Note de l'auteur : Hello à tous et à toutes !

Je vous laisse avec un bon chapitre plein de suspense ! Et je me lance sur la prochaine publication, à bientôt !

Bonne lecture !

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


Ma famille

Chapitre 7


April se mordit la joue pour ne pas hurler. Elle avait découvert que les idiots étaient plus nombreux autour d'elle, qu'elle ne le pensait. D'abord Donatello, ensuite Raphaël et Léonardo. Et maintenant Michelangelo ! Ces enfants étaient des idiots… Mais elle aurait fait pareille pour sauver son père si elle avait eu cette chance.

La jeune femme leva les yeux quand elle entendit un bruit vers l'entrée de la caverne. D'une dextérité acquit par des années d'entrainement, elle fit tournoyé entre ses doigts un couteau de jet et se prépara à l'attaque en cachant sa fille dans son dos.

« C'est moi ! » Souffla Casey avant d'aller plus loin dans la caverne.

April soupira de soulagement mais s'immobilisa quand elle vit qu'il était seulement avec Splinter qu'il portait sur une épaule. Il regarda autour de lui avec surprise avant de demander à sa femme.

- Où sont Léo et Mikey ?

- Dehors ! Avant que je ne m'en rende compte ils ont filé l'un après l'autre en cinq minutes ! »

Son regard devant être assez parlant sur sa frustration de s'être fait berner car Casey soupira. « Ils sont têtu comme pas possible ces gamins ! »

Le jeune homme posa en douceur le rat mutant à l'emplacement qui avait servi à Léonardo plutôt et s'assura que celui-ci soit bien installé alors qu'April vérifia sur ses blessures. La jeune rousse poussa un petit soupir qui intrigua Casey. Elle lui montra un des bandages en disant.

- Donnie ferait un bon médecin si seulement… il n'était pas aussi timide. Et têtu ! » Hurla-t-elle brusquement à la plus grande surprise de Casey.

Shadow peu impressionné par le cri s'amusa à sauter sur place en répétant la phrase à sa façon. « Têtu ! Tête de mule ! Têtu ! Tête de mule ! » Avant que Casey s'empresse de la faire taire.

Splinter poussa un soupir et s'agita aux cris que l'enfant avait poussés. Il ouvrit des yeux las et tenta de se redresser avec l'aide d'April.

- Attention Splinter, allez-y doucement… » Lui souffla la jeune femme.

Le mutant une fois assit, regarda autour de lui et posa d'une voix fatiguée, la question attendu et redouté par le couple. « Où sont mes fils ? »


Raphaël me fit signe de me tapir au sol, ce que je fis aussi silencieusement que me le permit les branches du sous-bois. Nous avons dû dévier de notre route pour ne pas ramener les ninjas là où était cachée notre famille.

Notre maison est placée en pleine forêt avec trois différents chemins, aménagés à l'époque par Splinter et Kirby, et Casey par la suite. Le premier chemin est celui qui permet l'accès à la maison de face, relié à la route par un chemin de terre battu. Le deuxième est celui de la cour intérieure qui donne accès à la terrasse du dojo et qui permet de rejoindre le jardin et le cerisier, et de passer par la forêt. Le dernier chemin est celui le moins utilisé par la famille car c'est un sentier envahi par la végétation et laissé à l'état sauvage pour ce genre de situation.

Splinter nous avait fait faire plusieurs fois le trajet, pour que nous en retenions le chemin et cela s'avéra fort utile aujourd'hui pour semer nos ennemis.

Raph s'avança en rampant silencieusement et je l'imitai avec plus ou moins de succès sur plusieurs mètres avant qu'il me fasse signe que la voie était libre. On se releva en position accroupie, avant de foncer à travers bois en direction de la rivière qui est bordé par la falaise que l'on longera par la suite pour rejoindre la caverne.

Nous devions être près de la bordure de la forêt quand on entendit un gazouillis d'oiseau. Raphaël et moi nous figeâmes de surprise à celui-ci et j'y répondis par un sifflement similaire. On entendit alors des pas venir vers nous avant de reconnaitre les silhouettes de Léonardo et de Michelangelo. Ce dernier se précipita en avant pour se planter devant moi et me fusilla méchamment du regard, les bras croisés sur la poitrine.

Je reste figé d'incrédulité. Avant que je ne réalise la raison de sa colère, Mikey me fait signe de m'approcher d'un index, j'obéis pour me prendre une claque derrière la tête de sa part qui me fait pousser une exclamation de surprise. Il se jeta ensuite à mon cou en me traitant d'idiot. Au son de sa voix, je devine qu'il retient difficilement ses larmes. Je lui câline la tête en m'excusant alors que Léonardo s'approche d'un pas pesant à cause de la fatigue. Il m'attrape par l'épaule et me tire vers lui pour me regarder dans les yeux. Une fois assurée que je suis indemne, il soupir de soulagement et me donne une claque derrière la tête en grognant un « idiot ! »

Je me tiens l'arrière de la tête, en faisant sans doute une tête d'ahuri vu qu'il se met à ricaner comme Raph et Mikey. Léo passa un bras autour de mes épaules et me ceintura contre lui.

- Maintenant que je te tiens, je ne te lâche plus. On rentre. » Ordonna d'une voix ferme Léonardo. Tout le monde hocha la tête et se mit en route vers la falaise.

Le chemin était plutôt calme. La nuit, encore épaisse, nous rassurait sur le petit sentier sauvage qui s'effaça quand on arriva près de la rivière. Le bord de celle-ci était bordée des deux côtés par des aplombs rocheux dont le plus haut formait une falaise de notre côté.

Raphaël et Michelangelo marchaient devant Léo et moi. Je me rendis compte de la fatigue de mon grand frère quand il s'appuya un peu plus lourdement sur mes épaules lorsque l'on entama l'ascension de la falaise. Je lui servis de béquille sans rien dire, me contentant de resserrer mon étreinte à sa taille pour le soutenir.

Nous entendîmes un bruit qui nous figeâmes sur place. Raph nous fit signe, à Léonardo et moi, de rester en arrière. Alors qu'il enjoint Mikey, le plus agile d'entre nous pour l'infiltration, de le suivre. Nous restâmes en retrait, les observant s'enfoncer silencieusement dans la forêt.

Léonardo me fit me tasser contre le sol rocailleux pour nous dissimuler un peu. Mais cela ne servit malheureusement à rien.

On sentit d'un seul coup une présence dans notre dos qui nous fit sauter tous les deux sur nos jambes. Mais l'homme était déjà sur nous, son attaque fut si rapide, qu'aucun de nous n'avons eu le temps de crier pour avertir les autres. Il attrapa Léonardo par le cou et le poussa vers le bord de la falaise. J'eu juste le temps de tendre la main pour le rattraper par un bras avant qu'il bascule dans le vide. Je me fis traîner dans les rochers en cherchant de quoi me freiner avant de m'agripper à un arbuste qui me permit de me stabiliser de justesse, une moitié de mon corps dans le vide.

Léonardo est lourd ! Si lourd, que je manque de perdre prise sur son bras qui me glisse entre les doigts avant qu'il réussisse à trouver une prise de son autre bras et de ses pieds sur la paroi pour me décharger un peu de son poids. Léonardo leva les yeux vers moi et je le vis les écarquillé avant de sentir quelque chose me frôler et de voir une lame se planter dans la partie haut de son torse qui n'est pas protéger par notre plastron.

- Léo ! »

Je hurlai sans m'en rendre compte alors que je sentais mon frère se raidir avant de perdre d'un seul coup son énergie et devenir mou. Ses doigts ne furent plus capable de le retenir et il recommença à glisser. Je retenais son bras à grande peine en l'appelant pour tenter de le secouer. La lame dans sa poitrine se tordit dans un sens avant de s'arracher d'elle, provoquant des giclés de sang. Léonardo eut la tête qui tombe en avant alors que son corps devient plus lourd pour moi qui lutter à présent de tous mes forces pour tenter de le remonter.

On m'attrapa par une cheville et me tira rudement en arrière sur la caillasse qui me piqua les jambes, je me débattis pour garder prise sur mon frère que je retenais à grand peine à deux mains maintenant. Je sentis un bras me ceinturer la taille en me gardant plaqué au sol alors qu'une grosse main se referma sur mes poignets.

- Lâche donc cet incapable ! » Susurra une voix que je reconnu comme celle du ninja en armure. Il se mit à presser douloureusement mes mains. Je mordis mes lèvres pour supporter la douleur avant de paniquer en voyant Léonardo glisser un peu de mon emprise. Je me débattis pour me libérer avant de pousser un cri quand la main ganté de métal se mit à broyer mes membres. Léonardo se mit à glisser doucement, malgré moi, d'entre mes mains engourdies par la douleur. Mes cris ne le réveillèrent pas alors qu'il tomba sous mes yeux dans l'eau sombre de la rivière qui l'avala.

Tout semblait se dérouler au ralenti. La chute de Léonardo. Les remous de l'eau avant de devenir à nouveau lisse sans aucune trace de mon frère crevant sa surface. Je me rendis alors compte que je criais quand une main froide et dure me bâillonna la bouche. On me força rudement à lever la tête pour croiser le regard noir de l'asiatique en armure, son pouce me caressa la joue avec insistance alors qu'un sourire étrange étire ses lèvres. Il se redressa en me ceinturant contre lui et me fit tourner vers la forêt dont il entreprit de me faire prendre le chemin.

D'abord paralysé par la disparition de mon frère, mon esprit sembla s'effacer alors que la colère fut la seule chose que j'enregistrais. Je mordis la main qui me bâillonner en donnant des coups de talons dans les jambes de l'homme mais cela ne servit à rien, à part me faire mal aux dents et de me couper les pieds sur ses protections en métal de tibias. Un grognement s'éleva suivit par un choc me permit de me libérer. Je me réceptionne en titubant à cause de mes coupures aux pieds avant de me retourner pour voir Michelangelo et Raphaël. Ce dernier s'occupa de l'humain alors que mon petit frère se précipita pour me soutenir avant de me demander. « Où est Léo ? »

Je trésaille en tournant la tête vers la falaise. Mikey suit mon regard avant de réaliser avec incrédulité ce que cela signifier. Raphaël poussa un cri qui attira notre attention. On le regarda pour le voir se faire soulever à bout de bras par l'asiatique en armure, qui le jeta contre un arbre. Celui-ci se fendit sur toute sa longueur avant de se briser pour retomber sur la carapace de Raph, qui était tombé à genoux devant lui, le coinçant sous son poids et l'assommant dans le processus. L'humain se retourna alors vers nous, le visage lugubre.

Réalisant sans doute le danger, Michelangelo se plaça à côté de moi et me souffla.

- On court jusqu'à la forêt ou on plonge dans la rivière ? »

Je ne savais pas quoi faire, mais on ne pouvait certainement pas sauter dans la rivière de cette hauteur ! L'homme se rapprocha de nous et un air interrogatif se composa sur ses traits. Son regard passa de mon frère à moi avant de devenir plus sombre et de s'avancer vers nous. Je bloque Mikey d'un bras et le place derrière ma carapace autant que possible en maintenant une distance de sécurité entre l'humain en métal et nous. Je me rends compte de la stupidité de mon acte en bloquant ainsi mon petit frère seulement quand on se retrouva coincer entre le vide et le maitre ninja. Michelangelo souligna mon idiotie en me disant.

- C'est des rochers en dessous ! On va s'aplatir comme des crêpes dessus alors que la rivière était juste dessous quelques mètres plus haut ! »

Déterminé à ne pas laisser cet homme s'approcher de mon petit frère. J'observe rapidement mon adversaire et mon environnement avant de mettre en action mon plan, complétement bancal, dans l'instant. Je me précipite vers l'humain et me penche en avant pour me saisir du plus de cailloux assez gros pour tenir dans mes mains, et je les lui jeter à la tête.

On profita de ce petit effet de surprise pour s'enfuir à toutes jambes. Mikey me suivait de près quand il bifurqua plus haut pour rejoindre Raphaël toujours inconscient sous le tronc d'arbre. Sans se poser de question, on se plaça du même côté du tronc et on le souleva de concert.

- Tire-le de là ! Souffla Michelangelo en prenant ma place.

J'attrapai notre frère par le rebord gauche de sa carapace et le bras du même côté pour arriver à le tirer suffisamment pour que Mikey puisse lâcher l'arbre sans risque. On tente de soulever Raphaël, mais il est lourd pour nous deux. Et c'est là qu'on se rendit compte de deux choses simultanément.

Premièrement, nous nous retrouvions face une barrière humaine de ninja qui nous bloquer le chemin de retraite.

Deuxièmement, le maître des ninjas était juste derrière nous, nous observant avec un certain amusement d'après son sourire torve.

Avant qu'on se rendre compte du danger, l'homme d'un geste vif, s'empara de Mikey. Il le maîtrisa sans peine un bras dans le dos, la lame d'un sabre court pointé sur sa gorge. Il ricana en sentant la jeune tortue vert tendre se raidir contre lui, quand il en testa le piquant sur son cou tendu.

- Un garçon intelligent que voilà. Mais sa vie est entre tes mains, petite tortue. Annonça d'une voix tranquille l'homme en me fixant.

Je ne sais pas ce que veux cet homme. Il nous chasse de chez nous, torture mon père et Léo… L'image de Léonardo se faisant avaler par la rivière me fit chanceler.

Je ne veux pas perdre mes frères. Je ne veux pas les perdre encore une fois !

C'est avec détermination que je regarde l'homme chauve qui menace ma famille et je réduis en quelques pas la distance qui nous sépare sans le lâcher des yeux. Jusqu'à ce que je me retrouve assez près de Michelangelo pour voir la sueur coulant de ses tempes.

- Relâchez-le ! Ordonnai-je d'une voix forte que je me découvris.

L'humain sourit affablement et relâcha Michelangelo en le poussant violemment en avant. Déstabilisé par la poussée, il se rattrapa de justesse alors que je vis le ninja en armure lever son sabre sur lui. J'attrape Mikey et le protège du coup en présentant ma carapace. Le coup me fait grincer des dents pour la sensation désagréable, mais je sais qu'elle est solide pour avoir encaissé pire que ça.

Par contre, l'homme poussa un cri et tenta de m'attraper. Michelangelo me tira hors d'atteinte mais se fut pour mieux tomber entre les bras des hommes en pyjama noir.

- Putain mais lâchez-nous les baskets ! Hurla de frustration Mikey alors qu'on se faisait complétement maîtrisé.

- Attachez-les ! On les emmène tous les deux. Ordonna d'une voix grave le maître des ninjas en nous pointant du doigt. Ses yeux noirs semblaient être fixés sur moi, m'angoissant sur ce qu'il nous réservait par la suite.

On nous ligotâmes à l'aide d'une corde autour de la poitrine, les bras attachés l'un contre l'autre. Une méthode efficace pour nous empêcher de nous libérer.

Sans ajouter un mot, les ninjas nous poussèrent en direction de la forêt. On lutta tous les deux contre les ninjas qui nous retenait mais rien n'y fit, d'une main ferme sur la nuque, ils nous dirigeaient sans mal. Mikey tenta le tout pour le tout en plantant ses pieds au sol pour s'immobiliser et ne réussit qu'à agacer le ninja qui le frappa à la tête, l'assommant sur le coup.

Je me débattis furieusement contre celui qui me retenait et faillit subir le même sort que mon petit frère avant que l'homme en armure l'arrête d'une voix intransigeante.

- Lève la main sur elle et tu le paieras.

Le ninja hocha la tête et me chargea sur son épaule tel un sac. J'eu le temps de voir que Mikey subissait le même traitement avant de le perdre de vue. Il s'en suivit une longue marche à travers la forêt avant qu'on se retrouve tous les deux à l'arrière d'une camionnette qui nous emmena loin de la maison.

à suivre...

P.S : Vous avez sans doute remarqué que les tortues de mon histoire ne sont pas aussi forte que les autres dans les combats, comme le fait que Léonardo ce soit fait avoir aussi facilement. Mais ils n'ont pas l'habitude de se battre pour leur survie. Jusqu'à présent, leur père leur avait enseigné ses connaissances de Ninjutsu plus par tradition familiale que pour les former au combat. Il espérait que ses fils puissent avoir une vie normal, sans avoir à affronter des ninjas ou mener des combats comme il a dû le faire.

Des questions ? Des avis ? Vous connaissez la marche à suivre !

^o^/ à bientôt, Missbille.