Bonjour à tous ! Voilà le premier chapitre dans lequel Liam va rencontrer Louis, Harry, Niall et Zayn. Bonne lecture !

/ ! \ Disclaimer : l'histoire est tout ce qui m'appartient. / ! \


Chapitre 1

Louis, Niall, Harry et Zayn étaient une meute depuis deux ans maintenant. A cause de leur statut de membres des One Direction, ils s'étaient rapidement rendu compte que leur seuls moments d'intimités étaient lorsqu'ils se trouvaient entre eux. Ajouté à cela qu'ils ressentaient depuis un moment déjà une certaine attirance les uns pour les autres, ils ne leur avaient pas fallu longtemps pour rentrer dans une relation polyamoureuse.

Ils étaient heureux mais ils sentaient qu'il leur manquait quelque chose. Louis, Zayn et Harry étaient des alphas, Niall était un bêta, il leur fallait un oméga. Ils en étaient conscient mais ils avaient beau chercher, ils n'avaient jamais réussi à trouver celui qui les compléterait.

Ils s'apprêtaient à arrêter les recherches, se résignant à vivre sans leur moitié, jusqu'à ce que Louis entende parler de ce marché clandestin d'oméga. Et si celui qu'ils cherchaient s'y trouvait ? Etant un marché illégal, le brun du réunir toutes ses capacités de persuasion pour convaincre ses amants de s'y rendre. Aucun d'eux ne le regretta.

Quand ils s'y rendirent, ils n'eurent qu'une pensée en tête : repartir. L'air était empli de peur. Les omégas étaient en cages, exposés comme des bouts de viande. Les alphas présents avaient l'air de loups affamés. Niall cru qu'il allait vomir mais son désir de rencontrer son oméga était plus fort.

Les quatre garçons erraient entre les cages, la bile à la gorge. Ils songeaient à abandonner quand une douce odeur leur parvint. Leur instinct prit le dessus et ils ne purent résister : ils devaient trouver la source de cet agréable parfum.

oOoOoOo

Liam avait faim. Il avait fait un cauchemar la nuit dernière, ce qui avait entrainé une crise d'angoisse. Il avait tenté de ne pas faire de bruit mais les alphas responsables du marché l'avaient entendu. Conséquence : il avait été privé de diner pour la journée. Déjà que les portions étaient moins que suffisantes, manquer deux repas d'affilés était une pure torture. Son estomac se tordait et l'impression qu'un serpent avait élu domicile à l'intérieur ne le quittait pas.

Il était dans un état de semi-conscience quand quatre alphas se postèrent devant sa cage. Instantanément, il se recroquevilla sur lui-même. Qu'allaient-ils lui faire ? Les clients avaient quartier libre avec les marchandises, du moment qu'ils ne les endommageaient pas trop. Ainsi, les omégas étaient souvent maltraités par les clients alors même qu'ils ne leur appartenaient pas.

Une main s'approcha de lui. Elle se posa délicatement sur ses cheveux et il se tendit. Le touché était léger et prévenant. Liam ne sentait aucune animosité provenant des quatre alphas. Il se risqua à leur jeter un coup d'œil. Devant lui se tenaient les garçons les plus beaux qu'il n'ait jamais rencontré. Celui qui lui tendait la main avait des cheveux mi-longs et de profonds yeux bleus. Derrière lui, un garçon légèrement métissé tenait dans ses bras un petit blond aux yeux innocents. A leur côté, un brun aux cheveux en bataille le fixait d'un air indescriptible.

Pour la première fois de sa vie, l'angoisse constante que Liam ressentait s'atténua sobrement. Ils avaient l'air gentil. Bien sûr, il savait d'expérience qu'il ne fallait pas se fier aux apparences mais quelque chose en eux était différent. Il les vit échanger quelques mots mais ne parvint pas à les distinguer. Les quatre garçons hochèrent la tête d'un commun accord et s'éloignèrent de lui.

Dès qu'il les vit s'éloigner, Liam sentit son cœur se briser. Il avait pensé, un court instant, que peut-être c'était eux. Qu'ils étaient ceux qui allaient prendre soin de lui. Sa meute. Evidemment, ils n'avaient pas voulu de lui. Il senti des larmes pointer au coin de ses yeux. Il avait l'habitude du rejet, mais cela faisait toujours mal. Cette fois en particulier.

Il n'eut pas le temps de se remettre de ses émotions qu'un de ses tortionnaires vint ouvrir sa cage.

« Lève-toi ! Tu viens d'être vendu ! Tes maitres t'attendent ! »

Une vague d'angoisse s'insinua en lui. Ca y est, il allait redevenir l'esclave sexuel d'un alpha en chaleur. Il voulait juste qu'on le laisse tranquille. Était-ce trop demandé ? Ses larmes devinrent encore plus abondantes. Il voulu les retenir mais n'y parvint pas. Cela lui valu un coup dans le ventre et une belle réprimande. Heureusement, l'alpha n'avait plus le droit de faire ce qu'il voulait de lui puisqu'il appartenait à présent à quelqu'un. Aussi, l'habituelle punition ne fut pas appliquée. Cela soulagea un instant Liam qui espérait que son nouveau maître serait plus conciliant que le dernier qu'il avait eu.

Il fut trainé dans un petite salle blanche. Cette pièce était l'endroit où les omégas rencontraient leurs nouveaux propriétaires. Cet entretient servait à vérifier que l'oméga était entre de bonnes mains. Ce n'était naturellement qu'une formalité. Personne ne vérifiait si les omégas seraient bien traités. Au contraire plus les nouveaux maîtres étaient sadiques plus les trafiquants d'omégas étaient ravis.

Liam fut jeté au sol. Il se replia dans un coin, tremblant. Il entendit la porte s'ouvrir et des pas l'approchèrent. Une personne s'accroupi devant lui.

« Hey… Tu vas bien ? »

La voix était hésitante et affectueuse. Elle ressemblait à… Liam releva la tête. C'était les quatre garçons de tout à l'heure ! Ils l'avaient choisi ! Lui !

Sa joie fut de courte durée. Il se souvint soudainement de toutes ces personnes à qui il avait accordé sa confiance et qui l'avaient trahis. Il ne pouvait pas se permettre de se laisser avoir une nouvelle fois. Encore moins en se basant sur une simple sensation.

Cependant, il était obligé de les suivre. Si jamais il amorçait un mouvement pour s'enfuir, il risquait une énième punition et il n'était vraiment pas en état de la supporter.

Il réalisa alors qu'il n'avait pas répondu à la question. Ses anciens maîtres détestaient quand il ne répondait pas ! Un frisson d'appréhension le parcouru. Il murmura un léger « oui », souhaitant que ses nouveaux alphas ne soient pas trop en colère pour le temps d'attente.

Il s'attendait à un coup mais ne reçut en retour qu'une simple réplique :

« Tant mieux. Allez, viens, on rentre à la maison. »

Maison… Ce mot lui était tellement étranger. Pour lui, une maison était un endroit où l'on se sentait en sécurité. Un endroit où l'on pouvait se détendre et laisser tomber ses barrières. Il n'avait jamais connu un endroit tel que celui-là. Un pique d'espoir s'immisça vicieusement dans sa poitrine. Peut-être posséderait-il un jour une maison ?

oOoOoOo

Harry ne savait pas quoi faire. Il s'était approché doucement de l'oméga, pensant avoir un premier contact avec lui mais celui-ci avait l'air terrifié. S'attendait-il à être frappé ? Qu'avait-il donc vécu pour se sentir si apeuré ?

Le jeune homme lança un coup d'œil aux trois autres, une question silencieuse dans son regard. Aucun d'eux ne savaient comment réagir et ils se contentèrent de hausser les épaules.

Harry émit un petit soupir et se reconcentra sur l'oméga quand il cru entendre un petit « oui ». Il n'en était néanmoins pas certain. L'avait-il imaginé ou l'oméga avait-il parlé si doucement qu'il ne le perçu qu'à peine ? Il avait envie de prendre cette petite chose dans ses bras et de lui donner tout l'amour qu'il était capable de produire. Il était cependant conscient que cela risquait seulement de le faire se fermer davantage.

Il se contenta de reprendre la parole : « Tant mieux. Allez, viens, on rentre à la maison. »

L'oméga ne réagit pas immédiatement mais après un certain temps, il le vit se lever sur ses jambes flageolantes, prêt à les suivre.

Ne voulant pas le braquer, ils décidèrent de ne pas l'approcher de trop près. Le petit groupe se rendit à la voiture. Louis s'installa à la place du conducteur. Harry s'assit à ses côtés, tandis que Zayn et Niall prirent place à l'arrière. Liam ne savait pas vraiment où se mettre. Les garçons n'avaient pas ouvert le coffre. Il savait qu'il n'avait pas l'autorisation de s'asseoir sur les sièges passagers. Ses anciens maîtres l'enfermaient habituellement dans le coffre. Il attendit que l'un d'entre eux le déverrouille mais aucun ne répondit à ses attentes. Prenant son courage à deux mains, Liam se risqua à poser la question :

« Vous- Pouvez-vous ouvrir le coffre, s'il vous plait ? »

Ils se tournèrent d'un même mouvement vers lui, confus.

« Pourquoi ? Tu as des affaires à prendre ? » S'enquit Zayn.

Liam fut pris de panique. C'était une question piège, il en était sûr. Que devait-il répondre ? Il se sentit suffoquer. Il avait du mal a respirer. Ce n'était pas le moment de faire une crise de panique ! Il tenta de se reprendre mais il n'avait plus le contrôle de son corps. Il sentit une personne se précipiter à ses côtés.

« Hey ! Tout va bien. Respire avec moi. Inspire. Expire. »

Liam oublia que c'était l'un de ses maîtres qui lui parlait et se concentra sur ses paroles. Petit à petit, il parvint à se calmer. Il focalisa son regard sur la personne qui lui était venu en aide. C'était le garçon métissé. Il ne comprenait pas. Pourquoi ne l'avait-il pas encore frappé ? Attendaient-ils d'être à l'abri des regards pour le châtier ?

« Que s'est-il passé ? » Demanda le garçon. « Ne t'inquiètes pas, ce n'est pas un piège. Je te le promet. » S'empressa-t-il de rajouter, ne voulant pas expérimenter une autre crise de panique.

« Vous- Vous n'avez pas ouvert le coffre. Je ne pouvais pas rentrer. Je suis désolé. »

Une silence pesant prit place. Pensait-il réellement qu'ils allaient l'enfermer dans le coffre pour le trajet ? Quel genre de monstre cet enfant avait-il connu dans sa vie ? Niall laissa échapper un « Oh mon dieu » choqué, alors que Zayn tentait de calmer l'oméga.

« Tu n'iras pas dans le coffre. Ta place est avec nous. »

« Mais je n'ai pas le droit de m'asseoir sur les sièges. » Bégaya Liam, hésitant.

« Avec nous tu as le droit, d'accord ? Nous ne sommes pas tes anciens maîtres. »

Liam était de plus en plus confus. Ces personnes étaient étranges. Pourquoi donc se comportaient-ils ainsi avec lui ? Il ne connaissais pas la réponse mais ne voulait pas tenter sa chance. Il se contenta de faire ce qu'on lui disait. Il s'assit et se fit le plus petit possible.

Le siège était si confortable. C'était moelleux et chaud. Plus que tout ce qu'il avait connu. La radio le berçait. Il luttait contre le sommeil. Ses paupières étaient lourdes. Beaucoup trop lourdes. Il s'endormit.