Coucou tout le monde !
J'espère que vous allez tous bien ! Ce chapitre est encore court mais j'espère qu'il vous plaira tout de même !
Merci à Célia, ma Meryem d'amour adorée, Seth et Clémence pour vos reviews toutes mignonnes comme d'habitude !
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Chapitre 19
Kurt se plonge dans sa recherche de Blaine. Chaque jour après les cours, il fouille Lima et les villes environnantes, montre des photos à des inconnus, des gérants de magasins et des responsables de refuges pour sans-abri. Lorsqu'il échoue, son père lui rappelle que Blaine n'est pas parti les poches vides. Il a toujours l'argent qu'il a gagné en travaillant au garage. Burt ne pense pas que c'est énorme, étant donné que le garçon s'est acheté quelques choses pour se faire plaisir. Il suppose qu'il a au moins quelques centaines de dollars, assez pour que Blaine puisse se payer une chambre de motel plusieurs nuits, où qu'il soit. Kurt commence alors à vérifier tous les motels qui proposent une nuit pour moins de cinquante dollars. Blaine n'a peut-être que seize ans mais, si l'endroit est douteux, seulement un nom et une liasse de billets sont nécessaires pour obtenir une chambre, sans qu'aucune question ne soit posée. La plupart des réceptionnistes envoie balader Kurt et marmonne qu'ils ne peuvent pas le renseigner s'il n'est pas un membre de la famille, chose complètement débile d'après Kurt vu l'apparence de ces motels. Certains s'en fichent et lui donnent gratuitement des informations et d'autres cèdent avec un billet de dix dollars glisser discrètement sur le comptoir.
Malgré tout, les recherches de Kurt sont toujours vaines.
Jusqu'au jour où il trouve quelque chose.
Il y a un hôtel sur la route menant au Sud. Le gérant a l'air aussi louche que tous les autres avec son crâne chauve et l'éclat maniaque de ses yeux. Pourtant, quand Kurt lui tend vingt dollars, il avoue qu'un gamin aux cheveux bouclés s'est enregistré sous le nom de B. Anderson la semaine précédente, probablement dimanche ou lundi, et qu'il semblait plus bas que terre.
« Je l'ai entendu discuté avec un mec. » bougonne le gérant, « Il voulait suivre la route 117 vers le Sud. Je ne peux pas vous dire où il allait. Il a demandé au gars s'il pouvait monter avec lui s'il allait dans cette direction. »
Kurt remercie l'homme, se sentant mal à l'idée que Blaine ait fait le trajet avec un inconnu. Il suppose que ce n'est sûrement pas la première fois que Blaine fait du stop mais ça ne diminue pas l'inquiétude qu'il ressent au fond de lui.
OoOK&BOoO
C'est extrêmement difficile de traquer quelqu'un qui n'a pas peur de dormir dans la rue. Il n'y a quasiment aucune piste et Kurt n'est définitivement pas comme Liam Neeson dans Taken, peu importe combien de fois Finn l'a fait regarder ce film. Tout ce qu'il peut faire est poser des questions autour de lui et, la moitié du temps, Burt refuse de le laisser traîner dans des voisinages peu recommandables sans être accompagné. Ses recherches sont alors repoussées aux week-ends.
Les jours où il est coincé à la maison, Kurt jongle entre ses devoirs et taper des noms de motels miteux et de refuges pour SDF dans Google. C'est certainement stupide de continuer à creuser du côté des refuges, étant donnée l'aversion évidente de Blaine pour ceux-ci, mais il ne peut négliger aucune piste.
Viens me chercher.
Les mots de Blaine le hantent. Même si Kurt ignore le sens premier de ses paroles, elles lui donnent la motivation et l'espoir nécessaires pour ne pas baisser les bras. Parfois, allongé dans son lit en pleine nuit, il se demande si Blaine veut qu'on le retrouve. Est-ce qu'il sera en colère si Kurt le trouve quelque part dans la rue, roulé en boule dans une allée, ses petites économies fondant lentement comme neige au Soleil ? Est-ce qu'il sera heureux ou satisfait que Kurt ait mis tant d'énergie et de temps à le chercher ?
Il y a une question qui terrifie encore plus Kurt :
Et s'il ne retrouvait jamais Blaine ?
OoOK&BOoO
Kurt remporte le jackpot trois semaines après la disparition de Blaine. Il ratiboise une ville à deux heures et au Sud de Lima en vérifiant des boutiques et des motels le long de la route 33 - la 117 n'a rien donné. Il montre une photo de Blaine qu'il a sur son portable au caissier d'une station-service et décrit sa taille et les vêtements qu'il pourrait porter quand le responsable du magasin apporte la meilleure nouvelle que Kurt ait entendue depuis le moment où Blaine a confirmé que leur rendez-vous en était, en fait, bien un.
« Un gamin assez petit ? » demande l'homme, « Fin comme une allumette, les cheveux bouclés ? »
« Oui ! » s'exclame Kurt, « Vous l'avez vu ? »
« Il y a quelques semaines, oui. » confirme le gars, « Il m'a donné vingt dollars pour que je le dépose à une adresse. Il était très silencieux. Il me surveillait toutes les cinq secondes comme s'il avait peur que je l'assassine. »
« S'il vous plaît, je vous en prie, dites-moi où vous l'avez emmené. » supplie Kurt, « Je le cherche depuis des semaines. »
« Je l'ai déposé devant une maison sur Oakmont. » dit l'homme.
« Une maison ? » marmonne Kurt pour lui-même, confus, « Peu importe. Vous avez une adresse ? »
« Je ne m'en rappelle pas, non. » annonce le responsable, ayant vraiment l'air désolé pour Kurt, « C'était une grande maison blanche. Vous ne pouvez pas la rater. Il y a un mât avec un drapeau devant et un grand garage. Elle a au moins trois étages. »
La description de l'habitation rend Kurt un peu perplexe mais il remercie sincèrement l'homme pour son aide avant de sortir de la station-service et de programmer le nom de la rue dans son GPS. Même s'il ne roule probablement que quinze minutes environ, Kurt a l'impression que c'est le plus long trajet de sa vie. Quand il s'engage sur Oakmont, il est étonné de voir que le responsable de la boutique n'a pas du tout exagéré. La maison est réellement difficile à manquer. Elle est massive. Elle a quatre étages en comptant le sous-sol. Kurt ne peut pas s'empêcher de se demander pourquoi Blaine a voulu qu'on le dépose ici.
Il se gare au bord du trottoir et remonte rapidement la longue allée à pied jusqu'à la porte d'entrée. C'est probablement dingue de débarquer chez un inconnu comme ça mais c'est la première vraie piste qu'il a au sujet de Blaine depuis des semaines et il ne va pas laisser passer cette chance.
En plus, le quartier semble très agréable. Au moins, son père n'aura pas à se faire du souci en imaginant Kurt traîner toute la journée autour de motels délabrés.
Il se prépare mentalement, sonne à la porte et patiente.
Au départ, il pense s'être fait de faux espoirs et que personne n'est présent. Il se rappelle ensuite que la maison est immense et qu'il faudra sûrement une ou deux minutes au propriétaire pour atteindre la porte.
Il s'apprête à appuyer une dernière fois sur la sonnette lorsqu'il entend le cliquètement d'une serrure et la porte s'ouvre pour révéler un homme. Il est assez grand et ses cheveux commencent à grisonner sur ses tempes. Une odeur de whisky se dégage de lui par vague. Il est impeccablement habillé. Kurt remarque tout de même son pas chancelant avant qu'il ne s'appuie contre le cadre de la porte.
« Oui ? » accueille l'homme d'une voix sévère, sans bafouiller une seule fois comme se l'attendait Kurt.
« Je- hmm- Pardon de vous déranger, monsieur, » débute Kurt, « mais je suis à la recherche de quelqu'un. Je ne suis... même pas sûr d'être au bon endroit. »
« A la recherche de qui ? » demande l'homme.
« Il- Il s'appelle Blaine. »
Kurt croit voir les yeux de l'homme s'assombrir à l'entente du nom mais c'est peut-être un effet secondaire de l'alcool car la noirceur disparaît aussi vite qu'elle est apparue.
« Personne ne s'appelle comme ça ici. » répond-il, « J'imagine que tu es vraiment au mauvais endroit. »
L'homme est à deux doigts de fermer la porte au nez de Kurt mais le garçon refuse d'abandonner aussi facilement et plaque sa main avec force contre le bois, empêchant aisément le mouvement de l'homme.
« S'il vous plaît. » dit Kurt, espérant paraître assez désespéré, « S'il vous plaît, je- je sais qu'il ne vit pas ici. Il- Il vivait avec moi. Je suis son ami. Il est parti il y a des semaines et je suis mort d'inquiétude pour lui. Je le cherche depuis son départ et je- il s'est fait déposer ici. C'est tout ce que je sais. J'ignore si cette maison était sa destination mais- juste- il s'appelle Blaine Anderson. Vous ne le connaissez pas ? Pas du tout ? »
Kurt s'arrête de parler et l'homme regarde lentement sa silhouette de haut en bas, comme s'il l'étudiait. L'idée de s'enfuir, de se retourner et de rentrer à la maison sans un mot traverse l'esprit de Kurt mais un détail dans le regard de l'inconnu lui est... familier.
Après une longue pause, les yeux de l'homme s'accrochent directement à ceux de Kurt et il avoue quelque chose que Kurt n'aurait jamais deviné :
« Évidemment que je le connais. » grommelle l'homme avec mauvaise humeur, « C'est mon fils, après tout. »
