Note de l'auteur : Hello à tous ! J'ai adoré écrire ce chapitre avec Shredder et Donatello qui annonce un nouveau tournant à mon histoire. Je me calme sinon je vais dévoilé toute l'intrique, alors bonne lecture et à bientôt. ^3^

Un grand merci à tous ceux qui lisent cette histoire et qui me laissent des avis qui sont mes vitamines pour bien passé l'hivers !

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


Ma famille

Chapitre 9


Donatello cligna des yeux avec difficulté, son esprit était complètement embrouillé. Il avait mal à la tête et avait l'impression d'avoir pleuré durant son sommeil. Ça ne l'étonna pas plus que cela, car il avait encore fait un cauchemar où le Boss était en train de l'entraîner pour les clients, même si c'était plus parce qu'il avait envie d'une petite gâterie comme il disait.

Le jeune mutant se redressa péniblement en se tenant la tête, il frotta ses yeux et se figea en sentant quelque chose glisser bizarrement sur ses bras. Donatello se retrouva à fixer ses mains et découvrit avec stupeur les manches couleur bordeaux du kimono qu'on lui avait à moitié enfilé durant son sommeil.

Donatello poussa un soupir agacé en marmonnant. « Mikey… »

Avant de se raidir en voyant que ce n'était pas sa chambre. Il se releva d'un coup sur ses jambes et chancela à la douleur dans ses pieds. Il se redressa lentement pour voir qu'il n'était pas dans son lit et encore moins dans une des chambres de la maison. Il avait été allongé sur un futon dans une grande pièce inconnue qui servait apparemment de chambre. Donatello regarda ses pieds bandés avant de tourner sur lui-même pour comprendre où il était, les pans du kimono volèrent derrière lui mais ne le dérangea pas dans ses mouvements, aussi le garda-t-il.

Il faisait assez sombre mais il se rendit vite compte qu'il n'était pas seul. Il évita de fixer la zone où se tapissait la présence et chercha un moyen d'évaluer sa situation. Le jeune mutant repéra la baie vitrée et s'en approcha pour scruter à travers celle-ci et tenter de voir par réflexion le contenu de la chambre dans son dos.

Mais son attention fut détournée par la vue qui s'offrit à ses yeux. Il était haut, très haut ! Il voyait toute l'étendue d'un ciel gris qui s'étirer très loin et il y avait d'autre bâtiment tout aussi haut qui les entourait.

Un building, réalisa Donatello qui chercha dans ses souvenirs où il avait déjà vu ce lieu.

« Je suis à New-York ? » Murmura le jeune mutant en se frottant la tête d'ébahissement.

Une ombre apparut soudainement derrière lui à la limite de la lumière du jour, Donatello sursauta et se retourna de bloc vers la menace.

Une haute silhouette vêtue d'un kimono noir s'avança d'un pas, révélant un visage à moitié bruler qui réveilla brutalement les souvenirs de Donatello. Il revit Léonardo se faire avaler par la rivière, Raphaël tombait sous les balles et Michelangelo disparaissant dans l'eau sous les coups de feu. Splinter pendu par les pieds, se vidant de son sang.

L'adolescent poussa un cri de rage et se jeta sur l'homme. Celui-ci esquiva sans mal les coups de poings du jeune ninja et en profita pour maîtriser l'adolescent qu'il rejeta ensuite vers la baie vitrée. Donatello se rattrapa maladroitement contre la vitre. Il se retourna, carapace contre la surface transparente, et fusilla l'homme du regard.

- Que nous voulez-vous ! Pourquoi vous en être pris à ma famille ? Hurla l'adolescent mutant.

Les questions réveillèrent la douleur de la perte dans son cœur. Donatello se concentra pour la transforma en rage contre l'homme qui en était responsable.

L'asiatique au visage brûler l'observa tranquillement, le détaillant avec une attention qui mit le mutant vert olive mal à l'aise. Il attrapa les pans du kimono pour s'en draper le corps par réflexe, comme il faisait d'habitude avec sa veste violette, quand il réalisa alors une chose. Des inconnus l'avaient habillé durant son sommeil comme une fille !

Dégouté par le vêtement, il s'empressa de le retirer et de le jeter au sol en crachant contre l'humain.

- Vous ne savez pas reconnaître un garçon-tortue quand vous en voyez un !?

Donatello était outré de ce qu'on lui avait fait. Seul Michelangelo avait le droit de lui faire ça, car c'était juste une blague pour lui. Pas une source de jeu malsain comme il avait eu droit avec le Boss qui l'avait travesti plus d'une fois pour ensuite user de son corps d'enfant comme une poupée. Rien que d'y repenser une nausée et un sentiment de dégoût lui souleva l'estomac.

L'humain resta silencieux en continuant de l'étudier du regard au plus grand agacement du jeune mutant. Donatello tenta d'analyser son environnement encore une fois, mais il était en plein dans la lumière émise par la baie vitrée dans une pièce ou régner l'obscurité et ne voyait rien d'autre que l'homme.

- Comment t'appelles-tu petite tortue ? Demanda soudainement la voix grave, faisant sursauter la dite tortue qui se cogna la carapace contre la fenêtre.

L'homme esquissa un sourire qui énerva Donatello. Il fit un pas en avant en bombant le torse et leva bien haut la tête pour annoncer avec orgueil.

- Je m'appelle Donatello ! Donatello Hamato ! Pas petite tortue !

- Donatello.

L'adolescent se figea quand l'homme prononça son nom d'une voix étrange. Il resta immobile à regarder l'humain qui s'avança sur lui jusqu'à le surplomber de toute sa hauteur. Donatello se rendit compte qu'il s'était pressé contre la vitre quand celle-ci crissa à cause de sa carapace. Il voulut se dégager mais l'homme devina son mouvement et l'attrapa pour l'immobiliser d'une clé de bras en le tirant derrière sa carapace.

- Donatello… Murmura la voix grave de l'homme contre sa tempe alors qu'il enlaçait d'un bras ses épaules.

Le jeune mutant grimaça quand la prise se fit plus rude sur son bras et qu'il malaxa douloureusement son épaule.

- Tu es l'enfant de Yoshi et de Tang Shen ? Demanda l'asiatique.

- Oui. Grogna Donatello qui essaya de se dégager en se tortillant.

L'homme resserra sa prise. Énervant, l'adolescent qui mordit la main qui lui tenait l'épaule et donna des coups de pied pour se libérer. L'humain tira plus fort son bras dans sa carapace en représailles, forçant la tortue à se tenir tranquille.

- Tu es l'enfant que j'aurai du avoir avec Tang Shen.

Cette phrase alluma une alarme dans l'esprit de Donatello. Il avala sa salive et tourna la tête pour voir le visage défiguré de l'homme.

- Qui êtes-vous ? Souffla l'adolescent dont l'esprit échauffé par la phrase, réalisa alors qu'un plus grand danger se présenter face à lui.

- Oroku Saki. Annonça l'homme qui sourit quand il vit que cela évoqua quelque chose chez la tortue qui écarquilla des yeux.

- L'ancien frère d'arme de Splinter… Murmura le jeune mutant qui comprit enfin le pourquoi à ses questions.

La vengeance.

Cet homme avait déchaîné sa haine sur eux tous sans distinction.

« Enfin, pas tant que cela. » Se dit Donatello qui réalisa que depuis le début, Oroku Saki n'avait pas cherché à le tuer comme ses frères. Mais dans quel but le gardait-il vivant ?

- Si vous voulez vous venger de ma famille, pourquoi suis-je encore vivant ? Demanda l'adolescent en se préparant à une attaque.

L'homme le garda bien coincé contre lui et se tourna vers l'intérieur de la chambre. Il appela en japonais et des hommes vêtus de noir sortirent des ombres pour venir se mettre à genoux devant lui. Il leur donna des ordres que Donatello entendit avec perplexité.

- Enfermer-la dans une chambre. Donner-lui de quoi manger et traiter-la bien.

Saki poussa l'adolescent mutant devant lui et laissa ses hommes prendre le relai sans accorder un regard à Donatello qui essaya de comprendre ce qui se passer.

Les ninjas l'emmenèrent et firent selon les ordres de leur maître en le conduisant dans une chambre de style japonaise plutôt confortable. Donatello eut la surprise de voir sa veste violette pliée et posée sur le futon au milieu de la pièce. Il se précipita dessus pour la prendre dans ses bras tout en enfouissant son visage dedans. Quand il releva les yeux, il était seul.

Donatello réfléchit à tout ce qu'il venait de se passer.

Oroku Saki. L'ancien rival et frère d'arme de Splinter. Il se rappelait un peu l'histoire que lui avait racontée son père sur l'origine de leur famille il y a plusieurs années, car par la suite il ne l'avait plus jamais répété. Sans doute à cause des souvenirs.

Donatello baissa la tête et regarda sa veste entre ses mains. La seule chose qui rester de sa famille.

- Je suis seul. Murmura-t-il avant de sentir sa gorge se nouer et de se mettre à sangloter. Il enfouit à nouveau son visage dans sa veste et chercha désespérément l'odeur de la maison en elle.


Donatello était installé devant son ordinateur portable, cherchant un nouveau site pouvant le distraire par des énigmes mathématiques. Il tournait depuis un moment et ne trouvait rien d'intéressant quand il ne vit plus rien.

- Devine qui c'est !? Cria une voix qu'il reconnut sans peine.

- Hum… Je ne sais pas ? Shadow ? Klunt ? Lança d'un ton faussement interrogatif Donatello.

- Rhâ ! T'es pas drôle Donnie ! Lui dit Michelangelo en enlevant ses mains de devant ses yeux.

Une fois qu'il retrouva la vue, Donatello se tourna vers son petit frère assis en tailleur qui boudait les bras croisés sur sa poitrine. Il le regarda faire avec un sourire en coin avant de se mettre à siffloter l'air d'un générique de dessin animé qu'ils avaient découvert ensemble, Oban Star-Racers.

Mikey se mit à chantonner avant qu'ils se mettent à chanter en duo le reste.

« You will get your chance to shine

Akiramerai de

Janpushite hashiridashite

Omoi wa kitto kanau »

Michelangelo attrapa la main de Donatello et le fit se lever avec lui pour entamer une danse qui consister plus à tournoyer sur eux-mêmes. Ils continuèrent à chanter en riant comme des foux.

« You will get your chance to shine

Hajimari wa ima

Janpushite hashiridashite

Omoi wa kitto todoku

One day you will get your wings

Ai koso subete

You can fly till blue skies

You can touch the blue, blue sky ! »

Cria Mikey plus fort pour conclure en se jetant au cou de son frère qui roula avec lui sur le tatami du dojo.

- C'est malin ! Maintenant j'ai envie de me refaire un marathon Oban ! Ricana-t-il essouffler en installant sa tête sur le plastron de son frère qui chercher à respirer normalement après ce fou rire.

- Pareil… Souffla Donatello avant de relever la tête pour le voir. Ça te dit qu'on s'en fasse un ?

- Tu rigoles ?! Je suis né pour cet instant ! Lança Michelangelo en levant ses bras en signe de victoire.

Ils se relevèrent et filèrent devant le poste de télévision du salon que Donatello relia à son portable pour accéder au site internet où était stocké les différents liens de séries animés qu'ils avaient toutes visionnés et re-visionnés plusieurs fois comme la série Oban qui allait être revu pour la sixième fois par les jumeaux.

Spirit apparut soudainement à l'écran avant même que Donatello n'est pu lancer la vidéo. Surprit les deux adolescents sursautèrent et fixèrent avec ébahissement l'alien du dessin animé. Celui-ci les étudia de son étrange petit visage blanc comme la porcelaine qui contraster sur son corps plus noir que le charbon.

- Vous vous cachez dans les rêves de la transe. Mais vous ne pouvez pas m'échapper. Dit l'alien qui les fixer toujours de la même intensité.

- Donnie…

L'appel angoissé de son petit frère fit réagir Donatello qui se précipita sur son portable pour tout arrêter. Il sépara son ordinateur de la télévision et s'aperçu avec horreur que l'image de Spirit l'observer toujours. Donatello recula jusqu'à Mikey pour lui faire un rempart de son corps. Et les deux adolescents restèrent cloués sur place quand ils réalisèrent que Spirit sortait de l'écran.

Une fois que l'alien fut sorti hors de la télévision, il se tient droit devant eux alors que son corps s'enfla telle une flamme pour envahir la pièce.

- Vous ne m'échapperez pas.

La flamme noire éclata pour se rétrécir soudainement se fondant en une silhouette d'un corps humain entièrement noir. Des piques jaillirent le long des bras, des jambes et de la tête lui donnant un aspect que Donatello reconnut tout de suite. « Shredder. »

Michelangelo attrapa le bras de son frère et le tira en arrière. Sans se retourner les deux enfants s'enfuir hors de la pièce, hors de la maison. Loin, très loin de l'humain. Mais quand Donatello regarda par-dessus son épaule, tout avait disparu.

Plus de sol, plus de ciel. Tout était vide et vaste.

Seul la couleur noir qu'indiquer l'endroit qu'il avait fui et qui était à quelques pas d'eux. L'obscurité commença à grandir comme pour dévorer tout l'espace restant.

- Donnie ! Réveille-toi !

Donatello regarda sans comprendre son frère qui le secoua par les épaules en hurlant.

- On est en transe ! Réveille-toi ! Réveille-toi avant qu'il s'empare de ton esprit !

Splinter nous avait toujours guidés lors de nos transes. Surveillant et conseillant attentivement Michelangelo et moi car nous avions la fâcheuse manie de créer un rêve à deux. Nous transformions alors le vide en matière et lui donnions forme pour créer notre monde, souvent pour nous retrouver juste tous les deux et nous amuser.

Mais il y a un danger à transformer ainsi le monde de la transe. On attire des esprits errants en créant un point de repérer dans cette immensité et ces derniers sont tellement désorientés qu'ils sont souvent violents. Plusieurs fois, Splinter nous avait récupérés in extrémiste et nous avons eu droit à des punitions pour s'être mit aussi stupidement en danger.

À force, nous avons appris à différencier les illusions et à faire attention lors de nos transes.

« Attends ! Si c'est une transe ? Ce n'est pas un rêve ?! » Cria Donatello en s'agrippant à Michelangelo. Il venait de réaliser que si son frère était là devant lui, c'est qu'il n'était pas mort.

- Mikey, tu es vivant ?

- Heu, oui ? Mais Donnie, c'est pas le moment !

- Mikey ! Dis-moi comment va Splinter ? Et les gars ?

- J'n'en sais rien ! Je suis retrouvé ici en même temps que toi. Il poussa un cri et envoya rouler son frère d'un coup d'épaule pour éviter la masse d'ombre de la silhouette de Shredder qui chuta entre eux.

- Donnie réveille-toi ! Ordonna Michelangelo avant de pousser un cri quand il se fit attaqué par la silhouette qui chercha à le taillader.

Donatello se releva d'un bond et courut se jeter dans le dos de Shredder. Celui-ci roula loin d'eux et poussa un grognement de rage en se relevant. Profitant du répit, Michelangelo sauta près de son frère et le supplia.

- Donnie je t'en prie, réveille-toi ! Je ne vais pas te laisser seul ici !

Son frère un peu sonné, hocha la tête et se mit à compter. « Un, deux… »

Michelangelo à moitié transparent lui sourit avec soulagement en disant avec lui. « Trois. »

Donatello ouvrit des yeux hagards en cherchant à comprendre où il était. Il se concentra sur ce qu'il voyait avant de comprendre que c'était un plafond. Ses souvenirs se remirent en place et l'adolescent mutant passa une main sur ses yeux fatigués par les heures de transe en souriant.

Son petit frère était vivant ! Il y avait donc une chance pour que tout le monde aille bien. Le souvenir de Splinter écroulé sur le ponton, abattu d'une balle, refroidit son enthousiasme. Il se roula sur le côté pour se redresser en soupirant et tira de sous son plastron sa veste violette qui était étalé sous lui.

- Tu es doué.

La voix grave fit sursauter Donatello qui se releva d'un bond sur le futon, prêt à se battre. Oroku Saki, vêtu de son kimono noir, se tenait devant le seuil de la chambre, l'observant avec nonchalance.

Ne sachant pas quelle attitude adopter, Donatello resta sur ses gardes avant de se décider à interroger son geôlier. « Vous venez me narguer ? »

L'homme fit un sourire narquois qui déplu à l'adolescent. Il se dirigea sur la tortue pour s'arrêter à quelques pas d'elle en l'étudiant attentivement avec toujours un coin des lèvres relevés en un simulacre de sourire.

Donatello lui rendit son regard avec hargne jusqu'à ce que Saki lui parle.

- Veux-tu sortir de cette chambre ?

Le mutant fronça des sourcils de surprise, avec méfiance il hocha de la tête.

L'humain lui tourna délibérément le dos et se dirigea vers la porte. Une fois sur le seuil de celle-ci, il se retourna vers la tortue mutante et lui fit signe de la main de venir. Donatello le fixa avec suspicion, arrachant un sourire à Saki qui lui dit.

- Tu veux sortir de là ou tu préfères rester à pleurer tel un enfant sur ton lit ?

Piquer à vif, Donatello s'avança jusqu'à lui avant même de se demander si c'était une bonne idée. C'est une fois hors de sa geôle et qu'il se retrouva face à Oroku Saki qui lui souriait tel un fauve face à sa proie que l'adolescent mutant se traita d'idiot.

à suivre...