Savas-slor-tukh Aikum

[ Lune de Miel ]

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Précédemment

Jim sentit son sang couler à nouveau librement dans ses veines, l'air circuler dans ses poumons, il sentait revenir en lui le bonheur d'être en vie. L'orgasme les foudroya...

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Ils se laissèrent tomber sur le matelas, s'enlacèrent. Ils restèrent un moment ainsi, savourant juste le contact de leurs peaux. Jim se sentait comme lavé, purifié corps et âme, tellement aimé, régénéré. Ses forces lui avaient été rendues.

- Ashayam, Kup-than du deshker ha ? [Amour, Je peux te poser une question ?]

- Tout ce que tu veux, Jim K'diwa [Jim bien aimé]

Comme il était doux de pouvoir enfin prononcer ces mots K'diwa Ashayam

- Ce qui s'est passé lors de notre Pon farr, est déjà arrivé à d'autres par le passé, n'est-ce pas ? C'est pour cette raison que ton père n'a pas pu remettre en cause notre mariage alors qu'il le désapprouve.

Il fallut quelques secondes à Spock pour analyser la question de Jim, et y répondre, son esprit s'étant figé à "notre".

- Oui. Il y a eu des précédents tout au long de notre histoire. Ashaya s'vi-satik-lar [l'amour entre mâles] a toujours existé, même si Sa-ka-ashausu [l'homosexualité] est désapprouvé car stérile. Ces Ashayam-lar [amants] attendent la survenue du Pon farr de l'un d'entre-eux pour prendre contact avec les ko-kugalsu-lar [épouses-fiancées]. Celles-ci n'ont aucune raison logique d'accepter comme époux un vulcain qui refusera tout acte reproductif avec elles. Par conséquent, elles demandent le divorce par le Kal'i'fee en choisissant l'amant de leur sa-kugalsu [fiancé] comme champion. Les deux combattants s'accouplent dans l'arène au lieu de se battre, ce qui légitimise leur mariage au yeux de la loi et de la tradition.

- Mais alors, pourquoi ton père m'a-t-il proposé de porter plainte ? S'étonna Jim.

Jim sentit s'insinuer en lui, sourdement, le malaise de Spock, dont il ne comprit pas la raison. Il redoubla d'attention, tous ses sens en alertes à l'écoute des sentiments de Spock

- Tu ignorais tout de nos coutumes, Jim et... Je me suis imposé à toi Vesht-dash-tor nash-veh t'du k'khrashik [je t'ai agressé avec violence], j'ai... abusé de toi, et toi, au lieu de m'en faire le reproche, tu m'as sauvé la vie !

Le sang de Jim se glaça dans ses veines alors qu'il comprenait à présent le dilemme de Spock. Il s'assit sur le lit et protesta :

- Tu n'as abusé de rien du tout, Ashayam ! Je savais que tu en avais besoin, et je te l'ai donné volontairement, j'étais parfaitement conscient de ce que je faisais, je n'en ai jamais eu aucun regret ! Ta vie m'a toujours été précieuse ! Je croyais que tu le savais.

Le long frisson qui parcourut le corps de Spock l'effraya d'avantage:

- Ashayam, non ! Ne me dit pas que tu as passé tout ce temps à croire que tu m'avais violé ? Non, ce n'est pas possible, Spock, dis-moi que je me trompe ! Comment as-tu pu croire une horreur pareille ? Comment as-tu pu le croise si longtemps ?

Pour toute réponse, Spock le saisit et le serra dans ses bras en tremblant. La tempête émotionnelle de Spock était telle çà présent qu'elle résonnait jusque dans les tripes de Jim. Il serra Spock contre lui, convulsivement:

- Oh, Spock Ashayam. Pardonne-moi! Si je n'avais pas pris autant de temps à comprendre, à me rendre compte de mon amour pour toi, tu n'aurais pas souffert si longtemps ! Je le sais maintenant, je l'ai enfin compris ! Je t'aimais déjà bien avant notre Pon farr ! Cet amour m'était si naturel que je l'ai confondu avec de l'amitié. Je n'avais jamais aimé avant toi, jamais ! Crois-moi, bien avant notre Pon Farr, mon cœur était déjà à toi, mon corps t'appartenait déjà! Spock Ashayam. M'entends-tu, je t'aimais déjà ! Pardonne-moi de t'avoir fait attendre si longtemps ! Tu es mon seul, mon unique amour !

Mais Spock ne semblait pas l'entendre. Tout comme Jim précédemment, il avait épuisé toutes ses forces. Tous ces mois à culpabiliser, cette semaine de captivité, son angoisse et sa peine pour Jim... il n'en pouvait tout simplement plus, il n'avait plus aucune énergie pour conserver quelque rationalité que ce soit.

Lors de leur captivité, Jim avait fantasmé longuement sur la nuit qu'ils passeraient ensemble de retour sur l'Enterprise. Il avait prévu grignoter le corps de son amant dans son intégralité, de le choyer longuement en bouche en laissant ses adorables vrilles lui cajoler les joues, de faire lentement monter le désir, de le faire supplier de le prendre. Mais Spock avait besoin d'autre chose, et il allait le lui donner.

Jim le plaqua sur le lit de toute sa force, et s'allongea sur lui. C'était à son tour de le réconforter, et les mots étant devenus inutiles, il allait lui faire comprendre son amour avec son corps.

- Ashayam, Aitlu nash-veh du! Tan'uh du t'nash-veh [Amour, je te désire, Donnes-toi à moi]

Sans réfléchir, Spock écarta les cuisses aussitôt et Jim s'engouffra en lui avec un sentiment d'urgence. Comme à chaque fois, son corps était prêt à l'accueillir en lui. Jim l'enlaça, le serra très étroitement contre lui. Spock l'entoura convulsivement de ses bras et de ses jambes. Jim le posséda longuement, en bougeant à peine, avec toute sa douceur, avec tout son amour, son esprit enlaçant celui de Spock de toute sa force, en susurrant des mots possessifs et tendres. Il se fit de plus en plus passionné au fur et à mesure qu'il sentait la blessure de Spock se refermer sous ses assauts, jusqu'à ce que les tremblements des surcharges émotionnelles soit changés en frémissements de plaisir..., puis en cris...

- Asahal nash-veh kwon-sum, Répétait Jim, Asayam nash-veh, opi'kwon-sum [Je t'ai toujours aimé, mon amour, depuis toujours !]

Ashayam, Ashayam, Ashayam...

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Ils restèrent enfermés pendant les deux jours de repos accordés par Bones. Ils se nourrissaient des Savas t'Oko'lap Omeku en s'adonnant à des jeux sensuels. Ils s'aimèrent encore et encore, comme si leur vie en dépendait, oublieux de tout ce qui n'étaient pas eux, oublieux de tout ce qui n'était pas la fièvre et la douceur de leur peau...

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Ils reprirent leur poste comme si de rien n'était. Nul n'osa leur faire de remarques au sujet des suçons qu'ils arboraient sur leur cou, pas même Bones qui avait bien deviné le "traitement médical" appliqué par Spock pour guérir Jim de son traumatisme, et qui se contenta d'un sourire sarcastique.

Evidemment, les membres de l'équipage jasaient aux quatre coins du vaisseau.

On admira la "belle vigueur" du Capitaine. Cet éternel séducteur avait réussi à séduire la reine de Mus'uo, il s'était même permis de la faire attendre. On reconnaissait bien là son indéfectible culot. Leur Capitaine avait contenté la reine (le veinard, une femme si belle!), puis passé deux jours enfermé avec son époux. Et certainement pas à travailler sur des dossiers !

On avait vu le Commandant quitter précipitamment son service, juste après le Capitaine. On supputa que le vulcain avait fait une compréhensible crise de possessivité qui expliquait leurs deux jours d'absence. Finalement, les vulcains n'était peut-être pas des sentimentaux, mais ils devaient être sacrément territoriaux.

Les vulcains étaient connus pour être en tout point beaucoup endurant sur le plan physique que les humains. Mais, au vu du pansement sur leur nuques respectives, qui dépassait discrètement de leur col, et surtout de certains suçons sur le cou du Commandant qui semblaient plus que récent, leur Capitaine avait sacrément dû avoir du "répondant"... oui, James T. Kirk était vraiment un homme hors du commun, et l'équipage était fier d'avoir un tel Capitaine.

D'un commun accord, les compagnons de captivité de Jim ne révélèrent jamais la réalité des faits. De toute façon, il n'y avait aucune chance pour que justice soit faite. Mais surtout, ils avaient bien compris le souhait de leur capitaine pour rien ne soit dévoilé... et ils admirèrent son courage.

Jim et Spock laissèrent passer la rumeur. Le Capitaine avec son inaltérable petit air narquois et le commandant, et bien, avec son inamovible impassibilité vulcaine. Sur la passerelle, en dehors de leurs quartiers, ils continuaient à se comporter comme Capitaine et Commandant, très professionnels, comme toujours.

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Scotty vint voir le capitaine sur la passerelle : la Reine Makd'aë leur avait offert une grande quantité de dilithium et ainsi que d'autres minerais précieux. Il en était tout transporté :

- Vraiment, Capitaine, vous avez dû vraiment assurer avec...

- Lieutenant Montgomery, vos propos sont inappropriés. Intervint Spock d'une voix glaciale, confirmant involontairement les rumeurs sur sa jalousie.

- Si vous êtes content, c'est tant mieux Scotty. Sourit Jim.

Peu lui importait cet ignoble souvenir maintenant, cet amour qu'il partageait avec Spock était le meilleur des boucliers. Il pensa à l'adresse de Spock, ils n'avaient plus besoin de se toucher pour pouvoir se parler via leur esprit ainsi, et c'était fabuleux :

...

- Kis-ka Vulkansuh t'nash-ve [mon vulcain jaloux!]

- La jalousie est illogique. Pensa Spock. Nam-tor du t'nash-veh telsu [Tu es mon époux]

...

- Monsieur, un appel de StarFleet. Intervint Uhura.

- Merci, faites-le passer sur grand écran.

- Capitaine Kirk-S'Chn T'Gai. L'ambassadeur Grants nous a informés que, sans vous, aucune négociation n'aurait pu aboutir avec le gouvernement de la planète Mus'uo. Il ne m'a pas donné de détail, mais a émis le souhait que vous et votre équipage soyez récompensés pour vos talent de négociation et votre initiative décisive! Nous vous concédons une permission de trois semaines

C'était bien la moindre des choses. Jim pensa à la planète d' Oko'lap Omeku et Spock acquiesça... ils partageaient le même fantasme d'étreintes enfiévrées dans un nid de lianes, à l'abri des regards et des problèmes, et de toute façon, ils n'avaient plus de savas...

...

- Après tout, pensa Jim, nous n'avons pas encore eu notre lune de miel officielle.

- ... une lune ? avec du miel ? Est-ce une pâtisserie ?

- Une très vieille expression terrienne, c'est le voyage que font les jeunes époux après leur mariage. Mais si tu le souhaites, nous pourrons aussi manger du miel...

Jim transmis à Spock une image coquine, impliquant une partie de son anatomie et du miel... L'un comme l'autre étaient restés parfaitement impassible, parfaitement professionnels. Jim avait beau être de plus en plus sensuellement malicieux, Spock ne verdissait plus de trouble, pas même de la pointe des oreilles. Il était plus vulcain que jamais, et Jim adorait cela.

...

Jim sourit affablement à son supérieur hiérarchique avant de lui donner sa réponse.

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Ils s'installèrent sur Minshara t'kastik pour une semaine. Ils avaient monté leur tente au pied de la bienveillante Oko'lap Omeku, uniquement pour y entreposer leur matériel, car ils dormaient essentiellement dans un nid de liane, bien à l'abri des pluies nocturnes.

Ils ne restaient pas inactifs pendant les journées, l'un comme l'autre en étaient incapables. Ils avaient emmené de quoi lire et travailler : ils recensèrent les formes de vie, prélevèrent des échantillons de végétaux, ou d'insecte-plantes déjà morts, pour les équipes scientifiques lors de leurs longues promenades, cartographièrent les lieux. En fin de journée, ils consignaient leurs découverte dans un rapport détaillé, en standard et en vulcain.

Ils prélevaient quotidiennement des échantillons de leur sang, comme ils l'avaient promis à Bones, afin de retracer l'influence des savas sur leur organisme, dans l'espoir d'en comprendre et reproduire leurs effets.

Ils pratiquèrent aussi diverses activités sportives, cette planète était un terrain de jeu idéal pour cela. Jim apprit même à Spock à grimper aux arbres. (immature et inutile, mais bon, comment résister au sourire dévastateur de Jim ?)

Ils avaient amené suffisamment de nourriture. Mais à part un peu de protéines animales indispensables pour Jim, ils mangeaient essentiellement ce que cette planète pouvait leur offrir en fruits et végétaux comestibles, qu'ils trouvaient d'instinct.

Spock ne cessait d'être fasciné par les particularismes des êtres vivants de cette planète. La symbiose semblait être le mode d'existence le plus répandu.

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- Quand on y pense, Ashayam, nous avons tout fait à l'envers... Soupira doucement Jim.

Jim et Spock était nus, confortablement allongé dans le nid de liane moelleuses d'Oko'lap Omeku, l'un tout contre l'autre. L'humain dessinait paresseusement du bout du doigt des arabesques sur le torse de son vulcain, faisant naître de charmants frissons sur sa peau.

- Than du tvai ra ? [Que veux-tu dire ?]

- La plus part du temps, dans une histoire d'amour, on commence au moins par flirter, ou élaborer le Koon-ut-so'lik [lien des fiancés vulcains]. On se dit je t'aime, et ça devient charnel, et on se marie, ou pas. Nous, nous avons directement commencé par la case sexe.

- Jim. Ashal nash-veh du abi'... t'telek kal'i'farr [Je t'aimais déjà avant le... avant notre mariage]

Le doigt de Jim arrêta sa taquinerie. Le regard de Spock était si intense qu'il en était brûlant.

-... je refusai de le voir. Poursuivit Spock. Nash-velik Olaya [Ce simple Sentiment]. Les vulcains ne sont pas censés avoir des sentiments. Je me suis menti à moi-même en camouflant celui-ci sous notre amitié professionnelle...

- ... en prenant soin de moi dans l'ombre

- Beglanal du ish-veh ha ? [Tu l'avais remarqué ?]

- Evidemment. Mais n'ayant jamais eu de commandant en second avant toi, je croyais que c'était normal. Quel aveugle j'ai été! Toutes ces petites attentions dont tu m'entourais depuis le début, et auxquelles je me suis si vite habitué, bien avant notre union, c'était si confortable... je me suis bien voilé la face, moi aussi, encore plus que toi, encore plus longtemps surtout. Quand on y pense, comment expliquer le fait que notre Pon Farr me soit devenu un bon souvenir?

Il sentit le cœur de Spock se serrer près du sien, dans sa propre poitrine. Son vulcain en souffrait encore ? Jim ne voulait pas cela.

- J'ai longuement analysé l'enchaînement des événements, Ashayam. Tu m'as fait confiance en m'avouant ce qui t'arrivait, malgré la honte que tu en ressentais. A moi, pas à notre médecin. Tu m'as fait l'honneur de me demander de venir, à cette cérémonie à laquelle les humains ne sont pas censés assister. Tu es parvenu à parler, malgré ta fièvre, pour me protéger. J'ai bien vu l'étonnement de T'Pau, l'effort que cela a dû te coûter. Tu étais près à mourir des mains de ce vulcain, plutôt que de prendre le risque de me faire du mal... Une fois de plus près à mettre ta vie en danger pour sauver la mienne. Et ce qui s'est passé entre nous dans l'arène, toute cette explosion de plaisirs... car nous avons aussi ressenti beaucoup de plaisir, malgré la violence... comme si nos corps, eux, le savaient déjà... c'était... un aveu... Et cette facilité avec laquelle nous nous sommes installés dans une vie de couple, si naturellement...

Jim eut un long soupir

- Kigla-tor etek ni glan-fam'es ? [Comment avons-nous pu être aussi aveugles ?].

Il y eut un silence, à peine interrompu par le chant du vent dans les feuilles et les première gouttes cristallines d'une pluie. Les lianes se refermèrent au dessus d'eux pour leur faire un toit.

- Préjugés hétéro-normé. Dit Spock. T'était-il déjà arrivé d'éprouver de l'attirance pour un autre mâle ?

La grimace de Jim fut une réponse éloquente :

- Ri nam-tor nash-veh sa-ka-ashausu, Spock [Je ne suis pas gay, Spock].

Spock se contenta d'un regard ironique, il laissa apparaître son amusement. Son vulcain devenait ironique... Son vulcain acceptait d'abaisser son sacro-saint devoir d'impassibilité pour partager avec lui ses émotions...Comme Jim pouvait l'adorer!

- Et pourtant, Jim, pas plus que toi, je n'ai rien d'une femelle.

- Pas vraiment en effet. Confirma Jim en posant doucement sa main sur le pénis de Spock, lequel montra son contentement en commençant à doucement gonfler et s'allonger contre sa paume, les vrilles lui caressèrent les doigts. C'est juste... que c'est toi.

Jim s'était redressé sur son coude et posait ses lèvres sur celles de son amant.

- En fait, je crois que je t'ai toujours considéré comme m'appartenant. Je ne me suis jamais posé de questions. Cela me semblait si naturel. Tu étais mon commandant en second, tu es à présent mon époux. Vest-nam-tor du kwon-sum t'nash-veh ! [Tu as toujours été à moi !]

Spock le saisit par les épaules pour l'allonger et se coucher sur lui, il s'imposa entre ses cuisses. Jim eut un petit rire de satisfaction.

- Kwitau Vuhlkansu t'nash-veh! [Mon impétueux vulcain !]

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Bones avait refusé de les accompagner avec Christine. Dormir au pied d'un arbre capable de lire vos pensées, très peu pour lui. De plus, les forêts cette planète faisaient peur, même aux scientifiques. Cette sensation d'être observé était oppressante. La réactivité des arbres lianes dès qu'on essayait de toucher aux œufs ou à ses enfants-insectes, cette impression d'être à l'intérieur d'un être vivant... Des trafiquant avaient bien essayé de faire le commerce des fruits savoureux, mais ils s'avérèrent toxiques. Pas suffisamment pour tuer, mais nul n'apprécie les douloureux désordres intestinaux...

- Bones est un idiot. C'est le paradis, ici !

Une liane s'enroula affectueusement autour du torse nu de Jim.

- Bones est un humain, il est normal que le fort psychisme dégagé par Oko'lap Omeku et ses Lap'Ko-fu-lar [arbres-filles] le mette mal à l'aise.

- Nam-tor nash-veh nuh'qom'i [Je suis aussi un humain].

- En effet. Mais tu as expérimenté la fusion mentale avec moi, le contact d'un autre esprit près du tien t'es familier. Je soupçonne Oko'lap Omeku d'avoir implanté en nous, lorsque nous avons établi notre première connexion mentale avec elle, une compulsion qui nous a poussé à revenir ici.

Jim caressa distraitement la liane. Aurait-il dû se trouvé choqué par cette manipulation mentale ? Jim l'ignorait. Pour dire vrai, en fait, cela lui était totalement égal. Oko'lap Omeku n'était que bienveillance à leur égard, il percevait cette bonté irradier partout autour d'eux. Il lui semblait surtout qu'il vivait actuellement les heures plus libres et les plus belles de sa vie.

- Tu crois qu'elle est tombé amoureuse de nous ? Demanda-t-il d'un ton songeur.

- Nam-tor nash-veh ashaya-su whl'q'n [Je suis un vulcain amoureux]. Partant de ce principe, tout devient possible. Répondit doctement Spock

Jim eut un rire chaleureux, ce rire Spock aimait tant, lui qui ne savait pas rire. Jim vint l'enlacer et posa ses lèvres sur les siennes :

- Redis-le ! Va'ashiv [encore]

- Je t'aime, Jim. Ashau nash-veh du.

Les deux hommes s'enlacèrent, le désir coula dans leurs veines. Les lianes le soulevèrent, leur faisant un nid...

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à suivre

La seconde escale de leurs vacances fut pour Vulcain. Amanda les avaient invités et Sarek n'avait pu faire autrement qu'accepter le caprice de sa femme.


"Ce simple Sentiment" Spock prononce ces mots, après sa rencontre avec V-Ger (premier film sorti en 1979 dans les salles). Spock a frôlé la mort, il est sur un lit à l'infirmerie, et prononce ces mots alors que Jim lui tient la main... comment ne pas y voir un sous-entendu quand on est fan de Spirck ? ^^

Je voulais qu'il ne subsiste plus aucune blessure entre eux. Je ne pouvais pas laisser Spock continuer à s'empoisonner l'esprit avec cette culpabilité...

Est-ce que cela vous a plu ?