The Generation of Miracles : Us !
Résumé : Pendant un match, Kuroko est à terre. Personne ne le remarque. Première blessure physique et morale, ses anciens coéquipiers lui manquent... Kagami joue trop solo, Seirin n'a plus besoin de l'ombre. La Génération des Miracles a pour projet de se reformer, la rejoindra-t-il ? Et quel secret cache-t-il ?
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme le monde dans lequel ils évoluent, tout revient à Tadatoshi Fujimaki ! (sauf l'intrigue de cette fanfiction ...) JE suis l'auteure de cette histoire, pas de plagiat !
Note de l'auteure : Fiouu ! 330 reviews, c'est incroyable, merci à tous ! :) Voici le chapitre 13 avec les conséquences de l'Accident sur Kuroko, bonne lecture !
Il raccrocha immédiatement. Il se décala pour prendre Kuroko dans ses bras et pour le sortir de là. Kagami vit alors les yeux de l'ombre. L'azur avait disparu de l'un d'entre eux et avait laissé place aux ténèbres. L'autre était un mélange parfait de noir et de bleu.
Kagami hoqueta, choqué. Akashi prit Kuroko contre lui et sortit de l'endroit confiné. Le joueur fantôme tremblait et pleurait silencieusement. Ses yeux bicolores ne regardaient nulle part. Le meneur jura et sortit de la pièce.
- Tu le payeras, Kagami. Tu vas savoir ce que c'est l'enfer, siffla Akashi avant de s'engouffrer dans la voiture qui les attendait.
Chaque minute comptait. Il arriva chez Kuroko et le porta dans sa chambre. Il alluma toutes les lumières possibles sur son passage et s'assit sur le lit, la tête de Kuroko sur ses cuisses.
Les côtés des mains de l'ombre étaient déchirés, ensanglantés. Ses hanches, ses bras, ses flancs étaient dans le même état. Akashi se força à éliminer toute émotion pour le moment et arrêta l'écoulement de sang. Retenant son souffle, il prit délicatement les avants bras de Kuroko dans ses mains et vit que le dessus des poignets étaient profondément griffés, comme si un animal s'était acharné dessus. Il retourna avec précautions le jeune joueur et vit que le dos avait moins souffert que le reste du corps, seuls quelques hématomes étaient visibles.
Il le remit sur le dos et le coucha. Il alla dans la salle de bain, récupéra ce dont il avait besoin et revint près de son petit ami.
Kise arriva à ce moment. Quand il vit l'état de Kuroko, il balbutia :
- Aominecchi, ne rentre pas.
Il connaissait la peur panique du sang de son coéquipier et savait que là, il perdrait tous ses moyens et ils n'avaient pas besoin de ça. Aomine comprit et il murmura :
- Je vais acheter ce dont il aura besoin.
Kise s'avança et obéit à Akashi quand celui-ci lui demanda de tenir Kuroko contre le matelas.
Quand le rouge se mit à désinfecter les blessures, Kuroko se réveilla brutalement, son œil aux deux couleurs redevenant totalement bleu. Sa terreur et sa douleur se reflétaient dans ses pupilles dilatées. Kise le maintint d'une main et caressa doucement son visage :
- Chuuut, Kurokocchi… Chuuuut … Ça va aller … Là, là …
D'une main légère, il essuya les larmes qui dévalaient les joues pâles.
Mal, il avait tellement mal…
Akashi termina la torture bénéfique en serrant les dents. Il vit avec soulagement qu'aucune blessure ne nécessitait de points de suture. Cependant, elles étaient nombreuses et Kuroko allait souffrir. Il les banda avec précaution et retourna dans la salle de bain. Il regarda ses mains couvertes de sang quelques secondes avant de les nettoyer avec rage.
Une fois de retour dans la chambre, il vit que Kise ne parvenait plus à calmer Kuroko qui pleurait de plus belle, se débattant violemment. Akashi monta sur le lit et cala Kuroko contre lui, la tête du plus jeune se nichant dans son cou.
- Je suis là, c'est terminé, Tetsuya…
- Seijuro…
- Oui … Tu es en sécurité, les lumières sont allumées… Daiki, Ryota et moi sommes là… Dors maintenant …
Soudain, Tetsuya se remit à trembler plus violemment. Les yeux grands ouverts, il bégaya :
- Tout est noir… Je ne veux pas … Il n'y a plus de lumière …
La gorge de Kise se noua. Ses yeux ambre étaient remplis de larmes contenues. Akashi regarda Kuroko dans les yeux et murmura :
- Je suis là… Je ne t'abandonnerai pas.
- Jamais ? demanda Kuroko d'une voix brisée.
Akashi savait que s'il promettait maintenant, jamais il ne pourrait se séparer de Kuroko. Mais c'est ce qu'il voulait alors il embrassa sa moitié et promit :
- Je ne te laisserai plus jamais seul dans les ténèbres. Je suis une lumière, c'est mon rôle. Et je te protégerai, dors, Tetsuya.
Mais le blessé ne voulait pas fermer les yeux. Il avait trop peur de retourner dans le noir, dans cet endroit clos où il avait étouffé.
- Il ne t'arrivera plus rien, c'est terminé, fit Akashi d'une voix douce que seule la Génération connaissait.
Alors Kuroko s'endormit, le corps parcouru de petits sursauts de peur. Quand Aomine rentra dans la pièce, Kuroko dormait, pas paisiblement puisqu'il se tournait sans cesse et qu'il semblait souffrir dans son sommeil. Kise avait jeté les serviettes imbibées de sang et si Kuroko n'était pas si pâle et Akashi si en colère, on aurait pu croire que rien ne s'était passé.
Kise vit Aomine et se jeta sur lui. Il pleurait de tout son soul, il espérait ne jamais revoir Tetsuya ainsi. Et ça lui rappelait de mauvais souvenirs. La peur l'envahit.
- Kise ? demanda Aomine.
Pas de réponse. Les yeux ambre étaient fixés sur un point au loin.
Maladroitement, Aomine referma les bras sur son coéquipier et il alla s'asseoir dans le fauteuil dans un coin dans la pièce. Le copieur finit par s'endormir lui aussi, pelotonné contre Aomine qui caressait son ventre sans vraiment y penser.
- Que s'est-il passé ? demanda-t-il à Akashi qui regardait le visage de Kuroko.
- Je ne sais pas, avoua Akashi à contrecœur. Mais je peux supposer que Kagami a involontairement enfermé Tetsuya dans son petit dressing. Il y est resté environ quatre heures. Il s'est blessé en se jetant contre les parois pour ouvrir la porte.
- Je vais tuer cet enfoiré, gronda le bleu.
Akashi ne répondit rien mais ses yeux hétérochromes brillaient de rage retenue. Une heure passa, Aomine s'endormit. Akashi soupira et ramena Tetsuya, qui glissait, contre lui. Il était deux heures du matin -le capitaine somnolait à peine- quand un hurlement déchira la nuit.
Aomine se réveilla brutalement et jura. Kise, apeuré, se cassa la figure et atterrit par terre. Aomine bondit sur ses pieds et se rendit compte que les lumières s'étaient éteintes automatiquement -foutue technologie !- Il tâtonnait pour les rallumer et les cris de Kuroko s'amplifiaient.
- Daiki, bordel, qu'est-ce que tu fous ?! hurla Akashi qui tentait de calmer Kuroko par tous les moyens -mais ça ne fonctionnait pas-.
La respiration de Kuroko s'accélérait, il était sur le point de succomber à nouveau. Akashi siffla et attrapa ce qui lui passait sous la main -un bouquin- qu'il envoya contre le mur et qui actionna l'interrupteur.
Aussitôt, le corps de Kuroko retomba sur les draps, en sueur, haletant. Ses pupilles étaient dilatées mais ses yeux étaient bleus. Akashi le regardait, sans rien dire, sans rien faire. Kise s'approcha, un sourire aux lèvres -Kurokocchi était réveillé !- mais la voix sèche d'Akashi claqua :
- Il ne t'entendra pas. Il ne te voit pas.
- Hein ? s'étonna le jeune homme.
Effectivement, les yeux bleus fixaient le plafond. Ses pupilles ne réagissaient pas au changement de lumière opéré quand Kise avait fait de l'ombre au-dessus de lui.
- Il est en état de choc, annonça Aomine, appuyé contre le mur.
Akashi appela :
- Tetsuya. Reviens.
Pas de réaction. Alors un des oeils rouges vira au doré et l'Empereur ordonna d'une voix qui n'accepterait pas de refus :
- Reviens.
Le corps de Tetsuya tressauta et il revint à lui. Il vit le visage crispé et froid d'Akashi et se crispa.
- Tu lui fais peur, Akashicchi, bégaya Kise.
- Sans blague, marmonna Aomine.
Akashi berça quelques instants Kuroko qui se reprit et se détendit. Le capitaine s'écarta alors pour laisser à la place à deux « grands frères » voulant assouvir leur besoin de protection.
- Kurokocchi ? Est-ce que ça va mieux ?
Kuroko ne répondit pas et tendit les bras vers Kise qui le prit avec précaution contre lui. Il fit attention à ne pas toucher les zones blessées, surtout les poignets.
Aomine s'approcha et les enlaça tous les deux. Kuroko ferma les yeux et vit.
Il vit dans son esprit sombre trois flammes brillant doucement, le réchauffant et l'apaisant. Une bleue, une jaune, une rouge.
Il soupira de soulagement. Il ne serait plus seul dans le noir. Ils ne le laisseraient pas.
Les larmes coulaient sur ses joues. Il haïssait le noir. Il le haïssait depuis toujours.
Ses parents le laissaient seul. Tout le temps. Ils avaient une grande maison mais sa chambre était toute petite. Toute sombre. Ils ne l'aimaient pas. Son père le regardait avec mépris. Sa mère l'ignorait. Il n'était pas désiré et ça, il l'avait très bien compris.
Il était « l'accident ». La « Chose »… Il avait grandi sans amour, sans amis, sans rien. Sa présence indisposait ses parents qui quittaient souvent la pièce quand lui arrivait. Il ne savait pas pourquoi. Il n'avait rien fait de mal. Sa gorge se broyait d'elle-même et il réprimait à grande peine ses larmes.
Il n'avait que cinq ans quand sa présence commença à s'effacer. Il ne parlait plus, ses pas étaient silencieux. Ses parents s'inquiétèrent un minimum -s'ils le « perdaient », il y aurait une enquête- et quand ils réussirent à le retrouver -alors qu'il n'avait pas quitté la maison-, ils resserrèrent la bride autour de lui. Et ne pouvaient se résoudre à l'aimer.
Immensément riches, ils créèrent un compte au nom de Tetsuya et déposèrent une somme faramineuse dessus. Avec ça, il pourrait vivre cinq vies dans le luxe le plus ostentatoire. Ils lui donnèrent alors une autre chambre, légèrement plus grande mais contenant le strict minimum.
Ils engagèrent alors les meilleurs professeurs et l'inscrirent dans les meilleurs écoles mais lui firent bien comprendre que, non, il n'était rien d'autre qu'un accident.
Ils le haïssaient … Ceci dura jusqu'à ses neuf ans.
Comme si une divinité avait voulu les punir de faire subir ceci à leur fils, la mère de Tetsuya ne réussit plus à tomber enceinte, malgré ses efforts. Les procréations médicalement assistées, les traitements hormonaux, tout se soldait par un échec total.
Ils durent faire de Tetsuya leur héritier et sa vie devint alors un enfer.
Le problème n'était pas scolaire. Il parlait parfaitement anglais, était très bon dans toutes les matières.
Mais quand il rentrait, les regards noirs, les coups « accidentels », les phrases acerbes, le détruisaient petit à petit. Il rentrait. Mangeait. Et ne pouvait pas sortir de sa chambre avant le lendemain matin, sa porte se verrouillait systématiquement. Il ne s'était pas rendu compte de sa claustrophobie et de sa peur du noir, après tout il y avait toujours la lumière de sa chambre qui veillait et sa chambre était un endroit familier dans lequel il passait le plus clair de son temps. La fenêtre était souvent ouverte. Les volets électriques se fermaient automatiquement mais quand il allait se coucher, il les rouvrait pour profiter de la clarté de la lune.
Tout bascula lors d'une soirée d'hiver. A vingt heures, les volets s'étaient fermés, comme tous les soirs. Kuroko était en train de lire quand la lumière s'était éteinte sans signe avant coureur. Coupure soudaine de courant. Il s'était levé avec précipitation et sa chaise s'était renversée. Il avait cherché frénétiquement une lampe torche, son portable, quelque chose qui pourrait faire de la lumière. En vain, sa panique ayant envoyé son portable sous le lit. Il s'était précipité vers la fenêtre avant de se rendre compte qu'il ne pouvait pas ouvrir les volets sans électricité.
Sa respiration s'était alors accélérée et était devenue erratique. Des gémissements étaient sortis de sa bouche ou peut être était ce le sifflement de sa respiration irrégulière.
Il avait eu sa première crise. Il s'était blessé en fouillant avec toujours plus de panique et avait fini par se blottir dans un coin, en plein crise d'hyperventilation et incapable de se calmer.
Ses parents étaient absents -comme toujours-. La vieille gouvernante -qui n'entendait plus grand-chose- ne s'était pas rendue compte du problème, ronflant allègrement dans son lit. Le lendemain, elle avait oublié sa présence, comme souvent, et ce fut l'appel du collège -en réaction à l'absence de l'enfant- qui la fit s'inquiéter. Elle se dirigea vers la chambre et quand elle l'ouvrit, elle alluma la lumière et découvrit une scène d'apocalypse.
Les volets étaient toujours clos. Tous les meubles étaient à terre ou retournés -à l'exception des plus lourds- et la plupart des rares « amusements » du jeune homme -des livres- gisaient également sur le sol. Des traces de sang alertèrent la vieille femme qui trouva Kuroko, inconscient, dans un coin. Elle appela une ambulance et Kuroko fut hospitalisé et sa claustrophobie ainsi que sa terreur du noir, de la solitude aussi, furent enfin détectées.
Il aurait dû voir un psychologue mais ses parents ne voulurent rien entende. Son père jubilait. Il avait un moyen de pression sur son fils : à tout moment, il pouvait l'enfermer dans un endroit exiguë et sans lumière, ça serait une punition parfaite.
Punition pour quoi ? Kuroko ne le savait jamais, il était irréprochable. C était de la cruauté. Une vengeance malsaine pour quelque chose dont il n'était pas coupable. Son crime ? Être venu au monde et avoir déplu à ses parents. Absurde.
L'année suivante …
- Tetsu ? appela doucement la voix d'Aomine, dans le présent.
Son visage basané le fixait avec inquiétude. Kuroko se secoua légèrement, tout ça était du passé. Il se calma progressivement et essuya ses larmes.
- Je vais bien, mentit-il.
Akashi laissa un grondement d'exaspération sortir de sa gorge.
- Ne me mens pas.
Tetsu se crispa dans les bras de Kise. Celui-ci appuya sa main sur l'arrière de la tête de l'ombre pour qu'il s'appuie sur son torse. Tetsuya accepta l'étreinte et cacha son visage dans le t-shirt du blond. Sa voix étouffée résonna alors :
- Je suis claustrophobe. Je hais l'absence de lumière. On m'a enfermé dans un placard pendant plusieurs heures, comment veux-tu que ça aille, Akashi ?
Le ton était un peu froid et il se permettait de répondre au capitaine mais ceci était dû au temps passé dans la Zone Sombre précédemment. Le rouge savait cela et ne lui en tint pas rigueur. Kuroko n'était plus lui-même mais une version détachée et très franche. Le fantôme s'en voulut immédiatement et se jeta dans les bras d'Akashi qui le pressa contre lui. Peut être un peu durement mais Kuroko ne se plaignit pas, au contraire.
- Tu en veux à Kagami ? s'enquit Aomine.
- Évidemment. Il m'a planté là alors que c'était lui qui m'avait convoqué. Pourquoi ? Pour aller visiter Kiyoshi-kun à l'hôpital. Et …
Aomine massa la nuque du plus jeune.
- Oui ? l'encouragea-t-il.
- Il me fait peur, avoua d'une petite voix l'ombre. Il est très en colère… Et pas seulement contre vous mais contre moi aussi. Kise a dit qu'il sombrerait et je crois que j'ai accéléré ça …
La culpabilité suintait dans sa voix.
- Tu n'as pas à t'en vouloir. C'est de sa faute. Même dans nos moments les plus sombres, aucun d'entre nous ne t'a fait peur, fit Kise. Nous t'avons déçu mais je ne pense pas que nous t'avons effrayé…
Kuroko opina et frissonna en revoyant le regard acéré de Kagami.
Les trois plus âgés échangèrent un regard entendu. Kuroko devait être protégé de la lumière de Seirin.
- Allez… Tu vas l'avoir ta vengeance. Kise ne joue pas le match avec Kaijou … fit Aomine.
- Ouais … Kasamatsu va avoir ma peau. C'est quoi mon excuse ? Mon genou ?! Mais il va très bien mon genou !
Son ton indigné arracha un sourire à Tetsu, ce qui rassura les trois prodiges.
- Bon, j'peux aller me recoucher, maintenant ? grogna Aomine.
Tetsu pencha la tête et tapota le matelas à côté de lui. Son lit était très grand, il pouvait accueillir sans problème au moins … cinq personnes ? Six ? Le bleu comprit le message, chopa le blond et se coucha sur le lit. Akashi s'allongea également. Kuroko était coincé entre les corps musclés d'Akashi et d'Aomine, chacun ayant passé un bras sous lui. Kise était avachi sur Aomine, sa tête à quelques centimètres du ventre de Tetsuya.
C'était une scène adorable…
Les cauchemars secouèrent Kuroko le restant de la nuit mais ils étaient là. Leurs étreintes, les caresses d'Akashi, les petits massages d'Aomine et heuu… les ronflements de Kise ? le rassurèrent.
Au petit matin, Akashi se réveilla et tomba sur le visage fermé de Tetsuya. Il fixait le plafond avec des yeux bleus zébrés de noir. Non, tout ne s'arrangerait pas si facilement. Une main pâle caressait distraitement les cheveux blonds.
Ils restèrent ainsi jusqu'à ce qu'ils entendent un :
- Bébé … bébé ? Tetsu ?
Aomine, encore groggy et dans le coltard, balança sa main autour de lui, au hasard, et claqua Kise en pleine tête. Celui-ci se redressa brutalement, la main pressée contre son nez.
- Aominecchi !
Le basané ouvrit les yeux, bien réveillé.
- Quoi ? bailla-t-il.
- Je crois que tu as fait mal à Kise, Aomine, rit doucement Tetsuya, revenu de son monde sombre.
Le joueur de Touhou regarda celui de Kaijou. Écarlate, le nez endolori, le blondinet le foudroya du regard.
- Je te déteste ! brailla-t-il d'une voix nasillarde.
- Puéril, soupira Akashi en levant les yeux au ciel. Allez, levez-vous, Ryota, tu dois au moins aller sur le banc, c'est le minimum. Daiki, tu restes ici et si Kagami ose venir tu es autorisé à lui donner un avant goût de l'enfer. Nous, on va à Rakuzan.
Aomine afficha un large sourire sadique. Lui et Kise se levèrent et allèrent dans la salle de bain. Au passage, ils récupérèrent des affaires à eux qui restaient chez Tetsu -au cas où.
- Ils viennent d'aller ensemble dans la douche, là ? fit remarquer Tetsuya.
Le nez d'Akashi se fronça.
- De toute évidence.
Ils secouèrent la tête et allèrent dans la seconde salle de bain où Akashi prit le soin de détendre totalement Tetsuya.
Les deux autres partirent et le capitaine et son ombre partirent au lycée.
Un joueur -le plus énergique et joyeux de Rakuzan- leur sauta dessus et entraîna Kuroko pour lui montrer les installations qu'il n'avait pas encore vues. Un autre -plus discret- les suivit avec plus de calme. Les autres n'étaient pas là.
Kise soupira. Son équipe était balayée par la férocité et le désir de vengeance de Seirin. Kagami marquait comme un fou furieux, enchaînait dunk sur dunk sans leur laisser le temps de répliquer.
Le coach était furax -en même temps ça se comprenait-. Kise essaya de se rendre invisible, manque de pot, il n'avait pas le don de Tetsu et ça ne marchait que très moyennement.
Il sentait de très lourds regards noirs peser sur lui. Nan mais qu'est-ce qu'il y pouvait si Akashi le terrifiait au point qu'un mot de sa part et pouf il devenait tout obéissant ?
Nan mais !
Le match s'acheva sur une victoire écrasante de Seirin. Alors qu'il était devant le gymnase, se dirigeant vers son taxi, Kagami lui lança un regard meurtrier mais s'approcha.
- Comment va Kuroko ?
Sujet sensible. Le visage de Kise se ferma -comme une huître- et il répondit :
- Je ne vois pas en quoi ça t'intéresse.
Le sang de Kagami ne fit qu'un tour et il saisit Kise au col. Le blond planta son regard dans celui qui lui faisait face, sans tressaillir ni bouger.
- Lâche moi. Tout de suite.
- C'est mon coéquipier et je le récupèrerai, est-ce bien clair ? siffla Kagami en le lâchant et en le poussant en arrière.
- Tu peux toujours essayer, ricana Kise.
Kagami lui colla son poing dans la figure -ça devenait une habitude-. Les yeux de Kise flamboyèrent de rage. Il saisit le bras de l'imbécile et répliqua d'un coup dans le ventre.
- Ne t'avise plus de me toucher, siffla-t-il.
Kagami, plié en deux, jura entre ses dents. La langue de Kise alla lécher les gouttes de sang sur sa lèvre inférieure et il murmura, doucement, dangereusement :
- Qu'essaies-tu de faire, Kagami ? Kurokocchi est un des notre, toi, tu n'es rien. Rien du tout. Il sort avec Akashicchi, crois-tu vraiment que l'Empereur soit le genre de personne à laisser des gens comme toi lui voler les personnes qui lui sont chères ?
Le « toi » avait été accentué, méprisant.
- Je hais la Génération des Miracles. Je la détruirai. J'en fais le serment, déclara Kagami d'un ton sec et solennel.
Kise plissa les yeux.
- Kurokocchi en fait partie. Tu veux le faire sombrer ?
Kagami se redressa alors et releva le menton.
- S'il n'est pas mien … Alors il n'appartiendra à personne.
Ô fans de Kagami, ne me haïssez pas x)
Ô fans de la Génération des Miracles : que pensez-vous de chapitre ? :) Les réactions de Kuroko et celle de Kise en voyant l'état de l'ombre ? Et on en apprend un peu plus sur le passé de Kuroko mais le "il" qui a suscité tant d'interrogations n'est pas son très cher papa x) "il" a un rapport avec la réaction de Kise ;)
J'espère que ça vous a plu, à bientôt !
A suivre : La dernière erreur de Seirin. La lâcheté de Kagami. Révélations.
