Note de l'auteur : Hello à tous !
Enfin un nouveau chapitre de télécharger ! J'ai eu un mal fou à le finir suite à diverse interruption, accident et autre joyeuseté comme mon chat qui tombe malade T-T (heureusement, elle va mieux)
Mais j'y suis arrivée ! Alors amusez-vous bien avec ce chapitre et à bientôt !
Bonne lecture ! Et un grand merci à tous pour vos messages et avis qui sont toujours géniaux !
Rappel : Je ne possède pas TMNT.
Ma famille
Chapitre 17
Saki bu une gorgée de thé avant de reporter son attention sur la tortue mutante à genou sur sa gauche qui venait de lui apporter sa boisson. Tang Shen portait un kimono sobre alors qu'elle en avait des plus somptueux à sa disposition grâce à lui. Il s'étonnait toujours des goûts de la jeune mutante qui pouvaient être des plus modestes aux plus exigeants. Il posa sa tasse en faisant assez de bruit pour attirer son attention.
Les yeux bruns de la tortue le regardèrent avec interrogation alors qu'il se perdit dans sa contemplation. Le col du kimono souligner la douce ligne de son cou et l'élégance de sa nuque. Il glissa sa main sur la nuque offerte à son regard pour sentir la douce peau d'olive. La mutante tressaillit à son contact et baissa les yeux timidement.
Saki se glissa plus près d'elle et lui embrassa la tempe. « Tang Shen… sois à moi. »
- Vous êtes le chef du clan Foot… je ne suis qu'une mutante. Ce n'est pas une bonne idée, lui répondit la jeune mutante qui se recula d'un glissement de genou.
Elle le salua et voulu se relever pour partir mais le jeune maître du clan Foot la retient par la main et la tira contre lui pour la prendre entre ses bras. Il la garda précieusement contre lui et lui fit lever la tête en soulevant son menton.
- Je suis le Maître du clan Foot. Je décide et je prends ce que je désire. Tang Shen, je te veux. Que tu sois mutante ou humaine ne change rien. Je te veux.
La tortue mutante écarquilla des yeux et ouvrit la bouche pour parler mais Saki la fit taire d'un baiser. Il la plaqua au sol de tout son poids et s'empara d'elle. Elle s'était débattu au début avant de se faire vaincre.
Par la suite, il appréciait à chaque fois cette lutte charnelle, car il savait qu'à la fin il l'emporterait.
Il la dominait.
Elle était sienne.
Il était le Maître de sa vie.
C'est ce qu'il avait cru pendant de délicieuses années jusqu'à ce que Yoshi vienne enlever Tang Shen. Il avait suffi à son ancien frère d'apparaître pour avoir droit instantanément à toute son affection et qu'il réalise qu'elle le lui avait refusé jusque-là. Jamais elle n'avait eu un geste ou dit un mot tendre envers lui…
Même lui donner des enfants, il était persuadé à présent, qu'elle avait tout fait pour que cela n'arrive jamais.
Oroku Saki sortit de ses souvenirs en ouvrant les yeux et son regard croisa les pupilles brunes de Tang Shen que posséder son enfant, Donatello. L'adolescent sursauta et baissa les yeux dans la gêne en rougissant tout en s'agrippant à la poche de glace sur sa joue gauche.
Le maître des Foots esquissa un sourire qu'il réprima aussitôt.
- En quoi est-ce important si je t'ai acheté ?
La tortue se mordit les lèvres avant de répondre avec hésitation.
- Ça… si c'est important… si vous m'avez acheté… ça veut dire, ça veut dire que…
- Sais-tu ce que ressent un objet quand on l'achète ? demanda abruptement Saki.
Donatello écarquilla des yeux de surprise avant de bégayer une réponse.
- Un objet… ça ne ressent rien. Ça n'a pas de sentiment…
- Exactement. Qu'il se fasse acheter ou vendre lui est égal car il n'a pas de ressenti. Il est utilisé, usé et jeté. Alors qu'un être vivant à sa fierté, quand il met sa volonté en œuvre pour changer son destin rien ne peut l'arrêter.
- Non… mais ce n'est pas ça la question…, commença l'adolescent mutant avant d'être coupé.
- Donatello, je formule ma question autrement. Te considères-tu comme un vulgaire objet que l'on peut acheter et utiliser ? lui demanda l'humain en l'observant attentivement.
Le mutant vert olive se raidit à la question pleine de sous-entendu et secoua la tête violemment en s'écriant.
- Non ! Je ne suis plus… je ne suis pas un esclave.
L'asiatique défiguré hocha la tête d'un air satisfait et se pencha sur lui pour le saisir par l'épaule gauche. La tortue sursauta et se tassa pour chercher à se dérober de son emprise qu'il raffermit en glissant sa main sur la douce nuque verte olive. L'effet fut immédiat, l'adolescent se figea et Saki en profita pour lui faire tourner la tête de son côté pour chercher son regard.
Quand il croisa les doux yeux bruns foncés de Tang Shen, il sentit son cœur s'apaiser face à son souvenir qu'incarner l'enfant.
- Tu es bien plus que cela… Donatello.
Oroku Saki ne put retenir un sourire face à la surprise peinte sur le visage de la tortue qui en perdit sa poche de glace, il la relâcha pour boire son thé et retrouver une certaine contenance.
- Si ça peut te rassurer. Tu n'as pas été « acheté », il a refusé l'argent quand j'ai voulu t'emmener.
En entendant un hoquet, le maître ninja tourna le regard vers la tortue pour réaliser qu'elle se retenait de pleurer en se plaquant les mains sur la bouche. Saki tendit une main vers l'adolescent, mais celui-ci se recula précipitamment en lui jetant un regard épouvanté. Ils se fixèrent un moment avant que le jeune mutant se décide à parler en premier.
- Que me voulez-vous à la fin ?! Je ne vous connais pas ! Vous avez pourchassé et attaqué ma famille pour vous venger de Splinter.
- Splinter ? Ah oui, c'était le nom qu'avait pris Yoshi… Mais il est mort à présent. Il est enfin mort comme le sale rat qu'il était ! jubila-t-il d'une voix vibrante.
Sous le coup de la rage, Donatello s'empara de la tasse devant lui et la jeta au visage du japonais qui fut éclaboussé par le thé, mais réceptionna d'une main la tasse avant qu'elle ne l'atteigne. Le regard qu'il jeta à l'adolescent fit réalisé à ce dernier la bêtise de son geste.
Avant que le jeune mutant ne puisse se reculer, Saki était déjà sur lui et l'empoigna par un bras pour le tirer ensuite contre lui. Il maîtrisa sans mal l'adolescent qui se débattit furieusement dans sa prise, mais sans aucune force à son plus grand désespoir.
- Je croyais que c'était passager, mais il n'y a plus aucune force dans tes coups. Tu dois être affaiblit par quelque chose… s'étonna l'humain asiatique.
- Lâcher-moi ! s'indigna la tortue verte olive en continuant de gigoter pour se libérer.
- Tu dois te calmer avant, lui souffla d'une voix douce Saki dans sa fente d'oreille qui le fit frissonner.
L'adolescent mutant dut prendre sur lui pour arrêter de se débattre et grimaça quand l'humain lui toucha le front. Agacé par le geste, Donatello détourna la tête pour rompre le contact en grognant.
- Laisser-moi tranquille. Je veux partir !
- Et où irais-tu ? Ta maison est vide, il n'y a plus personne pour toi là-bas.
Donatello se mordit la joue pour se retenir de lui crier que ses frères étaient toujours vivants de peur que Shredder ne cherche à finir son œuvre de vengeance.
- Par contre une chose m'intrigue ? questionna l'homme en gardant prisonnier contre lui la tortue mutante qui l'écouter d'une oreille distraite, agacé par la proximité de l'humain.
- Cet esclavagiste sexuel, il semblait bien te connaitre…
L'adolescent se raidit entre les bras de l'homme avant de tourner vivement la tête vers lui, les yeux écarquillés par la surprise en bégayant. « Co… comment… »
- Il te connaissait, conclut Oroku Saki dont le regard s'assombrit par sa supposition.
Donatello se força à rester calme et silencieux en espérant qu'il allait passer à autre chose.
- Je t'écoute Donatello.
L'adolescent vert olive sursauta et le fixa avec ébahissement en demandant.
- Que… que voulez-vous dire ? En présentant déjà de quoi il était question.
- Parle-moi de lui ; ordonna Shredder d'une voix froide et tranchante.
Donatello secoua la tête en fermant les yeux pour ne plus le voir. Il s'attendit à se faire frapper ou menacer par Saki pour sa désobéissance mais rien ne se produisit. Avec hésitation, il rouvrit les yeux pour découvrit le japonais l'observant gravement, sans trace de colère sur son visage. Poussé par la curiosité, l'adolescent mutant lui demanda.
- Pourquoi vous ne me frapper pas ? Je ne vous ai pas obéit ?
- Je préfère que ce soit volontaire de ta part. Si tu ne veux pas parler, j'attendrai.
Perturbé par la réponse, le jeune mutant le fixa avec méfiance avant de se rendre compte qu'il semblait sincère. Intrigué par ce revirement, Donatello resta à dévisager l'humain avant que celui-ci ne lui prenne le menton de sa main gauche pour l'étudier d'un regard qui le mit mal à l'aise. De son pouce, il lui caressa doucement la lèvre inférieure.
- C'est lui qui t'a fait ça ?
Donatello resta immobile, figer par la peur et la honte. « Il sait ! » cria son esprit paniqué dans sa tête alors qu'il murmura.
- Fait… ça ?
- Ta langue fendu en deux, précisa l'homme en pressant plus fort la lèvre verte olive de son pouce. Le geste déclencha une vague d'horreur chez l'adolescent qui chercha à se dégager des bras de l'homme en hurlant.
- Lâcher-moi ! Ne me toucher pas ! NE ME TOUCHER PAS !
La tortue donna des coups de poings et chercha à le mordre pour lui faire lâcher prise. Saki le garda sous contrôle jusqu'à ce que la fatigue l'emporte sur la rage de l'adolescent. Donatello dans sa lutte avait réussi à porter des coups à l'humain, malheureusement ils n'étaient pas assez fort pour l'assommer où lui faire lâcher prise. Mais de voir les traces de ses coups sur l'humain donna un petit réconfort à la tortue, c'était la preuve qu'elle ne s'était pas laissé faire.
- Cette fois, je ne vais pas y échapper…, songea le jeune mutant en se préparant à recevoir une correction.
Il écarquilla des yeux quand il entendit l'humain ricaner, avant que celui-ci ne rit à gorge déployé en voyant l'expression de surprise et de consternation sur le visage de la tortue.
- Tu as le même tempérament fougueux que ta mère.
Troublé par la déclaration, Donatello resta immobile à regarder le japonais qui lui souriait affectueusement.
- Maître ; appela une voix derrière eux qui fit sursauter Donatello qui réalisa en rougissant violemment que l'homme l'avait juché sur ses genoux et le tenait fermement par derrière au niveau de la taille.
Saki soupira et tourna son regard par-dessus son épaule.
- Qu'y a-t-il Karai ?
- Votre rendez-vous au restaurant pour 14 h avec l'adjoint du maire, Maître. Voulez-vous le reporter ?
- Quelle heure est-il ? Soupira l'homme.
- Il est 12 h, Maître Shredder.
- Le temps file si vite quand on est en bonne compagnie, soupira encore le japonais qui permit à Donatello de s'asseoir sur le tatami.
La tortue frissonna au ton de la voix et rechercha du regard une voie libre pour s'enfuir. Avant de se figer en croisant les yeux sombres de Karai emplit de dégout. Donatello ne put s'empêcher de baisser les yeux de honte face à la position dans laquelle la jeune fille l'avait trouvé.
- Je ne peux pas repousser ce rendez-vous. Cela fait trop longtemps que j'attends l'occasion de conclure cet arrangement, annonça le japonais sans faire cas du regard de la kunoichi.
Une main se posa sur le crâne de l'adolescent mutant qui leva la tête pour croiser le regard de Saki. Celui-ci lui caressa la joue pour la plus grande horreur de Donatello qui en fut épouvanté alors que l'humain lui sourit en disant.
- Ta joue ne devrait pas avoir de trace du coup. On continuera notre discussion à mon retour dans quelques heures. Karai !
- Oui, Maître.
- Je te charge de sa protection et de ses besoins. Tu sais ce qu'il t'attend si tu échoues.
- Oui, Maître, dit la jeune fille en s'inclinant à genou devant lui.
Satisfait et sûr que ses ordres seraient exécutés, le japonais s'en alla pour troquer son vêtement de maître ninja du clan Foot contre celui de l'homme d'affaire milliardaire possédant les entreprises Saki. Laissant derrière lui dans le salon, deux jeunes gens qui ne semblaient pas savoir quoi faire l'un de l'autre.
- Tu restes ici à te pâmer comme une courtisane ou tu veux retrouver le petit blanc ? demanda Karai d'une voix glaciale.
Donatello réagit en entendant parler de Pearl.
- Comment va-t-il ?
- Il n'a pas arrêter de taper et de crier. Une fois enfermé dans votre chambre, je ne l'ai plus entendu, annonça la kunoichi d'un haussement d'épaule.
Donatello oublia tout ce qui venait d'arriver et ne pensa plus qu'à l'enfant tortue qui devait être terrifié d'être enfermé tout seul dans cette chambre. Il se leva sur ses jambes flageolantes, en ayant l'impression d'être un jeune faon apprenant à marcher, tant il peinait pour faire un seul pas. Il s'écroula sur ses genoux en grimaçant, mais se força à se relever le plus rapidement possible pour tenter de marcher avec le même résultat au bout de deux pas.
Karai le regarda faire sans dire de longues minutes avant de s'approcher de l'adolescent et le souleva par un bras. Donatello essaya de se libérer de sa prise en gardant toujours le regard baissé dans la honte en murmurant.
- Je peux marcher…
- C'n'est pas l'impression que tu donnes, princesse.
- Quoi ! s'indigna l'adolescent alors que la kunoichi le poussa devant elle en soupirant un « Avance. »
Les retrouvailles avec Pearl furent brèves mais chargée d'émotion pour les deux tortues. Quand la porte de la chambre s'était ouverte, Donatello découvrit la petite tortue recroquevillée sur le futon au milieu de la pièce, utilisant en guise de couverture sa veste violette.
Quand elle le vit sur le seuil de la chambre, Pearl se précipita sur lui en pleurant. Le plus grand mutant se laissa tomber à genou et eut juste le temps d'ouvrir les bras pour le plus jeune qui s'accrocha à son cou en sanglotant. Donatello referma ses bras sur la petite carapace couleur chocolat blanc et l'enlaça contre lui en la cajolant pour la consoler.
- Si vous avez fini les bisous les filles. Il serait peut-être temps d'aller manger, grogna Karai.
Donatello garda Pearl dans ses bras et réussi à se redresser sans aide. Mais dès qu'il voulut marcher, il tangua tellement que Karai l'aida à marcher comme plutôt sans rien dire. Elle les guida dans un couloir et leur firent prendre l'ascenseur pour monter sur deux étages avant de les en faire descendre et de les emmener dans la première salle à leur gauche, qui se révéla être un restaurant à la plus grande surprise du mutant vert olive.
La kunoichi poussa Donatello vers une table avec banquette près de la baie vitrée et l'y fit s'asseoir avant de s'installer en face lui. Elle fit signe à un serveur en uniforme, chemise blanche et pantalon noir, qui s'approcha d'eux en souriant.
- Mademoiselle Karai. Que désirez-vous aujourd'hui ?
- Comme d'habitude pour moi, elle fit signe à Donatello qui la regarda sans comprendre ce qu'elle voulait. Avec un geste d'agacement, elle lui dit. « Dite-lui ce que vous voulez manger. »
L'adolescent eut un temps de retard avant de dire la seule chose qui lui vient à l'esprit.
- Une pizza… s'il vous plaît.
- Quel condiment ?
- Ah… euh… peppéroni et mozzarella… s'il vous plaît. Ah oui ! Une pizza pour deux, s'il vous plaît.
- Je vous apporte votre commande dans quelques minutes, annonça le serveur avec un sourire professionnel avant de s'éclipser.
Donatello reporta son attention sur Pearl qui était toujours agrippé à son cou. Il câlina la petite tête chauve jusqu'à ce que la tortue semble s'apaiser et ose lever son museau hors du cou de son aîné mutant.
Intrigué par son nouvel environnement, Pearl se laissa convaincre de s'installer sur les genoux de Donatello pour mieux observer les lieux. Avant de jeter un regard méfiant à Karai tout en s'accrochant au plastron vert doré de la grande tortue.
La jeune fille asiatique aux cheveux noir de jais, était en train de les attacher en une queue de cheval sur le sommet de son crâne. Donatello se perdit dans la contemplation du geste et dans le reflet profond des cheveux soyeux quand il se fit interpellé par la kunoichi.
- Qu'est-ce que tu regardes ?
Se rendant compte de son impolitesse, Donatello détourna le regard dans la gêne en murmurant une excuse.
- Pourquoi tu t'excuse toi, c'est au petit que je m'adresse.
Le mutant vert olive rougit encore plus fort de sa méprise et bredouilla une excuse.
- Arrête avec tes excuses. C'est vraiment pitoyable, soupira la jeune fille avec agacement.
- Désolé… murmura l'adolescent avant de se rendre compte de qu'il venait de recommencer et baissa le regard dans la honte.
La kunoichi le toisa en soupirant.
- Je ne sais pas ce que le Maître te trouve… tu es tellement… pathétique.
- Pourquoi ça vous intéresse ? Lui demanda Donatello sans protester pour sa pique.
Karai haussa un sourcil et l'évalua du regard avant de se décider à parler.
- Tu n'as aucune envie d'être ici. Tu l'as dit toi-même. Mais surtout tu n'as pas l'esprit combatif et pour survivre ici, il faut se battre sur tous les plans.
- Je m'en doute… mais je n'ai pas demandé à être ici. Pourquoi veut-il que je reste ici ?
- Le Maître doit avoir des projets pour toi…
- Hé mais regarder qui voilà ! S'écria une voix qui fit sursauter Donatello. Il tourna la tête pour se figer en voyant qui venait de l'interpeller.
Joe.
Le jeune loubard lui sourit d'un air nonchalant en se permettant de s'attabler avec eux sous le regard courroucé de Karai, qui ne l'intimida pas, car il continua de parler comme si de rien n'était.
- Alors Don, tu as eu une chance de malade qu'on te tire de ce foutoir ! Mais quelle idée d'aller se frotter à un mec aussi dangereux. Heureusement que les Dragons Pourpres ont des yeux partout pour les Foots. Sinon l'autre vieux viscéral t'aurait démonté le cul !
Donatello était resté figer dans l'incrédulité au début du récit incohérent du jeune homme avant que ce soit l'horreur qui prenne le relais quand il comprit qu'il parlait du Boss. Il sentit le monde se rétrécir autour de lui alors que son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et résonner dans ses oreilles. Il ne voyait plus rien autour de lui à part Joe.
- Il faudra qu'on se voie pour que tu me remercie comme il faut, ajouta Joe en tendant une main vers lui pour le toucher.
L'adolescent se recula sur la banquette en haletant alors que l'humain insisté dans son geste pour le toucher en lui soufflant. « Allez fait pas ta timide, je ne vais pas te mordre ! Sauf si tu le veux. »
- Ne me toucher pas ! Hurla l'adolescent en chassant la main d'une tape retentissante.
- On dirait que tu préfères mordre. Le ton moqueur et le sourire arrogant balayèrent la peur de Donatello qui fut emporter par une vague de rage.
Il se rendit compte qu'il avait frappé une fois que ce fut fait. Joe le regarda avec surprise en se tenant la joue avant de ricaner.
- Tu te la joue Princesse outragée, hein ?
Donatello se maudit de sa faiblesse, dû sans aucun doute à cause de la drogue que Joe lui avait fait prendre à son insu bien plutôt.
- Partez ! Dégage de là ! Hurla le jeune mutant en tentant de retrouver son calme car il savait à présent qu'il ne pourrait pas tenir tête à l'humain s'il en venait aux mains.
- Je vous conseille de partir, averti Karai d'une voix froide.
- Sinon ? Demanda Joe en se rapprochant de la tortue mutante sur la banquette.
L'adolescent vert olive écarquilla ses yeux en fixant un point derrière Joe, qui s'en rendit compte et se retourna pour découvrir Oroku Saki juste derrière lui.
Le japonais le surplombait d'un air menaçant. La physionomie particulière de son visage brulé fut plus marquante dans son costume d'homme d'affaire d'un noir profond, une bande de soie d'un rouge profond était cousue sur les manches et la poche de poitrine.
- Tu aurais pu avoir un avenir prometteur en restant à ta place. Je ne devrais pas être étonné que la vermine essaie de prendre ce qu'elle ne mérite pas. Grogna d'une voix menaçante Shredder.
- Monsieur ! Je… bredouilla Joe.
- Jeter-moi ça dehors. Ordonna Saki à ses gardes du corps qui se saisirent du loubard déchu en lui faisant une clé de bras et l'entraînèrent hors de la salle. On entendit les cris de protestation du jeune homme jusqu'à ce que l'ascenseur se referme sur eux.
Donatello observa la scène avec effarement et sursauta quand une main se posa sur son épaule droite. Il tourna les yeux pour découvrir le japonais l'observant avec sévérité.
- Quant à toi, on ira voir un médecin après le repas. Décréta-t-il en le fixant.
Donatello se tassa sur lui-même avant de sentir une présence contre son flanc gauche, il baissa le regard pour croiser les pupilles sombres de Pearl qui s'était agrippé à lui depuis le début de l'intercalation avec Joe. Il lui caressa la tête pour la rassurer et la petite tortue resserra de son mieux sa prise autour de la taille de Donatello de ses petits bras.
L'instant d'après, le serveur arriva avec les commandes. Une grande pizza mozzarella et peppéroni, et une assiette contenant un steak haché servi avec une sauce, des légumes et du riz blanc et les déposa sur la table en saluant bien bas Oroku Saki en lui proposant de passer commande.
Le japonais le congédia d'un geste de la main, Karai se leva de table et se retira pour aller se poster un peu plus loin dans la salle. Alors que Saki s'installa en face de Donatello, qui le regarda avec consternation s'emparer du plat qu'avait commandé la jeune fille.
- Finalement, un imprévu à raccourci mon rendez-vous avec l'adjoint du maire. Cela me permet de déjeuner avec toi, Donatello.
Le jeune mutant frissonna en croisant le regard satisfait de l'humain qui sembler se délecter de cet instant, alors que l'adolescent se demandait en serrant l'enfant-tortue ce que lui réserver encore la journée comme « merveilleuse » surprise.
à suivre...
P.S : Je suis ravie de constater que Pearl à beaucoup de succès ! J'espère pouvoir bien définir son caractère dans les prochains chapitres, en attendant voici un lien qui m'a inspiré pour décrire la petite tortue blanche.
C'est sur youtube il faut taper en français, " tortue toute blanche" et normalement vous tombez sur un bébé tortue trop chou ! 3
sinon voici une partie du lien mais pas sûr qu'il marche, watch?v=oo9UJkR5UpA
