The Generation of Miracles : Us !

Résumé : Pendant un match, Kuroko est à terre. Personne ne le remarque. Première blessure physique et morale, ses anciens coéquipiers lui manquent... Kagami joue trop solo, Seirin n'a plus besoin de l'ombre. La Génération des Miracles a pour projet de se reformer, la rejoindra-t-il ? Et quel secret cache-t-il ?

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme le monde dans lequel ils évoluent, tout revient à Tadatoshi Fujimaki ! (sauf l'intrigue de cette fanfiction ...) JE suis l'auteure de cette histoire, pas de plagiat !

Note de l'auteure : Hello ! Chapitre en avance pour fêter le début de mes "vacances" puisque je n'ai plus cours (m'enfin y'a le bac de français, soit des révisions en perspective alors, ce ne sont pas encore des vacances mais bon ^^) !

Nouveaux personnages : Karan et Inori. Ils ne sont que secondaires mais apparaîtront de temps à autre pour une raison … logique : ils sont médecins et Kuroko sera souvent blessé. Pas d'inquiétude : ils ne sont pas et ne seront jamais des persos principaux, ils n'éclipseront pas la GoM ou notre ami Kagami (ahahah)

D'ailleurs, ils disparaîtront vite fait bien fait.

Bonne lecture ! (c'est un chapitre de transition, c'est normal qu'il soit un peu "plat" dans la première partie ;) )


- Ils ne nous approcheront plus jamais, Kise. N'aie pas peur. Et il ne posera plus jamais le doigt sur l'un d'entre nous.

Akashi les observaient.

« Ils » Ceux qui avaient tout tenté pour les briser. Ceux appelés les « Dieux traîtres ».

« Il » Le leader de ces gens là. Celui qui terrorisait Kuroko et Kise.

Rien n'allait. Tout partait en vrille et échappait au contrôle de l'Empereur.
Et Akashi Seijuro ne laisserait pas une telle chose se produire.

Aomine serra les épaules de Kise, le collant à son torse. Les yeux ambre étaient remplis de larmes.

- Ki-chin ? Pourquoi tu pleures ?

Murasakibara, une barre de chocolat entre les dents, venait d'arriver. Ses grands yeux violets étaient écarquillés. Voir Kise pleurer n'était pas rare mais voir Aomine paniqué le serrer contre lui, ça, ça foutait les jetons.

Le géant regarda autour de lui et demanda :

- Où est Kuro-chin ?

- En examen. Ils essaient de déterminer la gravité de la blessure, fit Akashi. Il devrait être sur pied pour le match mais je ne pense pas que je le laisserai jouer. C'est trop dangereux.

- Tu ne peux pas décider pour lui, fit une voix derrière lui.

- Shintaro…

Le joueur de Shutoku -qui avait vraiment pris son temps pour digérer sa défaite écrasante contre Rakuzan, faut bien le dire- venait d'arriver. Il croisait les bras et ses verts foudroyaient Akashi par-dessus ses lunettes.

- Midorima, depuis quand te soucies-tu un tant soit peu de Kuroko ? fit Aomine, un peu en colère.

Midorima regarda Aomine mais son regarda acéré s'adoucit en voyant le visage blanc de Kise et ses yeux remplis de peur et de larmes. Puis, il répondit à la question du basané :

- Si vous pensez que je ne me soucie pas de notre petite ombre, vous vous trompez très lourdement. Et si vous croyez aussi que je m'inquiète seulement parce que s'il ne se remet pas, la Génération est morte, là aussi vous vous trompez. Je suis anxieux parce que c'est une personne fragile qui est prête à craquer physiquement et psychologiquement et que c'est un ami proche.

Il semblait vraiment penser ce qu'il disait.

Midorima commençait un peu à se sentir seul, aussi.

Akashi et Kuroko. Aomine et Kise.

Et non, Ce n'était pas parce qu'ils étaient six, un nombre pair, qu'il se mettrait avec Murasakibara ! Non mais ! Il voulait juste se remettre à jouer avec la Génération des Miracles ! Le visage de Takao apparut dans sa tête et il se demanda si son équipier de Shutoku accepterait sa présence même après la réunification de la Génération.

Une jeune étudiante en médecine arriva. Sa blouse blanche serrait sa poitrine, attirant le regard d'Aomine, ce qui outra Kise, malgré sa peur. Elle était blonde, jolie, mais ses yeux gris étaient voilés. Elle devait avoir dans les vingt-cinq ans mais dans son regard, on voyait qu'elle avait déjà vu trop d'horreurs.

Elle regarda successivement Akashi, Midorima, Murasakibara puis le couple d'Aomine et de Kise. Alors qu'elle les regardait, son chef posa une main brute sur son épaule et elle sursauta. Terrorisée, elle se figea, alors que l'autre lui aboyait dessus :

- Inori, vous n'êtes pas payée à regarder la famille des patients !

Et il repartit. Elle secoua la tête et annonça d'une voix douce :

- Votre ami a été soigné mais le coup sur sa tête a provoqué une petite commotion cérébrale, elle s'est déjà presque totalement résorbée toute seule mais nous le gardons pour la nuit. Il pourra sortir demain, n'ayez pas peur.

- Pouvons-nous le voir ? s'enquit Aomine.

- Oui, bien sûr ! fit la jeune fille en souriant. Suivez-moi.

Ils échangèrent un regard et lui emboîtèrent le pas. Ils se placèrent dans le grand ascenseur et Kise prit la parole :

- Vous êtes infirmière ?

Inori secoua doucement la tête et répondit :

- Non, non, je suis médecin. Si vous venez dans cet hôpital, c'est parce qu'il y a un service spécialisé pour les blessures sportives. Je travaille là-bas et je donne un coup de main aux urgences.

Kise eut l'air surpris et elle rit, amusée.

- C'est amusant, personne ne me croit quand je dis que je suis médecin. Mais je fais moins que mon âge, sachez-le. J'ai des années d'expérience derrière moi.

Akashi devina alors qu'elle devait avoir trente ans, à peu près.

Ils sortirent de l'ascenseur et se dirigèrent dans la clinique. Au passage, un autre médecin aux cheveux chocolat et aux yeux bleus, attrapa la manche d'Inori et lui déposa un baiser sur les lèvres. Elle plissa ses yeux gris qui s'étaient mis à pétiller en voyant le jeune homme et sourit :

- Qu'est-ce qui me vaut tant d'attention, Ka' ?

Il s'éloigna et lança en partant :

- Ce soir, dix-neuf heures, ma chérie ! On va chez ma mère ! Ne m'en veux pas, tu sais que je t'aime !

Inori serra brutalement les poings et hurla :

- Ka', sale petit vermisseau ! Tu me le payeras ! Le prochain match, je le fais seule !

- C'est cruel, ça ! entendirent tous les joueurs au loin.

Elle soupira. Gênée, elle se tourna vers la Génération et s'inclina légèrement.

- Excusez-moi de cette scène.

Ils lui sourirent et Kise s'empressa d'enchaîner alors qu'ils longeaient le couloir menant à la chambre de Kuroko :

- C'est votre petit ami ?

Midorima le foudroya du regard, de quel droit était-il si invasif et curieux ?

Loin de lui tenir rigueur de sa question, la jeune fille sourit de plus belle et répondit :

- Mon fiancé. Nous nous marions dans quelques semaines.

Les autres sourirent devant sa joie évidente mais Akashi plissa les yeux et vit une marque en forme de main sur sa nuque. La marque était violette.

Inori ouvrit la porte, la six centième, et annonça :

- Kuroko-san ? Vous avez de la visite.

Kuroko était assis et tourna le visage vers eux. Un sourire étira ses lèvres. Il avait eu le temps de vraiment sympathiser avec la jeune femme et ça lui faisait plaisir de revoir toute la Génération. Inori s'apprêtait à repartir quand Akashi saisit son poignet et murmura :

- Je sais ce que vous fait votre patron. Il n'a pas le droit de lever la main sur vous.

Elle écarquilla les yeux, comment savait-il … ? Il désigna son cou et elle rajusta son col, nerveuse. Le capitaine lui tendit une carte qu'elle saisit.

- L'avocat de ma famille. Dites lui que vous venez de ma part et le jour de votre mariage, il ne sera plus qu'un mauvais souvenir depuis longtemps.

Elle le remercia et rangea la carte.

- Je reviens dans une heure, fit-elle avant de s'éclipser.

Elle avait un coup de fil à passer.

Les membres de la Génération fixaient leur capitaine avec effroi.

- Akashicchi est capable d'être gentil envers quelqu'un qu'il ne connaît pas ? s'étonna Kise.

- Deviendrait-il humain ? ricana Aomine.

- Mais Aka-chin est toujours gentil ! s'indigna Murasakibara.

- Avec toi, sûrement, fit Midorima en remontant ses lunettes sur son nez.

- Il va s'énerver, prévint Kuroko.

Akashi leva les yeux au ciel et alla près de son petit ami. Kuroko se blottit contre lui et le capitaine se mit à lui caresser les cheveux.

Kuroko se retint de lever les yeux au ciel. Ils avaient vraiment un problème avec ses cheveux, ils n'arrêtaient pas de les caresser, non mais !

Un petit silence régna quelques secondes avant que Kise ne demande :

- Et maintenant ?

Les têtes des cinq joueurs se tournèrent vers lui en synchronisation.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? fit Murasakibara.

L'as de Kaijou se tortilla, gêné par les regards perçants figés sur lui.

- Et bien … Que va-t-il se passer ?

- C'est évident, non ? répondit Akashi. Fin de semaine, la finale de la Winter Cup aura lieu et Seirin se fera écraser. L'annonce de la reformation de notre équipe se fera le soir même.

- Est-ce que je jouerai ? fit la petite voix de Kuroko.

Les yeux incandescents d'Akashi rencontrèrent les siens. Le doute se lisait dans les prunelles rouges et les paroles de Midorima résonnaient encore dans sa tête « Tu ne peux pas choisir pour lui ». Il ne voulait pas lui enlever son libre arbitre mais souhaitait tellement le protéger… Le regard déterminé lui faisant face finit de le convaincre.

- Si tu penses être en assez bonne santé, alors tu joueras.

Les yeux bleus pétillèrent d'un éclat nouveau. Il voulait en finir lui-même. Seirin l'avait humilié, blessé, il était temps qu'ils ressentent sa douleur.

Ils discutèrent avec lui pendant une petite heure et apprirent que la cheville de Kuroko, avec des soins appropriés, serait remise d'ici trois jours, ce qui était bien.

Personne ne savait pourquoi mais la jeune ombre avait toujours guéri plus vite que la normale. Mais ils n'allaient pas s'en plaindre, hein.

Inori, quand l'heure des visites fut dépassée, vint les chercher. Elle souriait toujours et ses yeux gris étaient moins voilés. Derrière elle se tenait le dénommé « Ka' », de son vrai nom Karan. Ils travaillaient en duo et avaient trouvé les meilleures solutions pour Kuroko. Ils étaient les meilleurs médecins de l'aile sportive de la clinique.

La médecin leur laissa encore quelques minutes, le temps que Karan examine son patient. Ils grimacèrent tous, surtout Aomine, en voyant l'état de leur petit frère de cœur. C'était douloureux de voir qu'ils n'avaient pas pu le protéger. Akashi embrassa son compagnon avant de partir, suivi des autres. Inori fut la dernière à quitter la chambre et elle prit soin de laisser la porte entrouverte pour que Kuroko ne se sente pas enfermé. Elle laissa également une lampe de chevet allumée.

Le couple, après un bref arrêt aux vestiaires, raccompagna la Génération au hall d'entrée.

- Nous vous remercions pour ce que vous faites pour lui, fit Midorima d'un ton guindé.

- C'est notre travail, répondit Inori.

Karan vit le directeur de l'hôpital arriver, il avait un air de bovin enragé. Voyant qu'il se dirigeait vers eux, il ramena sa fiancée derrière lui. Akashi vit que quelque chose le troublait et, quand il vit le chef, il sourit sournoisement. Kise frissonna de peur. Akashi se campa là, bras croisés.

- Inori ! hurla le directeur, attirant l'attention de tous les employés.

L'interpellée se rapprocha de son conjoint et supporta le regard du directeur.

- Oui ? demanda-t-elle.

- Vous portez plainte contre moi ?! Comment osez-vous ?!

Elle ne répondit rien, figée. Akashi prit alors la parole en contemplant l'endroit.

- Vous ne me reconnaissez pas, n'est-ce pas ? fit-il d'une voix doucereuse.

L'autre le regarda, méprisant. Akashi poursuivit :

- Je suis Seijuro Akashi.

Le directeur pâlit violemment. Comment ? Ce sale petit gamin était le fils du seul et donc très puissant investisseur de la clinique ? Akashi ricana.

- Quelqu'un a donc porté plainte contre vous ? Intéressant. Je pense que mon père étant finalement le propriétaire de cette clinique ne voudra pas que quelqu'un entache sa réputation. Je ne pense donc pas trop m'avancer en disant que vous pouvez préparer vos affaires et chercher un nouveau travail.

Le directeur était soufflé et savait qu'Akashi ne mentait pas. Il foudroya Akashi du regard avant de repartir prestement. Inori soupira de soulagement et remercia chaleureusement le jeune héritier. Ils s'apprêtaient à partir quand les bips des médecins se firent entendre simultanément. Ils échangèrent un regard et annoncèrent :

- Une urgence. Nous devons y aller, veuillez nous excuser.

- Ce n'est pas Kuro-chin ? s'inquiéta Murasakibara.

- Non. Un autre, un joueur de football américain, je vous jure, ils n'arrêtent pas. Les genoux de leur running back prennent chers.*

Ils partirent d'un pas rapide, une employée leur ramenant leur blouse et les mettant au courant des dernières informations. Midorima se dit qu'il aimerait bien devenir médecin. Ouais, ça lui plaisait comme profession.

Il fut tiré de ses pensées par le regard insistant d'Akashi. Il se racla la gorge et ils partirent. Le lendemain, ils récupérèrent Tetsuya avant de se retourner chez Kuroko. Là, Midorima, Kise, Aomine et Murasakibara laissèrent le couple ensemble. Ils avaient déjà raté un jour de cours et le lendemain, ils devaient impérativement y aller. Kuroko, lui, resterait chez lui avec Akashi, ils s'en fichaient, personne n'oserait contredire le capitaine de basket et son ombre quelques jours avant la finale de la Winter Cup.

Le jeudi, Kuroko pouvait marcher normalement.

Le vendredi, Inori passa, accompagnée de Karan, pour faire un check-up complet.

Le couple prenait sur son temps libre mais ça ne les dérangeait pas. Ils s'étaient pris d'affection pour les jeunes hommes et ils se tutoyaient mutuellement.

- Alors ? s'enquit Akashi.

Inori se redressa et sourit.

- C'est bon, tu peux jouer normalement, Kuroko. Après le match, repose-toi correctement, compris ?

- Dites, j'ai appris il y a peu que Kiyoshi Teppei est soigné dans votre clinique, fit Akashi, l'air de rien. Son genou …

Karan attrapa la taille d'Inori et ricana :

- Je rêve ou on essaie de nous soutirer des informations, ma chérie ?

- Mais non, amour, tu ne rêves pas.

- Tout ce que nous pouvons vous dire c'est que médicalement parlant, il pourra jouer samedi mais …

- … en tant qu'amie, je tiens à vous dire qu'il ne reculera devant rien pour gagner. Quand je suis passée devant sa chambre, il était avec un jeune homme assez grand aux cheveux rouges et ils disaient qu'ils allaient gagner le match pour … commença Inori.

- récupérer leur joueur fantôme, termina Karan sur un ton grave.

Les deux autres les regardèrent étrangement et Kuroko demanda, d'une voix perplexe:

- Heuu… ça vous arrive souvent de finir la phrase de l'autre comme ça ?

- Tout le temps. Peu importe. En tout cas, faites attention à vous. C'est la finale et ils seront enragés. Ils vont essayer de mettre Kuroko hors jeu dès le premier quart temps.

Une question trottait dans la tête d'Akashi depuis que les deux jeunes médecins s'étaient mis à parler basket avec Kuroko. Il les coupa alors :

- Mais, comment en savez-vous autant sur la Winter Cup ? demanda Akashi. Et sur le basket en général ?

- Bah ils sont dans l'aile sportive, Seijuro, fit Kuroko.

- Oui, mais pas seulement ! Nous étions tous les deux les capitaines de nos équipes respectives au lycée. Nous avons arrêté le basket quand nous avons commencé nos études de médecine et …

- … Nous sommes les médecins officiels de la Winter Cup, s'exclama Inori.

- D'accord, rit Kuroko.

Inori reprit son sérieux et déclara :

- C'est mieux ainsi, s'il vous arrive quelque chose sur le terrain, nous saurons comment réagir le plus vite possible et de façon efficace. Sur ce, nous y allons, pas qu'on s'ennuie, hein, mais si nous voulons être alertes après-demain, nous devons nous reposer.

Ils prirent congé de leur patient et rentrèrent chez eux. Le lendemain, Kuroko et Akashi retrouvèrent les joueurs de Rakuzan pour mettre au point leurs techniques contre Seirin.


Samedi matin

Akashi, réveillé en premier, sourit en voyant la position de Kuroko. Alors que le capitaine était sur le dos, l'ombre était à plat ventre sur lui, accroché comme une moule à son rocher. Akashi le serra dans ses bras et Kuroko ouvrit un œil. Il frissonna en voyant que la lumière était éteinte mais Akashi s'empressa d'allumer la nouvelle lampe de chevet.
Il déposa un baiser sur ses lèvres et murmura :

- Bien dormi, amour ?

Kuroko souffla :

- Oui, et toi ?

Akashi acquiesça et ils se levèrent. Après une douche commune et câline, ils se dirigèrent vers le lieu de la rencontre. Ils y retrouvèrent leur équipe qui saluèrent avec enthousiasme Kuroko et son compagnon. Alors qu'ils sortaient dans le couloir où les deux vestiaires étaient opposés, ils tombèrent nez-à-nez avec Seirin.
Immédiatement, Akashi poussa Kuroko derrière lui.

Kagami ricana.

- Prêts à vous prendre une branlée ?

Un joueur de Rakuzan perdit son sourire et soupira. Pour qui se prenait-il cet arrogant de Seirin ? Et les joueurs n'avaient pas apprécié ce que leur capitaine leur avait dit à propos de Kuroko. De plus, les hématomes qui marbraient sa peau ne mentaient pas. Ils étaient là, tels des stigmates qui rappelaient la souffrance de Kuroko.
Le jeune joueur retint sa peur face à Kagami qui le terrorisait désormais.

Akashi ne répliqua rien mais ses yeux vairons promettaient mille morts aux joueurs.

Kuroko, instinctivement, fut entouré par tous les joueurs de Rakuzan.

Ils furent alors appelés sur le terrain. Se foudroyant du regard et dans un lourd silence, ils se firent face.

Kuroko détourna les yeux devant Kagami et Akashi jeta un regard de défi à Hyuga qui ne savait pas quelle attitude adopter. Izuki plissait les yeux devant le couple, Kiyoshi regardait avec rage Kuroko et Mitobe fixait avec froideur l'ancienne ombre.

En bref, Kuroko se sentait assez mal. Les regards qui pesaient sur lui le blessaient. Il vit du coin de l'œil Inori qui tapotait le matériel d'urgence à ses côtés. Elle lui sourit.

Il leva les yeux vers les gradins et vit le reste de la Génération des Miracles. Kise était scotché à Aomine et il vit que Midorima tripotait nerveusement un ballon de basket miniature aux couleurs de Teiko. Murasakibara lui … bah … mangeait mais était très attentif, légèrement penché en avant, alerte.

Kuroko comprit alors que ce match était décisif. Tant pour lui que pour la Génération.

Il se concentra.

Coup de sifflet.

Akashi regarda Kuroko qui hocha la tête. Ils ne se pressèrent pas et leur pivot laissa Kagami frapper la balle en premier. Un joueur de Rakuzan bailla et un autre le frappa.

- N'en fais pas trop !

Ils allèrent en défense. Kagami fonçait, le cœur rempli de rage. Akashi se plaça en un clin d'œil devant lui. Son visage le défiait de le passer. Il était prêt à arracher le ballon à celui qui avait blessé son Tetsuya.

Kagami se pencha en avant. Son cœur battait follement dans sa poitrine face au capitaine.

Il inspira et partit vers la gauche, sûr qu'Akashi allait le bloquer.

Et il passa.

Il tourna la tête une fraction de seconde et vit le visage d'Akashi. Il était blanc, les yeux écarquillés, avec une telle expression de surprise et de colère que c'en était jouissif.

Kagami ricana pour lui-même alors que des cris de surprise se faisaient entendre.

Le grand Seijuro Akashi, l'Empereur venait d'être battu.
Ils assistaient à l'avènement d'un nouveau roi.

Les fans de Seirin hurlaient leur joie.
La mâchoire de Kise se décrocha, tout comme celle de Murasakibara. Aomine et Midorima étaient trop choqués pour réagir.
Akashi avait sous-estimé la colère de Kagami et il semblerait que celui-ci l'ait dépassé.

Kuroko regardait la scène sans pouvoir réagir. Son cœur lui faisait mal et tout son être lui hurlait que c'était contre nature. Kagami …

L'as de Seirin marqua.

Les deux premiers points allaient à Seirin.

Un membre de Rakuzan récupéra la balle et dunka férocement. Il était énervé. Mais la défense de Seirin, boostée par le succès de Kagami, récupéra la balle aisément et passa à Hyuga. Celui-ci, pour contrer la défense de Rakuzan, sauta et … marqua.

Un trois points.

Kuroko mordit sa lèvre inférieure. Seirin les dominait. Ses anciens coéquipiers le dominaient, lui et ses coéquipiers de Rakuzan. Le maillot blanc aux fines lignes bleues pesa sur ses épaules quand il entendit les insultes de Seirin à son égard.
Il tenta de les ignorer mais c'était dur, vraiment.

Et pendant toute le premier quart-temps, Rakuzan se fit dominer par la haine de Seirin. Kagami n'était pas dans la Zone mais enchaînait dunk sur dunk.

Coup de sifflet. Fin du premier quart temps.

L'As de Seirin cracha vers Akashi.

- Tu l'ouvres beaucoup mais dans les actes, tu es faible. Kuroko va retourner dans Seirin et tu ne pourras rien faire.

Bouillant de rage, Akashi partit vers son banc.

Seirin menait. Ils avaient vingt-cinq points et Rakuzan n'en avait que quinze. Mais que se passait-il ?

- La rage de vaincre de Seirin. Voilà son pouvoir, murmura Riko.

La coach de Seirin semblait ravie de leur supériorité. Izuki et Hyuga riaient ensemble et Kiyoshi les surveillait, comme une mère poule. Mitobe se contentait de sourire.

Kagami s'affaissa sur son banc et buvait, tout en observant Rakuzan. Sur le banc adverse, Akashi sifflait des ordres, apparemment énervé. Les joueurs baissaient la tête, Kuroko regardait simplement ses anciens coéquipiers.

« Ah ah, Kuroko … Tu regrettes, n'est ce pas ? Mais tu vas revenir parmi nous et nous écraserons la Génération des Miracles. », songea Kagami.

Le second quart temps allait débuter.
Ils se replacèrent selon leur formation.

Et alors que le sifflet résonnait, Seirin décida d'écraser à jamais l'ego de Rakuzan.


*allusion à Eyeshield 21 ;)


Et hop là ! Un chapitre de plus, un !

Alors que pensez-vous de ce chap' et de cette supériorité de Kagami sur Akashi ? :)

J'espère que ce chapitre vous a plu !

Ah et je répondrai comme d'habitude à vos reviews mais pas avant d'avoir passé mon épreuve de français mercredi (et oui, il faut bien se concentrer un peu x) )

Les Anonymes, la semaine prochaine réponse à vos reviews, lâchez-vous ! ;D

En tout cas, bon courage à tous ceux qui passent un examen en cette fin d'année ! Je suis sûre que tout ira bien, pas de stress inutile, mes lectrices (lecteurs ?) ! :)

A bientôt !

A suivre : Tout est une question d'altitude dans la vengeance. (mes annonces de fin de chapitre deviennent de plus en plus obscures ...) et fin de la Winter Cup.