Coucou !

Comment allez-vous par cette horrible chaleur ? J'ai bien failli oublier de poster mais j'ai eu un éclair de lucidité :') Je suis presque certaine que ce chapitre va vous plaire alors… Presque quasi certaine !

Je dédie ce chapitre à Meryem pour m'avoir permi de croire à nouveau en l'amitié, la vraie. J'aime ta sincérité, ta patience et ta douceur. Merci beaucoup de m'avoir laissé entrer ta vie et d'avoir illuminé la mienne. Je t'aime sincèrement, de tout mon cœur.

Merci à Célia et Meryem pour vos reviews toujours plus encourageantes et adorables. Merci boucou :*

Lien pour la fic originale (ajouter . com après tumblr et retirer les espaces) : klaineficspdfs . tumblr/post/34927799357

Chapitre 15

C'est un rencard. C'est définitivement un rencard. Il faut que ce soit un rencard.

Si ce n'en était pas un, Blaine ne lui ouvrirait pas sa portière, peu importe que Kurt conduise. Blaine rougit même légèrement à son propre geste et s'empresse de faire le tour de la voiture. Ils ne parlent pas beaucoup durant le trajet jusqu'au restaurant mais l'atmosphère n'est pas pesant grâce à la musique. Blaine fredonne joyeusement avec la radio et tape sur ses cuisses en rythme avec le tempo.

Kurt zieute pensivement ses doigts. Il pourrait les entremêler aux siens. Ce serait facile. L'intérieur de la voiture est chaud et agréable et Blaine est tellement proche et incroyablement beau ce soir. Enfin, il est beau tout le temps en vérité. Il y a juste quelque chose dans ce pull bordeaux qui fait presque fondre Kurt derrière son volant.

D'accord. Peut-être qu'il ne devrait pas prendre la main de Blaine. Il serait alors probablement trop distrait pour conduire.

« J'ai pensé qu'on pourrait manger des sushi. » dit distraitement Kurt se garant sur un parking.

« Je n'ai jamais mangé de sushi. »

« Si tu n'aimes pas, tu pourras toujours commander autre chose. Il y a beaucoup de choix. »

« Je ne veux pas gâcher ton argent en commandant quelque chose que je n'aimerais peut-être pas. » lâche doucement Blaine en mordillant sa lèvre inférieure.

« Alors je prendrais des sushi, tu prendras autre chose et on partagera. » tranche Kurt.

Blaine baisse son joli visage mais Kurt peut voir un sourire étirer ses lèvres. Ils descendent ensuite de la voiture et se dirigent vers le restaurant. Il est d'ailleurs plutôt bien décoré. Kurt se demande pourquoi tout le monde vante les mérites du BreadstiX alors qu'il y a ce japonais en ville.

Ils discutent tranquillement des amis de Kurt et de la dernière tentative de composition de Blaine. Quand Blaine goûte finalement les sushi, il lâche presque un gémissement obscène. Kurt fait de son mieux pour garder une expression neutre en regardant son ami avaler ce qu'il a en bouche. Une chose aussi simple que manger ne devrait pas être aussi... attirant.

Ça l'est pourtant.

Kurt est une fois de plus convaincu que cette soirée est réellement un rencard quand Blaine lui fait du pied sous la table et emmêle sa cheville à la sienne tout le reste du dîner.

Plus tard, une fois installés dans la salle de cinéma et leur seau de pop-corn terminé, Kurt étend son bras sur l'accoudoir entre eux. Il serre et desserre ses doigts, souhaitant soudainement être encore plus proche de Blaine. Il aimerait être blotti contre lui dans le canapé ou allongé à ses côtés dans un de leur lit. Ce n'est pas que le film n'est pas intéressant - il ne dit jamais non à une comédie romantique - mais les yeux de Blaine pétillent avec la lueur de l'écran et Kurt se demande si ses lèvres ont le goût sucré des bonbons qu'il a avalés. Il veut juste s'en assurer par lui-même.

Il finit par se rendre compte qu'il a fixé le profil de Blaine plus longtemps que prévu. Au moment où il s'apprête à détourner son visage rouge vif vers l'obscurité de la salle, le regard de Blaine s'accroche au sien.

Kurt halète brièvement, s'étouffant presque en inspirant, parce que, merde, si ce n'est pas embarrassant...

Mais Blaine appuie seulement l'arrière de son crâne contre son siège, offre un sourire paresseux à Kurt, comme si tout était parfait dans son monde à cet instant, et glisse silencieusement ses doigts entre ceux de Kurt. Il serre doucement sa main et Kurt relâche son souffle en se détendant à son tour dans son fauteuil.

Il passe les prochaines minutes à regarder la lumière danser sur les traits de Blaine, à observer les lignes prononcées de sa mâchoire et de son menton et à juste profiter de sa compagnie. Ils ne disent évidemment pas un mot mais savoir qu'il y a quelque chose entre eux, quelque chose de bon, est largement suffisant. Kurt repense aux paroles qu'a prononcées Blaine la première fois qu'il a dormi avec lui et qu'il l'a câliné.

Malgré tout, nos chemins se seraient quand même croisés.

Est-ce qu'ils agissent comme ça depuis le début ? Kurt a toujours ressenti une attirance pour Blaine. Il a cet instinct de protection pour lui depuis le premier jour et il a toujours ressenti un petit quelque chose différent, un petit plus pour lui. Mais, même après le seul minuscule baiser qu'ils ont échangé après sa découverte dans la commode de Blaine, Kurt n'a jamais pensé que ce quelque chose pourrait grandir autant. C'est pourtant le cas. Ce quelque chose est devenu immense. Il ressent énormément de bien-être, de chaleur et encore plus de bonheur avec lui.

Il presse la main de Blaine en retour avant de retourner son attention vers le film. Cette fois par contre, il incline sa tête sur le côté et pose sa tempe sur l'épaule de Blaine.

Quand il sent les lèvres de Blaine contre son front, Kurt sait, sans l'ombre d'un doute, que cette soirée est définitivement un rencard.

OoOK&BOoO

Ils rentrent à la maison, descendent de la voiture et remontent l'allée jusqu'à la porte. Kurt s'apprête à glisser la clé dans la serrure mais Blaine l'arrête en plaçant une main sur son poignet.

« Attends. » interpelle doucement Blaine, « On ne- On peut s'asseoir ici un moment pour discuter ? »

Kurt cligne plusieurs fois des yeux et regarde bêtement les doigts de Blaine sur la peau de son avant-bras. Il fait extrêmement froid dehors et il était en quelque sorte impatient de retrouver la chaleur de sa maison. Pourtant, quand son regard croise celui de Blaine, il y découvre de l'espoir. Blaine déglutit et Kurt suit avec attention le mouvement de sa pomme d'Adam. Est-il nerveux ?

« Je n'ai... juste pas envie que ce soit déjà terminé. » avoue Blaine en baissant les yeux vers le sol.

Oh. La sensation brûlante, folle et papillonnante est de retour dans le ventre de Kurt, la même que quand Blaine a prononcé le mot rendez-vous pour la première fois. Il retire alors son poignet de la prise de Blaine, seulement pour prendre correctement sa main et entremêler ses doigts aux siens comme plus tôt, au cinéma.

« Bien sûr. » chuchote Kurt en incitant Blaine à s'asseoir avec lui sur la première marche de son porche.

Ils se serrent l'un contre l'autre pour éviter que l'air glacial s'infiltre sous leurs vêtements, leurs mains entrelacées reposant sur leurs cuisses collées.

Ils ne parlent pas beaucoup au début. Kurt observe plutôt le pouce de Blaine caresser ses articulations. Ils se sont déjà tenus la main auparavant mais cela a toujours été une marque de réconfort.

Maintenant, c'est seulement parce qu'ils en ont envie.

« Tu étais très beau ce soir. » ose finalement Blaine en serrant fermement la main de Kurt, « J'ai oublié de te le dire tout à l'heure mais tu l'étais. Enfin, tu l'es. Tu es toujours beau. »

« Toi aussi. » rétorque Kurt, « Ce pull te va très bien. »

Kurt remarque que les joues de Blaine deviennent rouge vif, malgré le faible éclairage du porche, et ce n'est définitivement pas le froid. Blaine sourit grandement, parfaitement heureux, avant de tourner la tête et de cacher son visage contre l'épaule de Kurt. Il rit doucement, son souffle chaud perçant la barrière de son manteau pour frapper sa peau, et frotte le bout de son nez contre le tissu. Kurt ne l'a jamais trouvé plus adorable que maintenant. Il lève alors sa main libre vers la douce joue de Blaine puis la glisse lentement vers l'arrière de son crâne.

Blaine soupire contre lui et surprend Kurt en déposant un bref baiser sur la face intérieure de son poignet.

« Je peux te demander quelque chose ? » interroge Kurt en reposant sa paume sur leurs doigts emmêlés.

« Bien sûr. » répond Blaine en le regardant avec des yeux pétillants et un sourire détendu.

« Est-ce que c'était- Avant de partir, tu as dit qu'un dîner et un film étaient parfaits pour un premier rendez-vous mais... ça l'était ? »

« C'était quoi ? » contourne Blaine avec un air malicieux, « Parfait ou un rendez-vous ? »

« Un rendez-vous. » clarifie Kurt, « Parce que la soirée est absolument parfaite. »

Le sourire de Blaine disparaît et il baisse la tête. Il se mord la lèvre un long moment avant de parler à nouveau.

« C'était un rendez-vous pour moi. » dit-il, « Je sais qu'on- que notre situation est très bizarre, étant donné que je vis chez toi mais je- je voulais que ce soit un rendez-vous. Si toi, tu ne le veux pas, on peut- »

« Je le veux. » assure rapidement Kurt, « Je veux dire, c'en était un. C'était un rendez-vous pour moi. Je voulais juste être sûr que je ne me faisais pas de film. C'est, hmm, une habitude chez moi, donc... voilà. »

Le regard de Blaine rencontre à nouveau le sien. Kurt ne pense pas avoir déjà vu Blaine aussi heureux, même pas quand il a découvert sa toute nouvelle chambre.

« C'était un rendez-vous vraiment très agréable. » murmure-t-il.

Ses yeux s'orientent ensuite vers la bouche de Kurt et oh. Blaine a envie de l'embrasser. Il en a tellement envie qu'il ne peut pas détourner son attention des lèvres de Kurt. Kurt ne peut pas s'empêcher de fixer à son tour sa bouche parce que, lui aussi, en a envie. Il veut sentir leurs bouches fondre tendrement ensemble car il n'en a jamais eu l'occasion auparavant, hormis le petit baiser qu'ils ont échangé dans la chambre de Blaine. Le goût bien trop sucré des lèvres de Brittany ne compte pas et celles traumatisantes de David Karofsky l'an passé encore moins.

Il se penche alors en avant parce qu'il veut connaître cette sensation. Il veut Blaine. Il laisse ses yeux se fermer.

Jusqu'à ce que le son familier d'un moteur arrive du bout de la rue.

Ils s'éloignent à toute vitesse et lâchent la main de l'autre, juste à temps avant que Carole se gare dans l'allée.

Kurt aime Carole, de tout son cœur mais, à cet instant, il maudit infiniment son horrible timing.

« Hey, les garçons. » salue-t-elle joyeusement, n'ayant absolument pas conscience de ce qu'elle vient d'interrompre.

« Hey, Carole. » répond Kurt en se mettant debout, Blaine en faisant autant, « Tu as passé une bonne journée ? »

« Oh, tu sais. » soupire-t-elle, « Comme d'habitude. Qu'est-ce que vous avez fait aujourd'hui ? »

« On est allés manger des sushi et on est allés voir un film. » dit distraitement Kurt, comme s'il ne venait pas de passer un des meilleurs jours de sa vie, « Blaine n'était pas allé au cinéma depuis longtemps. »

« Je parie que tu es étonné de voir le prix des places maintenant. » taquine-t-elle en leur passant devant pour ouvrir la porte, « Vous entrez ? »

Ils ne peuvent plus rester dehors maintenant que leur moment a complètement volé en éclat. Ils suivent Carole à l'intérieur. Ils retirent tous leurs manteaux et les accrochent dans l'entrée. Kurt lance un regard vers Blaine, ne sachant pas vraiment ce qu'ils sont maintenant. Ils devraient discuter de cette soirée, de la signification de ce rencard au milieu de leur situation plus que compliquée mais Blaine semble légèrement paniqué.

« Je vais... aller me doucher. » dit-il rapidement, filant à l'étage, hors de vue.

« Il est agité ce soir. » remarque Carole, « Il va bien ? »

« Il est sûrement fatigué et un peu sur les nerfs. » lance Kurt, comme si de rien n'était, « Une bonne nuit de sommeil lui fera du bien, je pense. »

« Je suis contente. » dit-elle avec un sourire sincère en prenant la main de Kurt, « Viens, on va boire un café. J'ai parlé à Sarah aujourd'hui. »

Kurt retient la multitude de questions qui lui brûlent les lèvres jusqu'à ce qu'ils soient dans la cuisine. Il jette un coup d'œil rapide vers le salon où Finn et son père sont installés devant la télévision. Carole prépare du café frais et Kurt sort deux tasses qu'il place sur la table.

« Qu'est-ce qu'elle a dit ? » demande-t-il finalement en s'appuyant contre le plan de travail.

« Pas mal de choses. » répond Carole, « Elle pense aussi qu'il devrait parler quelqu'un. »

« A un thérapeute ou à n'importe qui ? »

« Il mettra du temps à dévoiler tout ce qu'il lui est arrivé mais, d'après elle, un professionnel serait mieux pour lui. »

Kurt baisse la tête et grogne intérieurement. Les problèmes de Blaine ne sont pas du tout un fardeau et il veut définitivement qu'il aille mieux mais, maintenant, il sait qu'il va devoir convaincre Blaine d'aller voir quelqu'un pour discuter de son passé. Il ne pourra pas faire cela sans admettre qu'il a parlé des soucis de Blaine derrière son dos.

« On ne peut pas le forcer à y aller. » déclare Carole en servant du café et du lait à Kurt avant de lui donner sa tasse.

« Mais il n'ira pas mieux s'il n'y va pas. » dit Kurt en la regardant remplir sa propre tasse.

« Et si on l'oblige à s'asseoir et à parler à quelqu'un, il va sûrement se refermer sur lui-même et refuser de dire quoi que ce soit. » souligne Carole, « En plus, il nous en voudra certainement. »

« Alors... il faut qu'il ait envie d'y aller ? »

« Voilà ce qui amène la deuxième chose dont je voulais te parler. » dit-elle en prenant une gorgée de café, « Il n'aura besoin d'aller nulle part. »

« C'est-à-dire ? »

« Sarah a proposé de venir voir Blaine ici. » explique Carole, « Gratuitement. »

« Quoi ? » halète Kurt, « Mais c'est- »

« J'ai essayé de la convaincre de nous laisser la payer, un minimum au moins, mais elle n'a rien voulu entendre. Après tout ce que je lui ai raconté sur Blaine, elle pense que ce serait contre-productif s'il savait qu'on payait pour le service. Il pourrait se sentir obligé de tout déballer en un seul coup pour économiser du temps et de l'argent plutôt que d'y aller pas à pas, à son propre rythme, ce qui serait bien plus sain pour lui. »

Kurt envisage brièvement de dire à Carole que, même si Sarah leur faisait payer les séances, Blaine n'aurait pas forcément besoin de le savoir mais Blaine n'est pas stupide. Il sait que des soins médicaux de ce genre coûtent cher et il se forcerait, sans aucun doute, à s'ouvrir bien trop rapidement. En plus, il pourrait taire beaucoup de choses et ne pas donner l'histoire complète au docteur Coulson pour leur faire économiser leur argent. Il garderait alors en lui tous les soucis qui embrouillent son esprit et pèsent sur ses épaules, ruinant complètement le but de la thérapie.

Blaine est perdant dans tous les cas de figure s'il sait qu'ils paient Sarah.

« D'accord. » cède difficilement Kurt, « Elle interviendra gratuitement. Elle vient quand ? »

« Chéri. » commence gentiment Carole, « On doit en parler à Blaine avant. »

Oh. C'est vrai.

Merde. Ils ont passé une si bonne journée, malgré la tentative ratée de baiser sous le porche. Kurt ne veut pas embêter Blaine avec tout ça ce soir, pas après leur rencard.

« Je lui en parlerais demain. »

« Tu es sûr que tu ne veux pas que je m'en charge ? » demande Carole, « Je déteste penser qu'il pourrait ne plus te faire confiance s'il sait que tu as discuté de ses problèmes derrière son dos. »

« Il va finir par le savoir de toute façon. » soupire Kurt, « Je pense qu'il se sentira obligé de tout accepter si tu vas lui parler parce qu'il croit toujours qu'il doit vous rembourser, papa et toi, pour tout ce que vous avez fait pour lui. Retour à la case départ. Il racontera tout à Sarah sans être prêt. »

« Si tu es sûr. » conclue Carole, le détaillant pensivement du regard.

« Je le suis. » assure Kurt.

Ils continuent de discuter et de s'échanger les derniers potins bien après qu'ils aient terminé leurs tasses de café. Finn finit par monter dans sa chambre et Burt vient embrasser la joue de Carole avant d'aller se coucher à son tour. Un peu après 23h, Blaine entre dans la cuisine, son pantalon de pyjama bas sur ses hanches et son t-shirt en coton enveloppant étroitement son torse. Il est tout bêtement adorable. Franchement, comment quelqu'un peut être aussi mignon dans un pyjama ?

« Oh. » lâche-t-il, ses joues devenant rouges lorsqu'il réalise qu'il n'est pas seul dans la pièce, « Je, hmm, je venais juste chercher un verre de lait. »

« Sers-toi, chéri. » dit Carole en couvrant son bâillement de sa main, « Je vais monter me coucher. Bonne nuit, les garçons. »

Avant qu'elle ne quitte la cuisine et pendant que Blaine est occupé dans le réfrigérateur, elle lance à Kurt un regard appuyé. Il hoche discrètement la tête et ses yeux s'adoucissent. Elle part ensuite, les laissant seuls dans la pièce calme.

« Tu devrais le réchauffer. » propose Kurt.

«... Quoi ? » demande Blaine d'un air ahuri en finissant de remplir son verre.

« Le lait chaud est délicieux. »

Le visage de Blaine se tord de dégoût à la suggestion.

« Ew. »

Kurt penche la tête en arrière et rit face à la répulsion directe de Blaine, le cœur un peu plus léger après sa conversation avec Carole. C'est la première fois que Blaine dit non, la première fois qu'il admet ne pas aimer quelque chose qu'on lui offre ou qu'on lui propose. Ce minuscule progrès suffit à mettre Kurt à l'aise pour le reste de la soirée.

Blaine prend une longue gorgée en regardant Kurt avec amusement et, quand il repose son verre, il a une moustache de lait.

Oh Seigneur. Ce détail ajouté au pyjama et à ses adorables boucles encore humides fait tomber Kurt un peu plus amoureux de ce garçon. Il semble tellement confortable à cet instant, pieds nus, dans leur cuisine. Il est à sa place. Blaine était magnifique plus tôt dans son pull bordeaux et avec ses yeux éblouissants mais Kurt apprécie aussi beaucoup de le voir ainsi. Ses épaules sont détendues et décontractées et son haut est légèrement relevé, laissant apparaître un petit bout de peau bronzée.

Son ventre semble un peu plus rond et son corps plus fort. Kurt a presque envie de pleurer. C'est tellement simple. Un ventre plein et un lit chaud ont fait des merveilles pour le garçon qu'il a trouvé sous ce pont.

« Attends. » dit calmement Kurt, contournant l'îlot de cuisine pour être devant Blaine, « Tu as... »

Ils sont tout à coup tellement proches. Kurt se surprend à vouloir toucher cette bande de peau, à vouloir glisser ses doigts sous son t-shirt et caresser la chair de ses côtes. A la place, il essuie la moustache de lait de Blaine du dos de la main. Lorsqu'il s'éloigne, un de ses doigts effleure sa lèvre inférieure.

La langue hésitante et chaude de Blaine lèche lentement une goutte de lait ayant couler le long de son index.

Le souffle de Kurt se coupe instantanément en sentant sa langue contre sa peau.

Oh Dieu.

Il laisse presque échapper un gémissement embarrassant mais pince ses lèvres avec force. Un couinement aigu parvient tout de même à passer la barrière de sa bouche. Les yeux de Blaine s'élargissent, ses pupilles doublent de volume, ses iris se brouillent et -

« Je devrais aller au lit. » chuchote-t-il.

Blaine s'éclipse de la cuisine à toute vitesse, son verre en main, et monte à l'étage, laissant Kurt tout seul et complètement perdu.

OoOK&BOoO

Une heure plus tard, Kurt se tourne et se retourne dans son lit en repoussant sa couverture du pied et en cherchant un position confortable. Il n'arrive pas à penser à autre chose qu'aux yeux de Blaine, qu'à la sensation de sa langue, qu'au désir fou qu'il avait de l'embrasser sur les marches du porche.

Il ne peut pas non plus s'empêcher de se demander pourquoi Blaine s'est enfui.

Blaine avait vraiment l'air de vouloir un baiser avant que Carole se gare dans l'allée. Peut-être qu'il a réfléchi à la situation dans la douche et avant de descendre chercher son verre de lait. L'arrivée de Carole lui a fait assez peur. L'évolution de leur relation est certainement trop bizarre pour lui, étant donné qu'il est aussi sous la responsabilité des parents de Kurt.

Pourtant, il a léché le doigt de Kurt. Pourquoi ferait-il ça si- s'il n'était-

Kurt grogne dans son oreiller.

Non. C'était un rendez-vous parfait. Blaine voulait que ce soit un rencard malgré les circonstances. Il a tenu la main de Kurt, a regardé sa bouche et s'est incliné vers lui au bon moment.

Kurt sort du lit. Son esprit est trop agité et trop rempli d'hypothèses plus folles les unes que les autres pour dormir. Il ne se préoccupe pas de ses cheveux désordonnés et sort de sa chambre pour rejoindre celle de Blaine, dont la porte est entrouverte et laisse passer une faible lueur.

Kurt frappe aussi discrètement que possible contre le bois et pousse à peine la porte pour pouvoir entrer avant de la refermer derrière lui.

« Kurt ? » appelle Blaine, assis contre les épaules, en posant son livre, « Qu'est-ce- »

« Tu avais envie de m'embrasser ? » chuchote Kurt, la chaleur se propageant sur son visage et son cœur battant à tout rompre, « Tout à l'heure, sous le porche et- et dans la cuisine, tu avais envie de m'embrasser ? »

Les sourcils de Blaine atteignent presque le haut de son front, ses lèvres forment un O parfait sous le choc et Kurt entend un minuscule souffle quitter sa bouche.

« Parce que- Parce que moi, j'en avais envie. » avoue Kurt, le dos toujours collé à la porte, « J'avais vraiment, vraiment envie de t'embrasser. Je l'aurais fait si Carole n'était pas arrivée et je l'aurais fait si tu n'étais pas parti de la cuisine et je n'arrête pas de penser à- »

« O-Oui. » bégaie Blaine.

« ... Oui ? »

« J'en avais envie. » dit Blaine en souriant, « Je- hmm, j'étais juste un peu nerveux alors je- »

« Tu en as toujours envie ? » demande Kurt, s'écartant finalement de la porte pour s'agenouiller au bord du lit, boosté par la curiosité et le courage, « Parce que j'en ai toujours envie. »

« O-Oui. » souffle Blaine, rouge jusqu'à la pointe des oreilles, tirant nerveusement sur son drap, « J'ai toujours envie de t'embrasser. »

Kurt traverse alors le lit très lentement jusqu'à ce que ses genoux touchent la hanche de Blaine et encadre doucement son visage de ses mains.

« Je peux- Tu veux bien que je- »

« Oui. » halète une fois de plus Blaine en enroulant ses bras autour du cou de Kurt.

Il l'attire encore plus près de lui et Kurt se laisse faire avec plaisir. Leurs lèvres se rencontrent avec tellement de douceur, de chaleur et de tendresse que Kurt perd complètement pied. Rien à voir avec le bref contact après la découverte qu'il a faite dans la commode. Leurs bouches glissent lentement l'une contre l'autre et s'emboîtent parfaitement. Il halète et Blaine en profite pour glisser sa langue entre ses lèvres.

Kurt gémit sans pouvoir s'en empêcher et mêle ses doigts aux cheveux doux de Blaine, tirant doucement sur ses boucles pour le rapprocher un peu plus. Blaine s'agrippe au haut de pyjama de Kurt comme si sa vie en dépendait.

Ils restent enveloppés dans les bras de l'autre une éternité et s'embrassent avec passion jusqu'à ce que le manque d'air les force à se séparer. Leurs respirations erratiques se mélangent entre eux. Kurt a la tête qui tourne à cause du manque d'oxygène et du souvenir des tendres lèvres de Blaine contre les siennes.

« C'était- »

Blaine s'interrompt pour s'éclaircir la gorge et Kurt l'incite à reposer sa tête sur son oreiller.

« C'était le meilleur baiser de toute l'histoire des baisers. »

Kurt sourit grandement, l'euphorie et la joie emplissant son corps des pieds à la tête.

« C'est vrai. » réplique-t-il en se penchant pour placer un bisou sur le bout du nez de Blaine, « Bonne nuit, Blaine. »

« Bonne nuit, Kurt. »

Sur ce, Kurt quitte la chambre de Blaine et retourne dans la sienne.

Il rêve de douces lèvres, d'une peau brûlante et du visage de Blaine caché dans le creux de son cou.