-déjeuner, Burt et Carole font la vaisselle alors que Kurt redirige Blaine vers sa chambre.
« Je vais me doucher. » annonce Kurt, préméditant déjà l'expression alarmée de Blaine, « Je vais me dépêcher, je te promets. Ils ne vont pas débarquer pour t'interroger. Prends un livre si tu veux. Je ne sais pas si les romans que j'ai te plairont mais je suis sûr que tu trouveras quelque chose. »
« Tu- Tu es sûr qu'ils ne vont pas- »
« Je vais fermer la porte et ils ne t'embêteront pas. »
Blaine soupire et baisse la tête, désespéré.
« Je suis désolé. Je suis tellement pathétique. Ils sont vraiment gentils, comme tu me l'avais dit. Seulement- Je ne suis pas... habitué. »
« Je sais. » dit Kurt en serrant les doigts de Blaine d'un geste rassurant, « Tu es très courageux, tu le sais ? »
Il secoue la tête, comme s'il voulait repousser le compliment de ses oreilles, et lâche un souffle tremblant.
« Hé. » chuchote Kurt en s'approchant et en relevant le menton de Blaine du bout de l'index pour pouvoir le regarder dans les yeux, « Dis-le. »
« Je- Je ne le suis pas. »
« Tu as peut-être encore du mal à le croire mais tu l'es. Tu es la personne la plus courageuse que je connaisse. Alors je veux te l'entendre dire et peut-être qu'un jour tu finiras par le croire. D'accord ? »
« Kurt. » pleurniche Blaine en caressant sa joue pâle.
Kurt peut voir ce désespoir si profond et vulnérable dans le regard de Blaine, dans l'expression de son visage et peut même l'entendre dans sa voix. Ce mal-être presque viscéral tord douloureusement le cœur de Kurt dans son torse.
« Tu es très courageux, Blaine. » répète Kurt, espérant réussir à transmettre sa sincérité et sa force dans ses paroles, surtout quand il remarque que les yeux de Blaine sont un peu plus humides.
Blaine renifle doucement dans la pièce calme.
« Je- Je suis très courageux. » imite-t-il.
Un sentiment chaud et doux éclot en Kurt et parcourt ses veines en entendant ses mots.
« Oui, tu l'es. » dit Kurt en faisant un dernier pas vers Blaine pour le prendre étroitement dans ses bras.
Il presse sa joue contre ses boucles toujours mouillées et profite d'avoir Blaine aussi proche de lui et de la façon dont son corps se moule parfaitement contre le sien, comme s'il était destiné à être à cet endroit précis.
Le mot âme-sœur résonne tout à coup dans sa tête comme une mélodie, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi.
Quelque chose qu'il souhaitait avoir bien avant de connaître le réel sens de cette expression.
OoOK&BOoO
L'enfer s'abat sur la maison dès que Finn passe le pas de la porte d'entrée après le déjeuner. Carole lui saute dessus sans attendre. Peu importe qu'elle fasse la moitié de sa taille, son fils se ratatine tout autant devant elle. Il a l'air totalement effrayé et cherche de l'aide au près de Kurt pour échapper à la furie de sa mère.
« ... et on a eu déjà eu assez peur avec la grossesse de Quinn. » le réprimande-t-elle, « A quel moment tu as pensé que ce serait malin d'attendre qu'on ait le dos tourné pour filer chez Rachel ? On te faisait confiance pour être responsable pendant qu'on serait à Colombus mais, au lieu de ça, on est rentrés à la maison et tu n'étais pas là ! »
« Kurt, mec, tu me laisses tomber ? » demande Finn désespérément.
« Non, je ne- »
« Tu t'attendais à ce que ton frère mente pour toi en plus ! » continue Carole, « Il n'a même pas eu besoin de te laisser tomber comme tu dis. On savait déjà où tu étais au moment même où on a réalisé que tu n'étais pas à la maison. Tu es puni pendant une semaine, jeune homme. Et tu vas descendre tous les cartons de la chambre d'amis dans la cave aujourd'hui. »
La confusion efface une seconde la peur sur le visage, ne comprenant pas ce nouveau genre de punition.
« ... Quoi ? »
« Tu m'as entendue ! Au travail ! »
Kurt a à peine le temps de lancer un regard désolé à Finn que Carole l'envoie déjà à l'étage pour accomplir la corvée.
« Rappelle-moi de ne jamais la mettre en colère. » dit Kurt à son père.
« Bordel, pareil pour moi. » grommelle Burt, emboîtant le pas de sa femme.
Blaine est lové dans un coin du canapé et regarde distraitement la neige tomber par la fenêtre et recouvrir le sol tel un épais duvet blanc. Le vent souffle violemment et soulève les flocons de neige par vague, donnant l'impression qu'ils dansent pour arriver sur la terre ferme.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demande Kurt en se collant à Blaine sur le sofa.
Blaine ne répond pas au départ, préférant se tourner pour poser sa tête sur l'accoudoir. Kurt incline la sienne avec curiosité face au petit pli d'anxiété entre les sourcils de Blaine. Il fait glisser sa main sur l'arrière des genoux pliés de Blaine et tire doucement, l'obligeant à étendre ses jambes sur les cuisses de Kurt.
« Hmm ? » le presse Kurt en dessinant des formes imaginaires sur le tibia de Blaine.
Ils ne devraient sûrement pas déjà agir ainsi tous les deux. Ils ne devraient sûrement pas déjà être aussi à l'aise ou tactiles l'un avec l'autre mais c'est bien trop agréable pour ne pas y prêter attention.
Kurt s'autorise alors à apprécier la chaleur irradiant de la silhouette de Blaine et se laisse aller au plaisir de croire que sa place est ici, à ses côtés.
« J'ai l'impression que je vais me réveiller et que cela n'est que le rêve le plus élaboré et époustouflant que j'ai fait de toute ma vie. » avoue Blaine, « Enfin, je vais peut-être me réveiller couvert de neige demain, encore plus malade et proche de la mort que quand je t'ai rencontré. »
« S'il te plaît, ne pense pas à ça. » dit Kurt, saisissant immédiatement les mains de Blaine posées sur son ventre, « Ce n'est pas un rêve et, même si tu ne peux pas rester ici, on te trouvera un endroit où te mettre à l'abri. »
« Je- Je ne comprends pas. » confie Blaine, « Je ne comprends pas pourquoi vous vous embêtez pour moi. Je ne comprends pas pourquoi tes parents me laissent rester ici, dans leur maison, et je ne- je ne comprends pas pourquoi ma mère m'a abandonné ou comment tout ça est arrivé. Je n'ai- Je n'ai rien fait de mal et je- »
« Hé, hé. » le calme Kurt, repoussant gentiment ses jambes pour pouvoir se lover contre son flanc.
Il place sa tête sur le torse de Blaine, comme le matin-même, et enroule son bras autour de sa taille fine. Vraiment trop fine. Carole avait raison. Ils doivent engraisser ce garçon.
« Je sais que tu es inquiet mais on va prendre soin de toi, nous tous. Surtout moi. »
« Mais pourquoi ? »
« Eh bien, je ne peux pas parler pour eux, » débute Kurt, « mais je sais que je le fais parce que je- parce que je tiens à toi. Beaucoup. Peut-être un trop en si peu de temps. Je ne laisserais plus de mal t'arriver. »
Blaine s'agrippe à l'avant-bras de Kurt, froissant le tissu de sa chemise au passage. Kurt n'aurait jamais cru possible pouvoir tenir autant à quelqu'un. Il se fait du souci pour la santé de son père, il aime sa famille de tout son cœur mais il n'a jamais ressenti ce besoin violent de protéger quelqu'un. Il n'a jamais voulu serrer quelqu'un dans ses bras et embrasser cette personne jusqu'à ce que les cauchemars disparaissent.
Mais, merde, c'est exactement ce dont il a envie maintenant.
« Je suis tellement fatigué de me battre. » révèle Blaine en remontant ses mains dans les cheveux de Kurt.
« Tu ne devrais pas avoir à te battre pour ça. » dit Kurt, « Pas pour un lit chaud et le ventre plein. Pas pour ta santé ou ta sécurité. »
« Je ne sais rien faire d'autre. »
« Tu n'as pas à te battre aujourd'hui. Ni ce soir. Reste juste avec moi. »
Il sent la respiration de Blaine chatouiller le haut de son crâne et ses lèvres se presser tendrement contre son front.
« Je resterais avec toi aussi longtemps qu'ils me l'autoriseront. »
Ils finissent par se taire, heureux de se reposer l'un contre l'autre, par cette après-midi paresseuse d'hiver, alors que la neige tombe de plus en plus rapidement et lourdement dehors. Kurt s'accroche étroitement à Blaine, comme pour s'assurer qu'il est bien là, en sécurité avec lui et non pas dans la rue, tremblant et mourant à petit feu dans la tempête.
OoOK&BOoO
Les deux silhouettes s'éloignent discrètement et retournent dans la cuisine, laissant les garçons se reposer paisiblement dans le salon.
« Il ne me pardonnera jamais si je dis au gamin qu'il ne peut pas rester chez nous, n'est-ce pas ? »
« Non, chéri. Je ne pense pas qu'il pourra. »
« Il n'y a qu'une chose à faire alors. »
