Note de l'auteur : Hello à tous ! Une seule chose à dire, bonheur total en écrivant ce chapitre ! XD

J'espère que vous allez l'apprécier tout comme moi.

Bonne lecture et un grand merci pour votre patience !

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


Ma famille

Chapitre 12


Donatello fixa le plafond depuis un moment avant de comprendre qu'il était réveillé. Il se souvient d'Oroku Saki l'empoignant alors qu'il se débattait contre lui et de sa main s'abattant sur son cou.

Le jeune mutant se retourna sur son côté et se redressa en siffla au pincement dans son cou là où il avait été sans doute était touché. Il l'avait frappé fort, il n'aimait vraiment pas cet homme !

La tortue s'assit dans le lit pour découvrir sans surprise qu'elle était à nouveau dans la chambre qu'on lui avait assignée. L'adolescent mutant se leva et fit le tour de la pièce qui n'était que meublé que du petit futon et de son oreiller, rien d'autre. Le grand classique d'une cellule de prison qui lui aurait sembler être un luxe il fut une époque.

Un petit sourire étira le visage de Donatello quand il fut certain d'être seul et sans surveillance. Il put enfin sortir des replis de sa veste violette son trésor. Son téléphone portable en forme de carapace !

« Enfin, je vais plutôt l'appeler téléphone carapace, c'est plus court et ça à plus de classe. Mikey va l'adorer ! » Se dit à haute voix Donatello en souriant avant de se figer sur sa dernière phrase. Est-ce que son petit frère allait bien ? Il allait enfin savoir si sa transe était véridique, mais ce qui l'inquiéter le plus, était de savoir pour ses frères… et Splinter.

Après un moment d'hésitation que se reprocha Donatello, il se décida à téléphoner chez lui. La sonnerie n'aboutit pas et raccrocha immédiatement. L'adolescent paniqua avant de supposer que la ligne avait été coupé lors de l'attaque. Il essaya le numéro de Léonardo pour obtenir le même résultat. Son sentiment d'angoisse augmenta avant de se rappeler que Léo n'avait plus son portable lorsqu'il était entré après s'être fait torturé.

Donatello inspira doucement pour calmer son cœur et essaya de joindre Raphaël pour obtenir une nouvelle fois une coupure sans sonnerie.

« Ils sont morts… non… non ce n'est pas possible, ils… April ! »

Il composa le numéro de la jeune femme mais n'obtient pas de meilleur résultat que ses précédents essais qui finit par l'achever moralement. Le désespoir envahit son esprit d'une douleur insupportable de se retrouver seul. Avant de se secouer en se rappelant alors de la seule personne en qui il avait pleinement confiance comme à un membre de sa famille et qui pouvait peut-être l'aider.

S'accrochant à ce dernier espoir, le mutant vert olive composa le numéro de téléphone de Leather Head.

Une sonnerie retentit, Donatello s'accrocha à deux mains à son téléphone en sentant son cœur battre à tout rompre et qu'une boule se formait dans sa gorge.

- Hello ?

Donatello se rendit compte qu'il ne pouvait plus parler car il retenait sa respiration depuis un moment, il essaya de sortir un son et s'étrangla.

- Allo ? Il y a quelqu'un ?

La voix grave et chaude du reptile mutant finit par avoir raison du blocage de voix de jeune mutant qui se mit à sangloter.

- Leat~her Head… C'est tout ce qu'il put dire avant de se mettre à pleurer en même temps que les mots sortaient en un torrent incompréhensible. Il se rappelait juste avoir dit qu'ils s'étaient fait attaqués, que tout le monde était mort et qu'il était seul.

Il entendit alors une chose tellement incroyable qu'il resta sans voix à pleurer.

- Donny !? répéta la voix.

- Ra-Raph… Raph ! Raph ! C'est toi ! réussit à balbutier le génie mutant.

- Don ! Tu vas bien !?

- Raph ! Mon Dieu, tu es vivant ! Tu vas bien !

- J'ai connu mieux… Où es-tu Don ?

- New-York… Il m'a emmené à New York, j'ai essayé de fuir mais il contrôle tout ici. Je n'aime pas être avec lui, il est bizarre. Je veux rentrer à la maison !

- Tu es en train de pleurer petite tortue ?

Prit par surprise, Donatello sursauta et sauta sur ses pieds pour découvrir Karai dans l'embrassure de la porte de sa chambre. Il tenta de cacher son téléphone dans son dos mais la kunoichi était déjà sur lui et le lui arracha des mains en ricanant.

- Un téléphone avec une carapace de tortue ? Original ! lâcha-t-elle d'une voix dédaigneuse.

Elle entendit une voix s'égosillée dans le combiné et le porta à son oreille sous le regard horrifié de Donatello.

- Qui êtes-vous ? interrogea la kunoichi.

Donatello entendit les menaces de Raphaël contre la jeune femme tellement il hurlait.

- Tu touches à mon frère ! Je te tue !

- Encore faudrait-il que tu puisses le retrouver avant que je m'occupe de lui.

Et elle raccrocha en fixant Donatello d'un air supérieur.

- Je vais garder cela en attendant que tu te comportes comme il faut. Petite tortue.

- Rends-le moi ! grogna le mutant en tentant de récupérer son bien mais la jeune fille sauta hors de porter et le nargua en secouant son téléphone dans sa direction.

Piquer à vif, Donatello la poursuivit hors de sa chambre sans même réfléchir et courut après la jeune fille qui conserver une bonne avance sur lui et la perdit de vue à un détour de couloir. Donatello accéléra le pas pour la rattraper et manqua se cogner dans quelqu'un. Surprit, il eut le temps de freiner et de faire un pas en arrière pour voir Karai au côté d'un homme immense aux cheveux d'un blond doré tiré en arrière, attaché en une queue de cheval. Ses bras portaient deux tatouages impressionnant, une flamme rouge encerclé ressemblant au symbole des Foots sur l'épaule droite et sur le gauche un dragon de couleur pourpre qui monter de son poignet jusqu'à son épaule.

- Qu'est-ce que nous avons là ? demanda le colosse en toisant le petit mutant d'un regard amusé.

- Le nouveau chouchou de maitre Shredder, annonça d'une voix froide la jeune japonaise qui lui montra le téléphone de Donatello.

Le colosse aux cheveux blond regarda l'appareil en haussant un sourcil interrogatif alors que le plus jeune de la pièce observait la scène avec une boule d'angoisse fleurissant dans le ventre.

- Jolie téléphone, lâcha la voix rauque de l'homme.

- Il l'utilisait pour pleurer après son frère, lança d'un ton hautain la jeune fille alors que Donatello sentit son sang bouillir face à son attitude désinvolte.

- Je n'pleurais pas ! Rends-moi mon téléphone !

- Ton téléphone ? Je dirai le mien maintenant !

- Il est à moi ! C'est moi qui l'ai fabriqué, rendez-le-moi !

- Toi ? T'es qu'un sale gosse des rues ! Tu ne saurais même pas changer une ampoule.

Énervé par l'attitude de l'humain qui secouer son téléphone sous son nez, Donatello hurla.

- Mode protection rapproché !

Le géant se tétanisa brusquement en ayant une grimace assez comique sur son visage alors que Karai le regarda interloqué par son attitude. La tortue mutante, elle, ne perdit pas un instant et fonça tête la première dans le ventre de l'humain, le jetant au sol par son attaque qui aurait en temps normal, à peine ébranler l'épaisse carcasse de l'homme qui resta à terre.

Profitant de la confusion général, Donatello récupéra son téléphone qui avait glissé hors de la grosse main de l'humain et détala dans le couloir sans réfléchir. Une seule phrase était dans son esprit. « Raphaël est vivant, Raphaël est vivant, Raphaël est vivant ! »

Il dérapa à un détour de couloir et fonça sur l'ascenseur pour appuyer plusieurs fois sur le bouton d'appel. Avant de tourner la tête par-dessus son épaule pour découvrir Karai se tenant derrière lui de toute sa hauteur, un air glacial sur ses traits.

Ils restèrent à se dévisager ainsi jusqu'à ce que la sonnerie indiquant l'ouverture des portes de l'ascenseur les sortes de leurs torpeurs.

Agissant simultanément, les deux jeunes ninjas se précipitèrent l'un sur l'autre. Karai écarquilla les yeux de surprise, s'attendant visiblement à ce que la tortue fuit. Et fut pris de court quand Donatello plongea, littéralement, tête la première dans son estomac.

L'élan du coup propulsa la kunoichi en arrière sur ses fesses, le souffle coupé et incapable de reprendre sa respiration. Elle fut seulement capable de regarder l'adolescent tortue à la veste violette se redresser en vacillant, secouer sa tête un peu sonnée par le coup qu'il venait de porter. Donatello jeta un regard vers Karai avant de se précipiter dans l'ascenseur, dont les portes se refermèrent sur lui.


Donatello s'efforça de reprendre son souffle et sa concentration en fixant les chiffres qui s'illuminaient en ordre décroissant. Tout aller se jouer sur le bluffe pur et dur dans les prochaines minutes. Il inspira un grand coup et se détendit autant que possible quand le chiffre zéro s'illumina et que les portes de l'ascenseur s'ouvrirent.

D'un pas tranquille, il s'avança dans le hall d'accueil et le traversa sans faire cas des personnes en costumes-cravates qui allaient et venaient en tous sens, concentrer sur leur travail. Il crut un instant que ses genoux allaient céder sous lui quand l'un des vigiles de l'entré jeta un œil sur lui. Il hocha la tête d'un air entendu et esquissa de son mieux un sourire innocent qui fonctionna à merveille.

Il crut rêver quand il franchit les portes vitrées et se retrouva d'un seul coup à déambuler dans la grande rue bruyante et grouillante d'homme et de femme. Parlant dans leur téléphone, l'évitant à peine sans lui accorder un regard pour aller plus vite à leur destination.

Étourdit par tout ce monde et ce bruit autour de lui. L'adolescent suivit le mouvement de la foule, tout en se demandant pourquoi il y a quelques heures, la rue était vide quand il s'était fait attraper par Saki.

L'esprit de Donatello se ressaisit soudainement quand il entendit quelqu'un dans la foule dire. « Je rentre à la maison dans quelques minutes… »

Il secoua la tête rapidement et regarda autour de lui.

Il n'avait aucune idée d'où il était. Il jeta un œil à son téléphone carapace et grimaça en voyant que la batterie était presque vide. Le coup de taser programmer vocalement avait bien marché sur le grand humain blond, mais maintenant il ne pouvait pas se permettre de faire quoique ce soit avec le téléphone, même si ça le démangeait.

- Je dois trouver un moyen de le charger, songea l'adolescent en cherchant un bar internet ou n'importe quelque magasin permettant de le faire.

Il repéra un petit magasin d'ordinateur à quelques mètres et s'y rendit. Sa première intention fut de demander au caissier de la boutique s'il pouvait le dépanner. Il tenta de parler à l'humain d'une vingtaine d'année avec un teeshirt sur lequel était imprimé le symbole power qui tenait la caisse. Ce dernier avait le nez plongé dans son écran d'ordinateur et l'ignora superbement tout en s'adressant à quelqu'un d'autre. « Zupper, tu vas sur le flanc gauche. Moi je tente une approche directe pour faire diversion. Tout repose sur toi mec ! »

Donatello réalisa alors que l'homme était en plein RPG de combat par casque téléphonique et le laissa tranquille dans son monde. Il fila au fond du magasin et chercha son bonheur par les rayons. Il trouva un câble correspondant à son chargeur, il le sortit hors de son emballage et le brancha sur une prise électrique en s'excusant de son vol.

Quelques minutes passèrent avant que Donatello n'estime qu'une batterie à moitié chargé, c'était mieux que rien et ressorte hors du magasin après avoir tout remis en place. En passant devant la caisse, le gamer hurla en levant les poings. « On a réussi les gars ! Vous êtes trop fort ! »

Donatello sortit en souriant d'indulgence et amusé par la scène avant de se rappeler de ses priorités. Il composa à nouveau le numéro de Leather Head en priant pour que ça marche. Au bout de deux sonnerie, il eut le bonheur d'entendre la voix du grand reptile mutant.

- Donatello !

- Leather Head !

- Oh mon Dieu ! Tu vas bien ? La communication a coupé et on n'arrivait plus à te joindre !

- J'ai eu quelques soucis, mais maintenant ça va. Le téléphone ne pouvait plus rien capter après le coup de taser.

- Un taser ! Il s'est passé quoi ! grogna soudainement le crocodile.

Donatello s'empressa de le rassurer en comprenant son inquiétude. « Je vais bien ! C'est mon téléphone que j'ai équipé d'un taser et j'ai dû l'utiliser sur l'un de ses gorilles pour pouvoir m'enfuir. Je suis quelque part dans une rue qui s'appelle la W 31 ème st ST ? Je ne sais pas où je suis, mais je vais bien. »

- Va à un poste de police. Je…

- Passe-moi ce putain de téléphone ! hurla la voix de Raphaël au plus grand plaisir de Donatello qui ne put s'empêcher de s'écrier.

- Raph !

- Tu ne vas pas voir la police !

- Mais… ?

- Il n'y a pas de mais ! Tu vas te cacher dans un parc et tu nous envoie son nom. Et une fois à l'intérieur, tu y restes ! On vient te chercher ! Comprit !

- Pourquoi ?

- Tu obéis ! On ne sait pas si la police est dans le coup ou même si on va te croire là-bas ! New-York est son territoire ! Tu ne peux pas t'en souvenir mais moi si. Papa et maman avaient toujours peur de l'état de New-York et de tout ce qui s'y rapportait à cause de lui ! Ne prends pas de risque et cache-toi dans un parc et fait comme on te l'a appris lors des excursions en forêt. Comprit ?

- Comprit… Donatello marqua un temps d'hésitation, il voulait lui poser la question qui le torturer depuis des heures mais Raphaël le rabrouha vertement avant.

- Va dans un parc tout de suite ! ordonna-t-il avant de raccrocher aussi sec, laissant Donatello seul avec ses peurs avant de se ressaisir.

- O.K. Trouver un parc, se dit-il en se laissant guider par son instinct.

Le jeune mutant marcha longtemps, il trouva un parc mais il y avait trop de passage et trop peu de surface ou se cacher à son goût. Il poussa un peu plus loin avant de trouver un parc un peu plus grand mais tout aussi animé. Fatiguer, Donatello décida de faire avec ce qu'il trouve et envoya un texto pour ménager sa batterie de téléphone. « Madison Square Park. » Et se résolut à attendre cacher dans les buissons du parc que son frère vienne le chercher, avant de s'endormir allonger dans l'herbe.

Mais les choses ne se déroulent pas toujours comme prévu dans la vie, surtout dans une grande ville tel New York. C'est ce que réalisa Donatello quand il se fit écrasé par un pied en plein dans son plastron qui le réveilla en sursaut.

- P'tain mais qu'est-ce que tu fais étalé dans les buissons toi ? Tu resquilles ? demanda une voix dans la pénombre.

Donatello, l'esprit encore à moitié endormit, regarda sans comprendre une jeune fille d'environ son âge. Les cheveux d'une étonnante couleur mauve attachés en une queue de cheval, vêtu comme une loubarde le regarda en haussant son sourcil gauche, où briller un piercing dans son arcade sourcilière. Le mutant répéta la dernière phrase qu'il avait entendu.

- Resquiller ?

- Le concert !

- Où ça ? demanda la tortue en regardant autour d'elle.

La fille rigola soudainement en le voyant faire à sa plus grande interrogation avant de l'aider à se relever en lui offrant sa main.

- T'es un rigolo toi ! Allez, suis-moi ! Maintenant que tu as passé le cordon de sécurité, je vais te montrer les meilleures places gratuites de ta vie !

Elle lui attrapa le poignet et le guida à travers la végétation. Une fois le rideau de buisson et d'arbre passé, Donatello découvrit qu'une scène de spectacle était monté juste à côté avec des projecteurs braqués dessus et tout un attroupement de gens qui commencer à s'agglutiner autour. « Comment je n'ai pas entendu tout ce bruit autour de moi ? » se demanda-t-il perplexe.

Donatello eut le temps de lire les banderoles où étaient écrit : Ichigo en tournée mondiale ! Bienvenue à New York Ichigo !

La fille aux cheveux mauves fit signe à un groupe de quatre adolescents qui les héla de loin. Ils les rejoignirent en jouant des coudes et une fois auprès d'eux. Elle fit les présentations.

- C'est des potes de mon groupe. Nous sommes des dragons pourpres ! Voici Vik, là t'a Jay, là t'a HP et le gaillard là-bas c'est Joe. Et toi c'est comment ?

- Don… répondit automatiquement l'adolescent avant de se taire.

- Don, c'est marrant ! J'n'aurais pas dit ça. Moi, c'est Angel ! Tu sais que t'es le premier muto-tortue de notre âge que je vois ! Tu es du quartier ?

- Non, je viens d'arriver dans le coin, avoua timidement la tortue ce qui fit rire un des gars du groupe.

- Il s'est barré en douce de chez lui pour voir le concert plutôt, oui ! lui demanda Jay.

Pour faire bonne figure et pas attirer l'attention sur lui, Donatello hocha la tête ce qui provoqua les rires et les acclamations du groupe.

- T'a raison mon gars ! Elle faut le coup Ichigo !

- Elle est trop mignonne !

- Elle a trop la classe cette fille ! Si seulement elle pouvait être ma petite copine !

- C'est ça ! Rêver toujours les gars ! En attendant, vous m'avez moi ! conclut Angel alors que de la musique commença à s'élever des haut-parleurs.

- Ça commence les gars ! Tous avec moi ! Ichigo ! Ichigo ! hurla à tue-tête Angel et les dragons pourpres. Donatello suivit le mouvement en réalisant avec excitation qu'il allait assister pour la première fois à un concert en live.

à suivre...

Premier concert de Donatello qui va assister à la première tournée mondiale d'Ichigo, la célèbre idole mutante japonaise !