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Qsa'kas t'Hassu McCoy

[La colère du docteur McCoy]

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Précédemment...

Jim se coucha à coté de Spock et soupira doucement :

- Je crois que je vais dormir un peu...

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Le retour sur l'Enterprise sembla étrange à Jim. Ils n'étaient parti que depuis 48 heures et cependant, il se sentait totalement déphasé. Pourtant, il n'avait pas voyagé dans le temps, ou rencontré de peuple primitif et détourné la prime directive... quoique, tout bien pensé, ce Ku'nat'Kal'i'fee [combat des prétendants] et ce supposé chois que lui avait posé Sarek, avaient réellement un aspect bien archaïque pour une nation à l'évolution si raffinée.

Il avait vraiment la sensation que cela faisait des semaines qu'il était parti. Il s'était passé tant de choses pour le moins... surréalistes. Il était enfin de retour dans sa réalité, dans son vaisseau. Maintenant, le temps qu'ils ôtent leur toges vulcaines pour remettre leurs uniforme, Jim n'avait qu'un désir, retourner à la passerelle avec Spock, et reprendre le cours de leur mission... Bordel ! Bones ! Jim l'avait totalement oublié ! Cela allait être plus compliqué que prévu, à en juger par le regard soupçonneux qu'il posait sur eux. Le bon docteur avait dû mortellement s'inquiéter pour eux, enfin beaucoup plus que d'habitude... et ça allait chauffer pour eux à en juger par les changement d'expression sur son visage.

Le docteur McCoy les attendait dans la salle de téléportation depuis qu'on lui avait annoncé leur retour. "En bonne santé". Bon sang, mais on se foutait du monde ! C'était bien les vulcains, ça. L'art de ne pas dire les choses sans mentir. En bonne santé. Après ce qu'il avait vu ! Après tout ce déchaînement de violence ! En bonne santé physique, peut-être, mais leur santé psychique ? Comment allait-il faire pour réparer les pots cassés par cette cérémonie anachronique et cruelle ? Il les sonda de ses yeux inquisiteur à la recherche du moindre signe de souffrance, mais n'en vit aucun. L'angoisse se changea en colère. Il croisa ses les bras sur sa poitrine, le regard flamboyant.

- VOUS DEUX ! Aboya-t-il. Avec moi, à l'infirmerie !

- McCoy! Déclara Jim du haut de toute sa prestance autoritaire de James T. Kirk, Le Capitaine du Grand Vaisseau l'Enterprise, pour tenter de détourner l'orage. Tout va bien! Nous devons retourner impérativement à la passerelle, nous devons immédiatement repartir pour Altaïr VI...

Mais cela ne marchait pas avec un Bones dans cet état-là. Il répliqua avec colère :

- Vous pourrez donner vos ordres de l'infirmerie. Et de toute façon, T'Pau nous a obtenu un délais de trois jour supplémentaire! Nous avons le temps ! Hors de question que vous me fassiez faux bond tous les deux ! A moins que vous préfériez que je ne vous relève de vos fonction ?

Spock et lui abdiquèrent; et suivirent donc le docteur en silence le long des coursives. Il les fit entrer dans son bureau et ferma soigneusement la porte. Il croisa les bras et explosa :

- BON SANG de BON SANG, JIM ! Je me suis fais un sang d'encre ! Ça vous aurai ÉCORCHÉ de me donner de vos nouvelles ? Je sais pas, moi, genre, "salut, Bones, tout va bien, on n'est pas mort !" PERSONNE n'a rien voulu me dire sur Vulcain, à part des inepties du genre 'ils-vont-très-bien-merci' et 'cela-ne-vous-regarde-pas' ! ! ! Maintenant, AUCUN DE VOUS DEUX ne sortira d'ici avant de ME DIRE CE QU'IL S'EST PASSÉ, et que je les ai auscultés! Me suis-je bien fait comprendre ? Alors, je vous écoute.

Jim tenta de le calmer :

- ...hem... Bones... ce n'est pas ce que tu crois...

- Mes yeux m'auraient donc trahi ? Grommela Bones, menaçant

- Bones ! Il le fallait !

- Monsieur Spock ? N'avez-vous rien à ajouter de plus tangible ?

Spock se contenta de poser des yeux impassible sur le médecin, il lui était impossible de parler de cet événement, le risque de surcharge émotionnelle était encore trop grand. Son attitude irrita davantage le médecin. Jim répondit donc à sa place :

- Nous sommes marié.

- Que ? QUOI ? Le syndrome de monsieur Spock vous a rendu fou vous aussi ?

- Ecoutez, Bones : ce Kal'i'farr était l'aboutissement logique du puk ho-rah qui a lieu lors du Ku'nat'Kal'i'fee....

- Encore un mot en vulcain, Jim, et je vous jure que je vais péter les plombs !

- Quel est le rapport entre cet élément chimique et le vulcain, docteur ? Intervint enfin Spock

- Vous le faites exprès pour me pousser à bout, monsieur Spock ? Traduisez-moi plutôt le galimatias de votre capitaine, je vous prie!

Spock haussa brièvement un sourcil et devina plus qu'il ne comprit le sens du mot.

- Le kal'i'farr signifie "mariage traditionnel", lequel est scellé suite à l'accomplissement du "défis rituel" lors du "combat des prétendants". Expliqua posément le vulcain. Exposé en ces terme, cela lui était moins difficile de conserver son calme.

-... humgrumpf... finalement, je me demande si je ne préférais pas la version en mots vulcains. Ronchonna le docteur en se frottant les yeux des deux doigts.

- ...par la suite, le Capitaine a eu le chois entre demander ma mise à mort ou accepter ce mariage. Conclut Spock calmement

- Et vous OSEZ... appeler ça... UN CHOIS ?! Explosa Bones à nouveau

Le docteur arpenta la pièce de long en large, puis se calma soudain. Tout cela n'avait pas dû être facile pour ces deux hommes, tous les deux si fiers. Il les scanna de son regard de médecin, cherchant les failles dans leur posture et leur attitude

Spock semblait inchangé, et demeurait aussi stoïque et indifférent qu'à l'ordinaire, mais bon, il était vulcain, alors cela ne voulait rien dire.

Jim se tenait debout à coté de lui, détendu comme à son habitude d'être décontracté et sûr de lui en toute circonstance. Il ne montrait aucun signe de douleur ou de malaise, que ce soit sur le plan physique ou psychique. Là non plus, cela ne voulait rien dire, Jim avait de grandes capacité de résistance et de résilience. Et Bones savait d'expérience qu'il préférerait de faire couper la mains plutôt que d'avouer ses faiblesses.

Ils se tenaient tous deux bien droits, et avaient croisé leurs mains derrière leur dos. Leur coudes se touchaient. Mais ils ne semblaient pas en avoir conscience.

- Il faut que je vous examine!

Jim se raidit :

- Ce ne sera pas la peine, Bones. Monsieur Spock m'a déjà soigné.

- Vous êtes aussi médecin, Monsieur Spock ?

- J'ai fait mon devoir d'époux. Répondit Spock comme si cela allait de soi. C'est la tradition : ces soins sont pratiqués après le rituel, ils ont faits leurs preuves.

Décidément, ces deux zigotos allaient avoir raison de sa santé mentale. Bones soupira en se frottant le visage. Des soins traditionnels ... cela en disait long sur la violence de ces épousailles rituelles, si ces soins faisaient partie de la tradition. Il se dit qu'il était bien content de ne pas être née dans la peau d'une vulcaine, hum il digressait... Il comprit cependant leur réticences, il ne voulait pas avoir l'impression de s'immiscer dans leur intimité, si intimité il y avait. Il baissa les épaules et dit à contre-cœur

-Soit, vous avez gagné. Mais au moindre petit signe de faiblesse, je vous ramène ici par la peau des fesses pour un chek-up complet, c'est bien compris ?

- Ok, Bones.

- Bien compris, docteur.

Le docteur répondit par un bougonnement, puis ajouta :

- Au fait, qu'allez-vous faire maintenant, comment allez-vous annoncer ce mariage ?

- Non, Décréta Spock aussitôt. Cela risquerait de nuire au Capitaine en l'exposant aux commérages et aux propos homophobes !

Jim se contenta acquiescer vaguement, comme si cela n'avait pas d'importance.

-De plus, Ajouta le vulcain, nos quartiers sont reliés par la salle de bain commune. Notre état marital pourra rester un secret.

Jim se souvint dans un flash de ses dernières éteintes avec Spock dans la Telsu-kelek [maison des époux] et rougit un peu. Cela sous-entendait-il qu'il y en aurait d'autres ? Tout bien réfléchi, il se rendait compte que cette perspective ne le gênait pas vraiment. Bien au contraire, elle se révélait plus qu'attrayante ! Il grommela pour masquer son trouble :

- Oui, bon, voilà, on peut y aller maintenant ?

- Oui, c'est bon, Jim. Pendant que j'y pense, m'autorisez-vous à en parler à Miss Chapel ?

- Pour quelle raison, docteur ? Demanda Spock

- Parce que la pauvre Christine en pince sérieusement pour vous, monsieur Spock. Ce ne serait pas charitable de la laisser se bercer d'illusion

- Elle ... pince comment... ? Demanda Spock en haussant un demi-sourcil

Il regarda Jim qui lui parut visiblement amusé, ce dernier lui demanda :

- Ne me dites pas que vous n'aviez pas remarqué son ... intérêt romantique à votre égard ?

- Non.

- Elle est très discrète, elle ne parlera pas. Assura Bones. Elle est habituée au secret médical.

Spock regarda Jim qui hocha la tête.

- Vous pouvez le lui révéler, docteur.

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Le docteur McCoy resta un long moment perplexe après leur départ. Toute cette explosion de violence incontrôlée à laquelle il avait assistée dans cette arène... la situation compromettante dans laquelle il avait été forcé d'abandonner Jim... il tenta d'en chasser les images choquantes de sa mémoire... il ne s'était pas attendu à les retrouver aussi détendus tous les deux, comme si rien de tout cela n'avait eu lieu... et mariés, qui plus est !

Le docteur soupira, il s'agissait à présent de transmettre l'information à la douce Christine, et c'était un crève-cœur que de savoir qu'elle allait sans doute pleurer. C'était une femme si gentille et si dévouée envers leurs patients. Il la fit venir dans son bureau. Il prit sa voix la plus bienveillante.

- Jim et Spock sont revenus de Vulcain

- Oui! Se rejouit-elle. Je l'ai entendu dire. Monsieur Spock va mieux ?

-Oui, il s'est parfaitement remis. Cependant, j'ai une nouvelle à vous annoncer, asseyez-vous, Christine.

- Vous me faites peur, Docteur. Il lui est arrivé quelque chose ?

- Rien de grave, Christine, mais asseyez-vous.

Elle prit et chaise et s'assit. McCoy se mit en face d'elle

- Voilà : monsieur Spock s'est marié...

- ...ah...? Répondit l'infirmière d'une voix blanche. Avec sa fiancée vulcaine ?

- ... avec Jim.

- ... le capitaine ?

- Oui. Monsieur Spock tient à ce que tout cela reste secret, pour, dit-il, protéger Jim des ragots. Je lui ai demandé la permission de vous le révéler, car je sais que vous avez des sentiments pour lui.

Miss Chapel essaya de se contenir, mais ses larmes coulèrent sur ses joues. Elle avait si mal, et en même temps avait si honte d'être jalouse du Capitaine. Car le Capitaine était un homme bien. McCoy se leva et vint gentiment poser la main sur son épaule.

- Ça va aller, mon petit. Séchez vos larmes. Vous êtes jolie comme un ange, vous êtes gentille comme tout, et intelligente. Croyez-moi, il y a d'autres hommes biens, et bien plus aimable que ce vulcain, l'un d'eux méritera sans aucun doute votre bon cœur...

Miss Chapel se jeta sans ses bras, il la serra contre lui doucement. Cela faisait très longtemps qu'il n'avait eu de femme dans ses bras, pas depuis son divorce... cela lui parut idiot, mais il eut peur de lui faire mal en serrant trop fort.

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Spock attendit qu'ils soient tous deux dans le turbo-fleet pour déclarer :

- Capitaine, vous paraissez troublé.

- Ça va, Spock, ça va. Mentit Jim

En fait, il serrait les poings. Il s'en rendit compte et les desserra.

- Excusez-moi d'insister, vous semblez réellement tendu.

- Non, ça va, Spock.

- Je comprends. Voulez-vous que je prenne soin de vous ... Proposa Spock en amorçant un mouvement vers lui

Jim arrêta le turbo-fleet, le menaçant de son index :

- Bordel, Spock. Arrêtez ça ! J'ai assez d'images mentales perturbantes dans la tête comme ça !

- Ne souhaitez-vous pas que je ...?

- Spock, J'ai dit STOP! Arrêtez avec votre Gu-vam t'telsu! [devoir de l'époux]

- Bien Capitaine. Répondit docilement Spock en se redressant, les mains à nouveau dans son dos, impassible.

Prendre soin de son époux allait s'avérer plus compliqué que prévu, si celui-ci repoussait son assistance. Alors qu'il en avait visiblement besoin, au vu du rythme des battement de son cœur à sa carotide, et de la tension musculaire de tout son corps. Il lui avait pourtant semblé que Jim avait réagi favorablement à ces contacts physiques, puisqu'il l'avait amené jusqu'à l'orgasme (lui aussi l'avait atteint, d'ailleurs, mais là n'était pas son but, même si cela s'avérait gratifiant pour lui aussi). Il devait bien y avoir d'autres façon de procurer du bien-être à son époux.

Jim prit une grande inspiration. C'était vraiment difficile pour lui de repousser Spock avec ces souvenirs licencieux dans la tête... ce n'était pas une pensée digne d'un capitaine envers son officier en second... il n'empêche, il avait furieusement envie de le plaquer contre la parois du turbo-fleet et... c'était de la faute de Spock aussi, avec cette sorte de... docilité... ah, non, il fallait vraiment qu'il se calme!

- Souhaitez-vous alors que, ce soir, je vous initie au Vuhlkansu tanaf t'wh'tri [art vulcain de la médiation] ?

- ... de la méditation ? S'adoucit Jim. Et bien, cela ne pourra pas me faire de mal. Cela semble efficace pour vous en tout cas. En fait, j'ai même l'impression que cela pourrait m'être très utile.

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L'intuition qu'avait eue Jim avant de sortir de l'infirmerie ne l'avait pas trompé. Ce soir-là, après qu'ils aient pris leur douche chacun leur tour, Spock vint le rejoindre. Le Capitaine se dit qu'il serait plus raisonnable de juste dire bonne nuit à son officier en second, mais, une fois de plus, son pénis proclama son indépendance, en réclamant son dû.

Jim se sentit vaguement coupable de laisser Spock lui faire ça... mais oooh bordel, ce qu'il était agréable d'être cajolé par ses mains habilles et sa bouche suave. Comme il était délectable d'être ainsi enfoui aussi profondément en lui ! Jim plia ses jambes. Il prit appui avec ses pieds sur le matelas pour hausser les reins à la rencontre de Spock. Sa récompense fut immédiate. Il débusqua la prostate de Spock qui émit un long gémissement rauque. Oui ! Oh oui ! C'était encore mieux si le plaisir était partagé, incommensurablement mieux et Jim se dit qu'il était en train de devenir accro à ces étreintes. D'une main, il s'empara du pénis de Spock qui poussa presque un cri, ses délicieuses vrilles enlacèrent ses doigts passionnément, de l'autre il s'accrocha à sa hanche. Le temps et l'espace se suspendirent, et il n'y eu plus qu'eux deux dans l'univers et l'embrasement de leurs corps...

Dès qu'il eut repris son souffle, satisfait d'avoir accompli son devoir, Spock se rhabilla et retourna dans ses quartiers. Jim tenta de dormir, en vain. Il souvint de la proposition de Spock de lui apprendre à méditer. Il s'habilla décemment du pyjama réglementaire. Il entra dans les appartement de Spock sans penser à frapper. Il avait dû l'entendre venir, car bien qu'en position de méditation, il avait les yeux ouverts.

-Capitaine ?

-Vous m'aviez proposé de m'enseigner les technique de Vuhlkansu tanaf t'wh'tri, cette offre tient-elle toujours?

-Bien sûr, Capitaine.

Le capitaine se retint prudemment de proposer à Spock de dire son prénom, il se souvenait de l'effet que cela pouvait avoir sur son entrejambe (à croire qu'il devenait un hypersexuel obsédé par le corps son commandant).

Spock posa sur le sol un coussin de sol, en face du sien et invita d'un geste Jim à s'asseoir.

-Commencez par vous mettre à votre aise. Il n'y a pas de position meilleure qu'une autre.

Jim s'assit sur ses genoux et d'un regard invita Spock à reprendre.

- Pour cette première leçon, vous allez commencer par des exercices simples de respiration. Vous allez effectuer une respiration abdominale : en insufflant par le nez, expirant par la bouche. Posez les mains sur votre ventre afin de mieux percevoir ses mouvements. Nous ferons des cycles sur quatre fois quatre temps : inspiration, pause, expiration, pause.

Spock commença à compter d'une belle voix apaisante :

- Inspirez Veh, Dah ,Reh, Keh... Retenez votre souffle Veh, Dah ,Reh, Keh... Expirez Veh, Dah ,Reh, Keh... Retenez votre souffle Veh, Dah ,Reh, Keh,...

Il poursuivit calmement le décompte, et Jim, les yeux fermés, calqua sa respiration sur celui-ci. Jim fit quatre cycles complets. Il fut interrompu par un irrépressible et énorme bâillement. Il voulut présenter ses excuses, mais Spock émit son approbation :

- Buhfik [parfait] ! Vous êtes à présent suffisamment détendu pour entamer l'étape suivante. Respirez lentement, toujours avec le ventre. Fermez les yeux. Dirigez votre concentration sur les parties de votre corps, ressentez-les, visualisez-les : d'abord vos pieds... puis remontez lentement le long vos jambes... votre taille... votre ventre, remarquez comment il se soulève à chaque respiration... votre buste... votre cou... revenez sur vos mains, sentez la forme de vos doigts... remontez sur vos poignet... le long des bras... jusqu'à votre visage...

Peu à peu, Jim sentit son esprit se vider agréablement, tandis que Spock finissait son explication :

- Si des pensées surviennent, laissez les juste passer, sans leur accorder l'importance, nous verrons plus tard comment les trier efficacement... concentrez-vous juste sur la perception d'être. Psthan'uh heh pula'uh let'thieri [Recherchez et atteignez la paix intérieure]

Flottant en lui même, Jim constata soudain que, dans l'intimité, ils s'étaient tous deux mis à émailler leurs phrases de mots vulcains. Cette révélation se fit sans angoisse, juste une sorte d'étrangeté. D'autant plus que cela instillait en lui une sensation d'intimité confortable. Cela devait probablement être aussi très agréable à Spock, qui était le seul vulcain à bord, et n'avait donc personne avec qui converser dans sa langue natale. Les autres pensées glissèrent sans s'accrocher... des mots vulcains flottaient agréablement à la surface ...

Jim ouvrit les yeux, intensément apaisé. La fatigue commençait à se faire sentir. Face à lui, Spock était profondément concentré. Jim se leva sans un bruit. Il se pencha sur Spock et murmura :

-Lesek [merci], Spock. Yuk rom [Bonne nuit]

Il n'osa pas déposer un baiser sur sa frange, peut-être une prochaine fois...

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à suivre...

L'Enterprise accosta Altaïr VI à la date prévue et Jim dû se joindre au ballet mortellement ennuyant des diplomates pompeux, des réunions stériles, des cocktails mondains, des soupers interminables...


Merci de m'avoir lue.

Vous reprendrez bien un petit peu de vulcain pour la route ? Tishal dular ha ? [aimé-avez vous oui ?]

Note : dans la vraie vie, ces exercices de respiration sur 4 fois 4 temps, pratiqués tranquillou de façon régulière, tout comme l'exercice de concentration, peuvent avoir un effet positif dans la gestion du stress... bref, en tout cas, moelleusement installé(e) dans son lit, ça aide à faire un bon gros dodo ^^

Note bis : Que ceux qui parlent couramment le vulcains soient bienveillants face à mon baragouinage de débutante... toutes les explications que j'ai trouvées sont en anglais, ce qui fait que je suis pas à l'abri de contre-sens et de mauvaise interprétation/application des règles de la langue vulcaine...