Coucou tout le monde !
Alors, comme la semaine dernière, ne me haïssez pas pour ce chapitre. Je le trouve super intéressant mais... enfin vous verrez par vous-même.
Ensuite, ce chapitre est un peu spécial. La chanson présente dedans I Pray, comme vous le verrez, a été écrite et composée spécialement pour cette histoire. Je vous mets le lien de la vidéo parce que je trouve ça juste époustouflant et touchant. Lien de la vidéo : (avec l'adresse YouTube avant) watch?v=MQnxuxtxNKw
Merci aux nouveaux fav et follow pour cette histoire.
Merci à Célia, Meryem d'amour, France et Seth pour toutes vos reviews merveilleuses et juste géniales. Vous êtes tous super et je vous envoie tout plein de cœurs !
Lien pour la fic originale (ajouter . com après tumblr et retirer les espaces) : klaineficspdfs . tumblr/post/34927799357
Chapitre 18
Kurt observe son père posté pour le moment devant la porte fermée de sa chambre. Il entend la voix étouffée de Carole dans le couloir, qui essaie de raisonner et de convaincre Blaine à rester jusqu'à ce que le son de pas dans l'escalier clôt toute discussion.
« Tu ne vas même pas me laisser lui dire au revoir ? » demande Kurt d'un ton dur et plein de reproches.
« Tu l'empêcheras de partir, tu le sais très bien. »
« Bien sûr que je vais l'empêcher de partir ! »
« La décision ne t'appartient pas, gamin. C'est un choix qu'il se sent obligé de faire. »
« Il a seize ans ! » contre Kurt, « Il n'est plus question de décisions débiles prises par un ado cette fois ? Tu sais que c'est une erreur. »
« Si on ne le laisse pas s'en aller maintenant, il s'enfuira au milieu de la nuit. On ne peut pas l'enfermer, Kurt. Il n'est pas sous notre responsabilité, légalement parlant. On ne peut pas le retenir ici s'il ne veut pas rester. »
La porte d'entrée claque. Kurt se précipite vers sa fenêtre pour voir Blaine, habillé de ses vieux vêtements, le sac à dos que Kurt lui a donné il y a si longtemps pendu à son épaule. L'écharpe que Kurt lui a offert pour Noël est enroulée autour de son cou, même s'il fait probablement trop chaud pour la porter, et ses couvertures sont coincées sous son bras. Il traverse l'allée jusqu'au trottoir.
Il s'arrête...
... et se tourne.
Un petit sanglot pathétique s'échappe de la gorge de Kurt et il s'appuie contre le cadre de la fenêtre pour se soutenir.
Blaine porte une de ses mains contre ses lèvres et embrasse lentement le bout de ses doigts avant que les poser sur son torse, juste au-dessus de son cœur, comme il l'a fait plus tôt dans le couloir.
Il pivote ensuite sur lui-même et longe inutilement le trottoir. Il marche sans avoir de but, sans direction où aller. Kurt le suit du regard jusqu'à ce qu'il atteigne le coin de la rue.
Jusqu'à ce qu'il disparaisse.
C'est à cet instant seulement qu'il s'effondre par terre en criant et en pleurant jusqu'à ce que les larmes et la fatigue aient raison de lui.
OoOK&BOoO
Kurt a vaguement conscience qu'une paire de bras forts le soulève du sol et le dépose sur son lit. Il est comme suspendu entre sommeil et réalité. Quand il se réveille, presque trois heures plus tard, il se redresse en un éclair et scanne sa chambre de ses yeux embués.
Elle est vide.
Il s'empresse de descendre au salon où se trouvent Carole, son père et Finn. Son demi-frère a passé la nuit chez Puck avec Sam et Artie.
« Il est revenu ? » demande Kurt, la voix éraillée et sèche.
Les traits de Carole semblent s'affaisser.
« Non, mon cœur. Il est parti. »
« Il faut qu'on aille le chercher. » déclare Kurt.
« Je ne comprends pas. » dit Finn, la confusion visible sur son visage, « Blaine n'est pas tout simplement rentré chez lui ? »
« Il n'a pas de chez lui. C'est pour ça que c'était complètement débile de le laisser s'en aller ! »
« Il n'a- attends, tu veux dire comme la famille de Sam ? Comme quand ils vivaient tous dans une chambre de motel ? »
« Blaine n'a ni famille ni chambre de motel, Finn. » tente d'expliquer Carole.
Les yeux de Finn s'agrandissent sous le choc.
« Il vit dans la rue ? »
« Il vit ici. » affirme Kurt, « Et on va le ramener. »
« Il pourrait être n'importe où maintenant. » dit Burt, « On ne- »
« J'irais le chercher que ça te plaise ou non. » lâche Kurt, « Je conduirais toute la journée s'il le faut mais je ne peux pas rester assis à ne rien faire. »
« Je viens avec toi. » annonce Finn en se levant et en attrapant ses clés de voiture sur la table basse, « Va mettre ton manteau. »
OoOK&BOoO
Le fait que Kurt quitte la maison dans son pyjama et dans ses chaussons en dit long sur ce qu'il ressent pour Blaine. Prendre le temps de se doucher et d'enfiler de vrais vêtements ferait perdre une heure supplémentaire durant laquelle Blaine aurait l'opportunité de s'éloigner un peu plus.
Ils passent au peigne fin les rues de Lima toute la journée à la recherche d'un garçon avec un sac à dos et une écharpe café au lait. Quand ils ne le trouvent pas dans le centre-ville, ils se dirigent vers la banlieue. Quand ils échouent à nouveau, ils s'engagent sur les routes moins empruntées et s'assurent de vérifier le pont où Kurt et Blaine se sont rencontrés. Ils suivent cette même route, espérant que Blaine a peut-être décidé de retourner dans la ville où il était avant d'arriver à Lima.
Rien.
Absolument rien.
Aucun des deux garçons n'abandonne aussi facilement. Ils tournent en rond et vérifient tous les refuges locaux en demandant aux employés de chercher le nom de Blaine dans leurs registres.
Kurt a seulement envie de se gifler quand ça ne donne, une fois de plus, rien. Évidemment que Blaine n'est pas dans un refuge pour sans-abris. Il a dit à Kurt dès le départ qu'il ne les aimait pas et qu'il préférait encore dormir sous un pont dans le froid de l'hiver plutôt que de passer une nuit là-bas.
« Il commence à faire sombre. » remarque Finn, « On ne voit presque plus rien. »
« Continue- Continue juste de rouler. Encore un petit peu. »
Ils continuent alors, bien après le coucher du Soleil. Ils roulent jusqu'à ne même plus savoir où ils se trouvent, à deux comtés de leur maison. Kurt finit par s'endormir sur le siège passager.
Il se réveille quand la main de Finn secoue doucement son bras.
« Blaine ? » marmonne-t-il d'un air ensommeillé.
« Non. » dit Finn, la voix emplie de tristesse, « Tu t'es endormi il y a une heure. J'ai essayé mais- Je suis vraiment désolé, Kurt. Je ne l'ai vu nulle part. On est rentrés maintenant. »
Kurt regarde leur maison à travers le pare-brise. Il se demande encore ce que Blaine a vu dans cette habitation la première fois que Kurt l'a ramené ici. C'était comme s'il n'avait jamais rien vu d'aussi beau de sa vie.
Kurt a seulement l'impression d'être insensible et pourri gâté parce que tout ce qu'il voit est une maison à deux étages entourée d'une haie qu'il est plus que temps de taillée.
OoOK&BOoO
Il passe la plus grande partie de son dimanche à dormir. Il ne se douche pas et mange seulement quand Finn lui apporte quelques parts de pizza réchauffée pour le déjeuner. Son père tente de lui parler mais Kurt roule dans son lit et lui tourne le dos.
« Tu n'as pas envie de prendre la voiture et de chercher Blaine aujourd'hui ? » demande gentiment Burt.
« A quoi ça servirait ? » crache Kurt, « Ça fait un jour. Si on ne l'a pas trouvé hier quelques heures après son départ, on ne le trouvera certainement pas aujourd'hui. »
Un petit soupir lui parvient.
« Je vais quand même aller faire un tour en voiture. » annonce Burt, « Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose. Carole et Finn restent à la maison aujourd'hui. »
Kurt ne répond pas. Il regarde simplement par la fenêtre. Si seulement il ne faisait pas aussi beau dehors alors qu'il a l'impression que son monde a explosé autour de lui. D'un autre côté, il est heureux qu'il ne pleuve pas.
Pour le bien de Blaine.
OoOK&BOoO
Lundi, Kurt se rend tout juste à l'école, sous l'insistance de Carole. Elle lui promet de distribuer des affiches à l'hôpital et Burt prévoit d'en faire autant au travail, pour que les clients ou les patients puissent reconnaître Blaine s'ils le croisent quelque part.
Le lycée est affreux. Mercedes a l'audace de souligner le fait qu'il ait déjà porté cette tenue exacte le jeudi précédent et Rachel déblatère une bonne partie de la journée au sujet de la remise de diplômes avant de remarquer à quel point Kurt est malheureux. Finn est là pour tenir leurs amis au courant et pour leur expliquer la situation, même si Kurt déteste ça. Blaine ne voudrait pas que les gens sachent qu'il est SDF. Que va-t-il penser de Kurt quand il reviendra ?
Kurt se corrige mentalement.
Si.
Si Blaine revient.
Ça ne fait que deux jours mais Kurt commence à réaliser qu'il y a un grand risque pour que Blaine ne rentre jamais. L'Ohio n'est pas un très grand et il peut très bien déjà être dans un autre État. La façon dont il a parlé, à propos de ne plus vouloir les blesser ou de ne plus pouvoir rester avec eux, sonnait vraiment comme s'il n'avait pas l'intention de revenir frapper à leur porte.
Kurt sèche la chorale. Il ne donne aucune explication et rentre directement dans leur maison vide. Pas de Blaine dans la cuisine, pas de goûter d'après cours sur la table, pas de garçon aux yeux pétillants impatient d'entendre tout ce que Kurt a appris au lycée aujourd'hui.
Il se dirige directement dans la chambre de Blaine. Il n'y a pas remis les pieds depuis la veille du départ de Blaine parce que, en toute franchise, il a peur de ce qu'il pourrait découvrir dans la pièce.
Quand il pousse la porte, l'odeur de Blaine le frappe avec tellement de force qu'il perd presque l'équilibre. La chambre n'est pas en désordre, pas comme Kurt l'avait imaginée, vu le départ brusque de Blaine. La porte du placard est grande ouverte et quelques-uns des tiroirs de la commode ne sont pas complètement fermés. Une pile de linge sale est entassé dans la corbeille. Les rideaux sont tirés. Un roman est posé sur la table de nuit et un marque est soigneusement coincé entre les pages d'une histoire qu'il ne finira peut-être jamais. Son lit n'est pas fait, ce qui est très bizarre pour Blaine. Kurt se souvient alors que Blaine l'a rejoint au milieu de la nuit avant qu'il ne parte. Il n'a certainement pas eu le temps de le refaire avant de s'en aller.
Des larmes brûlantes lui piquent les yeux.
Blaine était tellement chaleureux et solide près de lui, en sécurité et en bonne santé cette nuit-là. Bien sûr, il pleurait et revivait les souvenirs sombres de son passé mais il était à la maison.
Un sanglot s'échappe presque de ses lèvres mais Kurt l'étouffe avant qu'il n'en ait l'occasion.
Il retire ses chaussures et jette son pull par terre.
Il grimpe ensuite dans le lit de Blaine, où son odeur est la plus entêtante, prononcée et si tristement déchirante, et il se roule en boule au centre du matelas.
Il serre un des oreillers de Blaine contre lui, ignore les larmes qui glissent sur ses joues sans sa permission et plonge dans un sommeil agité.
OoOK&BOoO
Quand mercredi arrive, Kurt peut admettre sans l'ombre d'un doute qu'il est déprimé. C'est malsain, il le sait, de se mettre dans un état pareil pour une seule personne. Il sait aussi que ça n'a rien à voir avec une rupture. Ça n'a rien à voir avec une de ces relations à longue distance où il faut prendre une décision douloureuse et s'accrocher jusqu'à ce qu'un cœur brisé se reconstruise. C'est Blaine. Blaine qui est là dehors, tout seul, sans avoir nulle part où aller, perdu dans un monde emplis d'inconnus qui pourraient lui faire du mal. C'est à propos de la sécurité et du bien-être d'un autre être humain auquel il tient du plus profond de son cœur.
C'est à propos d'un jeune homme à l'âme pure. Kurt est follement amoureux de chacune des parties de ce garçon.
Parce qu'il l'aime.
Kurt est presque sûr qu'il l'a toujours aimé.
Et il ne lui a jamais dit.
Pourquoi ne lui a-t-il jamais dit ?
Carole lui lance un regard particulièrement triste quand il annonce qu'il monte se coucher après le dîner. Kurt esquive totalement sa chambre et entre dans celle de Blaine, qui n'a pas du tout changée depuis lundi.
Il prend une profonde inspiration.
Ce n'est pas plus facile que la dernière fois mais il se répète qu'il doit ordonner la pièce. Ainsi quand Blaine reviendra - s'il revient un jour-, il n'aura pas à faire la lessive ou à s'ennuyer avec toutes les autres tâches ménagères. Il commence par la bibliothèque. Il prend le chiffon que Blaine garde dans sa table de nuit et fait la poussière sur les livres et sur l'étagère. Il continue sur sa lancée en nettoyant le dessus de la commode et le rebord de la fenêtre. Il lustre la guitare adorée de Blaine et s'assure de manier l'instrument avec douceur et l'accorder pour qu'elle ne s'abîme pas. Il referme la porte du placard et repousse correctement les tiroirs avant de se tourner vers le panier de linge sale.
Il se traîne au rez-de-chaussée en ignorant les visages inquiets de sa famille et s'apprête à trier les affaires de Blaine pour les mettre au lavage. Quand il remarque quelques t-shirts de Blaine déjà pliés sur le sèche-linge, il se mord la lèvre inférieure pour s'empêcher de pleurer et les prend délicatement dans ses mains. Il les monte dans la chambre de Blaine et range chaque haut à la bonne place dans la commode.
Son cœur s'arrête de battre lorsqu'il ouvre le dernier tiroir.
La majorité de la nourriture que Kurt lui a donné, hormis un sachet de chips et un paquet de cookies, est toujours là. Il n'a presque rien emmené avec lui. Sûrement parce qu'il n'a pas acheté tous ces aliments avec son propre argent. Cette découverte est décourageante, évidemment, mais ce n'est pas ce qui attire son attention.
Une cassette est élégamment posée sur les vêtements du tiroir.
Avec le nom de Kurt écrit sur l'étiquette.
La respiration de Kurt devient erratique. Son cœur bat à vive allure. Ses mains tremblent quand elles saisissent la cassette. Il n'y a rien d'autre écrit dessus et aucune note pour expliquer sa présence. Burt a acheté à Blaine tout un tas de vieilles cassettes quand le garçon a évoqué la possibilité d'écrire ses propres chansons.
Incapable de se retenir et de supposer plus longtemps, Kurt se redresse rapidement et glisse le mystérieux objet dans la petite chaîne Hi-Fi sur la table de nuit.
Il appuie sur Play.
Kurt se laisse tomber sur le bord du lit quand la voix de Blaine envahie l'air autour de lui.
« J'espère que je fais ça bien. » dit l'enregistrement, « Je ne me rappelle même pas la dernière fois où j'ai utilisé un appareil à cassettes. » Il rit doucement, « Donc, hmm... coucou, Kurt ! C'est sûrement débile de faire ça mais tu te souviens quand tu m'as demandé si tu pourrais écouter ma toute première chanson et que je t'ai répondu oui ? Eh bien, euh, voilà. Je pense que je serais bien trop stressé pour te la jouer en direct mais je l'ai terminée et je voulais tenir ma promesse. Je suis peut-être, euh, assis à côté de toi en ce moment. Si je le suis, j'ai probablement l'air super embarrassé et nerveux alors, je sais pas, embrasse-moi, ça aidera certainement. Loin de moi l'idée de te pousser à m'embrasser, bien sûr, mais les baisers font toujours du bien. »
Kurt regarde l'espace vide à côté de lui et c'est comme si son cœur était broyé violemment en un million de morceaux.
« Si je ne le suis pas, c'est sûrement parce que je suis mal à l'aise à l'idée de m'entendre. Donc si je ne suis pas là, viens me chercher quand le morceau est fini et dis-moi ce que tu en penses. »
La voix de Blaine disparaît mais Kurt peut entendre du mouvement sur l'enregistrement et il suppose qu'il se met en place pour jouer.
« C'est, hmm, elle s'appelle I Pray et... euh, j'espère que tu sais ce qu'elle signifie. »
Une mélodie douce, triste mais indéniablement belle puis la voix magnifique et pure de Blaine sort des petits haut-parleurs.
I'm waiting for winter to come,
[J'attends que l'hiver arrive]
because then all I feel will go numb,
[car tous mes sentiments gèleront,]
but the wine in my veins will keep me warm.
[mais l'alcool dans mes veines me tiendra chaud.]
I'm afraid but I don't know what it means,
[J'ai peur mais je ne sais pas pourquoi,]
constantly falling down to my knees,
[Je trébuche constamment,]
stumbling home, guided by the light of your soul.
[Je cherche ma voie, guidé par la lueur de ton âme.]
I pray, please be strong for me,
[Je prie, je t'en supplie, sois fort pour moi,]
because I don't think I know how to be,
[Parce que je ne sais pas comment l'être]
I struggle to find company
[Il n'y a pas meilleur compagnie]
as good as you.
[que toi.]
And somehow I'll find who to be,
[Je saurais finalement qui je suis,]
once the snow melts away just leaving me,
[quand la neige fondra et me quittera,]
and the sun guides me home when you are gone.
[et le Soleil me guide quand tu n'es pas là.]
I'll romanticise this misery
[Je tournerais ce malheur au romantisme]
with every bone I'm forced to be.
[avec chaque fibre de ce corps que je dois traîner.]
Another glass will send me home.
[Un autre verre me montrera la voie.]
I pray, please be strong for me,
[Je prie, je t'en supplie, sois fort pour moi,]
because I don't think I know how to be,
[Parce que je ne sais pas comment l'être]
I struggle to find company
[Il n'y a pas meilleur compagnie]
as good as you.
[que toi.]
La chanson s'arrête.
Kurt ne bouge pas d'un cil et serre de toutes ses forces le rebord du matelas pour ne pas tomber à la renverse et pleurer toutes les larmes de son corps. Il fixe le mur sans le voir. Blaine ne parle plus sur l'enregistrement.
Les paroles résonnent encore et encore dans son esprit, mais une autre phrase se joue en boucle dans sa tête.
Donc si je ne suis pas là, viens me chercher quand le morceau est fini et dis-moi ce que tu en penses.
Si je ne suis pas là, viens me chercher.
Viens me chercher.
Kurt se lève et descend les escaliers, boosté par ce nouvel élan de détermination. Il se tient devant ses parents qui le regardent avec surprise.
« Kurt ? » demande son père.
« Je vais le trouver. » déclare Kurt sans hésitation d'un ton clair et fort, « Peu importe si je passe le reste de ma vie à le chercher, je vais le trouver. »
