Hey !
Merci beaucoup à Célia, Clémence et Meryem pour vos reviews toujours aussi régulières et encourageantes. Vous me remerciez beaucoup pour avoir traduit cette fic mais je devrais être celle qui vous remercie. Votre soutien compte énormément pour moi. Je ne pourrais pas vous expliquer combien c'est important même si j'essayais. Juste… Vos paroles me font vraiment beaucoup de bien alors merci beaucoup !
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Chapitre 10
Blaine n'a plus du tout envie de plaisanter une fois qu'il se trouve au centre commercial après le Nouvel An. Il est, en fait, plus effrayé qu'autre chose. Il reste pantois quand Kurt et Carole attrapent toujours plus de vêtements pour lui dans les rayons.
« C'est trop. » proteste faiblement Blaine en se faisant pousser par Kurt dans une cabine d'essayage.
« Tu n'as quasiment pas d'habits. » souligne Kurt, « On doit tout reprendre à zéro. Allez. »
« Un- Un haut ou deux me suffiront, vraiment. »
« Oui et tu seras obligé de faire une lessive tous les jours, ce qui fera grimper la facture d'eau. Alors soit on t'achète pleins de vêtements et on économise l'eau, soit on ne t'en achète pas assez et on fait exploser la consommation en eau de la maison. »
« Mais- »
« Sérieusement, ne t'en fais pas. » dit Kurt en serrant gentiment la main de Blaine, « Choisis juste les trucs qui te plaisent. Ce n'est que la première boutique qu'on fait après tout. »
« La première boutique ?! » couine Blaine.
« Oui mais tu n'es pas obligé d'acheter tout le stock du magasin. J'ai pris des vêtements qui pourraient bien t'aller d'après moi mais n'aie pas peur de me dire si tu les aimes pas, d'accord ? »
« Je ne peux- »
« Si tu peux. » insiste Kurt, « Fais-moi confiance. Tout ça, ce n'est qu'un dixième de mon dressing et encore, je ne compte pas la garde-robe d'été que j'ai mise de côté cet hiver. Et puis, Carole a l'habitude de faire du shopping avec moi. Crois-moi, le nombre d'ensembles que tu choisis ne peut pas la choquer. »
Blaine se pince les lèvres et jette un coup d'œil à la cabine, comme s'il voulait vraiment jouer le jeu mais qu'il n'osait pas. Kurt le pousse gentiment à l'intérieur pour mettre fin à son hésitation. La demie heure suivante, Kurt et Carole vont chercher dans le magasin des pantalons ou des t-shirts de taille ou de couleur différentes et donnent leur avis à chaque fois que Blaine sort en portant de nouveaux habits. Ils se mettent tous d'accord sur trois jeans et quelques pulls simples. Blaine ne perd pas sa timidité de toute la séance d'essayage.
La révélation survient au moment où Blaine apparaît dans un jean foncé, relevé au-dessus des chevilles et dans un cardigan bleu foncé par-dessus une chemise blanche. Il a un nœud-papillon bleu marine avec des petites ancres autour du cou. Il se mord la lèvre pour cacher son sourire. Carole ne réussit pas à retenir un awww bruyant.
« J'aime bien cet ensemble. » avoue-t-il doucement, attendant l'avis de Kurt.
Ce n'est pas vraiment ce qu'il aurait choisi pour Blaine au premier abord mais, merde, il est adorable et a l'air vraiment joyeux. Kurt ne peut pas se l'imaginer dans autre chose maintenant.
« C'est parfait. » lui dit Kurt, « J'adore. »
« Vraiment ? »
« Absolument. »
Blaine rayonne littéralement de fierté.
Ils quittent le centre commercial les bras chargés de sacs emplis d'ensembles et de nœuds papillons assortis, d'assez de sous-vêtements pour que Blaine tienne un mois sans avoir à faire la lessive - il préfère les boxers -, de chaussettes, de chaussures, de pyjamas - Blaine les aime en coton -, de maillots de corps et de t-shirts de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel pour qu'il puisse s'accorder avec tout, d'après les conseils avisés de Kurt.
Le lendemain, ils parcourent plusieurs boutiques d'occasion à la recherche de mobilier pour la chambre. Blaine refuse catégoriquement qu'ils lui achètent des meubles neufs. De toute façon, il tombe presque amoureux d'une commode légèrement abîmée, qui ressemble étonnamment à celle que la mère de Kurt possédait et qu'ils gardent dans la cave. Ils flânent l'après-midi pour dénicher de nouvelles décorations, des produits de salle de bains, des parures de draps, tout ce dont a besoin une personne pour commencer une nouvelle vie.
Ils finissent par rentrer et décorent la toute nouvelle chambre dans des tons bleus et crème. Blaine ne peut pas s'empêcher de pleurer devant le résultat. Il faut un câlin et des mots doux de Kurt pour réussir à le calmer.
« Jamais- Je ne pensais jamais- »
« Chut. » apaise Kurt en caressant le dos de Blaine de haut en bas, « Ce n'est rien, je comprends. »
« Mais j'ai- j'ai à nouveau une chambre et je- Kurt, je pensais ne jamais ravoir une chambre. »
« Tu en as une maintenant. » le coupe Kurt, « Elle est à toi aussi longtemps que tu le désires. »
« Je ne me souviens même pas de la dernière fois où j'ai été aussi heureux. » révèle Blaine, « Juste- Merci. Merci pour tout. Merci pour tout. »
Voici le vrai Blaine : infiniment reconnaissant, émotif à chaque fois que Kurt lui offre quelque chose qu'il possède déjà en plusieurs exemplaires et extrêmement fier de ses nouveaux nœuds-papillon.
« Je me sens courageux aujourd'hui. » chuchote-t-il contre l'épaule de Kurt.
Le cœur de Kurt tressaute dans sa poitrine. A cet instant, il pourrait le donner à Blaine sans aucune crainte.
OoOK&BOoO
Les derniers jours des vacances de Noël de Kurt passent lentement mais rapidement à la fois. Blaine trouve plus ou moins sa place dans la routine de leur famille. Quand il n'aide pas Burt au garage, Kurt tente de le rendre plus confortable au sein de son nouveau foyer. Il essaie de lui faire comprendre qu'il n'est pas obligé de rester tout le temps à ses côtés - même si Kurt est loin de s'en plaindre - et qu'il n'est pas obligé de seulement faire les choses que Kurt apprécie. Il demande sans cesse à Kurt s'il peut jouer à Call of Duty avec Finn, comme s'il le retenait prisonnier ou quelque chose du genre. Kurt lui répète qu'il n'a pas à lui demander la permission et qu'il peut jouer quand il veut, s'il en a envie. S'il veut grignoter, il peut descendre se servir à la cuisine. S'il veut prendre une douche, il peut le faire sans demander à Kurt au préalable.
Une après-midi, deux jours avant que l'école ne reprenne, Kurt trouve Blaine assis en tailleur tout seul dans le salon, les yeux rivés sur le feu dans la cheminée.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demande Kurt en s'installant à côté de lui.
« Quoi ? » répond rapidement Blaine, clignant brièvement des yeux et souriant en remarquant la présence de Kurt, « Oh. Rien. »
« ... Si tout va bien, pourquoi tu es assis tout seul ici ? »
Blaine hausse les épaules.
« Carole est au travail, Finn est au garage avec ton père et ils n'avaient pas besoin de moi aujourd'hui. »
« Ok mais quel est le rapport avec toi ? »
« Je n'ai juste... rien à faire. » dit Blaine en baissant la tête vers ses genoux, « Je ne veux pas jouer à la console quand Finn n'est pas là. J'ai fait ma lessive hier. J'ai pris une douche ce matin. Je n'ai pas faim. Tu faisais tes devoirs et je ne voulais pas te déranger. J'imagine que c'est sûrement pénible de m'avoir toujours dans les pattes. »
« Ce n'est pas pénible. » s'empresse de nier Kurt.
Blaine sourit avec complaisance, du genre bien sûr, Kurt, si tu le dis.
« Ce n'est pas parce que tu penses, à tort d'ailleurs, que ta présence est pénible que tu dois rester tout seul et ne rien faire. » réprimande Kurt.
« Non, ce n'est pas ce que- enfin, peut-être un peu- mais non, je voulais dire- »
Blaine interrompt sa tentative d'explication par un soupir profond et frustré.
« Je ne veux pas avoir l'air de me plaindre. »
« C'est-à-dire ? »
« Je n'ai rien à faire. » dit à nouveau Blaine, comme si ces mots éclaircissaient tout.
« ... Je ne comprends pas pourquoi ça donnerait l'impression que tu te plains. »
Blaine semble désormais triste et un peu plus renfermé sur lui-même.
« Blaine. » lance doucement Kurt en prenant en coupe sa nuque et en traçant des petits cercles à la base de son crâne, « Parle-moi. »
« Je ne peux pas. » geint misérablement Blaine, « Parce que c'est juste ingrat, déplacé et égoïste. »
« Arrête. Tu n'es rien de tout ça. »
« Mais tu vas trouver- »
« Si tu ne me parles pas, j'irais dire à Carole que quelque chose ne va pas et elle va finir par te faire cracher le morceau grâce à ses pouvoirs de super-maman. »
La panique prend aussitôt place sur les traits de Blaine et ses yeux se plissent.
« C'est un coup bas. »
« Situation désespérée... Dis-moi maintenant. »
Blaine se ratatine sur lui-même, grogne et passe sa main dans ses cheveux. Kurt a découvert que cette manie indique qu'il est mal à l'aise.
« Très bien mais je t'ai prévenu, c'est vraiment mal. »
« J'en doute mais vas-y. »
« Je- ugh, ok. Quand tu es chez toi et que tu n'as pas forcément envie de sortir, tu as des choses à faire, n'est-ce pas ? Tu as tes magazines, tes bouquins ou les séries que tu aimes regarder. Tu aimes réorganiser ton dressing, cuisiner ou traîner sur Internet. Finn aime jouer à la console, lire ses BD et manger. Il aime surtout manger en fait. Vous avez des trucs à faire. Pas... moi. »
Kurt est encore plus confus. Il pense à toutes les choses qu'il fait durant son temps libre et réalise que Blaine n'a rien de tout cela. Avant de s'installer chez eux, il devait sûrement passer ses journées à errer sans but, à chercher de la nourriture ou du bois sec pour pouvoir allumer un feu. Maintenant, Blaine vit dans une vraie maison. Il n'a nulle part où aller, personne à voir et n'est plus obligé de se battre pour survivre. Blaine n'a rien pour occuper ses journées.
Il comprend maintenant pourquoi Blaine avait peur de paraître ingrat. Pourtant, ce n'est pas comme s'il agissait comme un enfant et faisait un caprice en hurlant 'Je m'ennuie.', il a seulement accepter un toit sur sa tête et trois repas par jour.
« Qu'est-ce que tu aimes faire ? » s'enquiert Kurt.
« Je... ne sais pas. » avoue Blaine avec une expression hébétée, « Je n'avais pas vraiment le temps d'y penser. »
Évidemment, il était bien trop occuper à sauver sa peau. Il n'avait pas le temps de s'amuser.
« Qu'est-ce que tu aimerais faire ? » reformule Kurt, « Qu'est-ce que tu aimais faire avant... tu sais ? »
Blaine fronce les sourcils et pince les lèvres en réfléchissant. Kurt n'ose même pas s'imaginer ce que vit son ami. Blaine doit réapprendre à se connaître. Il n'est pas seulement obligé à se réhabituer à la vie de famille, il doit s'y intégrer et se souvenir comment faire.
« J'aime chanter. » dit Blaine, « Je t'ai déjà que j'aurais voulu rejoindre la chorale de mon ancienne école. J'aime lire mais tu le sais déjà. J'aime regarder le foot à la télé et écouter de la musique. Ma mère m'a fait suivre des cours de piano quand j'étais petit alors je sais en jouer mais je n'aime pas vraiment ça. J'apprenais à jouer de la guitare avant- avant de me retrouver à la rue. »
« De la guitare ? » interroge Kurt, « Tu as déjà joué pour gagner de l'argent ? »
« Non, je n'ai pas pris ma guitare quand- quand on est partis. »
« Tu aimais en jouer ? »
« Oui. » avoue calmement Blaine, « Beaucoup. »
« Il faut qu'on t'achète une guitare alors et pleins de livres. Il y a un piano dans la cave si jamais tu as envie d'en jouer. »
« Pourquoi il est dans la cave ? »
« Ma mère en jouait. » dit Kurt, « Après son décès, à chaque fois que mon père posait ses yeux dessus... Ça lui brisait le cœur. Il n'a pas pu s'en débarrasser. Loin des yeux, loin du cœur. »
« Oh. » chuchote Blaine, « Je suis désolé. Je ne voulais pas raviver de mauvais souvenirs. »
« Ne t'inquiète pas. » lâche Kurt sans s'attarder, « Tu peux en jouer quand tu veux mais on t'achètera d'autres instruments. »
« Je ne peux pas vous laisser dépenser de l'argent pour moi. »
« Tu nous as laissés t'acheter des habits. »
« Mais- j'avais besoin d'habits. Porter des vêtements est légèrement indispensable. »
« Tu nous as laissés acheter des meubles pour ta chambre. »
« Techniquement, je vous rembourse. » souligne Blaine, « En travaillant au garage de ton père. »
« Blaine, il faut que tu aies des occupations. Tu ne peux pas rester assis ici, tout seul quand tout le monde est occupé. Ce n'est pas juste. »
« Vous m'avez déjà donné tout ce dont j'ai besoin. »
« Il est peut-être temps qu'on te donne quelque chose dont tu aies envie. »
« Mais- »
« Laisse-moi en parler avec mon père au moins. »
« Ne fais pas ça ! » s'exclame Blaine, « Je vais passer pour un sale gamin ingrat ! Ton père ne peut pas- »
« Je dirais que c'est mon idée alors. » déclare Kurt, « Pardon de ne pas y avoir pensé avant d'ailleurs. Je ne m'étais pas rendu compte que tu n'avais rien à faire. »
« Ce n'est pas quelque chose à laquelle tu dois penser. Je n'aurais jamais dû t'en parler. »
« Tu te rabaisses tellement. » soupire Kurt en secouant la tête, « J'aimerais que tu ne le fasses pas. Viens là. »
« Je ne- »
« Viens là. » répète Kurt avec un peu plus de force, ouvrant ses bras en grand pour lui.
Blaine hésite une seconde et soupire à son tour avant de finir par s'appuyer contre le corps de Kurt. Il se love contre son flanc et gigote jusqu'à être confortable. Kurt repousse toutes les peurs et les inquiétudes de Blaine en caressant lentement ses boucles.
« C'est ta maison maintenant. » dit doucement Kurt, « Tu as largement le droit d'être heureux ici. Tu n'es pas obligé de dépendre de nous pour t'occuper ou de faire seulement les choses qu'on aime. Si tu veux rester dans ta chambre et lire trois heures d'affilée, tu peux. »
« Mais je ne veux pas avoir l'air de ne pas vouloir passer du temps avec ta famille ou de ne rien aimer. »
« Tout le monde a besoin d'être seul parfois. Il faut que tu puisses t'occuper sinon tu vas devenir fou. En plus, l'école recommence dans quelques jours et personne ne sera à la maison de toute la journée. »
« Oh, c'est vrai... » lâche Blaine d'une façon traînante.
« On n'a pas abordé ce sujet non plus d'ailleurs. » réalise Kurt, « Il faudrait sûrement que tu reprennes les cours. »
« J'aurais des années de retard sur les gens de mon âge si je retournais à l'école. » se plaint Blaine, « Je ne veux pas me retrouver en première année à seize ans. »
« On trouvera une solution. » promet Kurt en posant sa joue sur le dessus de la tête de Blaine, « Il y a peut-être des tests pour déterminer ton niveau mais on n'a pas à tout résoudre aujourd'hui. Le plus important c'est que tu sois en bonne santé et heureux. »
Blaine reste silencieux et prend une profonde inspiration pour se calmer avant de dire :
« D'accord. »
« Tu me fais confiance, hein ? » insiste Kurt.
« Je te fais confiance. » chuchote Blaine, « Évidemment que je te fais confiance. Je ne serais pas là si ce n'était pas le cas. »
Kurt se demande jusqu'où cette déclaration est vraie. Tristement vraie.
OoOK&BOoo
« Bien sûr qu'on peut t'acheter des instruments, gamin. » dit plus tard Burt après que Kurt lui ait répété la conversation qu'il a eue avec Blaine, « On aurait dû y penser plus tôt. »
Kurt jette un coup d'œil à Blaine par-dessus la table, comme pour lui transmettre un silencieux Je te l'avais dit. Les joues de Blaine rougissent rapidement, le rendant bien trop mignon au goût de Kurt.
« Je ferais plus d'heures au garage. » propose doucement Blaine, sa voix à peine audible avec le son des couverts contre les assiettes, « Je vous rembourserais jusqu'au dernier centime. »
« ... Qu'est-ce qui te fait penser que tu dois me rembourser quoique ce soit ? » demande Burt, sincèrement perplexe.
« Je-Je dois vous rembourser. » répond Blaine, aussi confus, « Vous- La chambre, les habits, les meubles et toute la nourriture que je mange... Je dois vous rembourser tout ça. »
« Pourquoi je voudrais que tu me rembourses les choses dont tu as besoin ? »
« Je croyais- Je croyais qu'on s'était mis d'accord. » explique Blaine, « Vous m'avez offert un poste au garage pour que je puisse vous rembourser. »
« Je t'ai offert un poste au garage pour que tu acceptes de rester. » éclaircit Burt.
« Je- Mais- Quoi ? » demande Blaine, totalement perdu.
« On allait te donner une chambre, des vêtements et tout le reste, » dit Burt, « Mais tu nous as dit que tu ne pouvais pas accepter si tu ne travaillais pas. Tu vas être payé pour tout le travail que tu fais au garage, gamin. Ce sera ton argent. Quand Finn et Kurt travaillent pour moi, ils sont payés aussi. »
« Mais je- »
Blaine se tait et tourne son regard empli d'inquiétude vers Kurt, cherchant son aide.
« Il n'est pas ton fils alors il pense qu'il ne mérite pas autant de générosité. » déclare platement Kurt.
« Chaque personne qui travaille au garage a un salaire. » rétorque Burt, « Tu vas dépenser cet argent pour les choses dont tu as envie, pas pour les choses que je t'ai déjà achetées. »
« Mais je ne peux pas vivre ici gratuitement. » contredit Blaine, semblant de plus en plus frustré, « Ce n'est pas juste, je ne peux pas vous faire ça. »
« Blaine, tu n'es qu'un enfant. » dit Burt en utilisant un ton doux mais ferme, montrant que le sujet est sérieux mais qu'il ne veut pas l'effrayer, « Je ne vais pas demander à un gosse de seize ans de me rembourser pour ce genre de choses. Que tu sois mon fils ou non. »
« Si c'est si important pour toi, chéri, » interrompt Carole, « tu pourrais nous donner cinq dollars par mois ? »
« Ce n'est largement pas assez. » halète Blaine avec surprise, « Pas assez pour tout ce que vous avez fait pour moi. »
« Je préférerais que tu ne nous donnes rien du tout. » dit Burt, « Mais si ça compte pour toi, je n'accepterais pas un dollar de plus. »
« Laissez-moi au moins vous rembourser l- »
« Cinq dollars par mois. C'est tout. »
« Mais- »
« Il ne changera pas d'avis. » intervient sagement Kurt, « Pas la peine d'insister. »
Blaine se laisse retomber contre le dossier de sa chaise et fronce les sourcils en réfléchissant. Un long et lourd silence s'étend. Kurt ne peut pas détourner le regard de Blaine. Il espère qu'il ne va pas revenir sur sa décision et s'en aller... où au juste ? Kurt ne pourra pas supporter de le voir remettre toutes ses affaires dans son vieux sac et partir de la maison.
« Ok. » cède finalement Blaine à contrecœur, « Cinq dollars par mois. »
« Bien. Maintenant mange tes spaghetti, tu es presque aussi fin qu'eux. »
Kurt lâche un soupir soulagé et, aussi simplement que ça, les choses reviennent à la normale. Enfin, aussi normale qu'est leur nouvelle vie. Sous la table, Kurt pose sa main sur le genou de Blaine et le serre fermement mais d'une façon rassurante. Tout va s'arranger, Kurt n'en doute pas une seconde.
