Coucou à tous !

Je suis contente de voir que le premier baiser entre nos deux garçons préférés vous a plu :) Ce chapitre est assez court mais j'espère qu'il vous plaira quand même.

Merci à Célia et Meryem d'amour pour vos reviews toujours aussi mignonnes et encourageantes. Et je t'aime aussi Meryem, forever and more !

Merci à toutes les personnes qui prennent le temps de lire les chapitres aussi. Vous ne laissez pas de traces physiques mais je tiens à vous remercier quand même. Vous faîtes vivre cette fanfic dans l'ombre ;)

Lien pour la fic originale (ajouter . com après tumblr et retirer les espaces) : klaineficspdfs . tumblr/post/34927799357

Chapitre 12

Certaines nuits, quand Kurt n'arrive pas à dormir, il entend des sanglots étouffés grâce à la porte entrouverte de sa chambre. Il la fermait tout le temps avant que Blaine emménage mais, depuis qu'il s'est installé avec eux, Kurt veut qu'il sache qu'il est toujours le bienvenu dans sa chambre, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Ce soir, Kurt fixe sa porte ouverte avec inquiétude. Il espère toujours que Blaine vienne le voir quand il commence à pleurer mais il ne le fait jamais. Kurt réussit seulement à s'endormir quand les sanglots meurent et sont remplacés par le silence assourdissant de la nuit.

Aujourd'hui, il ne peut plus supporter ces sons à briser le cœur.

Le plus discrètement possible, Kurt sort de son lit et se dirige vers la chambre de Blaine sur la pointe des pieds. Sa porte est aussi entrebâillée. Il reste immobile quelques secondes, attendant que les pleurs se calment. Quand ils persistent, Kurt pousse lentement la porte et observe la forme du corps de Blaine, roulé en boule sous les couvertures et tremblant dans la lueur du clair de lune.

« Blaine ? » appelle doucement Kurt.

Blaine se redresse si rapidement que Kurt en a la tête qui tourne. On dirait un petit animal effrayé avec des cheveux en bataille et, si le chemin de ses larmes n'était aussi évident, Kurt le trouverait adorable.

« Tu vas bien ? »

« Ça va. » renifle Blaine en se frottant le visage, « Qu'est-ce que tu fais ici ? »

« Je- Je t'ai entendu pleurer. » explique Kurt en s'avançant un peu plus dans la pièce et en fermant complètement la porte, « Je voulais être sûr que tout allait bien. »

« Je vais bien. » répète Blaine avec plus de force, « Je suis désolé. Je ne voulais pas te réveiller. »

« Je ne dormais pas. » dit Kurt en s'asseyant au bord du matelas, « Et je ne pense pas que tu ailles bien. »

Blaine lâche un soupir douloureux, cache son visage contre ses mains et remonte ses genoux contre son torse. Il semble tellement petit. Il est petit, pense Kurt, comparé aux autres garçons de son âge. Mais, à cet instant, il est encore plus minuscule que d'habitude, comme s'il essayait de se rendre le plus petit possible pour pouvoir échapper à la réalité et devenir invisible. En plus de cela, il se met à pleurer encore plus fort.

Sans rien dire, Kurt grimpe complètement sur le lit et s'installe derrière Blaine, contre les oreillers. Il entortille ses bras autour du corps frissonnant de Blaine, pose fermement ses mains sur son ventre et il le serre. Il le serre aussi fort qu'il peut et le tient contre lui, pressant son front dans le creux entre son cou et son épaule. Kurt passe une de ses jambes par-dessus la hanche de Blaine et entremêle la seconde à sa cheville sous la couverture. Son corps enveloppe totalement celui de Blaine, prenant la place de tous les mauvais souvenirs qui polluent son esprit.

Kurt n'ose pas parler, ayant trop peur d'aggraver la situation plutôt que de l'améliorer. Il ne fait que penser aux raisons qui pourraient autant faire souffrir Blaine. Il ignore si Blaine pleure pour toutes les choses qu'il a perdues ou pour celles qu'il a gagnées. Il ignore s'il regrette la vie qu'il avait avant de devenir sans-abri ou s'il est surpassé par toutes les portes qui s'ouvrent désormais à lui. Il ignore si Blaine pleure parce qu'il se sent seul ou s'il étouffe. Il ne sait rien du tout. Le seul fait que Blaine ait autant de raison d'être malheureux fait aussi pleurer Kurt, qui sanglote soudainement contre le tissu du haut de Blaine. Il reste discret et ne desserre pas son étreinte une seconde. Blaine a besoin de réconfort, pas lui.

Leurs larmes se tarissent finalement et le corps de Blaine se détend. Ses épaules se relâchent et il laisse sa tête reposer contre l'épaule de Kurt.

« Suis fatigué. » chuchote Blaine en cachant son visage strié de larmes contre le cou de Kurt.

« Je vais- »

« Ne t'en vas pas. » panique Blaine, ses doigts agrippant ses poignets toujours enroulés autour de sa taille si forts qu'il marque la peau pâle de son ami.

« D'accord, tout va bien. » dit rapidement Kurt, posant sa joue contre le front de Blaine.

« Reste. » geint Blaine.

Kurt va évidemment rester. Même si Blaine n'était pas aussi magnifique, même si Blaine n'aimait pas les garçons comme Kurt les aime, même si Kurt ne tombait pas un peu plus amoureux de lui de seconde en seconde, il resterait parce que Blaine est son ami et qu'il ne devrait pas se sentir seul.

« Allonge-toi. » ordonne Kurt.

Blaine glisse d'un côté du lit et s'étend de tout son long pendant que Kurt fait pareil. Blaine se love contre son flanc et lâche un long soupir de soulagement. Kurt pose une main rassurante sur le ventre de Blaine et la remonte lentement jusqu'à son torse.

Il tire les couvertures sur eux pour échapper à la fraîcheur de la nuit, embrasse la nuque de Blaine et ils s'endorment.

En se réveillant le lendemain, Kurt réalise qu'il n'a jamais aussi bien dormi de toute sa vie.

OoOK&BOoO

« Salut, gamin. » accueille Burt l'après-midi suivante en retirant sa casquette pour passer sa main sur son crâne chauve, « Devoirs ? »

Il se laisse tomber dans son fauteuil alors que Kurt souffle d'exaspération, ses cahiers étalés tout autour de lui sur le canapé.

« Trop de devoirs. » répond Kurt, « Ils ont attendu le dernier trimestre pour nous surcharger de travail, pour bien nous démoraliser. »

« Tiens bon, tu as presque terminé le lycée. »

« C'est vrai. » concède Kurt, « Pourquoi tu es à la maison aussi tôt ? Je croyais que Blaine t'aidait au garage le matin et Finn l'après-midi. »

« Blaine voulait faire des heures supplémentaires pour s'acheter des partitions et des bouquins de musique je crois. Finn peut très bien aider Blaine s'il a des questions ou s'il n'arrive pas à faire quelque chose. Ça fait un moment que je n'ai pas eu une après-midi pour moi alors autant en profiter. Il y a un match aujourd'hui en plus. »

Kurt fredonne en signe d'approbation pendant que Burt cherche la télécommande sous les coussins du fauteuil. Il allume la télé et zappe paresseusement. Kurt se concentre à nouveau sur ses devoirs.

Après quelques minutes, il se rend compte que son père a passé deux matchs de football sans y prêter attention.

« D'accord. » dit finalement son père, « Je ne suis pas vraiment rentré pour regarder le match. »

« J'ai cru comprendre. » lâche Kurt, amusé.

« Je suis rentré pour te parler. »

« ... Me parler de quoi ? »

« De Blaine. » déclare Burt.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » demande Kurt, immédiatement inquiet, « Il va bien ? Il est vraiment au garage en ce moment, hein ? Tu ne me mens pas ? »

« Wow, wow, gamin, calme-toi. » s'exclame Burt en posant la télécommande sur l'accoudoir de son fauteuil, « Le petit va bien et oui, il est vraiment au garage avec Finn. »

Kurt soupire de soulagement et pose sa main sur sa poitrine pour s'assurer que son cœur ne s'est pas arrêté de battre.

« Ok. » souffle-t-il, une once plus détendu, « Qu'est-ce qui se passe avec Blaine alors ? »

« Eh bien... Je suis allé voir si tu étais bien réveillé ce matin, » commence son père, sonnant étrangement inconfortable, « pour que tu ne sois pas en retard à l'école. Tu n'étais pas dans ta chambre alors j'ai pensé que tu étais déjà debout et que tu préparais le petit-déjeuner dans la cuisine. Je suis allé vérifier que Blaine était levé pour sa matinée au garage et vous étiez... »

« Quoi ? » presse Kurt, « Endormis ? »

« Blottis l'un contre l'autre. » marmonne Burt, « Je ne m'attendais vraiment pas à ça. »

« Et donc ? »

« Blaine est gay ? »

Les yeux de Kurt s'écarquillent. Ce n'est qu'à ce moment qu'il réalise que Burt n'a pas eu vent de cette minuscule information. Il n'a jamais chercher à garder ce détail secret, pas intentionnellement en tout cas. Le sujet n'a seulement jamais été abordé depuis l'emménagement de Blaine.

« Oui. » dit fermement Kurt, « Mais il n'y aucun lien entre le fait qu'il soit gay et qu'on se fasse des câlins. »

« Alors... pourquoi je vous ai trouvés comme ça ? »

« Il pleurait au milieu de la nuit. » explique Kurt, « Je laisse ma porte ouverte au cas où il ait besoin de quelque chose et... je l'ai entendu. Il pleurait vraiment beaucoup. J'ai pensé qu'il viendrait me parler mais il ne l'a pas fait alors je suis allé le rejoindre la nuit dernière. »

« Oh. » dit Burt un peu moins sévèrement, « Qu'est-ce qu'il avait ? »

« Je ne sais pas. » admet Kurt, « Il pleurait beaucoup trop pour me parler. Ensuite, il était fatigué et j'ai voulu retourner dans ma chambre mais il m'a demandé de rester avec lui. Il n'avait pas envie d'être seul et je ne pouvais juste pas l'abandonner, surtout pas dans cet état. Donc je suis resté avec lui et on s'est endormis. C'est tout. »

« Il n'y a eu aucune... hmm, galipettes ? »

Kurt le regarde de travers.

« Tu viens vraiment de prononcer le mot 'galipettes' ? »

« Tu vois ce que je veux dire. » grommelle Burt.

« Rien d'inapproprié n'est arrivé, papa. Je réconfortais seulement un ami. C'est tout. Il n'est pas mon- Nous ne sommes- Je tiens juste à lui, d'accord ? Je ne peux pas m'en empêcher en connaissant la vie qu'il menait avec de me rencontrer. »

Évidemment, Kurt n'évoque pas les sentiments grandissant qu'il éprouve pour Blaine ou le petit baiser qu'ils ont échangé tous les deux. Il ne parle pas du fait que la simple présence de Blaine lui fait du bien ou qu'ils aiment se lover l'un contre l'autre dans le canapé en pleine après-midi quand personne n'est à la maison. Il ne dit pas qu'il aimerait qu'ils soient plus qu'amis, malgré la situation délicate dans laquelle ils se trouvent.

Il ne pense pas que son père comprendrait de toute façon.

« S'il a encore besoin que je le tienne en plein milieu de la nuit, » continue Kurt, « alors je serais là. »

« Restez juste... tout public. »

« Ce n'est pas parce qu'on est tous les deux gay qu'on veut forcément s'arracher nos habits comme des bêtes. » crache Kurt.

Pas pour l'instant, ajoute mentalement Kurt.

« Je le sais. »

« Alors ne saute pas tout de suite sur cette conclusion. La situation est assez compliquée sans que tu te lances dans une discussion sur le sexe avec Blaine, seulement parce que tu penses qu'on ne peut pas garder nos mains pour nous-mêmes. Il essaie de s'habituer et j'essaie de l'aider. Parfois, il n'y a pas meilleur remède qu'un câlin. »

Burt hoche la tête, laisse tomber la conversation et s'intéresse à nouveau à la télé. Kurt pense que son père veut éviter d'approfondir le sujet des câlins entre son fils et Blaine. Tant mieux sinon Kurt aurait été contraint d'une façon ou d'une autre d'admettre ses sentiments pour l'autre garçon.

Pour le moment, il doit absolument garder secret ce qu'il ressent pour Blaine.