Shaht t'ko-te'kru

La fin d'une reine

ooo

Précédemment

- Vi'proi 'uh Sa-mekh, Sa-fu t'nash-veh [Appelez-moi père, mon fils]

Malgré le plaisir qu'il ressentait et la joie intense qu'il percevait de Spock, resté impavide, Jim demeura parfaitement calme, respectueux de l'impassibilité vulcaine de son beau-père. Il se contenta d'un sourire pudique :

- Istau nash-veh du rom t'mu-gor, Sa-mekh.

ooo

Jim et Spock étaient dans leur quartiers. Comme chaque début de soirée après le souper, ils finissaient la journée par la consultation des rapports et dossiers les plus urgents, ainsi que des directives de Starfleet lorsqu'il y en avait.

Jim se concentrait ensuite plus particulièrement sur les dossiers concernant le vaisseau en lui-même, et la vie des membres de l'équipage (demandes de mutation, problèmes personnels, requêtes diverses et variées, conflits...) Il discutait ensuite avec Spock des cas les plus compliqués. L'empathie et le don de Jim pour les relations humaines, additionnés avec la pertinente rationalité de Spock, finissaient toujours par leur permettre d'envisager des solutions efficaces.

Pendant ce temps, Spock prenait connaissance des principales actualités concernant la Fédération des Planètes Unies et des autres alliances connues. Il y avait beaucoup d'informations. Il les donc lisait en diagonale, puis faisait à Jim un résumé, rapide mais précis, des nouvelles les plus pertinentes.

Jim et Spock avaient tendance à concentrer plus particulièrement leur attention sur les planètes en situation de crise ou d'affrontement. Pour parer à toute éventualité d'infiltration de ces conflits dans l'une de leur mission, comme cela était déjà arrivé par le passé, ils estimaient plus prudent de se tenir informé des évolutions de ces hostilités. A ce titre, l'empire Klingon avait toute leur attention, car ce peuple semblait perpétuellement en guerre contre l'univers entier.

Spock finissait toujours par lui donner des nouvelles de la Terre et de Vulcain, car il savait le plaisir que Jim prenait à les entendre, surtout lorsqu'elles étaient "bonnes".

ooo

Jim sentit tout de suite l'émotion trouble qui s'emparait de Spock. Il n'avait jamais perçu chez lui un tel mélange aussi ambigu de sentiments. Mais il ne le pressa pas de question, il savait que son vulcain allait lui parler quand il le jugerait bon de le faire.

Spock avait du mal à contenir une joie mauvaise. Irrationnelle et indigne d'un vulcain. Dans un même temps, il appréhendait d'avoir à annoncer cette nouvelle à Jim. Il savait que cela ferait remonter des souvenirs que tous deux voulaient oublier. Il respira profondément :

- Ki'pustau kotig [La femelle a été assassinée.]

Il n'avait pas besoin de préciser de qui il parlait. Jim leva vivement la tête de son pad, son regard se troubla, son cœur s'accéléra douloureusement. Il se mordit la lèvre inférieure avant de demander :

- Vestht-nam-tor ko-veh tevik ? [Comment est-elle morte ?]

- Tricheq-tor. [poignardée] Par l'amant de l'homme sur lequel elle avait jeté son dévolu.

- Ce ne sont pourtant pas les mâles hétéro célibataires qui manquent...

Jim ne put réprimer un frisson. Plus d'une année s'était écoulée, mais ce souvenir lui faisait encore mal, comme une salissure indélébile dans son esprit.

Jim était capable de tous les courages : foncer tête baissée dans le danger pour protéger ses hommes; se battre à mains nues contre un Gorn enragé, ou toute une escouade de Klingons, il devenait extrêmement dangereux lorsqu'on s'en prenait à Spock (il était à présent notoriété publique qu'il était mortellement imprudent de s'en prendre à l'un d'entre eux, car l'autre devenait sans pitié)

... et pourtant, il ne put réprimer la bouffée d'angoisse qui montait irrémédiablement en lui, provoquée par ce sentiment de souillure qui n'avait jamais totalement été effacé.

Spock se leva brusquement et contourna le bureau. Il fit tourner le siège sur lequel Jim était assis afin qu'il soit face à lui. Il le souleva par la taille et le coucha violemment sur la table, parmi les dossiers. Jim ne résista pas ni ne protesta.

- Komihn t'nash-veh [mon humain] gronda-t-il, les yeux délicieusement assombris par la possessivité

- Fi-tor kitau-skaf ha ? [sur le bureau ?] S'étonna Jim.

Il dominait au mieux sa crise d'angoisse pour se faire provocateur : il fit mine de ne pas avoir compris ce qui l'attendait, histoire d'exciter d'avantage son vulcain.

Spock avait toujours refusé d'avoir des rapports sexuels ailleurs que dans leur chambre. Il trouvait que la partie bureau ou salon-salle-à-manger de leurs quartiers n'était pas hygiénique. Et surtout, ils risquaient d'être surpris en pleine action, et sa pudeur s'y refusait. Il était vrai qu'il n'était pas rare qu'ils reçoivent de la visite, et que certains comme Bones ou Scotty avaient tendance à ne pas attendre qu'on le leur dise pour entrer.

Spock ne répondit à la question "innocente" de Jim qu'en lui déchirant son pantalon et son sous-vêtement. Son pénis était déjà en érection quand Spock se pencha sur lui pour le prendre en bouche :

- Bordel, Spock, oui !

Jim était parvenu à mettre sous clef les souvenirs de son traumatisme. Mais ils revenaient en boomerang à chaque fois que quelqu'un évoquait la planète Mus'uo, ou sa reine maudite. Il lui suffisait de regarder son corps resté imberbe pour savoir qu'il resterait marqué à vie. Mis à part avec la douce Amanda, aimante comme une seconde mère, il lui avait fallu du temps avant de ne pas se sentir mal à l'aise à chaque fois qu'une femme lui montrait de l'intérêt. Seul Spock le savait, car Jim avait acquis un parfait contrôle de son attitude, grâce à ses barrières mentales.

Et seul Spock connaissait le remède. Jim avait besoin de la violence de sa possessivité, alors il lâchait les brides du vulcain sauvage. Il le prépara à peine à le recevoir, car il savait maintenant que Jim avait besoin que cela fasse un peu mal, au début. Une douleur pour en effacer une autre. De toutes façons, grâce à la lubrification naturelle de son pénis vulcain, il savait qu'il n'y avait aucun risque pour qu'il le blesse.

Il posa les mollets de Jim sur ses épaules, le plia tout contre lui pour l'enlacer étroitement par le buste, afin qu'il soit totalement soumis par cette étreinte, dans l'impossibilité de bouger. Les bras de Jim s'agrippèrent convulsivement autour de lui.

Spock vint en lui brusquement, et commença par le posséder sauvagement, sans prendre la peine de se déshabiller lui-même. Jim cria de plaisir, cria son soulagement de se sentir appartenir à Spock, protégé par la force de son amour si exclusif. Puis, quand il sentit que l'anxiété de Jim s'amenuisait, Spock se fit plus doux et desserra son étreinte. Jim tendit les bras pour le dévêtir, lui enleva sa veste tandis que Spock bougeait tendrement en lui. Puis Spock enleva celle de Jim. Enfin. Le peau à peau. Jim l'enlaça de ses bras et de ses cuisses, étroitement. Ils s'aimèrent longuement et jouirent dans un cri.

Le nez enfoui contre la clavicule de Jim, Spock reprenait son souffle. Jim l'enlaçait encore. Jim en voulait encore. Jim le repoussa et posa sa main sur sa joue :

- Ashayam, Aitlu nash-veh du! Tan'uh du t'nash-veh [Amour, je te désire, Donnes-toi à moi]

- Fi-tor kitau-skaf ha ? [sur le bureau ?]

- C'est toi qui a commencé. Il va falloir que tu assumes. Répondit Jim avec ce sourire exquisement pervers auquel Spock ne savait pas résister,

...et Spock laissa Jim faire tout ce qu'il voulut de lui, sur le-dit bureau, avec un plaisir sans nom...

ooo

Spock s'assit sur le bureau, Jim se laissa glisser sur le fauteuil. Il posa la joue sur la cuisse musclée de Spock, jouant distraitement avec ses vrilles du bout du doigt. Jim allait beaucoup mieux, son anxiété résiduelle avait été dissoute par la rassurante possessivité de son Vulcain.

Maintenant qu'ils l'avaient fait ici, Jim se disait avec satisfaction que plus rien ne l'empêcherait désormais de le refaire sur le sofa, sur la table à manger, pourquoi pas contre ce mur, et aussi dans les tous autres coins de cette pièce, et il y avait beaucoup de coins ...

Spock perçut l'évolution de ces pensées que Jim ne lui cacha pas, bien au contraire. Il la lui transmit à grand renfort d'images mentales explicites, et Spock se demanda comment il allait bien pouvoir s'y prendre pour ramener Jim à la raison. Ce bureau n'était raisonnablement pas le bon endroit pour s'adonner à la sexualité.

Jim repensa aux malheureuses victimes de la... femelle comme la nommait Spock avec le plus grand des mépris. Il arrèta de taquiner les vrilles et posa sa main sur le genoux de Spock :

- Nash-Ashayam-lar ? Vest-shetau au ra ? [Ces amants, que sont-ils devenus ?]

- Ils sont sous la protection de l'ambassade Vulcaine.

- L'un des deux est vulcain ?

- Non.

- Ri kentor nash-veh [Je ne comprends pas]

Spock se permit un soupir, que Jim n'aima pas. Il devina que son vulcain lui avait caché quelque chose. Certes, ils pouvaient communiquer d'esprit à esprit, mais cela ne signifiait pas qu'ils avaient accès à la totalité de la conscience de l'autre. D'habiles barrières mentales leur permettait de choisir les pensées qu'ils partageaient.

Jim ne s'énerva pas. Spock n'était en aucun cas sournois. Il avait dû lui cacher des informations pour des raisons logiques et rationnelles. Et il ne l'avait certainement pas fait de gaieté de cœur. Il sentit Spock se raidir avant de commencer à expliquer :

- Vokau du ha ? [Te souviens-tu ?] Lors de notre premier séjour chez mes parents, mon père t'a accepté comme fils ?

- Dungi-mok nash-veh ek' ha'kiv t'nash-veh [Je m'en souviendrai toute ma vie] Répondit Jim

Il se souvenait parfaitement du bonheur qu'il avait ressenti, et de celui de Spock, resté impassible, mais qui s'était déversé dans ses veines. La nuit qui avait suivi avait été fabuleusement tendre et câline (Ils étaient sous le toit des parents de Spock, et ils avaient tout fait pour ne pas faire de bruit)

- Dès le jour de notre départ, Père a informé Shi'Oren t'Ek'Tallar T'Khasi [académie vulcaine des sciences] de l'existence de notre Terethr tam'a tel'kaunshah [lien fusionnel mental réciproque].

- Tel'tam'a t'elek ? [notre lien mental ?] Dit Jim, pris un peu au dépourvu. Ri kentor nash-veh [Je ne comprends pas], il n'y a rien de plus normal que ce lien, tous les vulcains en couple en ont un, non ?

- Non, Jim. Les vulcains en couple ont bien un lien qui les relient, mais le nôtre est différent. Même si celui-ci s'est développé entre nous de façon naturelle, nam-tor nash-tel'tam'a kaula tsuri-travek [ce lien est tout à fait hors norme]. Tous les vulcains ne sont pas capable d'accéder à la fusion mentale. Et surtout, tu es un humain, le premier humain à y parvenir.

- Mais, tes parents ? Ils sont pourtant très proches.

- Il y a un embryon de lien entre eux, mais rien de comparable avec le nôtre. Il faut que les deux parties aient suffisamment de capacités psychique pour y parvenir. Et ce n'est le cas ni de ma mère, ni de mon père.

- Bon, d'accord. Nam-tor etek kaula tsuri-travek-lar [Nous sommes hors normes]. Ronchonna Jim. Mais je ne vois toujours pas le rapport.

- La version officielle de ce qui est arrivé sur Mus'uo leur est parvenue. Cependant, sachant la nature lien qui nous uni, n'importe quel vulcain peut concevoir l'épreuve que tu as traversée. Nam-tor dahkuh whl'q'n telik, nam-tor au sananik'es fonn [Quand deux vulcains sont mariés, ils sont exclusivement fidèles].

Jim devint rouge de honte en comprenant que ces personnes savaient ce qui lui était arrivé. Spock s'empressa de poursuivre :

- Père m'en a parlé, et il a verbalisé son approbation vis à vis de ton abnégation. Ni lui, ni personne ne te considère comme une victime, mais au contraire comme un Capitaine qui a agi selon son devoir. Le gouvernement vulcain a loué ton sacrifice et ton dévouement envers ton équipage et la Fédération des Planète Unies. Ce traité de coopération avec Mus'uo était d'une importance capitale.

- ...ah... carrément... le gouvernement vulcain... et bien, tu m'en vois... ravi. Ironisa Jim.

- Nam-tor tam'a tel'kaunshah t'elek Sehtebuhk, Jim [Notre lien fusionnel est un Symbole, Jim]. Dit Spock doucement, sur un ton presque solennel. Celui de la solidarité inter-ethnique. Ce symbole est aussi important pour mon peuple que le tien.

- Dom... na'Asaham-lar t'elek ? [Et donc, pour nos Amoureux ?] Répliqua Jim vaguement mal à l'aise à l'idée d'être un symbole

- Père a envoyé l'un de ses disciples en tant qu'ambassadeur sur Mus'uo, je pense qu'il voulait que justice soit faite. Cet émissaire a procédé à diverses enquêtes sur le comportement de cette femelle, réuni des preuves de son inqualifiable conduite. Il a mis son palais sous surveillance. Lorsqu'il a été informé des actes de cet homme, qui avait réussi à fuir avec son amant, il l'a immédiatement placé sous sa protection.

- Je ne comprends toujours pas. Les vulcains ne sont-ils pas neutres d'ordinaire ? Pourquoi vouloir rendre la justice au nom d'un humain ? De la part de ton père, je peux comprendre cette démarche, mais du gouvernement Vulcain, cela m'étonne. Où est la logique de cette action ?

- Vesht-poprah du Whl'q'n t'Sutra, heh nam-tor ish-veh suk'fanet. [Tu as reçu la Nationalité Vulcaine, et c'est un grand honneur]. Il est du devoir de mon peuple de protéger nos ressortissants, tout comme de trouver un moyen de traduire cette femelle en justice pour les exactions qu'elle a commis à ton encontre, puisque tu es des nôtres.

- ... que, quoi ? Balbutia Jim. Whl'q'n t'Sutra? Pourquoi ?

- Sem-tor tam'a tel'kaunshah t'elek t'au [notre lien fusionnel les fascine] Si tu es citoyen vulcain, Shi'Oren t'Ek'Tallar T'Khasi [l'académie des sciences] pourra réclamer ton corps à ta mort. Répondit Spock comme s'il n'y avait rien de plus normal.

- Ah, je me disais aussi, Nam-tor shar'es nash-veh ! Nafai-tor nash-veh va'ashiv Ak'vravshaya olozhikaikt t'Whl'q'n [je suis rassuré ! je reconnais bien là l'inaltérable rationalité Vulcaine!] Ironisa Jim, amusé bien malgré lui.

Jim ne se souciait pas de ce qu'il adviendrait de son corps à sa mort, on pouvait bien le découper en cubes ou en fines rondelles, cela lui était totalement égal. De toute façon ce corps appartenait à Spock. Et son Ashayam semblait si fier qu'on lui ait accordé la nationalité vulcaine, qu'il n'avait pas le cœur à lui contester ce plaisir.

- Mais, maintenant qu'elle est morte, cela va être un peu compliqué, pour lui intenter un procès

- L'ambassade a révélé au peuple les exactions de sa reine; sans évoquer ce qui s'est passé pour toi, tout ce qui te concerne a été effacé des dossiers. De toute façon, il y a eu beaucoup d'enlèvements, avant et après le tien. Vest-bau-tor sutra tr'y'jar-lar t'ko-veh [Le peuple ignorait ses exactions]

Les amants échangèrent un regard entendu

- Ri vest-fai-tor sular ik ha ? [Les gens ne le savait pas ?]. Répéta Jim lentement. Si je me souviens bien ce que tu nous en avais dit, ce peuple est épris de démocratie et de justice. C'est même la raison pour laquelle leurs ancêtres se sont installés sur cette planète

- Maut [Tout à fait]. Le peuple Mus'uo a été particulièrement indigné. Les complices de cette femelle ont échappé de peu au lynchage et sont en prison. Le peuple a voté une loi pour qu'il n'y ait plus jamais de roi ou de reine. Quant au meurtrier de la reine a été gracié sans même avoir reçu de condamnation.

Jim eut un long soupir de satisfaction : justice avait été rendue. Le cauchemar qu'il avait vécu prenait un nouveau sens. Grâce aux vulcains, grâce à l'initiative discrète et efficace de Sarek, son calvaire avait permis indirectement à ce peuple d'ouvrir les yeux, et de faire cesser ces crimes. Finalement, il se sentait fier et reconnaissant d'avoir cette double nationalité humano-vulcaine. Jim resta un long moment silencieux. Mais comme Spock n'avait pas accès à ses pensée, il demanda :

- Ashayam ha ? [Mon Amour ?]

- Oui, Spock.

- Ri nam-tor du reshan ha ? [Tu n'es pas en colère ?] S'étonna Spock. Alors que je t'ai caché toutes ces informations.

- Depuis combien de temps le sais-tu, pour ma Whl'q'n t'Sutra ?

- Le jour où mon père a reçu la réponse positive de l'ambassade, peu de temps après notre départ de Vulcain.

- Ni akarshif ! Vest-vator du fam po ? [Si longtemps ! Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?] Alors que tu en es si fier.

Il n'y avait pas de reproche dans la voix de Jim, juste un désir de comprendre.

- Ni'droi'ik nar-tor. Dungi-aitlu du fai-tor aishan. [Pardonne-moi. Tu aurais voulu en connaître la raison]. Je ne voulais pas raviver le souvenir de ce qui c'est passé, je sais combien il te fait encore mal. J'avais compris le plan de mon père pour que justice soit rendue. Mais nul ne savait combien de temps cela allait prendre.

Jim regarda Spock longuement, sa prévenance à son égard le stupéfiait encore : Spock préférais souffrir lui-même plutôt que de prendre le risque de lui faire du mal. Cela avait dû être difficile pour lui de garder tout cela pour lui. Mais Jim ne pouvait pas se permettre de remercier Spock pour sa délicatesse. Il savait que cela le mettrait mal à l'aise. Alors, il allait lui montrer sa reconnaissance, à sa façon...

- Ken-tor nash-veh. [Je comprends] Tu as voulu me protéger...

Jim se leva de sa chaise et empoigna les cuisses de Spock qui tenta de se défendre sans grande conviction. Jim les écarta juste assez pour se glisser entre elles :

- Hi i, dungi-gu-vam-tor du prah-tor tobeg t'nash-veh [ Mais maintenant, tu vas devoir obtenir mon pardon] Ronronna Jim d'une voix qui se voulait menaçante

Il se pencha pour lui susurrer à l'oreille, en faisant frissonner Spock par anticipation.

- Dva'ul nash-veh, Lof-tor nash-veh nam-tor maut maut rish-bosh [Crois-moi, J'ai l'intention d'être très très rancunier] J'espère pour toi que tu ne trouves pas ce bureau trop inconfortable, à moins que nous ne testions le sofa ? Ou bien que je ne te dévore tout cru sur la table à manger ?

- Jim ! Protesta mollement Spock.

Mais visiblement, son corps, lui ne disait pas non, et son esprit cédait déjà.

Jim l'agrippa par la taille avec un sourire vainqueur : ce petit jeu de pseudo-vengeance promettait d'être délicieux. Il l'attira vers le bord du bureau pour pouvoir le serrer tout contre lui. Spock n'eut pas d'autre chois que d'embrasser cette bouche si tentatrice.

Spock avait souffert de devoir lui cacher des informations. Si sa "punition" consistait à "subir" les assauts de Jim sur tous les meubles de cette pièce, il s'y soumettait bien volontiers, et même avec grand plaisir, et autant de fois que Jim jugerai bon de recommencer.

Pour être honnête, la perspective de passer une nuit blanche à être possédé par un Jim insatiable était même si délectable qu'il sentait monter en lui le désir de façon exponentielle. Et il savait que ses propre ardeurs exacerbaient celles de Jim.

Ses mains glissèrent le long du dos de Jim, jusqu'à la cambrure délicieuse de ses reins. Déjà ses vrilles agrippaient avec possessivité le pénis de Jim, et l'enlaçaient contre le sien, les caressaient. Ses yeux aux pupilles hypertrophiées rencontrèrent ceux de Jim dans le même état. Les doigts de Jim se perdaient dans ses cheveux, ses lèvres épousaient les siennes à la perfection, leur langues...

Il y eut à peine le tintement de la sonnette de la porte d'entrée, et Bones jaillit dans un coup de vent. Il s'arrêta net les yeux et la bouche s'écarquillés comme des soucoupes. Les amant sursautèrent.

-BONES ! Gronda Jim, furieux. Combien de fois t'ai-je dis de ne pas entrer comme ça !

Bones leur tourna le dos. Il était médecin, la nudité ne le gênait pas. Mais surprendre ses amis dans ce genre de position...

- C'est bon, Bones, tu peux te retourner. Grommela Jim. J'espère pour toi que tu as une bonne raison d'avoir fait intrusion ici à une heure pareille !

Le bon docteur balbutia des mots sans aucun sens. Il avait un regard encore si embarrassé que Jim ne put lui en vouloir plus longtemps, et parti dans un grand éclat de rire. Spock avait calmé son mécontentement. Il avait remis son pantalon et retrouvé son impassibilité, même s'il avait encore le bout des oreilles un peu vertes. Jim avait ceint une serviette autour des reins, cela intrigua Bones jusqu'à ce qu'il voit les restes du pantalon, déchirés en pièces, à terre. Il rougit à nouveau.

- Je crois que la prochaine fois, Bones pensera à attendre qu'on lui dise d'entrer. Dit Spock si stoïquement, que cela fit redoubler le fou-rire de Jim.

oooo

à suivre...

Bones se retourna dans son lit pour la millième fois. Ce qu'il avait vu dans les quartiers de Jim et Spock l'avait profondément marqué... il était marqué par la prise de conscience de l'intensité des sentiments qui liaient ces deux hommes.


Je ne sais pas si la justice immanente existe, mais dans mon imagination, elle est impitoyable ^^

La punition expéditive de cette femme vous a-t-elle plu ?

ooo

Les Gorns apparaissent dans l'épisode 18 de la saison 1 : Arena. Jim doit combattre à main nues un hideux (plus moche que ça, tu meurs), et très-très méchant cela va de soit, humanoïde à face reptilienne , musculairement plus puissant que les humains. C'est, bien sûr, un combat singulier à mort.

Mis à part le déguisement hyper-kitchouille du Gorn (le comédien à l'intérieur du costume a dû mourir de chaud), je trouve que c'est un très bon épisode, avec un Jim, comme toujours, fort, intelligent... et humain.