The Generation of Miracles : Us !
Résumé : Pendant un match, Kuroko est à terre. Personne ne le remarque. Première blessure physique et morale, ses anciens coéquipiers lui manquent... Kagami joue trop solo, Seirin n'a plus besoin de l'ombre. La Génération des Miracles a pour projet de se reformer, la rejoindra-t-il ? Et quel secret cache-t-il ?
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme le monde dans lequel ils évoluent, tout revient à Tadatoshi Fujimaki ! (sauf l'intrigue de cette fanfiction ...) JE suis l'auteure de cette histoire, pas de plagiat !
Note de l'auteure : Déjà MERCI pour vos reviews, on a dépassé les 500 ! Merci à Guest pour la 500ème et à XoXonii pour la 499 ème ! :D Vous êtes géniaux :
MERCI !
Bonne lecture !
Quand il vit que Kuroko retenait ses sanglots, il ne réussit pourtant pas à le prendre dans ses bras. Il ne put que demander d'une voix blanche :
- L'aimes-tu toujours, Tetsuya ?
Kuroko s'écarta brusquement et vrilla son regard vers le rouge.
- Comment peux-tu me demander une chose pareille ?! cria-t-il, hors de lui.
Akashi tendit la main mais comme Kise l'avait fait avec Aomine, Kuroko s'en écarta prestement, bouleversé. Dans l'obscurité, Akashi n'avait pas fait attention à la couleur des yeux de Kuroko mais là, la lune éclairait son visage.
Ses yeux. L'un redevenu noir, l'autre commençant tout doucement à se teinter d'encre. Il fallait empêcher à tout prix qu'il retombe dans la Zone Sombre tant qu'il n'avait pas de Lumière active. C'était dangereux.
Kuroko bondit sur ses pieds et attrapa son t-shirt qu'il enfila prestement. Il se vêtit avec la même vitesse de son pantalon, pas gêné par la présence d'Akashi qui s'était levé et tentait de le calmer.
Ce dernier vit rapidement les hématomes qui marbraient le corps de Kuroko et les bandages qui dissimulaient le reste des blessures et il pensa -avec raison- que la fragilité de Kuroko était aussi dûe à la douleur qu'il devait ressentir.
Kuroko franchit la porte et lâcha, dos au rouge :
- Tu es cruel, Seijuro. C'est comme si je te demandais si tu aimais toujours Kasshoku.
- Sauf que moi, je saurais quoi te répondre, siffla Akashi. Je le hais. Et je hais Shirogane pour ce qu'il t'a fait.
Kuroko se retourna, ses yeux à présent vairons brillants furieusement de larmes contenues :
- Moi aussi. Mais tu doutes encore de moi.
- Et c'est normal, lâcha l'Empereur. Les sentiments qui sont les plus proches pour un être humain sont la haine et l'amour. Et tu n'as jamais su ce que tu ressentais pour lui.
Le visage de Kuroko se tordit dans une grimace douloureuse.
Akashi avait tord.
Akashi n'avait pas toujours raison. Il n'était pas infaillible.
- Tu penses que tu es supérieur, Seijuro, chuchota Kuroko d'une voix brisée. Et c'est vrai. Tu peux prévoir les mouvements des autres, voir le futur et le modifier mais s'il y a bien un domaine où tu es aussi aveuglé que nous autres simples humains c'est celui des relations humaines.
L'Empereur ouvrit la bouche pour répliquer mais Kuroko sourit soudainement de façon si tendre qu'il en perdit ses mots.
- Tu oses me reprocher quelque chose que je n'éprouve pas parce qu'une loi naturelle suppose que je devrais le ressentir. Mais en fait, Seijuro… commença-t-il.
Akashi fit un pas en avant, Kuroko aussi. Il tendit la main gauche vers Kuroko, ce dernier tendit la main droite et leurs doigts s'effleurèrent. Le visage de l'ombre était soudainement impassible et ses yeux étaient acier. Il souriait doucement mais … il n'y avait aucune émotion dans son sourire.
Le Miroir.
Pour la première fois, Akashi ressentit une sorte de crainte face à cette technique qu'il avait lui-même créée. Parce que le visage de Kuroko reflétait maintenant le sien et qu'il n'aimait pas l'éclat brisé dans ses yeux, derrière leur froideur.
Et les mots de Tetsuya sonnèrent terriblement justes et frappèrent Akashi en pleine poitrine :
- Les doutes que tu nourris à mon sujet sont en fait les doutes que tu as envers toi-même. Tu ne sais pas si tu hais Kasshoku ou si tu l'aimes encore, ne serait-ce qu'un peu.
- Tetsuya, ne …
- Ne me donne pas d'ordres, sourit Kuroko de plus belle. Je suis toi. Je n'aime pas qu'on me donne des ordres.
Sous le choc, Akashi recula, Kuroko aussi. Mais, désireux de le ramener à ses côtés, il avança, Kuroko suivit le mouvement, et ils se retrouvèrent à quelques centimètres l'un de l'autre, plongés dans les yeux de leur alter-ego. Leurs souffles se mêlèrent et Akashi saisit délicatement un poignet pâle. Il retint sa respiration quand il sentit une douce pulsation sous ses doigts.
Son Tetsuya était là et il ne partirait pas. Soudainement, Akashi sentit une vague d'amour le submerger.
Tetsuya brisa le Miroir en se penchant et en embrassant délicatement Seijuro.
Ses yeux avaient repris leur couleur azurée.
- Je t'aime, murmura-t-il. Je t'aime plus que je n'ai jamais aimé Shiro.
Il sourit tristement. Son cœur battait sourdement à ses oreilles.
- Je vais te laisser réfléchir à ça cette nuit.
- Je n'ai pas besoin de réfléchir, déclara Akashi d'une voix redevenue douce. Je t'aime, Tetsuya.
Il l'attrapa par le poignet et le tira à lui. Leurs deux corps se pressèrent l'un contre l'autre. Ils s'embrassèrent comme si le temps leur échappait. Leur étreinte était passionnée, brûlante. Rapidement, Akashi entraîna Kuroko à l'intérieur et la barrière de leurs vêtements fut vite réduite à néant.
Plus la nuit avançait et moins leurs doutes avaient de consistance. Quand ils ne furent plus qu'un seul et même être, ces incertitudes avaient disparu.
Les jours suivants se déroulèrent à merveille. La Génération des Miracles allait en cours, se réunissait, s'entraînait, mangeait et dormait. Nos tourtereaux roucoulaient gentiment -enfin, roucouler pour Akashi est un bien grand verbe-.
Kise et Aomine flirtaient sans même s'en rendre compte, Midorima passait le reste de son temps avec Takao et Murasakibara … … bah … faisait des gâteaux ou traînait avec Himuro qui -à son grand désespoir- n'avait plus beaucoup de temps à lui consacrer.
Ils ne parlèrent plus de Barane, d'Orenjite, de Nezumichi, d'Haiirochi, de Kasshoku ou de Shirogane. Mais on pouvait clairement sentir que le sujet était tabou et pesait lourd entre eux. Les Dieux traîtres formaient une lourde partie de leur passé à Teiko et il était plus que douloureux pour la Génération de se souvenir d'eux.
Le premier jour de la sélection de l'équipe japonaise pour la Free Cup, le soleil caressa le visage de Kuroko et finit par le réveiller. L'ombre sourit et s'étira, faisant rouler ses muscles dessinés sous sa peau. Il se redressa et se pencha sur Akashi.
- Amour, ronronna-t-il. Réveille-toi.
Le dit Amour ouvrit un œil orangé et embrassa son petit ami avec délicatesse.
- Prêt ? demanda-t-il dans un baillement.
- Oui ! chantonna l'ombre. Mais dis, Seijuro, tu ne trouves pas ça bizarre que les autres équipes ne soient pas divulguées avant leur premier match ?
Akashi haussa les épaules.
- Nous avons choisi de marquer les esprits en l'annonçant à la fin de la Winter Cup mais d'autres ont préféré l'anonymat jusque bout. J'avoue que j'aurais certainement pu obtenir les noms des personnes contre qui nous allons jouer mais ça aurait enlevé tout le challenge.
- C'est sûr…
Ils se préparèrent et se rendirent au complexe sportif où se déroulaient les sélections de la Free Cup. Kise, accroché au bras d'Aomine, les vit arriver et leur sauta dessus.
Il semblait avoir peur de quelque chose et Kuroko comprit rapidement que ça devait avoir un rapport avec leurs Némésis.
- Kurokocchi ! Akashicchi !
- Qu'est-ce qu'il y a, Kise ? Ce sont les joueurs contre qui nous jouons qui te paniquent ainsi ? s'inquiéta Kuroko.
- Non, non, eux ne forment qu'une équipe mineure, affirma Aomine, le visage sombre. Mais on a vu Kagami entrer accompagné de Himuro, il va sans dire qu'ils participeront ensemble mais avec qui …
- Himuro m'a dit qu'il participait, oui, mais sans donner de détails, acquiesça Kuroko. Et je n'ai pas de nouvelles de Kagami…
- De toute façon, ils sont à l'opposé de nous dans l'arbre des matchs, fit Midorima, un poil agacé. S'ils gagnent leurs matchs, nous nous verrons en finale, fin du mois.
Effectivement, beaucoup d'équipes participaient pour représenter le Japon
Midorima ne voulait plus rien avoir à faire avec Kagami, d'où son agacement. Il ne voulait plus jouer contre lui. Parfois, il voyait les yeux de l'ombre se teindre de noir et il savait que ça n'arriverait pas s'il n'avait pas été enfermé dans une armoire. Mais tout ça n'était qu'un accident.
Il sortit de ses pensées quand le reste de la Génération entra sur le terrain. Pour ce match, Kuroko allait rester sur le banc, ils n'avaient pas besoin de son talent d'ombre. En réalité, l'équipe était vraiment de très faible niveau et deux d'entre eux auraient suffi à les écraser.
Heureusement, la présence de l'ombre calma les envies de victoire écrasante de tous et la Génération n'humilia pas les plus faibles. Aomine prit sur lui et donna quelques conseils au capitaine qui écouta attentivement, ce n'était pas tous les jours qu'un As aussi connu vous corrigeait !
Bon, l'as en question était un peu brusque dans ses critiques mais on n'allait pas le changer, n'est-ce pas ! Kise fit de même (tout étant un peu plus gentil qu'Aomine... Chacun sa nature !) Murasakibara bougea de temps en temps de la défense pour laisser passer des tirs. Ainsi, il y eut évidemment un grand écart de score entre les deux équipes mais les perdants en tirèrent des leçons positives et n'eurent pas un goût trop amer dans la bouche en repensant à ce match.
Ils retournèrent aux vestiaires sous le regard rouge de Kagami. Ils gagnèrent ensuite les gradins et s'installèrent loin de Himuro et de son coéquipier. Kuroko soupira :
- Je pense que le match contre Rakuzan l'a suffisamment puni comme ça. Et je rappelle que c'est lui qui m'a tiré hors des griffes de mes parents.
Ses amis se raidirent à ce souvenir.
- Je vais les voir, annonça le bleuté. Je n'en ai pas pour longtemps.
Il s'éloigna et Aomine grogna, manifestant son mécontentement.
- Je n'aime quand même pas ce Kagami.
- Moi, je ne comprends pas, fit Kise. D'un côté, il peut être menaçant, limite cruel. Il a laissé Kurokocchi se faire tabasser. Il nous a tous menacé. D'un autre, il peut être très protecteur avec Kuroko.
- Il en est amoureux, c'est normal qu'il soit protecteur, grogna Aomine. Pour ce qui est de la menace, il a agi sur le coup de la jalousie…
Les autres hochèrent la tête. Ils avaient déjà parlé de ça entre eux et en avaient conclu qu'avec la réapparition des Dieux Traîtres, Kagami était relégué au second plan.
Kuroko s'avança tranquillement, un léger sourire sur le visage mais avec un peu d'angoisse au cœur.
Le visage de Kagami s'éclaira en le voyant arriver et Kuroko se dit qu'il avait eu tord en pensant que le tigre était un monstre. Un monstre ne sourit pas.
- Hey, lança-t-il, hésitant.
- Tetsuya ! sourit Himuro.
- Tetsuya, salua Kagami.
Si Kuroko était surpris d'entendre Kagami l'appeler par son prénom, il n'en montra rien et ses yeux bleus pétillèrent de plus belle. Ils engagèrent la conversation avec une tranquille joie.
Kise ouvrit de grands yeux.
- Quoi ? s'étrangla-t-il en entendant Kagami appeler son Kurokocchi par son prénom. Il est sérieux là ?
Midorima leva un sourcil. Etrange. Pourquoi cette familiarité ? Aomine lui, grinça des dents, énervé. Son petit frère de cœur pardonnait beaucoup trop facilement ! Murasakibara gronda pour la même raison.
Et Akashi était impassible. De l'extérieur. A l'intérieur, il bouillait de rage. Kagami venait de s'élever au même rang que lui en nommant Kuroko « Tetsuya » !
Et l'Empereur n'avait pas oublié que Kagami était amoureux de SON petit ami.
Et avec le retour de Shirogane, il trouvait qu'il y avait trop de jeunes hommes tournant autour de son Tetsuya.
- Oren'
Un jeune homme d'environ dix-sept ans se retourna. Il était assez grand, élancé. Ses cheveux étaient d'un beau blond vénitien et ses yeux recelaient de différentes nuances de brun.
- Mmh ?
- Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Faire ce que Shiro n'a jamais pu se résoudre à terminer.
- Il te l'a interdit ! soupira une voix.
- Nezumi, ne me gave pas ! rétorqua « Oren' »
- Arrête de te prendre pour notre maître à tous, fit lentement une voix basse remplie de nuances. Ce n'est pas parce que tu as jeté ton dévolu sur le tireur infaillible que tu es supérieur à nous.
- Kasshoku, grinça Orenjite.
- Lui-même, répondit doucement la voix.
- Pourquoi ? s'écria soudainement et sans apparente raison le jeune homme. La prison ne vous a pas fait réfléchir ?! Tu es allé là-bas à cause de ton petit imbécile de …
Une main emprisonna sa gorge et il se retrouva à lutter pour respirer.
- Ne l'insulte pas ! lâcha Kasshoku.
Derrière lui, Orenjite entrevit des yeux d'argent en fusion qui le firent trembler. Il reporta ensuite le regard vers les yeux émeraude devant lui et jura intérieurement. Après tant d'années, le contrôle qu'avait Kasshoku sur eux tous était toujours aussi fort, toujours impitoyable. Sauf sur Shirogane. Le premier ressemblait beaucoup trop à l'Empereur.
- Vous avez essayé de le tuer ! haleta Orenjite. Finissez le boulot !
Kasshoku le relâcha. Une personne dans l'ombre rit doucement et sa voix résonna :
- Faux. J'ai essayé de le briser parce qu'il m'échappait, c'est différent.
Kasshoku acquiesça et balaya une poussière imaginaire sur son épaule. Il passa une main dans ses cheveux bruns mi-longs et ne put s'empêcher de les attacher en une lâche et courte queue de cheval. Il avait horreur de les avoir dans les yeux. Aussitôt son visage se dégagea, laissant apparaître une beauté froide. Ses traits étaient indéniablement masculins et assez durs. Seuls ses yeux émeraude paraissaient humains dans ce visage glacé, comme taillé dans la pierre.
La personne derrière lui recula un peu plus dans les ombres et partit après avoir dévisagé Orenjite pour lui faire comprendre de rester à sa place. L'incriminé frissonna, avec l'impression d'avoir encore ce regard d'argent liquide braqué sur lui.
Kasshoku suivit et Orenjite rejoignit la porte dans la direction opposée, très énervé.
Nezumi soupira. Il avait l'impression que ce genre de scène se répétait à l'infini.
Lui s'en foutait, il voulait juste faire payer à Aomine ce que ce connard lui avait fait. Et parfois, il se demandait si être un membre des Dieux traîtres lui apporterait un jour cette satisfaction.
Il en doutait fort.
Haiiro qui avait posé la première question à Orenjite, sourit. C'était amusant de les voir se déchirer alors qu'ils étaient aussi soudés que la Génération des Miracles. Il fit craquer sa nuque et sourit de plus belle.
« Ryota, attends-moi »
Kuroko bailla -fatigué- et Kagami posa la main sur son épaule. L'ombre tourna la tête et dévisagea la lumière avec un regard interrogatif qui fit fondre le joueur de Serin.
- Est-ce que ça va ? Tu m'as l'air exténué.
Tendant l'oreille, Kise grimaça aux propos, tout comme Aomine.
« Mais de quoi tu te mêles, Bakagami ? » ragea le bleu. « Arrête de le regarder comme ça, merde, il a un petit ami ! Dégage ! »
Akashi avait compris que le joueur de Serin draguait de façon éhontée sa petite ombre et il rongeait son frein pour ça. Cependant, il avait un problème bien plus grand. Ses yeux perçants et vifs avaient glissé l'espace d'une fraction de seconde sur une silhouette -ou plutôt deux silhouettes qu'il ne connaissait que trop bien-. Il se leva et appela :
- Tetsuya, avec moi.
Kuroko fronça les sourcils et se leva dans un mouvement fluide. Son visage s'était fermé et ses yeux avaient un éclat dangereux. Pendant tout le mois, il avait récupéré de l'agression physique de Seirin et de sa crise dans le dressing de Kagami. Il venait d'entrer dans la Zone pour se protéger et possédait les capacités d'Akashi qui avait déployé ses facultés de lumière. Leurs esprits étaient aiguisés et toute leur force ressortait.
C'est avec une vivacité féline qu'il rejoignit son amant et qu'ils descendirent les escaliers sous les regards éberlués de Kagami et de Himuro qui ne savaient pas à quel point Kuroko pouvait être dangereux, tout comme Akashi.
Kagami les vit accoster un gars qui portait le brassard doré des organisateurs de la Free Cup. Ce brassard comportait le symbole de la compétition soit une Terre marquée par les traits d'un ballon de basket.
Le gars secoua négativement la tête et Akashi échangea un regard blasé avec Kuroko.
Celui-ci fit un signe et Akashi acquiesça. Ils s'engouffrèrent dans un couloir sous les yeux inquiets de la Génération, de Kagami et de Himuro.
- Tu es sûr, Seijuro ? demanda Kuroko, intrigué.
- Oui. Nezumi est ici et je suis presque sûr que son frère l'accompagne.
Kuroko hocha la tête, ravi de pouvoir servir à quelque chose. En effet, il ne craignait nullement Haiiro et Nezumi puisqu'ils ne lui avaient jamais fait de mal, s'attaquant uniquement à Aomine et à Kise.
L'ombre inspira et disparut, se glissant avec aise dans les ombres. Akashi avança, apparement seul aux yeux du commun des mortels. Et c'est sans surprise qu'il se retrouva face aux frères appartenant aux Dieux Traîtres.
- Akashi, salua Haiiro avec un grand sourire.
Ses yeux mauves brillaient d'une lueur joyeuse et si Kuroko n'avait pas su ce que Haiiro avait fait dans le passé, il n'aurait jamais deviné que ce type était aussi cruel que Shirogane et Kasshoku, mais dans un autre genre
Le rouge se contenta de pencher la tête vers Haiiro, poli malgré tout.
Nezumi était adossé au mur, un peu plus loin. Ses propres yeux, d'une belle couleur bleu marine, étaient éteints et Kuroko pensa avec un pincement au cœur que, contrairement à son frère, Nezumi n'était pas mauvais mais qu'il voulait plus que tout se venger.
- Que faites-vous ici ? lança Akashi, brisant le fragile silence qui s'était installé.
- Ooh, Akashi, je suis attristé. Après tant d'années, nous parler avec ce ton glacial, ça me brise le cœur ! répliqua Haiiro avec son sourire mesquin sur les lèvres.
- Ferme là, Haiiro, fit Nezumi, peu amusé par les talents de comédien de son jumeau.
- Mais pour répondre à ta question, cher Empereur, nous sommes toujours des joueurs de basket.
- Pas toi, répondit Akashi. Depuis que tu as agressé Kise sur un terrain, tu es suspendu.
Haiiro plissa le nez.
- Moui, m'enfin, ce n'était pas l'idée du siècle, j'avoue. Mais Akashi, Nezumi lui n'est pas interdit de basket et nous sommes jumeaux. Il me suffit de mettre des lentilles et hop, je joue à sa place, ce n'est pas un problème !
- Donc vous êtes ici pour admirer les matchs ? ironisa Akashi.
- Tu as perdu de ta superbe, l'Empereur, je t'ai connu plus perspicace, lâcha Nezumi. Nous ne sommes pas ici pour toi, ni pour Kise ou Daiki.
Un frisson parcourut l'échine d'Akashi. Il se replia dans son esprit pour une seconde et ne vit pas Kuroko alors qu'il était sous l'influence de sa Zone et qu'il aurait logiquement du être là, juste derrière lui.
Il se tourna avec lenteur et vit alors Kasshoku. Une vague de haine coula dans ses veines et son beau visage se tordit. Kasshoku le vit très bien et il murmura :
- Sei-ju-ro, dis adieu à mon remplaçant.
Et la peur saisit Akashi quand il vit le corps de Kuroko plaqué à celui d'un autre.
Et la terreur lacéra Seijuro quand il vit les yeux noirs de Tetsuya.
Et hop là ! Un chapitre de plus ! Désolée pour ce petit retard mais j'ai essayé d'avancer dans la fic avant de publier la suite ! Normalement, je pourrais mettre la suite la semaine prochaine ;)
Alors que pensez-vous de cette première apparition des Dieux Traîtres ? :P Du Miroir de Tetsu face à Akashi ? :D
De ma super fin ? :D De ce chapitre en général ? :)
A vos claviers ! :D
A suivre : Adieu, Tetsu. Reviens-nous bientôt ! (toujours de plus en plus obscures ces annonces..)
