Note de l'auteur : Hello à tous ! Voici un chapitre tout frais rien que pour vous. Amusez-vous bien et bonne lecture ! ^*^/

Rappel: Je ne possède pas TMNT.


Ma famille

Chapitre 13


- Tu comptes aller où comme ça ?

Raphaël soupira en levant les yeux au plafond avant de les tourner par-dessus son épaule vers le seuil de sa chambre pour voir Léonardo dans l'encadrement. Il se détourna de lui pour se concentrer à nouveau sur son sac de voyage qu'il avait préparé en tout hâte après le coup de fil de Donatello.

- D'après toi ? Je vais chercher Don à New York. J'ai assez d'argent pour prendre un bus jusque là-bas.

- T'avais raison ! Il est con ! s'exclama soudainement Léonardo à la plus grande consternation de Raphaël qui se retourna en bloc vers lui pour lui bondir dessus. Il se figea quand il vit Casey apparaître juste derrière Léo.

- Casey ! Tu ne devrais pas être debout ! s'écria l'adolescent à la veste rouge en se précipitant sur son ami humain pour l'épauler de peur qu'il tombe. Où sont April et Shadow ? demanda-t-il une fois qu'il les eu rejoints dans le couloir en regardant autour de lui.

- Ça ne te regarde pas si tu t'amuses à foncer tête baissée là-bas ! grogna Casey en s'appuyant lourdement contre lui.

- Casey… il est tout seul là-bas et je suis le seul ici à pouvoir tenir le choc du voyage pour aller le chercher et le ramener, soupira Raphaël en le repoussant vers le mur.

- C'est ce que tu crois, grogna l'humain en se dégageant de l'étreinte de l'adolescent pour se tenir dos au mur, tout en le fixant avec un regard lourd de reproche.

Raphaël lui rendit son regard en croisant les bras sur son plastron en tordant la bouche dans une grimace.

- Tu sais qu'il a raison Raph, avança Léonardo.

- Et tu proposes quoi Monsieur Perfection ? Tu as vu vos tronches !? Vous tenez à peine sur vos jambes !

- Et toi tu vas aller tout seul là-bas ? Hors de question petit abruti ! On y va en groupe ! Et c'est sans appel ! grogna l'humain en le pointant d'un index plus ou moins empreint d'autorité.

Raphaël secoua la tête et retourna dans sa chambre pour se reconcentrer sur son sac de voyage qu'il finit de préparer en quelques secondes avant de le refermer d'un coup de fermeture éclair. Il chargea son sac sur son épaule et se tourna vers son frère et son ami humain qui lui barrer à présent la route.

- Laisser-moi passer les gars où vous allez le regretter, grogna l'adolescent vert émeraude en avertissement.

Léonardo se campa sur ses positions alors que Casey s'avança d'un pas et le toisa de toute sa hauteur.

- Essaie pour voir, lui dit-il de sa voix grave.

Raphaël résista à l'envie de lui coller un coup de poing dans les côtes. Casey s'était mangé deux balles, une dans l'épaule et l'autre s'était fiché dans le ventre. Un mouvement brusque pouvait ré-ouvrir ses blessures, alors un coup de poing était hors de question.

Ils se toisèrent avant de se faire interrompre par une voix qui les fit sursauter tous les trois.

- Tu vas où Raph ?

Le mutant à la veste rouge lâcha son sac et se précipita à l'entrée de sa chambre pour voir la petite silhouette de Michelangelo dans le couloir.

- Retourne te coucher Mikey ! Ordonna-t-il, mais son frère l'ignora à son plus grand déplaisir. Casey laissa passer Raphaël qui s'avança sur son petit frère pour se laisser tomber à genou devant lui. Il le prit par les épaules et l'observa avec mécontentement.

- Tu vas chercher Donnie ? lui demanda Michelangelo en le regardant dans les yeux.

- Mikey, tu te remets à peine. Retourne auprès de papa, lui ordonna Raphaël mais son petit frère secoua la tête et planta ses yeux bleus dans les siens en lui rétorquant.

- Je viens avec toi ! Tu penses pouvoir y aller tout seul alors que tu t'es pris une balle ! Tu tiens à peine debout alors que moi je tiens la forme après avoir autant dormi ! Je viens avec toi ! Si tu tentes de partir sans moi, je te suivrai en douce ou je partirai de mon côté ! Mais j'irai à New York pour chercher Donnie ! Je…

Raphaël dû plaquer une main sur la bouche de Mikey pour le faire taire tellement il parlait vite. L'aîné immédiat soupira en secouant la tête avant d'observer son petit frère qui lui rendit son regard avec un air déterminé sur le visage.

- D'accord, t'as gagné, grogna dans la défaite Raphaël.

Il tourna son regard vers Léonardo et Casey qui l'observaient avec un sourire en coin qui en disait long. Raphaël les poignarda d'un regard alors que Léonardo lui souligna l'évidence en lui disant.

- La vérité sort de la bouche des enfants. Tu es blessé toi aussi, en fait les seuls qui sont aptes à partir selon tes critères sont Leather Head, Mikey, April et Shadow. Et on ne va rester en arrière pour tes beaux yeux Raph. Surtout si c'est pour aller chercher Don. Alors soit on se met d'accord, soit on part chaqu'un de notre côté pour se retrouver à New York.

Casey eut un sourire arrogant qui énerva Raphaël alors que Michelangelo se débattit pour libérer sa bouche de la poigne de son grand frère qui finit par le relâcher. Une fois libre, ce dernier s'écria.

- On va à New York ?! On va faire comment pour papa ?

- On va devoir le laisser se reposer ici. Son état de santé ne lui permet pas de voyager. April devra sans doute rester avec lui et Shadow, supposa Léonardo avant de regarder Raphaël qui soupira.

- O.K je vais la voir et lui expliquer tout ça. Elle est où ?

- Elle donne son bain à la petite, avec tout ce qu'il s'est passé elles n'ont pas eu le temps de se laver, leur expliqua Casey.

Michelangelo se précipita dans le couloir en criant.

- Je vais l'avertir !

Casey ricana un instant avant de s'écrier soudainement en courant aussi vite que possible avec ses blessures après l'adolescent tortue vert tendre.

- Je t'interdis d'aller mater ma femme et ma fille sous la douche ! Sale petit pervers !

Raphaël et Léonardo, toujours dans le couloir, se fixèrent gravement un moment avant d'hocher la tête l'un pour l'autre et d'aller chercher leurs affaires. D'un commun accord, ils étaient prêts pour partir ensemble.

Ils allaient retrouvé Donatello à New York.


Donatello se réveilla d'un seul coup en se sentant nauséeux. La tête embrouillée, il s'installa difficilement en position assise sur le plancher où il était étendu, en ayant l'impression que son crâne était empli de coton.

Il fait noir, était tout ce que son esprit arrivait à formuler. Il lui fallut un moment pour réaliser qu'il était dans une pièce plongé dans l'obscurité.

Donatello se frotta le front et tenta de comprendre où il était.

Une pièce aux fenêtres obstruées par des cartons et des planches clouées en travers…

Intriguer par l'étrangeté de mes découvertes, je tentais de se lever mais dû me trainer à quatre pattes jusqu'à la plus proche fenêtre. Pour me relever, je dû prendre appuie contre le mur et attrapa une planche pour me stabiliser. Une sensation de piqûre brulant ma main droite me fit tout lâcher pour regarder ma main écorchée. Je m'étais planté les clous dedans sans même m'en rendre compte. La sensation de douleur réveilla mon cerveau encore embrumé qui se rappela une très jolie fille mutante féline au pelage couleur crème qui été vêtue d'un étrange costume rose et blanc scintillant dans la lumière.

- Le concert d'Ichigo… me souviens-je en regardant autour de moi en se demandant où j'étais. Je me rappelais d'Angel et de son groupe de potes. On avait chanté à tue-tête, rit, partager des boissons offertes par Joe… après c'était tout. Je m'étais sans doute assoupi et ils m'avaient emmené chez l'un d''eux, ce qui expliquerait l'allure de la pièce, me fis-je remarquer. Ils faisaient sans doute tous partis d'une bande des rues. J'avais lu quelques livres et articles en rapport avec ça. En général, ce genre de bande était composé d'enfant fugueur ou de famille en perdition.

- Pauvre Angel, elle a l'air d'une fille sympa, soupira-je en pensant la jeune fille au caractère bien trempé que je trouvais sympathique. Mais comment j'ai fait pour atterrir ici ? Pourquoi je me rappel pas du moment où je me suis endormi ?

Une voix s'éleva de derrière la porte, m'arrachant de mes pensées. Je me tournais vers la source pour sentir mes jambes tremblées au point de se dérober sous moi. Je me rattrapais au mur d'une main, en fronçant des sourcils intriguer par ma soudaine faiblesse.

Des bruits de pas lourds résonnèrent, la porte s'ouvrit brusquement en grand et claqua contre le mur. Une lumière vive m'aveugla, me forçant à lever une main devant mon visage pour me protéger les yeux.

Avec difficulté, je finis par distinguer une silhouette immense avant qu'une autre ombre ne se détache d'elle pour entrer dans la pièce. Je plissais des yeux tout en cherchant à garder équilibre avant de reconnaître l'humain devant moi.

- Joe ? Où sont les autres ?

Le jeune humain ne dit rien. Il m'attrapa par le bras que je gardais lever devant mes yeux et me tira devant lui. Je titubais et eu du mal à suivre le mouvement imposé qui me pousser vers la porte. Je m'en mêlais les pieds et trébucha pour chuter à quelques pas du seuil, à moitié affalé au sol et retenu en même temps par mon bras que tenait Joe.

Un rire gras s'éleva de la silhouette massive qui était toujours sur le seuil. Je levais le regard vers elle et essaya de deviner qui se tenait devant moi. Dans la lumière qui faisait tomber son ombre devant lui, l'inconnu était encore plus impressionnant pour moi qui était à ses pieds.

- Comme convenu voilà la tortue. Maintenant, je veux mon fric pour la livraison et le transport !

- Relève-la que je la vois, ordonna une voix qui me fit frissonné et me rendit mal à l'aise.

Joe me tira par le bras pour me relever sur mes pieds et me poussa hors de la pièce obscure. Je trébuchais à nouveau et chuta lourdement sur mes genoux sans qu'on me retienne. Un grincement métallique s'éleva tout près de ma tête, alors qu'encore embrouillé par ma chute, je ne réalisais pas tout de suite ce qu'il se passait. Une main rude m'attrapa par le menton et me fit lever les yeux pour croiser un faciès boursoufflé grotesque qui me répugna.

Deux yeux couleurs marron sale étaient enfoncés dans l'amas de chair boursoufflé qui servait de visage à l'humain, les quelques cheveux noirs qu'il y avait sur son crâne dégarni étaient longs jusqu'à ses épaules et luisant de gras. La bouche de l'homme se tordit avant de sourire et s'esclaffant.

- Bonne trouvaille ! Ce mutos à l'air en bonne santé, il va m'servir un moment !

- J'vous l'avait dit ! J'vous trouve les meilleurs si on me paie bien !

- Et tant que client fidèle, nous sommes d'accord !

- Tu me vends ? demandai-je soudainement en réalisant ce qu'il se passait. Je venais à peine de me sauver d'un maître ninja qui me garder prisonnier pour tomber sur un vendeur d'esclave mutant moderne ?! Tu parles d'une malchance !

- T'occupes pas de ça toi et obéit si tu veux vivre longtemps ! Les récalcitrants finissent dans les égouts si t'as de la chance. Me roupilla Joe en me frappant d'un coup de poing bien placé dans les côtes.

Prit d'une rage soudaine pour toute cette situation, je contorsionnais dans la prise du gros humain et cracha ma fureur contre Joe.

- T'es un sale enfoiré ! Je t'ai fait confiance !

- Règle numéro Un de la rue mutos. Ne fait confiance à personne !

J'hurlas en cherchant à me libérer de la prise du gros homme alors que celui-ci raffermit sa prise sur moi sans mal. Avant de me serrer plus fort un bras en le coinçant dans une poigne qui me fit crier. Alors une chose horrible se produisit, tellement dégoutante que je fus statufié et que seul un haut le cœur me secoua alors que ses doigts rampées dans sa bouche. Explorant ma langue durement avant que ça s'arrête enfin quand l'humain retira sa main.

Je toussais et cracha violemment pour chasser le goût et la sensation écœurante hors de ma bouche. Alors qu'une main glaciale m'attrapa le menton et me força à lever mes yeux larmoyants. Je fixais avec peur et appréhension l'humain qui me dévora du regard, avant de rire à ma plus grande inquiétude.

- Joe… Joe… pour ce mutos tu vas avoir droit à un bonus !

Il continua de s'esclaffer en me tirant contre lui pour mieux m'enlacer. J'essayais de me libérer avant de me tétaniser en entendant ce qu'il me disait.

- Tu as bien grandi, tortue.

Je frissonnais en reconnaissant l'intonation particulière sur le dernier mot. J'avais fait tellement de cauchemar sur cette voix que je restai statufié en détaillant l'homme du regard. Ses petits yeux boursoufflés, ses lèvres minces esquissant un sourire torve que je reconnu avec horreur. Je ne pus rien dire et resta muet alors que le gros humain en profita pour m'embrasser.

La langue de l'homme se trémoussa tel une limace immonde dans ma bouche, s'en tortillant et luttant avec ma langue coupée en deux qui m'arracha un gémissement. La rage et la peur me saisit, je cherchais à me défaire de lui, un coup de genou bien placer régla la question.

Alors que l'humain se roulait au sol en s'agrippant à son entrejambe, je voulus fuir mais Joe me barra le chemin. Un sourire nerveux sur le visage, il s'avança vers moi en me disant.

- Allons Don, il ne faut pas avoir peur. Tu vas être bien ici avec le Garbage man. Il adore s'occuper des mutos qui traîne dans la rue comme toi. Tu n'as nulle part où aller, hein ? Tu as fugué de chez toi et maintenant tu n'as plus de chez toi, t'as plus rien.

- La ferme ! Sale menteur ! J'ai une famille qui m'attend ! J'n'ai rien à faire ici avec ce monstre ! hurlais-je contre lui avant de sursauter en étendant le grognement que poussa l'homme surnommé le Garbage man.

- Tu vas voir sale pute ! Tu vas prendre !

Terrifier par ses paroles haineuses qui réveillé mes anciennes angoisses. Je vis la seule chose logique à faire pour fuir les deux hommes et détala hors de porter pour m'enfermer dans la pièce d'où on m'avait sorti. Une fois la porte claquée, je me sentis si faible sur mes jambes que je m'effondrais contre le bois de la porte incapable de me retenir. Des coups résonnèrent contre le bois de la porte, j'essayais de la bloquer en m'appuyant contre elle de tout mon poids. Les coups redoublèrent de violence et d'un seul coup des éclats de bois éclatèrent au-dessus de ma tête ainsi qu'une main en métal. J'hurlais alors que la main métallique se retira hors de la porte en emportant avec elle un gros morceau de bois.

Trop faible pour pouvoir maintenir mes positions ou pour me relever et me sauver, je fus obligé de me trainer au sol. Cela ne servait à rien, je le savais. Mais je ne pouvais pas rester là sans bouger alors qu'il venait me chercher comme dans mes cauchemars.

La porte céda au dernier coup de pied qu'on lui donna et s'ouvrit. Prit d'un horrible besoin de savoir, je tournais la tête pour voir Joe entré dans la pièce alors que le Garbage man lui ordonner depuis le seuil qu'il ne pouvait franchir à cause de son énorme corpulence. « Chope-moi cette pétasse ! Je vais m'occuper de son cas moi-même ! »

Je ne pus rien faire pour résister à Joe, ma pitoyable fuite n'avait fait qu'épuiser mes dernières forces. Il m'attrapa par les chevilles et me tira en arrière malgré mes cris et geste désespéré pour m'accrocher quelque part. Je m'accrochais à l'encadrement de la porte et tenta de me défaire de sa prise en secouant les pieds mais cela ne fit qu'énerver Joe qui me donna des coups de pied dans les côtes. Je finis par lâcher prise par fatigue et pour qu'il arrête.

Mais je sus que le pire viendrait quand je croisais le regard couleur de boue emplit de fureur et de haine du gros homme. Il se pencha sur moi et m'attrapa par un bras pour me relever à sa hauteur.

- Tu es à moi sale chienne ! Tu vas voir ce que tu vas prendre !

Je n'écoutais plus ce qu'il disait, tout ce que je savais c'était que le Boss était revenu pour me reprendre. Et que j'allais devenir à nouveau son esclave.

à suivre...