Coucou tout le monde !

Je poste un peu plus tôt cette semaine pour faire plaisir à ma précieuse et sublime amie, Meryem. C'est encore un chapitre pour toi. Je sais d'avance que tu vas l'aimer et encore merci pour m'avoir fait à nouveau croire en l'amitié. Je t'aime de tout mon cœur.

Merci à Célia, Meryem d'amour et Clémence pour vos reviews adorables et encourageantes.

/!\ Présence de lemon /!\

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Chapitre 22

Blaine Anderson se tient là, sorti de nulle part, sous le porche de Kurt, ses cheveux bouclés mouillés et collés à son front. Il est complètement trempé de la tête aux pieds et des gouttes sont comme suspendues à ses cils. Il a l'air un peu plus maigre qu'il ne l'était il y a deux mois mais, même avec les nuages sombres et la teinte grisâtre du ciel, ses yeux sont toujours aussi grands et lumineux que dans les souvenirs de Kurt.

« Salut. » tente Blaine, les doigts accrochés à la lanière du sac à dos que Kurt lui a donné il y a si longtemps.

Son sourire est faible et prudent.

Kurt ne fait que le fixer pendant ce qui paraît être une éternité. Blaine est là. Il est là, devant lui, parfaitement et magnifiquement vivant et entier. Il n'a pas disparu. Il n'a pas perdu son chemin. Il est à la maison.

Un son s'échappe de la gorge de Kurt, un mélange entre un gémissement et un sanglot, et il se jette sans plus attendre sur Blaine. Il se moque que l'autre garçon soit tout mouillé. Il se moque qu'il fasse presque basculer Blaine avec la puissance de son câlin. Il se moque de ne plus vraiment réussir à respirer. Ses bras s'enroulent au dos de Blaine avec tellement de force que ses muscles tremblent. Les cheveux de Blaine sont doux et humides contre sa joue et, sous ses vêtements froids et trempés, sa peau est chaude et sa présence est solide et réelle. Oh Dieu, il est réel. Kurt avale à peine une goulée d'air avant de s'écarter et de faire courir ses doigts partout sur le visage de Blaine, dans ses cheveux, le long de son dos, de ses flancs et de ses hanches. Il doit en être certain. Il doit être certain que Blaine est en un seul morceau. Il doit être certain que le corps de Blaine n'est pas blessé ou cassé.

Quand il est finalement sûr que tout va bien, Kurt s'énerve.

« Salut ? » répète-t-il d'une voix haut perchée et enraillée, « Tu t'en vas, je n'ai aucun nouvelle de toi pendant deux mois. Tu réapparais devant ma porte et tout ce que tu dis c'est salut ?! »

« Euh- »

« Rentre avant de mourir de froid. » dit Kurt en tirant déjà Blaine loin de la fraîcheur de l'extérieur, même si l'hiver est passé, et loin de la tempête, « Donne-moi ton sac et ta veste. Où tu l'as eue d'ailleurs ? Non, oublie, je m'en fiche. Monte à l'étage, prends une douche et va te changer. Espèce d'idiot, à quoi tu pensais ?! J'ai tellement de choses à te dire là, tout de suite, mais n'ose même pas croire que tu vas échapper à la douche, que tu ne vas pas manger quelque chose et avaler une boisson chaude. Et si j'ai à t'enfoncer la nourriture moi-même dans la bouche alors- »

« Kurt ! » interrompt bruyamment Blaine en prenant en coupe les joues rougies de Kurt.

Ce n'est qu'à cet instant que Kurt se rend compte qu'il pleure. La voix de Blaine met fin à sa tirade et le fait taire avec efficacité. Sa lèvre inférieure se met à trembler.

« Je suis là, tout va bien. Je suis . »

Le souffle de Kurt quitte son corps en une toute petite seconde et il enveloppe une fois de plus Blaine de ses bras, seulement parce qu'il le peut. Il embrasse sa tempe, son oreille, sa joue, le coin de son œil et chaque parcelle de son visage qu'il peut atteindre avec ses lèvres avant de se réfugier dans son cou et de pleurer.

« Je suis tellement désolé. » chuchote Blaine, « Je suis tellement désolé. »

« Tu- Tu ne dois pas recommencer. » sanglote Kurt, « Tu ne peux plus me laisser comme ça. Tu ne peux plus partir sans un au revoir et tout abandonner derrière toi. Tu ne peux pas. »

« Je ne le recommencerais pas, je te le jure. Je te promets que je ne recommencerais pas. »

« Je t'ai cherché. »

« Qu'est-c- »

Mais Blaine n'a pas l'occasion de terminer sa question car Carole pointe la tête hors de la cuisine et crie le nom de Burt avant qu'ils ne se précipitent tous les deux vers les garçons dans l'entrée. Carole arrache Blaine de l'étreinte de Kurt pour le prendre dans ses bras à la place. Elle presse le front trempé de Blaine contre son épaule et pleure contre ses boucles. Kurt reste planté bêtement, une main devant la bouche pour retenir au mieux ses gros sanglots.

Burt se tient en retrait et semble être déchiré entre pleurer lui aussi faire un câlin à ce garçon qu'ils ont si facilement adopté au sein de leur petite famille.

« Blaine- »

Sa voix craque.

Blaine incline la tête pour pouvoir faire face à l'homme. Pendant un long moment, personne ne parle. Les seuls sons qui flottent autour d'eux sont les reniflements de Kurt et Carole.

Blaine tend ensuite un bras en direction de Burt et le visage du plus âgé s'écroule. Il s'avance et prend étroitement Blaine et sa femme contre lui.

Kurt pense que c'est probablement la deuxième chose la plus belle qu'il ait vue de sa vie, la première étant Blaine entier et en sécurité sur le pas de sa porte au milieu d'un torrent de pluie le jour de son anniversaire.

Il rejoint le câlin en pressant son torse contre le dos de Blaine et il serre les personnes qu'il aime aussi fort qu'il peut.

OoOK&BOoO

Blaine se douche et se change vraiment. Kurt jette les habits sales de son sac dans la machine à laver, ne lui laissant pas le temps de protester. Carole le pousse ensuite sur une chaise dans la cuisine et Burt fait glisser une assiette pleine de sandwiches devant lui. Blaine reste simplement assis en observant leurs visages pleins d'espoir et leurs yeux larmoyants.

Burt est finalement celui qui brise le silence en s'éclaircissant la gorge et en levant légèrement le menton.

« Alors, gamin, » commence-t-il, « tu vas nous dire où tu étais ? »

« Burt, laisse-le manger avant ! »

Burt baisse la tête, calmé par la réprimande de sa femme.

« Ça ne fait rien. » dit Blaine avec un sourire sincère avant de prendre une grosse bouchée de sandwich.

Tout le monde attend patiemment qu'il mâche et qu'il avale, même s'ils veulent clairement connaître la réponse de Blaine.

« J'étais un peu partout, j'imagine. Je suis allé à Westerville d'abord puis à Columbus. J'ai été à Cincinnati ensuite et j'y suis resté un bon moment. »

« Cincinnati ? » demande Kurt en fronçant les sourcils, « Merde, pourquoi je n'ai pas pensé à chercher là-bas ? »

« Tu- Tu m'as vraiment cherché ? » interroge doucement Blaine.

« Depuis le début. » l'informe Kurt, « J'ai cherché partout où j'ai pu. »

Blaine acquiesce simplement en baissant la tête vers son assiette encore pleine et prend une autre bouchée de son sandwich.

« Qu'est-ce que tu as fait à Cincinnati tout ce temps ? » demande Burt.

« Une thérapie. » avoue Blaine sans oser les regarder, « Je suis allé dans des refuges et j'ai demandé où je pourrais trouver un psychologue ou quelque chose de ce genre. Ils m'ont tous donné le nom de cette femme qui proposait des thérapies gratuites pour les gens comme moi. Alors je suis allé la voir. »

« Ça- Ça t'a aidé ? » s'enquiert doucement Kurt, espérant silencieusement que l'espoir ne se remarque pas trop dans sa voix.

« Oui, beaucoup. » affirme Blaine sans prendre le temps d'avaler avant de parler.

Il dévore pratiquement un sandwich entre chacune de ses explications.

« J'y suis allé presque tous les jours pendant un mois et après, peut-être deux fois par semaine. Je lui ai parlé d'à peu près tout, même de vous. Elle, Gwen c'est son prénom, n'arrêtait pas de me répéter que j'avais été très chanceux et que je n'aurais probablement pas dû m'en aller mais elle a compris pourquoi j'ai ressenti le besoin de le faire. Je devais régler certaines choses tout seul, j'imagine. »

« Ouais. » dit faiblement Kurt.

Blaine s'est fait aider.

Il s'est fait aider et a parlé de ses problèmes. Même s'il est parti de leur maison et qu'il est vraiment maigre, Kurt ne l'a jamais vu aussi heureux ou insouciant auparavant.

« On est fiers de toi, chéri. » assure Carole en prenant une des mains de Blaine, « Mais on est vraiment très, très heureux que tu sois de retour. »

Blaine lui offre un sourire et Carole retire sa main. Il baisse la tête et Kurt remarque qu'il se mordille la lèvre inférieure.

« Blaine ? » appelle gentiment Kurt en posant sa paume dans le creux du dos du garçon, « Tu vas bien ? »

« Il- Il faut que je vous demande quelque chose. » commence timidement Blaine.

« Tout ce que tu veux. » dit Kurt, « Tu peux tout nous demander. »

« Je sais que je... suis parti sans prévenir. » lâche Blaine sans relever les yeux vers les leurs, « Je sais que j'ai tout laissé en plan sans aucune explication mais je pensais vraiment faire la bonne chose. Je pensais que vous seriez tous- tous mieux sans moi. »

« Tu n'as jamais été- »

« Je t'en prie. » supplie calmement Blaine, accrochant finalement son regard à celui de Kurt, « Je dois le faire. »

Kurt déglutit difficilement autour de la boule dans sa gorge mais acquiesce pour montrer sa compréhension. Il serre la mâchoire avec force et le laisse continuer à parler. Blaine le remercie brièvement avant d'inspirer profondément pour se calmer un peu.

« Même si ce n'était pas vrai, j'avais la conviction que ça l'était. » explique-t-il, « Je suis vraiment désolé de vous avoir inquiété et je suis désolé d'être parti comme je l'ai fait. Je n'ai jamais eu l'intention de vous faire du mal, surtout pas à toi, Kurt. Je n'ai jamais voulu vous apporter des soucis ou- ou du stress. Je n'ai pas arrêté de penser à vous pendant que j'étais dehors. »

Il lance un rapide coup d'œil timide à Kurt.

« Je n'arrêtais pas de penser à toutes ces gentilles choses que vous aviez faites pour moi et, après coup, j'ai eu l'impression de vous les avoir toutes jetées en plein visage. C'est certainement la vraie raison pour laquelle j'ai cherché un psychologue. Elle m'a aidé dans beaucoup de domaines mais, le plus important, elle m'a aidé à réaliser que- que ma place est ici, avec vous. Vous ne m'avez pas seulement... offert un endroit où dormir, un lit ou une chambre. Vous- Vous m'avez offert un foyer. Vous m'avez offert un vrai foyer et je suis tellement- tellement désolé d'être parti. Je sais que je ne le mérite pas mais je ne veux plus être à la rue et- »

Blaine fond en larmes avant de pouvoir finir. Un sanglot étranglé et douloureux étouffe ses derniers mots.

« N'ose même pas. » l'interrompt Burt, « N'ose même pas nous demander si tu peux rester. Tu auras toujours ta place ici, fiston. Peu importe ce qui arrivera, tu as ta place dans cette maison. Je ne veux plus jamais que tu crois que ce n'est pas le cas. »

Les lèvres de Blaine s'ourlent d'un sourire éclatant et sincère malgré les larmes qui strient ses joues. Kurt pose sa tête sur l'épaule de Blaine et pleure presque une nouvelle fois en respirant l'odeur familière du garçon : un mélange de savon et d'autre chose un peu plus sucré et chaleureux. Un parfum qui rappelle toujours à Kurt une journée passée à se câliner dans le canapé devant un feu de cheminée.

« Merci. » murmure Blaine, s'autorisant finalement à appuyer sa joue sur le crâne de Kurt, « Merci. »

OoOK&BOoO

Plus tard, Finn est rentré et il lui a fallu un seul coup d'œil à Blaine pour qu'il prenne le garçon dans ses bras, qu'il le soulève et qu'il le fasse tourner dans les airs avec joie et soulagement. Ils ont ensuite mangé des pizzas et un gâteau que Carole s'est empressée d'aller acheter pour l'anniversaire de Kurt. Ils ont tous chanté pour lui et il a soufflé ses bougies, faisant le vœu que tout aille mieux dans le monde. Après tout, son plus grand souhait a été réalisé ce jour-là. Maintenant, la tête de Blaine est nichée sous le menton de Kurt. Ils sont lovés l'un contre l'autre dans le lit de Kurt. La tempête s'est calmée à l'extérieur et la pluie tombe plus finement.

« Je suis tellement heureux. » chuchote Kurt en enfouissant son nez dans les cheveux de Blaine, « J'avais vraiment- vraiment peur que tu sois- »

« Non. » le coupe Blaine en levant les yeux vers ceux de Kurt.

« Je n'ai pas arrêté de te chercher. » continue Kurt, « Je t'ai cherché partout. Dans les motels, dans les refuges, dans les soupes populaires. J'ai rencontré ton pè- »

« Non. » répète Blaine, « Est-ce qu'on- Pas ce soir- Je n'ai pas envie d'en parler ce soir. On pourra en discuter demain, après-demain, quand tu veux mais, s'il te plaît, pas ce soir, d'accord ? »

« D'accord. » accepte rapidement Kurt en déposant un baiser sur le front de Blaine, « D'accord. »

« Mais je- Est-ce que je peux- »

« Oui. » souffle Kurt, connaissant déjà la question qu'essaie de poser Blaine.

Leurs lèvres se rencontrent. Tout un tas de sensations s'insinuent et courent dans les membres de Kurt au moment où leurs bouches se connectent l'une à l'autre. Kurt gémit et emmêle ses doigts dans les cheveux de Blaine pour l'attirer encore plus près de lui. Il l'embrasse avec toute la force qu'il a en lui parce qu'il ne pourra jamais plus se passer de ce garçon. Il ne peut plus se passer des lèvres douces et chaudes de Blaine. Il ne peut plus se passer du merveilleux sentiment de satisfaction à tenir Blaine en sécurité dans ses bras. Il ne peut plus se passer de la façon dont Blaine geint dans leur baiser. Il ne peut plus se passer de la manière dont sa langue caresse la lèvre de Kurt et dont elle plonge lentement dans sa bouche lorsqu'il l'entrouvre pour lécher tout doucement la sienne. Kurt glisse une de ses mains dans le dos de Blaine et pose fermement sa paume à la base de sa colonne vertébrale. Deux de ses doigts passent sous le haut de Blaine et effleure sa peau tellement douce et vibrante de vie.

« Proche. » marmonne Blaine contre ses lèvres, « J'ai besoin de te sentir plus proche. »

Kurt acquiesce distraitement et attrape l'ourlet du haut de pyjama de Blaine pour le lui retirer. Il le balance par terre et Blaine dirige sa bouche vers sa mâchoire pendant que ses doigts se battent avec les boutons de la chemise de pyjama de Kurt. Le garçon tremble quand il sent finalement les mains de Blaine sur sa peau. Elles sont chaudes, calleuses et tellement parfaites. Elles tracent les bosses que forment ses côtes et plongent vers son ventre.

Presque aussitôt, les lèvres de Blaine sont de retour contre les siennes et une de ces mains agrippe sa taille et l'attire en avant jusqu'à ce que leurs corps soient collés l'un contre l'autre. Ils sont torse contre torse, peau contre peau. Les mains sont impatientes et maladroites et leurs langues frénétiques. Le pouls de Kurt déraille complètement à l'instant où Blaine se penche pour mordiller sa clavicule, les gémissements qu'il émet résonne dans tout le corps de Kurt.

Toutefois, quand les doigts de Blaine glissent sous le lien du pantalon de Kurt et taquinent sensuellement la peau au-dessus de l'élastique de son boxer, Kurt s'écarte et pousse doucement l'épaule de Blaine.

« Attends. » prononce-t-il, reprenant difficilement son souffle.

La main de Blaine se fige.

« Tu- » bégaie Kurt en se léchant les lèvres, « Tu veux... avec- avec moi ? »

Il baisse les yeux vers ceux de Blaine et, même s'il fait sombre dans la chambre, Kurt réussit parfaitement à distinguer ses iris plus noires que d'habitude.

« J'ai- J'ai envie de toi depuis longtemps. » avoue doucement Blaine en reposant sa paume curieuse sur la taille de Kurt, « Je... Je ne pensais juste pas que tu me voudrais aussi avec tous les problèmes que j'avais- que j'ai, ils sont toujours là après tout. »

« Tu rigoles ? Je me suis réveillé dans des draps mouillés que j'ai dus jeter dans la machine à laver avant que quelqu'un se lève plus d'une fois. » révèle Kurt avec un sourire en passant ses doigts dans les boucles de Blaine, « Seulement, je- je n'ai jamais rien fait. A part embrasser, je veux dire. Je ne savais pas vraiment comment... aborder le sujet. Et puis tu- tu es parti. »

Blaine se redresse et efface immédiatement l'expression de douleur apparue sur les traits de Kurt en y déposant des baisers.

« Je suis là maintenant. » rappelle Blaine en prenant en coupe la joue de Kurt et en caressant tendrement sa pommette de son pouce, « Et je ne vais nulle part, d'accord ? »

« D'accord. » soupire Kurt à peine plus fort qu'un murmure en fermant les yeux et en se penchant pour un autre baiser, « Alors... tu as toujours envie- »

« Je veux te faire l'amour. » balance Blaine à toute vitesse, comme s'il ne pouvait plus retenir ces mots, « S-Sexe. Je veux du sexe. Avec toi, hmm, ce soir. »

« Pourquoi ce soir ? » demande Kurt, « Ce n'est pas que ça me dérange mais on a tout le temps du monde si tu prévois vraiment de rester ici. »

« Je- Je veux être proche de toi. Aussi proche qu'on peut l'être. Et je- j'en ai juste envie. » chuchote Blaine, « Je ne veux pas y aller petit peu par petit peu, du genre premier pas, deuxième pas... Je veux juste qu'on soit- qu'on soit rien que toi et moi ensemble. Je ne veux pas prendre mon temps et expérimenter. Enfin, seulement si tu en as envie aussi ! »

Tout à coup, Blaine semble regretter d'avoir formulé et éclairé ses attentes et Kurt ne veut pas qu'il regrette une seule seconde. Il a envie de Blaine et il veut aussi ressentir cette sensation d'être enfin ensemble et d'avoir Blaine en lui. Il veut Blaine aussi proche de lui que possible et le garder là pour le restant de ses jours.

« J'en ai envie. » annonce-t-il finalement en embrassant le bout du nez de Blaine, « Je ne sais pas si je serais... doué. »

L'expression de Blaine s'illumine.

« Vraiment ? Je me souviens très bien de t'avoir vu répéter une chorégraphie pour le Glee Club et, bébé, tu as des hanches vraiment très talentueuses. »

Kurt couine avec embarras et cache rapidement son visage brûlant dans le cou de Blaine. Le garçon rit doucement et fait doucement courir ses doigts sur sa nuque.

« Mais sérieusement, » reprend Blaine, « on peut attendre. On peut simplement s'embrasser ce soir si tu pr- »

« Non. » rétorque brièvement Kurt en s'éloignant pour montrer sa détermination à Blaine, « J'en ai envie. »

« Oui ? Tu es- Tu es sûr ? »

Kurt ne lui répond pas mais il se tortille pour pouvoir ouvrir le tiroir de sa table de nuit. Il fouille dedans quelques secondes avant d'en sortir ce qu'il cherchait : une boîte neuve de préservatifs et une bouteille de lubrifiant. Les yeux de Blaine s'écarquillent de surprise.

« Mon père m'a donné LA discussion et il s'est senti obligé de s'assurer que je sois préparé correctement à cette situation. »

« Ton père est un homme bien. » acquiesce Blaine en zieutant les objets.

« Donc... » s'empresse Kurt de détourner la conversation de son père, « Est-ce qu'on... »

« Je pense... » commence Blaine en prenant les préservatifs et le lubrifiant des mains de Kurt pour les mettre de côté, « ... qu'on peut simplement continuer à s'embrasser et laisser faire les choses naturellement. »

Kurt opine et laisse Blaine l'allonger sur le matelas. C'est agréable d'avoir le corps fin de Blaine au-dessus du sien comme ça tandis que leurs lèvres se rencontrent une nouvelle fois et répètent cette danse désormais familière qui fait fondre Kurt contre ses draps et son oreiller. Il encercle le cou de Blaine de ses bras et le tire vers le bas jusqu'à ce que leurs torses soient à nouveau pressés. Leurs respirations se mélangent entre eux et les deux garçons se perdent dans les sensations. Quand Blaine s'éloigne seulement pour mordiller et sucer sa gorge, Kurt ne peut pas se retenir de gémir doucement et de glisser ses doigts le long du dos nu de Blaine. La main aventureuse de Blaine fait son retour et plonge cette fois directement dans son bas de pyjama. Son index taquine lentement la peau sensible de la hanche droite à celle de gauche et fait claquer malicieusement l'élastique de son boxer sur son passage.

« Blaine. » halète Kurt, « Je- Je veux- sentir- je t'en prie. »

Même si sa supplication est brouillonne et n'est pas vraiment cohérente, Blaine semble la comprendre car il s'agenouille et accroche ses doigts aux bords du pantalon de pyjama et du sous-vêtement de Kurt. Ce n'est qu'à cet instant que Kurt réalise qu'il porte toujours techniquement son haut, même s'il est grand ouvert et que son ventre et son torse sont exposés. Il s'en extirpe lors et le balance par terre avant d'indiquer à Blaine de continuer.

Blaine abaisse lentement les vêtements et Kurt lève son bassin quand il le faut. Rapidement, son pantalon et son boxer se retrouvent sur le sol avec le reste.

Kurt frissonne quand l'air frais de la chambre frappe sa peau. Blaine s'arrête. Il détaille la silhouette nue de Kurt de haut en bas puis à nouveau vers le haut jusqu'à ce que ses yeux croisent ceux de Kurt.

« Tu es- Kurt, tu es magnifique. » souffle-t-il.

La respiration de Kurt se coupe à l'expression présente sur ses traits et à l'éclat de son regard. Personne ne l'a jamais regardé comme ça auparavant. Comme s'il était la création la plus extraordinaire sur Terre.

« Je- Est-ce que je peux te voir ? » demande Kurt, faisant de son mieux pour ne pas se cacher sous l'intensité des yeux de Blaine.

Blaine sort de sa transe et acquiesce avant de se lever. Kurt déglutit bruyamment lorsqu'il abaisse son pyjama et son boxer. Blaine se tient au pied de son lit, sa peau dorée recouvre ses membres fins et ses cuisses semblent trop fortes pour sa silhouette si fragile. Son érection est fièrement dressée, épaisse et lourde, et un carré de poils sombres frisotte à sa base. Bon Dieu, jamais Kurt n'a eu autant envie de toucher quelqu'un aussi fort de toute sa vie. La taille de Blaine est aussi étroite que tout le reste de son corps et peut-être un peu trop maigre mais Kurt se promet de nourrir ce garçon correctement et sainement pour qu'il aille mieux.

Mais pour le moment...

Pour le moment, il veut juste sentir.

« Tu es sublime. » dit Kurt avec un sourire sincère, attirant à nouveau Blaine dans le lit, « Viens là. »

Blaine le rejoint avec joie et s'assure de recouvrir leurs corps du drap dès qu'il se remet au-dessus de Kurt. Seulement, cette fois, ils sont nus et leurs érections se cognent entre elles. Ils halètent brièvement au contact nouveau mais bienvenu.

« Oh. » soupire Kurt quand Blaine roule expérimentalement ses hanches, « C'est- oh. »

Blaine fredonne pour montrer son accord et colle son front à la pommette de Kurt. Il pose un rapide baiser au coin de sa bouche et bouge à nouveau, frottant doucement son bassin au sien, gagnant un autre gémissement de la part de Kurt.

« P-Plus proche. » geint Kurt en griffant légèrement le dos nu de Blaine, « S'il te plaît ? »

« Tu- Est-ce que tu as déjà- Avec des doigts ? Tout seul ? » demande Blaine en stoppant ses mouvements.

« Oui. » avoue Kurt, sentant la chaleur se répandre à nouveau sur ses joues, « Rien que deux ou trois fois. »

Blaine embrasse sa tempe.

« J'irais doucement. » promet Blaine.

Il s'écarte ensuite, pour quelques secondes seulement, pour saisir la bouteille de lubrifiant et pour s'en enduire les doigts.

« Tu peux, hmm, écarter tes jambes ? »

La voix de Blaine est tremblante mais a toujours une note profonde et rauque qui donne envie à Kurt de gémir. Il plie un de ses jambes et s'expose ainsi complètement. Il remarque la façon dont Blaine déglutit à la vue qui l'accueille. Il se sent un peu trop vulnérable comme ça mais c'est Blaine, son Blaine doux, tendre et aimant. Ils sont tous les deux. Ensemble. Il inspire donc profondément et s'efforce à se détendre lorsque Blaine caresse très lentement l'intérieur de sa cuisse.

« Ta peau est tellement douce. » murmure Blaine en posant un baiser au creux de la hanche de Kurt.

Il glisse ses doigts vers l'entrée de Kurt et trace de petits cercles tendres sur la peau sensible avant de pousser doucement. Ce n'est que le bout de son index mais le souffle de Kurt se coupe. Il agrippe immédiatement la main libre de Blaine posée sur sa cuisse.

« Je te tiens. » le rassure Blaine en enfonçant entièrement son doigt et en taquinant les muscles internes de Kurt.

« B-Bordel. » halète Kurt, réussissant à peine à respirer correctement quand Blaine amorce un léger mouvement, « On aurait dû faire ça bien avant. »

Blaine rit légèrement pour toute réponse et ajoute un second doigt pour l'étirer. Il l'incline vers l'avant et fait des va-et-vients paresseux en Kurt. Il se redresse pour presser ses lèvres aux coins de celles entrouvertes de Kurt.

« Ça te fait du bien ? »

« Tu rigoles ? C'est- ah, oui, j-juste là ! » couine Kurt en s'arquant au-dessus du matelas avant de se lover à nouveau contre le corps de Blaine, « Oh Dieu, depuis le début, j'ai envie de toi depuis le début. Je t'en prie, s'il te plaît, plus. »

Il sourit contre la joue de Kurt et entre un troisième doigt en lui. Il les courbe pour pouvoir titiller ce point magique. Kurt cache son visage contre le torse de Blaine et gémit sans se retenir, fermement accroché au biceps de Blaine.

« Un de plus, d'accord ? Pour que tu sois préparé correctement. » dit gentiment Blaine en mêlant le geste à la parole.

C'est beaucoup trop mais Kurt s'empale sur ces quatre doigts.

« Putain, Kurt. » grogne Blaine, « Ça va ? T'es tellement étroit, je ne veux pas- »

« C'est beaucoup, vraiment beaucoup mais c'est bon. Je t'en prie, ne t'arrête pas. » bafouille Kurt, le corps raide et recouvert de sueur partout où Blaine le touche.

Ils ne sont pas encore assez proches.

« Toi- Veux toi maintenant. » dit Kurt en saisissant le poignet de Blaine pour faire sortir ses doigts de lui.

« Tu es sûr ? »

« Te veux plus près. » tente d'expliquer Kurt, « S'il te plaît ? »

« D-D'accord. » bégaie Blaine en se tournant pour attraper la boîte de préservatifs.

Kurt reste allongé et sa poitrine monte et descend au rythme effréné de sa respiration erratique. Il tremble de tout son corps, jusqu'au bout de ses orteils. Ils sont sur le point de coucher ensemble. Kurt ne s'était pas du tout attendu à ce que la soirée prenne cette direction. C'était bien évidemment avant de savoir que Blaine avait aussi envie de lui. S'embrasser et se câliner des heures durant est fantastique et a permis de créer cette connexion si pure et réelle qu'il a avec Blaine mais ils sont sur le point de l'ancrer encore plus profondément.

Et peu importe ce qui arrivera, peu importe qu'ils se séparent, peu importe si Blaine décide qu'il ne veut plus faire partie de leur petite famille, ils partageront toujours cet instant.

Et personne ne pourra jamais le leur retirer.

Quand Blaine finit par dérouler le préservatif et lubrifier son membre, il rampe sur Kurt en collant chaque parcelle de son corps au sien et l'embrasse longuement.

« Je- Je dois te dire quelque chose. » annonce Blaine, « Avant qu'on commence. »

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Je t'aime. » confie Blaine et Kurt sent le cœur du garçon s'emballer contre sa cage thoracique, « Et c'est pour ça- Enfin, je ne mentais pas quand j'ai dit que je voulais qu'on couche ensemble pour être encore plus proche mais j'en ai envie parce que je t'aime et- et je suis désolé de ne te l'avoir jamais dit avant mais j'avais trop peur que tu ne- »

« Je t'aime aussi. » déclare Kurt en glissant sa main sur la nuque de Blaine pour l'attirer dans un autre baiser.

« Tu- Vraiment ? »

« Je crois que je t'ai toujours aimé. Je ne le... savais juste pas. »

Blaine sourit et Kurt pense que son sourire pourrait illuminer le monde entier. Il pose son front contre le sien et hoche légèrement la tête. Kurt enroule alors ses jambes autour de la taille de Blaine. Le mouvement oblige Blaine à s'abaisser et Kurt sent son sexe glisser frotter contre son entrée.

« S'il te plaît ? » chuchote-t-il.

Blaine acquiesce en tremblant et s'appuie sur ses coudes pour attraper son érection entre eux et l'aligner à l'intimité de Kurt.

« Prêt ? » demande-t-il doucement.

Kurt se lèche les lèvres et murmure :

« Oui. »

Avec cet accord, Blaine pousse en lui et leurs souffles se coupent au mouvement. Kurt serre les épaules de Blaine tellement fort qu'il est presque certain d'y laisser des bleus. Blaine s'enfonce ensuite un peu plus, centimètre par centimètre, tellement lentement que Kurt pense devenir fou avant qu'il soit entièrement enfoui en lui.

Mais, au bout d'un moment, il est totalement en lui et Kurt lâche un souffle qu'il ignorait retenir. Ils ont finalement réussi. Ils sont emboîtés l'un à l'autre comme des pièces de puzzle destinées à être ensemble. Ils sont recouverts de sueur et leurs membres leur font mal à force d'être tendus mais ils sont réunis. Ils sont aussi proches que deux personnes peuvent l'être sans fondre l'un en l'autre. Kurt ne s'est jamais senti aussi plein, à sa place ou miraculeusement complet auparavant. Même s'il ne s'était pas attendu à ça, il est vraiment très content de leur décision.

« Putain de merde. » hoquette Blaine contre l'oreille de Kurt, « Tu es tellement étroit. Je veux- mais je ne veux pas- »

« Ça va. » lui dit Kurt, « Tu peux bouger mais va doucement. »

La respiration de Blaine est tremblante lorsqu'il s'appuie sur ses coudes, les mains emmêlées dans les cheveux de Kurt, et qu'il recule son bassin. Quand il s'enfonce à nouveau, Kurt gémit longuement, d'une voix grave. Le son est purement sexuel, même dans ses propres oreilles.

« Oh mon Dieu. » grogne-t-il quand Blaine recommence.

« On- On ne doit pas faire de bruit. » bafouille Blaine.

« Pardon, je suis désolé. » couine Kurt en faisant glisser ses mains le long de la colonne vertébrale de Blaine pour serrer ses fesses fermes.

Les hanches de Blaine tressautent et plongent ainsi plus rapidement et plus fortement que précédemment. Kurt le regarde avec surprise.

« Pard- »

« Non. » interrompt Kurt, « Encore, recommence. »

Blaine ne s'arrête rien qu'une seconde avant d'obéir. Ses mouvements sont réguliers et brefs et seul le bout de son érection bouge réellement mais Kurt jette sa tête en arrière et Blaine doit s'incliner pour étouffer l'inévitable gémissement d'un baiser. Les jambes de Kurt commencent à trembler. Blaine s'enfouit à nouveau profondément, pulsant rapidement en lui, avant de reprendre ses rapides va-et-vients. Kurt a l'impression qu'il va littéralement s'écrouler.

« Arrête pas. » geint-il contre les lèvres de Blaine, « Je t'en prie, n'arrête jamais. »

Blaine l'embrasse avec plus de force, entrant sa langue dans la bouche de Kurt en rythme avec la cadence de ses hanches. Kurt s'accroche au dos de Kurt et prend tout, prend tout ce que Blaine a à lui offrir, même la sensation des poils de son pubis qui frottent encore et encore son érection douloureuse.

« Je- Oh Dieu, je ne peux pas- »

« Plus fort. » supplie Kurt d'une voix éraillée et tordue.

Blaine accélère ses mouvements et claque en lui. Kurt espère que personne n'entend le bruit du cadre de son lit qui frappe contre le mur. Il ne peut pas se concentrer là-dessus trop longtemps car Blaine trouve encore ce point et le frotte sans cesse. Il hurle presque à chaque fois qu'il le touche mais il réussit à cacher son visage dans le cou de Blaine à temps. Il y détecte alors son odeur, presque effacée par celle du sexe et de la transpiration mais elle est là. Chaude, douce et familière. Le parfum qu'il pensait avoir perdu pour toujours.

Les larmes affluent au coin de ses yeux. Il accentue la prise de ses jambes et de ses bras autour de Blaine, l'enveloppant de toute part de son corps. Jamais il ne le relaissera s'en aller.

Plus jamais.

« K-Kurt, Kurt. » grogne Blaine en sentant parfaitement les muscles de Kurt se resserrer autour de lui.

Son bassin se jette en avant avec frénésie et ses mouvements sont de plus en plus erratiques. Un cri aigu et doux résonne droit dans l'oreille de Kurt quand il jouit. Il presse tout son corps contre celui de Kurt, son ventre frottant son érection toujours présente. Kurt ne met pas longtemps à le suivre. Blaine peut sentir son orgasme pulser jusqu'au plus profond de son intimité. Il pleure sous toute cette intensité, ses larmes coulant de ses cils et tombant dans le cou de Blaine. Ils profitent le plus longtemps possible du plaisir qui courent dans leurs veines.

La sueur perle sur leurs peaux. Leurs jambes tremblent. Leurs ventres frissonnent.

Tout à coup, Kurt est mort de fatigue.

Mais il a trop peur de bouger. Il veut garder Blaine contre lui et en lui aussi longtemps qu'il le peut.

« Chut » chuchote Blaine même si sa voix est éreintée et essoufflée, « Je suis là. Je ne vais nulle part. »

Kurt se rend compte qu'il pleure désormais plus fort. Blaine dépose pleins de petits sur son visage et glisse ses mains sur ses aisselles pour s'accrocher correctement à ses épaules.

« Je t'en prie, reste. » supplie Kurt, se sentant vraiment pathétique.

« Je reste. »

« Tu ne dois pas t'en aller à nouveau. »

« Je ne m'en irais plus. »

« Blaine. »

« Je suis là, Kurt. »

A ces mots, Kurt sanglote avec soulagement et pleure encore plus violemment qu'il l'a fait devant la tombe de Samantha Anderson parce que Blaine est rentré à la maison. Il est rentré et il est bien présent, avec Kurt, dans son lit. Sa peau est toujours en sueur et réchauffée par le sexe et leurs cœurs battent encore follement, parfaitement synchronisés l'un à l'autre.

« Pourquoi tu m'as laissé ? » couine Kurt, « Pourquoi- J'ai tellement pleuré pour toi et j'ai cru que tu n'allais jamais revenir. J'ai cru que je ne serais plus jamais heureux. »

« Je suis désolé, je suis tellement désolé. »

« Tout le monde pensait que j'étais devenu fou mais je savais que tu étais quelque part dehors. Je n'aurais jamais arrêté de te chercher. »

« Chut. » murmure Blaine, « Tout va bien maintenant. Je- Dieu, je suis désolé de t'avoir infligé tout ça. Je n'ai jamais voulu te faire du mal, je te le jure. Mais je- j'ai toujours su que tu étais plus fort que moi. Je savais que tu irais bien. »

« Mais je n'allais pas bien. » avoue Kurt, « J'allais mal, très mal. »

Blaine capture ses lèvres dans un autre baiser, plus fiévreux, possessif et dur que les autres, mais c'est tout ce dont a besoin Kurt pour comprendre que l'attente est terminée.

Parce que Blaine est.

« Tu m'as souvent répété que j'étais courageux. » dit Blaine contre sa bouche, « Mais tu es la personne la plus courageuse que je connaisse. »

Kurt sanglote plus fort à ses paroles et presse à nouveau leurs lèvres ensemble. Ce n'est même pas vraiment un baiser. Leurs bouches sont seulement appuyées l'une contre l'autre avec tellement de puissance qu'il sent les dents de Blaine à travers sa peau. Blaine brise le contact pour pouvoir regarder Kurt dans les yeux correctement et essuie ses larmes de son pouce.

« Tu es très courageux. » déclare Blaine.

Kurt secoue la tête et griffe la nuque de Blaine en tentant de l'attirer dans un autre baiser.

« Non. » refuse Blaine, « Dis-le. »

« Blaine. »

« Je t'en prie. Je t'en prie, dis-le. »

Kurt repense à ces deux derniers mois, à tous ces jours où il ne voulait même pas sortir de son lit pour aller en cours, au fait qu'il n'a jamais laissé tomber ses recherches pour Blaine même quand tout le monde avait pitié de lui, à sa détermination et à sa générosité comme a tenté de lui faire comprendre Sam. Il inspire profondément.

« Je suis très courageux. » chuchote-t-il.

« Oui, on l'est. »

Blaine lui sourit. Il s'incline et embrasse Kurt tendrement et lentement cette fois. Kurt laisse finalement retomber ses jambes en grognant à la raideur de ses muscles et soupire. Son corps est complètement satisfait et son cœur devient plus léger à chaque caresse des lèvres de Blaine. L'heure avance sans qu'ils s'en rendent comptent, approchant rapidement de minuit.

« Joyeux anniversaire, Kurt. »