The Generation of Miracles : Us !

Résumé du chapitre précédent (pour ceux avant, rendez-vous chapitre 22 !) : Kuroko, resté seul chez lui, reçoit la visite de Barane et d'Orenjite (Dieux Traîtres de Murasakibara et d'Orenjite). Il tombe nez à nez avec Barane qui, en le touchant, le replonge dans un de ses souvenirs. Barane repense au moment où les DT ont kidnappé Kuroko et l'ont arraché à Aomine -sans plus de détails-, cache le corps inconscient de Kuroko et affirme à Barane qu'il n'y a personne dans la maison. Ils partent. Les Miracles décident d'aller chez Kuroko, incapables de le laisser sans protection. Kuroko sort de la Zone Sombre et se rapproche de Kagami. Ce dernier découvre qu'il est l'heureux hôte une conscience sarcastique -Asmodée-. Mais un nouveau danger fait alors son apparition...

Disclaimer : Rien à moi sauf l'intrigue de cette fiction et les Dieux Traîtres ! (j'sais pas pourquoi vous les détestez, moi je les aime bien XP

Note de l'auteure : Merci pour votre soutien indéfectible ! :D Quitte à me répéter : vous êtes les meilleurs lecteurs dont on puisse rêver ! :D Je sais pas si vous le savez mais ... grâce à vous, cette histoire s'est classée première du fandom KnB francophone mais surtout ... septième toutes langues confondues sur fanfiction, au niveau des reviews. C'est juste énorme ! (surtout avec tous ces anglophones ! x) ) Et bientôt sixième.. Je suis tellement heureuse ! :D Quand j'ai commencé à écrire, je ne pensais pas aller si loin ! Mais ça c'est grâce à vous alors : MERCI !

Pour ceux qui me l'ont demandé : ma santé s'est rétablie (heureusement), merci à tous pour votre soutien !

PS : z'avez vu j'ai pas mis cinq mois à publier cette fois ! xP


La porte s'ouvrit.

Et cette fois, ce ne fut pas une silhouette amie qui se dessina dans l'entrée.

Des cheveux bruns.
Des yeux émeraude.

Rapidement, avant que les anciens coéquipiers n'aient pu esquisser le moindre geste, l'intrus se jeta sur Kuroko, envoya Kagami contre le mur d'une simple bourrade et souleva le Miracle par la gorge.

- Salut petit frère ! s'exclama-t-il en riant, un large sourire aux lèvres.

Kuroko écarquilla les yeux alors que son dos heurtait le mur. Il leva tant bien que mal ses mains diaphanes pour les poser sur celles, grandes et fortes qui entouraient son cou. Sa respiration ne fut plus que râle. Il tenta de donner des coups de pieds à son agresseur mais arrêta rapidement, n'ayant plus la force.

La douleur était immense. Sa gorge le brulait, sa tête le lançait et il sentait son cœur ralentir de façon alarmante.
L'ombre laissa retomber ses mains, incapable de faire le moindre effort.

Son grand frère le regarda avec… tendresse, la tête penchée sur le côté.

- Tu ne bouges plus, angelot ?

Le tout avec un doux sourire aux lèvres.

L'enflure. Ses yeux verts pétillaient.

Il rapprocha son visage de celui de Kuroko et déposa un baiser volatile sur sa joue.
Il murmura alors à son oreille, de sa voix douce aux nuances multiples :

- Tu es à moi, tu es mon petit frère adoré et je n'accepterai jamais que tu considères Aomine et Kise comme des frères. Nous sommes liés par le sang, Tetsu et …

Kuroko n'entendait quasiment plus rien. Un bruit sourd bourdonnait à ses oreilles et son pouls n'était plus que quelques pulsations.

- Dis mon prénom, angelot. Dis-le et peut être que ton grand frère te pardonnera.

- Shi.. shi… haleta Kuroko… (shi : mort en japonais)

- En entier, angelot, en entier.

Soudain, une voix résonna derrière lui :

- Enfoiré, lâche-le !


Quelques secondes auparavant, quand la porte s'ouvrit.

Kagami eut tout juste le temps de voir des cheveux chocolat et un éclat vert avant de recevoir un coup d'une violence rare au flanc qui le propulsa contre le mur. Sa tête heurta la cloison et tout l'air fut expulsé de ses poumons. Sous le choc, il perdit connaissance pendant un très court instant.

Des murmures le réveillèrent et il ouvrit les yeux.

L'effroi le saisit quand il se rendit compte qu'il ne voyait que des tâches indistinctes.

Ses mains se mirent à trembler. Dans son esprit, Asmodée était à terre, inconsciente. Alors qu'il commençait à céder à la panique, il se reprit. Si sa conscience était capable de dire quelque chose, elle le traiterait d'abruti et lui dirait de se lever.

Sa vision se rétablit alors peu à peu et il vit un gars qu'il ne connaissait pas étrangler son ombre. La peur serra son cœur dans ses griffes métalliques et il hurla :

- Enfoiré, lâche-le !


Le brun jeta un œil par-dessus son épaule et vit Kagami, vacillant mais fou de rage et de peur. Il haussa les épaules et reporta son attention sur Kuroko qui finit par réussir à murmurer son prénom :

- Shinrei… (nda : esprit en jap')

Ledit Shinrei sourit et lâcha son frère. Il le rattrapa souplement et le serra doucement contre lui.

- Tu m'as tellement manqué.

Kuroko tentait de reprendre sa respiration mais était tétanisé.
Son frère était là. Il le tenait dans ses bras. Il frissonna.

Shinrei le porta jusqu'au canapé où il l'assit à ses côtés en passant un bras derrière son dos, le tenant fermement.

« Lâche-moi. Lâche-moi. Lâche-moi. » suppliait mentalement Kuroko.

Les yeux turquoise agrippèrent alors les rouges. Kagami s'avança alors, avec la ferme intention d'éloigner ce taré de son ombre.

Shinrei fit claquer sa langue sur son palais, désapprobateur.

- Ne t'approche pas, lumière déchue.

Il fit alors un geste et Kagami vit un éclat argenté.

« Putain ! Il a une lame ! »

En effet, le brun tenait Kuroko par la hanche et mais de son autre main, il appuyait un couteau sur les côtes de l'ombre.

Kuroko haleta fortement, au bord des larmes.

- Allons, Taiga, assieds-toi.

Kagami hésita mais en voyant le regard de Kuroko, il s'exécuta, ne voulant pas aggraver la situation.

Kuroko mima discrètement des ciseaux avec son index et son majeur dans l'angle mort de Shinrei. Kagami comprit qu'il voulait qu'il contacte Akashi mais comment faire ? Le tirant de ses pensées, le brun prit la parole :

- Maintenant que tout le monde est installé, parlons calmement.

- Qui es-tu ? grogna Kagami, agressif, sur le qui-vive.

Le frère claqua sa langue contre son palais, désapprobateur.

- Allons angelot, tu ne lui as pas parlé de moi ? susurra-t-il. Présente nous dans les règles de l'art.

Tetsuya détourna la tête et fixa le mur avant de répondre :

- Kagami, je te présente Kasshoku Shinrei, mon frère aîné.


Akashi regarda par la fenêtre de la voiture qui filait vers la maison de son petit ami. Il passait et repassait sa main dans ses mèches écarlates, un mauvais pressentiment lui enserrant le cœur. Soudain, son corps s'arqua vers l'arrière, une de ses mains se plaqua contre sa bouche alors que l'autre allait entourer son cou. Les yeux vairons s'écarquillèrent avant de s'opacifier, pupilles dilatées. Comme morts. Aomine, assis à côté de lui, se pencha vers le capitaine de la Génération :

- Akashi !

L'Empereur ouvrit la bouche pour parler, en vain. Il cherchait de l'air et semblait incapable de le trouver. Kise, assis à côté d'eux sur la plage arrière, se tourna vers ses coéquipiers. Il pâlit fortement et bégaya :

- Aka…Akashicchi… Qu'est-ce qu'il y a ?

Aomine saisit Akashi par les épaules et les pressa doucement, le forçant à se tourner vers lui. Midorima se gara et sortit de la voiture pour tirer leur capitaine hors du véhicule. Il l'examina rapidement et braqua une lumière dans ses yeux. Ses pupilles dilatées ne réagirent pas à la lumière. Aomine poussa le vert, comprenant que le problème d'Akashi n'était en rien dû à une cause médicale mais plus… mystique. En plongeant ses yeux bleus ceux de son vis-à-vis, il se concentra et se retrouva dans le monde réservé aux lumières. Il y vit un Akashi soulevé par la gorge par une main invisible. Aomine ne regarda pas dans le gouffre où devait se trouver Kuroko, risquant la crise de panique, se précipita vers son coéquipier et l'arracha à l'étreinte invisible qui l'étouffait.
Aussitôt, ils réintégrèrent le présent.

Alors qu'Akashi reprenait son souffle, Aomine jura :

- Putain ! Depuis quand le Miroir peut-il s'opérer à distance ?!

Les autres échangèrent un regard inquiet avant que Kise ne réalise vraiment la portée des paroles d'Aomine :

- Mais… ça veut dire… Que Kurokocchi vient de se faire étrangler, cria-t-il, paniqué.

Murasakibara, assis à l'avant de la voiture, gronda et ses traits durcirent. D'abord, quelqu'un avait plongé Kuro-chin dans un état catatonique et l'avait forcé à s'éloigner d'eux. Et maintenant, Aka-chin était atteint lui aussi. Les deux risquaient de mourir. Le violet n'aimait pas ça. Ceux qui étaient responsables de leur enfer allaient souffrir. C'était une promesse.

Midorima avait des pensées similaires.

Ils redémarrèrent. Aomine, profondément angoissé, couvait du regard un Empereur regardant dans le vide devant lui.

« Le Miroir prend trop d'ampleur » songea Aomine. « Ils ne sont pas près l'un de l'autre, ce qui s'est passé ne devrait pas être possible. … Je suppose que c'est parce qu'Akashi et lui forment un couple, avec tous les sentiments que ça implique… »

Aomine effleura le bras pâle d'Akashi qui ne réagit pas.

« Akashi… »

Le basané mordit sa lèvre inférieure et détourna le regard, n'aimant pas la vision de son capitaine qui semblait si… loin. L'Empereur avait toujours été quelqu'un d'inaccessible mais qui possédait un charisme et une puissance écrasants. Le voir dans cet état d'inquiétude bouleversait les repères de tout le monde.

La lumière sentit alors son cœur se serrer en songeant à sa petite ombre. Si Akashi était dans cet état… Comment allait Kuroko ? La peur menaça un instant de le submerger et son ventre se tordit.

- Tiens bon, Tetsu … murmura-t-il.

Mais il ne priait pas pour la bonne personne.


Kagami se tendit davantage si possible. Kasshoku sourit et il paraissait sincèrement heureux comme ça. « Taré » gronda intérieurement le joueur de Seirin. Kuroko rit et ce son d'habitude si cristallin était rempli de mépris.

- Il est également le capitaine de l'équipe rivale de la Génération des Miracles, les Dieux Traîtres. Fait notable, il est l'ancien petit ami de Seijuro.

Sa voix s'était adoucie sur le prénom de son amant. Un léger sourire s'installa sur son visage alors qu'il se souvenait de l'étreinte d'Akashi qui l'avait rassuré après un cauchemar et de la voix rauque de l'Empereur qui lui avait murmuré qu'il ne le quitterait jamais.

Juste après la fin de la phrase de Kuroko, Kagami eut un autre regard sur le frère de Kuroko. Si ce gars était l'ex de l'autre sadique aux ciseaux… Eh bien, il était encore plus fou que ce que le dunker pensait.

- Hum, hum, chantonna Kasshoku. Ce cher Seijuro … Quand je pense que j'ai réussi à l'atteindre à travers toi.

Le visage de Kuroko se tordit :

- Pardon ?

- Evidemment, angelot, pourquoi t'aurais-je étranglé sinon ? Grâce à ce que tu appelles le Miroir, le soi-disant Empereur a répété tes gestes et sa gorge s'est retrouvée aussi broyée que la tienne, amusant, n'est-ce pas ?

Un éclair sombre illumina les yeux de Kuroko et une rage animale l'envahit. Il banda ses muscles et se jeta sur son frère, tous crocs en dehors. De surprise, Kasshoku lâcha la lame, l'ombre l'attrapa par les épaules et l'envoya à terre, claquant son dos contre le sol. Kasshoku se reprit rapidement et attrapa le bleuté par la cheville pour le faire chuter mais l'ombre se laissa tomber volontairement, enfonçant son coude dans la cage thoracique. Kuroko se releva aussitôt et fit trois pas en arrière, penché en avant, près à sauter à la gorge de son ennemi. Kagami resta figé, stupéfait. Il avait devant lui un animal. Il ne restait plus rien de la personne si fragile qu'était Kuroko devant lui.

« On ne s'en prend pas à l'âme sœur de Tetsuya sans en subir les conséquences. » fit remarquer Asmodée qui s'était réveillée depuis. « Le principe même de la Zone est d'éliminer toute pensée parasite pour se focaliser sur le match. Celui de la Zone Sombre est le même sauf que Kuroko suit uniquement ses instincts primaires qui lui indiquent de suivre plus fort que lui, soit Akashi. Mais Akashi n'est pas là. Tu as devant toi une personne qui se laisse dominer par son instinct de protection. »

« Mais Kuroko n'est pas dans la Zone Sombre… »

« Il a baigné suffisamment dedans pour en avoir les instincts. Et ne crois-tu pas qu'Akashi pourrait avoir cette attitude ? Souviens-toi de son visage quand il s'est jeté sur toi lors de votre rencontre. C'est le même que celui de Kuroko devant toi. Akashi t'avait reconnu comme un danger potentiel et avait amorcé un geste pour t'éliminer, Kuroko fait pareil. »

La jeune femme croisa les mains, posa son menton dessus et ricana :

« Je pense que Kuroko est arrivé à un point de rupture. Si tu le crois fragile, détrompe-toi. Il peut supporter plus que toi, mentalement et physiquement. Range-moi ton indignation, tu sais que j'ai raison. »

Kagami sentait tout de même l'inquiétude l'envahir.

Kasshoku se releva et Kuroko plissa les yeux.

Mais contre toute attente, Kasshoku laissa tomber le masque menaçant qu'il portait et éclata de rire.

- Bien petit frère, je vois que tu es devenu plus fort depuis la dernière fois. C'est tout ce que je voulais savoir. Après tout, ce n'est pas amusant de jouer avec un herbivore* incapable de se défendre.

- Enfoiré, siffla Kagami avant de s'approcher de l'ombre pour se placer à ses côtés.

Kasshoku les observa, ses yeux verts brillant d'amusement.

- Pourquoi tu ne lui as pas raconté, angelot ?

- Raconté quoi ? répondit Kuroko, méfiant.

- Toute notre histoire. Comment tout allait bien avant que l'Empereur ne décide de briser notre équilibre.

- Tu plaisantes j'espère ? rétorqua l'ombre.

- Absolument pas, fit Shinrei, mortellement sérieux.

Il se tourna vers Kagami.

- Au début, Tetsuya et moi étions très proches. Après qu'il ait accepté le fait que je sois le nouvel héritier des Kuroko mais que je le protégerai de notre père, tout allait bien.

Kuroko grimaça et se rapprocha de Kagami. Kasshoku mentionnait ce qui avait surement été la plus belle période de sa vie. Qui n'avait pas duré plus de quelques semaines, d'ailleurs. Kasshoku se rassit sur le fauteuil et les deux anciens coéquipiers firent de même sur celui en face, restant sur leur garde. Kagami sentait que le récit allait être long mais il fallait qu'il sache. C'était vital.


Barane jeta un œil aux autres Dieux Traîtres.

Les jumeaux étaient assis l'un contre l'autre et Haiiro tenait son frère près de lui, lui murmurant quelque chose à l'oreille. Nezumi, pâle, hochait la tête, comme hypnotisé par les paroles de son jumeau.

Barane n'aimait pas l'ambiance lourde qui régnait dans la pièce. Il jeta un œil à Orenjite qui dormait paisiblement, comme si ce qui se passait ne le touchait pas le moins du monde. Le rosé soupira doucement. Quand il dormait, le Dieu Traître associé à Midorima semblait si … humain. Mais dès qu'il se réveillait, son visage était déchiré par un large sourire terrifiant. Barane savait que, contrairement à Nezumi qui avait une ... bonne raison d'en vouloir à son ex, Orenjite était naturellement mauvais. Si Midorima ne s'en était pas rendu compte de ça plus tôt c'était parce qu'en plus d'être un salaud, Orenjite était un parfait manipulateur. Quand la crise avait éclaté entre Akashi, Shirogane et Kasshoku –Kuroko n'ayant jamais voulu ce qu'il s'était passé-, Orenjite s'était jeté sur l'occasion pour faire souffrir Midorima. Nezumi avait déjà rompu avec Aomine et Haiiro s'amusait depuis un bout de temps avec les sentiments de Kise.
« Sa proie. Son passe-temps. Son empêcheur de tourner en rond personnel. » comme il disait.

Barane … Barane lui se souviendrait toute sa vie de l'air perdu de Murasakibara quand il avait suivi les Dieux Traîtres dans leur trahison contre les Miracles.

Le rosé serra les poings. A l'époque, il avait abandonné son premier amour par effet de groupe, ayant peur de perdre ses « amis ».

Grosse erreur. Cependant, Barane ne pouvait plus faire marche arrière. Il avait vu ce qu'ils avaient fait à Kuroko et à Kise et ne voulait pas être leur cible.

Lâche. Il était lâche. Pourtant, avec les années, l'ancien petit ami de Murasakibara avait pris de l'assurance –loin des leaders des dieux traîtres qui étaient en prison- et s'était rendu compte qu'il ferait tout –absolument tout- pour regagner l'amour du violet. Il avait essayé de protéger les Miracles au maximum de ses capacités mais… Shirogane n'était pas aveugle et ne lui laissait qu'une faible marge d'action.

Et il se retrouvait là, à attendre quelque chose qui ne venait pas. Il ne comprenait pas pourquoi Shiro leur avait subitement ordonné de le rejoindre. Les yeux ambre de Barane glissèrent d'Orenjite jusqu'à Shirogane. Celui-ci était assis sur le canapé, une jambe étendue devant lui, l'autre pliée et une de ses mains jouait avec ses mèches noires. Ses prunelles d'argent en fusion les surplombaient tous puis s'arrêtèrent sur Barane qui baissa immédiatement les yeux.

La voix chaude de Shiro résonna alors, douce et caressante :

- Jun ?

Barane –Jun étant son prénom- osa relever les yeux vers Shirogane et attendit que l'autre prenne la parole.

- Je vais rejoindre Shinrei (Kasshoku), restez ici, ok ?

La phrase sonnait comme une question mais c'était bel et bien un ordre. Barane hocha la tête et Shirogane s'approcha de lui pour sortir de la pièce. A sa hauteur, il lui murmura :

- Il ne souffrira pas. Promis.

Barane se figea. Shirogane sortit. L'un des jumeaux souriait, l'autre ne disait rien, les yeux dans le vague. Et alors Barane comprit. L'atmosphère lourde. L'absence de Kasshoku parti distraire Kuroko. L'air satisfait de Haiiro. La tension sur le visage de Nezumi. L'air plus que paisible d'Orenjite.

L'étincelle dangereuse dans les yeux argent de Shirogane.

« Il ne souffrira pas. Promis. »

Dans un mouvement désespéré, Barane attrapa son portable et ses doigts se mirent à courir sur le clavier, comme animés d'une vie propre.

« Atsuchi ! »


Alors que le trajet se poursuivait et que l'inquiétude de tous enflait, le visage de Murasakibara afficha une sincère incompréhension avant de se refermer.
Encore un message de Barane. Il résista quelques secondes à la tentation de lire ce que le rosé avait écrit mais au moment où il allait craquer et lire le message, le portable d'Aomine émit un petit bruit, attirant son attention.

La première lumière de Kuroko se tendit, un mauvais pressentiment l'envahissant. Le tintement se répéta et le joueur de basket fronça les sourcils en voyant que le numéro était en masqué. Akashi lui lança un regard indéchiffrable. Le bleu décrocha alors et arrêta de respirer quand la voix si familière résonna :

« Dai'… »

Les prunelles ambre se tournèrent vers Aomine.

« Dai' » répéta la voix.

- Nezu…mi.

Les yeux de Kise brillèrent de rage.

Aomine prit sa main dans la sienne pour l'apaiser, dessinant de petits cercles avec son pouce sur sa paume. Le copieur se détendit.

Au même moment, les battements du cœur de Murasakibara s'accéléraient alors qu'il lisait le message qui lui était adressé.

-Non… chuchota-t-il.

Le violet voulait les prévenir mais sa voix l'avait abandonné. Il ne pouvait pas s'arrêter de lire et de relire le message.

- Qu'est-ce que… commença Aomine.

Nezumi le coupa et murmura d'une voix douce, comme s'il s'adressait à un enfant :

« Dai', je suis heureux de t'annoncer que tu vas mourir dans quelques secondes »

Murasakibara releva la tête et ferma les yeux.

Les bras de Midorima se placèrent instinctivement devant son visage.

Les yeux vairons d'Akashi brillèrent et il sut.

Aomine n'eut pas le temps d'avoir peur.

La dernière chose qu'il vit fut le regard doré et brillant de Kise tourné vers lui.

Le dernier réflexe qu'il eut fut de se jeter sur son âme-soeur pour la protéger.

La dernière chose qu'il entendit fut le murmure d'Akashi. « Désolé, Tetsuya… »

La dernière pensée qu'il formula fut : « Je vous aimais »

Il ne vit jamais qu'Akashi s'était détaché pour tenter de les sauver.

Et l'impact. La violence. Les hurlements. La chaleur alors que la voiture prend feu. La douleur.
Et derrière ses paupières closes, les flammes colorées qui vacillent avant de disparaître.

Vert. « Kazunari… »

Violet. « Tatsuya… »

Jaune. « Daiki … »

Bleu. « Ryota… »

Rouge. « Jamais ! »

Argent. « Brûlez en enfer. »


Fin du chapitre

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On ne tue pas l'auteure ! Comment ça je ne peux pas m'arrêter comme ça ? Ok... Alors on continue ...

... Dans le prochain chapitre ^^

Vous me haïssez hein ? (Exprimez vous dans les commentaires alors x) )

Allez, mes petites questions habituelles : (même si là je pense que vous n'aurez pas besoin de pistes pour trouver quelque chose à dire XD) :

Et ouais, Kasshoku est le frère de Kuroko mais ça vous aviez deviné pour la plupart ^^

Que pensez vous de la puissance du Miroir qui s'est retournée contre Akashi ? De l'attitude de Kuroko pour protéger notre Empereur préféré ? :)

Maintenant vous savez plus ou moins pourquoi Barane agit différemment des autres DT, que pensez-vous de ce personnage ? :)

Ah ouais maintenant... la fin. Bon... Alors pour tout vous dire quand j'ai commencé à écrire ce chapitre, je n'avais pas la moindre idée de ce qui allait se passer dedans. Enfin si, je voulais que Kuroko raconte son passé (d'où le titre que j'avais indiqué dans le chapitre 22 pour le chapitre 23 : "Raconte lui notre histoire, petit frère") mais non, c'était trop chiant. Et hier, j'ai eu cette idée d'accident. Comme ça. J'ai pour ainsi dire écrit le trois-quart du chapitre hier entre vingt-deux heures et trois heures du mat. C'est ça, l'écriture au fil de l'eau ^^

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais j'ai fait en sorte que la fin forme une tragédie totale. Je m'explique : si Barane avait compris plus tôt ce qu'il se passait ou si Murasakibara avait lu le message dès sa réception, le drame n'aurait pas eu lieu. Ça s'est joué à quelques secondes. C'est pour ça que le violet n'a pas lu tout de suite le message, c'était pour souligner l'absurde qui règne sur nos vies. (Pour le coup je me suis inspirée des pièces tragiques de théâtres antiques et des oeuvres traitant de l'absurdité de la vie humaine que j'ai lues l'année dernière)

Bref ! J'arrête là mon paragraphe littéraire.

Je suis curieuse de savoir vos réactions "à chaud" par rapport à la fin ^^ Dites le moi dans les reviews !

Et dernières questions... D'après vous qu'est-ce qui vient de se passer et surtout ... qu'elles seront les conséquences de l'accident ?
Akashi.. regardez sa dernière action... et ses dernières paroles. Il y a un double sens au "Jamais", et un des sens a été mentionné dans ce chapitre ! Qui trouvera les deux ? ;)

Sur ce, j'espère avoir plein de reviews remplis d'envies de meurtre ... heu ... de gentillesse !

A bientôt !

A suivre : " ."

(non votre ordi n'a pas de bug, il n'y a pas de titre .. Ou plutôt, c'est parce c'est le "vide" et "le point" qui forment le titre... Mais qu'est-ce que signifient le vide et ce point ?)