The Generation of Miracles : Us !

Résumé : Pendant un match, Kuroko est à terre. Personne ne le remarque. Première blessure physique et morale, ses anciens coéquipiers lui manquent... Kagami joue trop solo, Seirin n'a plus besoin de l'ombre. La Génération des Miracles a pour projet de se reformer, la rejoindra-t-il ? Et quel secret cache-t-il ?

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, tout comme le monde dans lequel ils évoluent, tout revient à Tadatoshi Fujimaki ! (sauf l'intrigue de cette fanfiction ...) JE suis l'auteure de cette histoire, pas de plagiat !

Note de l'auteure :

Important :

La publication va être momentanément interrompue : je pars en vacances !

Je pars trois semaines sans la possibilité de publier ce qui repousse la publication à fin août ... A partir du 25, en fait, mais comme je n'ai pas fini le chap 22 .. bref! Je suis vraiment désolée mais voilà, c'est comme ça...

J'aurais la Wifi à partir du 11 août (peut être avant ?) et je m'empresserai alors de répondre à vos reviews !

Encore désolée..

Bonne lecture tout de même !


RAR :

Karo : Allez, ça y est, après une semaine, la fin du suspens, j'espère que ce chapitre te plaira :)

Lena : je suis désolée que ce chapitre t'ait moins plu que les autres et j'espère que le 21 va rattraper tout ça ! J Mais oui, je comprends que le fait que ça soit Kagami et pas Akashi qui aide Kuroko frustre un peu !

Anonyme : Waouh, merci, que de compliments ! Je vais rougir ;) Encore merci et j'espère que ce chapitre te plaira autant que les autres :)

Misa Chan : J'espère que tes vacances se sont bien passées J et merci à toi pour ta review ! :)

Yurippe – chan : waouuuh merci ! J'espère que le AkaKuro continuera à te plaire ! :)


- Je suis désolé, Kagami, murmura Kuroko, redevenu sérieux.

- Tu n'y peux rien, rétorqua Kagami en haussant les yeux, affichant un sourire forcé qui ne trompa absolument pas Kuroko.

Son cœur s'était serré et il dut se racler la gorge avant d'énoncer l'évidence :

- Je t'aime, Tetsuya

Kagami observa Kuroko qui se tendit mais ne se détourna pas.

- Je m'en doutais un peu mais … Kagami, je ne t'aime pas de cette manière… murmura-t-il.

Ça faisait incroyablement mal. Kagami le savait mais entendre Kuroko le dire était bien pire.

Ouais, ça fait cliché de dire ça, songea-t-il, meurtri. Il ne pensait pas qu'il y avait une telle barrière entre la pensée et la parole. Savoir que Kuroko en aimait un autre était une chose. L'entendre rejeter ses sentiments en était une autre.

Kagami souffrait terriblement mais essaya de ne pas le montrer. Peine perdue puisque quelques larmes dégringolèrent silencieusement sur ses joues. Il les essuya avec agacement, merde, il était un mec, un vrai ! Un gars empêtré dans sa carapace de gros dur que Kuroko avait -malgré lui- percée ! L'ombre eut le tact de faire comme si de rien n'était, regardant au loin et Kagami lui en fut reconnaissant.

Puis s'en voulut : Kuroko avait suffisamment de problèmes sur le dos, ce n'était vraiment pas la peine d'en rajouter !

Mais c'était si dur. Alors ça y est, c'était terminé ? Kuroko ne lui retournerait jamais ses sentiments, fin de l'histoire ?

Les battements de son cœur s'emballèrent et il se sentit à nouveau très mal puis se souvint que l'ombre était dans le même état -pour d'autres raisons mais bon-. Il l'attrapa par les épaules et le prit contre lui, posant sa tête sur les cheveux bleus. Kuroko tressaillit mais ne chercha pas à se dégager. Kagami précisa :

- N'aie pas peur, je ne te ferais rien. J'aimerais que tu me considères comme Kise ou Aomine… Le côté chiant en moins, rajouta-t-il après quelques secondes.

Rire cristallin de Kuroko. Quelques minutes s'écoulèrent dans un silence agréable.

- Et maintenant ? s'enquit Kagami. Tu vas m'expliquer ce qui te met dans cet état ?

Pas de réponse. La lumière se pencha en avant pour voir le visage de Kuroko et constata que celui-ci s'était endormi. Un sourire étira ses lèvres, ainsi son ancienne ombre lui faisait suffisamment confiance pour se laisser aller ainsi… Elle n'était pas rancunière, hein ! Ce que Kagami ne savait pas c'est que Kuroko lui pardonnait aussi vite parce qu'il avait vécu bien pire par la faute d'un compagnon jaloux et que les crises du joueur n'étaient rien comparées à son enfer personnel : Higeki Shirogane.

Kagami se déplaça avec précautions et passa sa main derrière la nuque de Kuroko pour déposer sa tête en douceur sur l'oreiller. Puis il quitta la pièce et se dirigea vers la cuisine où il avait … comment dire ? défoncé la porte pour entrer ? Il soupira et se mit à rafistoler ladite porte. Deux bonnes heures plus tard, Kagami souriait en voyant la porte comme neuve. Enfin presque, mais qui ferait attention à la clenche pendant lamentablement ? Tant que la porte était solidement fermée et empêcherait les gens d'entrer, elle faisait son boulot …

" Tant que personne ne la défonce ! " siffla une voix dans la tête de Kagami qui secoua la tête.

Il retourna voir si Kuroko allait bien -ce n'était pas le cas et il le savait mais se rassurer en le voyant dormir ne faisait de mal à personne !-

- Et maintenant ? se répéta-t-il à voix basse, assis sur le lit de Kuroko, lui caressant les cheveux d'un air absent.

- Et maintenant, tu vas dégager du lit de mon amant avant que je ne te tue ! murmura une voix doucereuse.

Kagami faillit sursauter, il n'avait pas entendu entrer, qui que ce soit mais se força à rester immobile.

- Akashi … lâcha-t-il en levant à nouveau les yeux au ciel.

Oh. Très joli ce plafond blanc d'un goût certain…

- Va-t-en, Kagami.

… un peu terne peut être ?
Kagami fit comme s'il venait de se rendre compte qu'on lui parlait et il adressa un sourire faussement niais à Akashi :

- Tu disais ?

Les yeux de l'Empereur se glacèrent un peu plus au contraire de ceux de Kuroko qui avaient tendance à s'embraser.

Prudent -quoique avec un sourire malicieux sur les lèvres- Kagami se pencha, embrassa les cheveux de Kuroko et se leva. Tout ça sous les yeux d'Akashi qui avaient pris une froideur proche du niveau zéro. Ils sortirent de la pièce et laissèrent la porte légèrement entrouverte. Là, ils se campèrent face à face. Kagami avait croisé ses bras et Akashi se tenait de façon nonchalante, appuyé sur le mur mais il était sur le qui-vive.

- A quoi joues-tu, Taiga ? demanda le capitaine d'une voix éteinte, comme s'il se fichait royalement de la réponse, ce qui était loin d'être le cas.

- Moi ? A rien. C'est à toi de répondre à cette question. Pourquoi Tetsuya a-t-il si mal réagi en vous voyant toi et Aomine tout à l'heure ? Et bordel, qui sont ces foutues personnes qui le terrorisent ?

Décidément, il n'aurait jamais sa réponse ! A chaque fois, quelque chose les interrompait, lui et Kuroko, ou ils en venaient à changer de sujet ! C'était frustrant, merde!

- Ce n'est pas à moi que revient le bonheur de t'expliquer ça.

Notez le sarcasme dans la voix d'Akashi. Ce dernier jeta un coup d'œil vers la porte entrouverte et serra les mâchoires en voyant Kuroko qui s'agitait, en proie à un cauchemar. Tout en lui lui hurlait de se magner pour aller le consoler mais sa raison savait que Kuroko réagirait mal en le voyant.

- Est-ce qu'il avait l'air… étrange en te parlant ? demanda Akashi, toujours en colère mais le cachant avec une maîtrise proche de la perfection.

Kagami pencha la tête sur le côté - et d'après Akashi, si Kuroko devenait adorable en faisant ça, Kagami avait juste l'air con !- et répondit par la négative.

- Non, pas particulièrement.

- Donc ça ne te touche pas, marmonna Akashi. Parce que Shirogane ne te connaît pas?

- Shirogane ?

Akashi se redressa et plissa les paupières :

- Shirogane Higeki, ce nom te dit quelque chose ?

Kagami posa sa tête contre le mur et de l'extérieur, il avait l'air de réfléchir à ce qu'il allait dire. Akashi se demandait s'il était réellement lent d'esprit ou s'il connaissait Shiro. Alors que le capitaine allait céder et lui envoyer des ciseaux à deux centimètres de sa petite tête bien vide pour qu'il réponde, Kagami lança sincèrement :

- Jamais entendu parler.

Ah. Donc tout ce temps pour répondre était destiné à monter les nerfs d'Akashi en pelote. Merveilleux.

Kagami 1. Akashi 0.

Manque de pot pour lui, Akashi savait frapper où ça faisait mal et n'allait pas se gêner pour rendre la monnaie de sa pièce à ce profiteur de situation qui, lui, n'avait pas eu beaucoup de scrupules à draguer de façon éhontée son petit ami et à prendre sa place à la moindre occasion !

- Sinon, Taiga, qu'est-ce que tu comptes faire maintenant que mon amant a rejeté ta déclaration on ne peut plus émouvante ?

Et en insistant bien sur le pronom possessif, s'il vous plaît !

Kagami pâlit soudainement et recula un peu, jusqu'à heurter le mur juste derrière lui.

Kagami 1. Akashi 1.

- Tu es ici depuis le début ? s'étrangla le plus grand, sous le choc.

- Je viens d'arriver, annonça Akashi sur un ton léger. Je n'avais absolument aucune preuve de ce que j'avançais si ce n'est les quelques traces de larmes sur tes joues.

Ooooh ! Kagami 1. Akashi 2. Aaah, c'était jouissif de démonter l'air assuré de son adversaire ! Akashi, malgré sa douleur, se sentait beaucoup mieux d'un coup..

Kagami ne sut quoi répondre et le regarda avec son air de poulpe frit à la sauce cocktail.

End of the fight. Winner : The Emperor.

Sans blague.

Akashi passa inconsciemment sa langue sur ses lèvres pour se détresser et Kagami déglutit : ce type avait l'air d'un prédateur prêt à déchiqueter sa proie !

Puis, Seijuro s'avança doucement dans la chambre où Kuroko dormait toujours d'un sommeil vrillé de cauchemars. Il s'assit sur le lit et prit son ombre contre son torse.
Immédiatement, Kuroko arrêta de s'agiter sous les yeux étonnés de Kagami.

- Je ne comprends plus rien, avoua la lumière d'une voix basse pour ne pas réveiller le fantôme. Pourquoi t'a-t-il fui tout à l'heure, comme s'il ne te reconnaissait pas ?

- Shirogane a fait en sorte que Tetsuya soit dépendant de lui et de lui seul et il y parvient en ayant un contact physique et visuel avec mon ombre. Alors, Tetsuya se noie dans sa Zone et tous ses amis proches sont … éclipsés. Pire, je crois qu'il mélange les actes de Shirogane avec les miens. C'est pour ça qu'il m'a regardé avec énormément de peur tout à l'heure… Et pour avoir son attention sans le terroriser, c'est peine perdue, il ne réagit plus qu'à Shirogane et à l'époque, à certains de nos ennemis.

- Et à moi, précisa Kagami d'une voix guillerette.

- Et à toi, répéta Akashi de mauvaise grâce. Je suppose que c'est parce que Shirogane ne te connaissait pas.

Alors que Kagami se rengorgeait de sa « supériorité » sur Akashi, celui-ci ajouta, l'air de rien :

- Ou alors parce que tu es tellement insignifiant aux yeux de ce manipulateur qu'il ne te considère même pas comme une menace pour lui.

Akashi dut se retenir de ricaner devant l'air sidéré de Kagami. Puis reposa Kuroko qui s'était inconsciemment calmé à son contact et partit, non sans adresser un avertissement à Kagami :

- Je suis obligé de le laisser avec toi, s'il se réveille, il ne supporterait ni ma présence ni celle des autres de la Génération et il ne faut pas qu'il reste seul. Mais je te préviens Kagami, ose lui faire du mal et l'enfer sera un paradis face à ce que ta vie deviendra.

Kagami lut la menace dans les yeux vairons brillants et la posture froide d'Akashi et hocha la tête. Le capitaine s'en alla, ayant une équipe à rassurer.

- Tous des tarés dans cette équipe, siffla Kagami avant de retourner près de Kuroko.

Il vit que l'ombre s'agitait et quand elle ouvrit les yeux, il lui murmura :

- Je vais faire un tour chez moi, je reviens bientôt.

Grosse erreur.


- Très sympa, ta petite démonstration, Shiro', chantonna Haiiro.

- On aurait dû le garder près de nous, répliqua Kasshoku, maussade.

- Mmh. Daiki serait devenu fou d'inquiétude, songea Nezumi à voix haute.

Tous les Dieux lui jetèrent un regard blasé. Le jeune homme ne pensait vraiment qu'à sa vengeance, c'était une véritable obsession qui le rongeait un peu plus chaque jour.

Il était assis sur un fauteuil éliminé, la tête en arrière, et regardant le plafond sans le voir. Ses yeux bleus marine étaient vides de tout sentiment et Haiiro grogna intérieurement. Dire qu'avant son jumeau était si … vivant ! Ils avaient alors le même caractère et étaient inséparables...

Au début du collège, alors qu'ils étaient déjà scolarisés à Teiko, Aomine Daiki avait fait irruption dans leur vie et très vite, une belle idylle s'était construite entre lui et Nezumi… Haiiro, lui, avait peu apprécié d'être relégué au second plan mais, pour le bonheur de son frère, s'était effacé au profit du basané. Il en avait souffert mais, bien qu'il ne lui ait jamais clairement dit, il aimait tellement son jumeau qu'il aurait fait n'importe quoi pour lui.

Alors il laissa Aomine et Nezumi roucouler joyeusement.
Mais son regard mauve n'était jamais très loin. Au détour d'un couloir, dans les allées de la cafétéria, il ne pouvait s'empêcher de jeter un furtif coup d'œil à son frère pour vérifier si Aomine ne faisait pas de conneries… Et au début, tout allait bien. Tout était parfait dans la vie de Nezumi même s'il était pénible à ne parler que d'Aomine et qu'il ne se rendait pas compte de son éloignement avec son frère …

Haiiro se souvenait d'ailleurs de l'unique fois où il avait hurlé sur Nezumi à ce sujet. Cette dispute avait amorcé le début de la véritable rupture de la relation fusionnelle entre les jumeaux :

« Aomine va s'inscrire au club de basket, babillait Nezumi tout en lavant la salade pour le repas du soir. Tu crois que je devrais faire pareil ? Je ne sais pas, il est si doué et …

Et blablabla. Du matin au soir. Haiiro avait passé une main sur son visage et expiré profondément. Ne pas s'énerver. Ne pas s'énerver. Rester zen…

- … Je n'arrive toujours pas à croire que je suis son petit ami. Je n'ai pourtant rien de particulier et ….

« Et moi je n'arrive toujours pas à croire que tu sois capable de parler de lui du matin au soir » avait intérieurement gémi Haiiro, au bord de la crise de nerfs. « Compte jusqu'à dix, mon vieux, ça va te calmer.

« Un … Deux … Trois… »

- … il est si intelligent, si beau, si…

« S'il continue, je ne réponds plus de rien ! Quatre … Cinq … Six… »

- … si doux, si prévenant…

« Y'a pas un bouton off sur lui ? Sept … Huit … Neuf … »

- Je crois que c'est la meilleure chose qui me soit jamais arrivée ! avait souri Nezumi.

« Dix. » Le sang de Haiiro n'avait fait qu'un tour et il avait fait volte-face, faisant sursauter Nezumi qui en avait lâché le saladier.

- La meilleure chose qui te soit jamais arrivée ?! avait hurlé Haiiro, hors de lui. Et moi alors ?!

Nezumi s'était immédiatement rendu compte de sa bourde et s'était lentement avancé, ses yeux marine remplis de culpabilité.

- Hai' …

- Tais-toi ! Je veux que tu la fermes ! Je n'en peux plus ! s'était exclamé Haiiro, hystérique.

Il rongeait son frein depuis longtemps mais là, il était arrivé à saturation.

- J'entends parler constamment parler de lui ! Tu te fous royalement de ce que je fais pendant que tu es avec lui, me laissant complètement seul ! Je dois me mettre à genoux pour que tu daignes m'adresser la parole alors qu'avant il ne se passait pas une heure sans que tu ne me racontes une quelconque anecdote, intéressante ou non d'ailleurs ! Je n'en peux plus, Nezu' ! J'ai l'impression de ne plus exister depuis qu'il est là ! Tout est de sa faute ! Je suis ton frère jumeau, je ne t'abandonnerai jamais contrairement à lui qui finira par te faire du mal, pourquoi me mets-tu de côté ?! Nezu' !

A bout de souffle, il avait regardé son frère, haletant, attendant vainement une réaction de sa part. Puis il avait demandé d'une voix faible :

- Dis, qui préfères-tu entre Aomine et moi ?

Et son cœur s'était définitivement brisé quand Haiiro n'avait pas répondu et l'avait simplement pris dans ses bras. »

De retour dans le présent, Haiiro claqua sa langue sur son palais, amenant le regard surpris de Barane sur lui. Il haussa les épaules et repartit dans la contemplation de son frère amorphe.

Sincèrement, ça le mettait hors de lui de voir que Nezumi avait tellement changé en si peu de temps ! Le pire c'est qu'il ne pouvait rien y faire. Il se souvenait pourtant du bonheur qui émanait de son jumeau pendant cette époque bénie où il était avec Aomine.. Il souriait tellement …

Très vite après leur entrée au collège, ils entrèrent au club de basket de Teiko et Aomine se distingua des jumeaux sans pour autant les vexer. A vrai dire, Nezumi -bien que doué- se fichait royalement du sport et n'avait rejoint ce club que pour suivre son petit ami. Quant à Haiiro, il avait suivi son frère… Ce fut une période plutôt heureuse puisque quand Kise Ryota rejoignit le club, quelques mois plus tard, il tomba dans les bras de Haiiro qui put ainsi combler le manque d'attention de la part de son jumeau à travers le blondinet.

En y repensant, Haiiro ne pouvait pas dire qu'il aimait Kise, au contraire de ce dernier qui aimait bien trop son petit ami. Cependant, Haiiro était attentionné -quoique pouvant être très vache- et accordait à Kise l'affection dont il avait besoin.

Mais sans plus. Après tout, Kise n'était qu'un moyen de combler le vide dans son cœur depuis l' « abandon » de Nezumi …

Bref. Kise et Aomine jouèrent dans la première équipe de Teiko qui, à ses débuts ne se prénommait pas encore la Génération des Miracles, Haiiro et Nezumi les suivaient avec plus ou moins d'intérêt. Tout allait bien.

Jusqu'au jour où le sourire de Nezumi laissa place à un visage impassible aux yeux dévorés par la tristesse.

Haiiro s'en souvenait comme c'était hier :

« Après sa journée de cours, il avait attendu son frère devant les grilles du collège, comme à son habitude puisqu'ils n'étaient pas dans la même classe.

Kise et Aomine, eux, étaient à leur entraînement spécial de basket sous les ordres d'un capitaine à la réputation sans précédent : Akashi Seijuro.

Mais peu importe, là n'était pas le problème.
Nezumi n'était toujours pas arrivé après plus de vingt minutes. Haiiro l'avait appelé plusieurs fois, en vain, mais ne s'était pas inquiété outre mesure. Effectivement, Nezumi avait une fâcheuse tendance à l'oublier et à rentrer chez eux sans l'attendre et sans faire attention à son portable.

Haiiro avait alors rejoint son domicile et avait constaté que Nezumi n'était pas là. Là non plus, son absence n'était pas alarmante, il avait peut être attendu Aomine à son entraînement ou alors était parti faire quelques courses.

Haiiro s'était attelé au repas du soir -ses parents étant absents pour la semaine-. Il avait préparé une pizza, ayant la flemme de faire plus recherché. Il avait mis du gruyère sur la moitié gauche -pour Nezumi- et des anchois sur la partie droite -pour lui-. Ce n'étaient que des détails insignifiants mais bizarrement, c'est souvent ce que les personnes retiennent le mieux quand elles repensent à des évènements marquants.

Il avait mis la pizza au four et s'était avachi devant la télé pour regarder un programme bien idiot, comme tout ado qui se respecte. Après une heure, son inquiétude avait tout doucement commencé à l'envahir, là, l'absence de Nezumi n'était pas normale.
Alors qu'il avait saisi son portable, prêt à inonder son frère de messages et d'appels, la porte d'entrée s'était ouverte et un faible « Tadaima » avait résonné dans la maison.

Haiiro s'était précipité et avait trouvé son frère, tête baissée, se débarrassant de ses chaussures.

- Nezu' ? avait-il tenté.

Pas de réponse. Avec toute la douceur dont il était capable, il avait alors relevé le menton de son frère et était resté bouche bée devant les larmes qui coulaient sans interruption sur le visage pâle de Nezumi.

Ses yeux bleus marine étaient remplis de désespoir et jamais Haiiro ne l'avait vu dans cet état.

- Nezu' ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

« Qui t'a fait du mal ? » Il n'avait pas posé pas cette dernière question mais elle était sous-entendue et lui et son frère étaient encore assez proches pour se comprendre parfaitement. Haiiro s'était alors juré de faire de la vie de celui qui avait osé blesser son jumeau un véritable enfer.

Nezumi avait titubé jusqu'à tomber dans les bras de Haiiro qui l'avait retenu un instant avant de se céder lentement à la gravité.

- Alors ?

- Je …

La voix de Nezumi était éraillée et il avait du s'y reprendre à plusieurs fois avant de murmurer une simple phrase à l'oreille de son frère. Frère qui s'était figé, un masque de glace tombé sur le visage, et qui l'avait soulevé sans aucun mal pour le déposer sur le canapé. Haiiro avait alors enfilé ses chaussures et était sorti, fermant à clefs derrière lui et ignorant le cri de son frère :

- Ne lui fais pas de mal ! »

Haiiro s'arracha à ses souvenirs quand la main de son frère se posa sur la sienne et qu'il croisa son regard bleu foncé.

- Tu viens ? On va s'entraîner.

Haiiro acquiesça et déposa un baiser sur le front de son jumeau qui haussa les sourcils avant de sourire, n'étant plus habitué à de telles démonstrations d'affection fraternelle.

- Que me vaut l'honneur de tant d'attention ? ironisa Nezumi sans pour autant perdre son visage neutre.

- Mais rien, très cher frère, rien.

Haiiro se leva et poussa doucement son frère dans le dos pour qu'il avance plus vite vers la sortie.

Et alors qu'il franchissait la porte, un sourire carnassier s'étira sur son visage tandis qu'il se remémorait la sensation d'ivresse et de puissance qui l'avait envahi quand ses poings s'étaient abattus sur le visage de son ennemi. Quand il avait roué de coups son adversaire qui avait répliqué tant bien que mal jusqu'à ce qu'on les sépare.

Et son sourire se fit plus dangereux quand une voix lui chuchota les mots confiés par son frère bien des années auparavant, en cette soirée fatidique :

« Daiki m'a trompé… »


Et voilààà !

Akashi reprend ses habitudes de supériorité, cela vous plaît-il ? :)

Vous en savez un peu plus sur le passé de certains Dieux Traîtres !

Que pensez-vous de la relation Haiiro/Kise mais surtout de Nezumi/Aomine ? :D

Sinon, est-ce que ce chapitre vous a plu ?

Donc, voilà, comme dit précédemment je pars en vacances, donc pas de chapitre jusqu'à la semaine du 25 ...

J'espère quand même que vous ne me priverez pas de vos adorables reviews pour me punir (ce n'est pas ma faute...)

Donc, rendez-vous dans les reviews ?

Bonnes vacances à tous ! :)

A suivre : L'emprise des Dieux Traîtres ..