Note de l'auteur : Hello à tous ! Cela faisait un moment n'est-ce pas !

J'ai eu pas mal de chose à endurer ces derniers temps et j'ai dû perdre une décision que je vous exposerai à la fin de cette histoire.

En attendant, je vous souhaite une bonne lecture.

Rappel : Je ne possède pas TMNT.


Ma famille

Chapitre 18


La petite Pearl était assise sur la banquette, regardant avec un air concentré la pizza posée devant elle comme si elle n'avait jamais vu une telle chose. Et Donatello pensait que c'était sans aucun doute le cas.

Le jeune mutant détacha une part de pizza et sourit en voyant Pearl écarquillé des yeux émerveillés en poussant un souffle quand il la déposa devant lui. Donatello s'empara d'une part pour lui-même et mordit dedans plus pour la forme que par envie. Avant de pousser un soupir de satisfaction à la bonne saveur qui se répandit dans sa bouche.

Pearl le regarda faire avec des yeux écarquillés et se jeta sur sa part pour mordre dedans. Il dû la trouver excellente car il s'empressa de l'engouffrer dans sa bouche le plus rapidement possible. Avant de se lécher consciencieusement les mains pour récupérer toutes les miettes qui lui avait échappé.

Donatello lui frotta la tête en lui expliquant.

- Tu n'as besoin de manger aussi vite Pearl. Tu vas te faire mal au ventre et crois-moi, ce n'est pas agréable.

La petite tortue hocha la tête vigoureusement au plus grand plaisir de Donatello. Il lui servit une autre part de pizza qu'elle attaqua aussitôt avec empressement et lui fit subir le même sort qu'à la première part en quelques instants.

Donatello recommença à manger sa part en surveillant le petit mutant et essaya de se concentrer que sur l'enfant pour ne pas penser à celui qui était en face de lui.

- Tu sembles apprécier la pizza, Donatello.

La voix d'Oroku Saki fit sursauté la plus grande tortue qui se renfrogna et hocha la tête pour répondre. Donatello ne put s'empêcher d'observer le japonais qui avait une toute autre allure dans son costume cintré d'homme d'affaire, après l'avoir vu en armure de maître ninja et en kimono. Le jeune mutant était toujours étonné de voir que les vêtements pouvaient donner une toute autre allure aux humains qui les porter. Chose qui les avaient toujours fascinés chez les humains à Mickey et lui.

Son cœur se serra dans sa poitrine mais il tient bon en songeant que son petit frère était vivant. Que Léonardo et Raphaël étaient vivants eux aussi. Qu'April, Casey et Shadow allaient bien eux aussi. Il lui fallait juste être patient pour avoir une nouvelle chance de s'enfuir.

Une petite main se posa sur son bras. Donatello baissa le regard pour croiser les yeux noirs de Pearl qui pointa de son petit index la pizza. Avec un sourire florissant sur les lèvres, il tendit la main vers la pizza pour lui servir une autre part quand il se fit interrompre par Saki qui lui attrapa le poignet.

Donatello se libéra aussitôt d'une torsion du poignet et fixa l'humain avec méfiance alors que ce dernier lui dit.

- Ne l'encourage pas.

- L'encourager à quoi ? lui rétorqua l'adolescent vert olive toujours sur ses gardes.

- Tu le laisses quémander comme un animal.

La phrase fit froncée des sourcils à Donatello qui lui demanda.

- Comment ça ?

- Tu lui donnes de la nourriture alors qu'il devrait se servir seul.

Donatello eut un air plus perplexe et baissa le regard sur l'enfant tortue qui le fixer avec un mélange d'avidité et de crainte en quémandant une autre part de pizza en lui touchant le poignet.

L'adolescent réalisa alors que le Boss avait encore frappé.

Quand il était petit, le Boss lui donner une certaine portion de nourriture s'il était bien obéissant à son maître. Plus tard, quand il l'impliqua dans les jeux sexuels, le Boss réduisait ou augmentait les rations de nourriture selon la satisfaction des clients.

Malgré le jeune âge de l'enfant-tortue blanche, il n'avait pas hésité à user du même stratagème pour le contrôler.

Donatello sentit un vertige de dégout le saisir en voyant Pearl quémander pour avoir à manger. Il tira la pizza devant l'enfant et lui ordonna d'un ton sec.

- Serre-toi !

Pearl eut l'air surprit par le ton de la voix de son aîné et regarda bizarrement la pizza devant lui. Avec appréhension, il se recula sur la banquette et se recroquevilla en remontant ses genoux sous son menton, tout en s'emmitouflant dans la veste violette.

Donatello repoussa son assiette et se renfrogna en croissant les bras tout en s'avachissant sur la banquette.

- Bon, puisse que vous avez terminé votre pizza. Voulez-vous un dessert ? proposa Saki.

Le silence lui répondit, sans qu'aucun des mutants ne réagissent.

- Bien ! Alors allons-y Donatello, ordonna le japonais en se levant de table.

Le mutant concerné ne bougea pas à l'ordre. Oroku l'attrapa par l'épaule mais fut chassé hors de celle-ci par un geste de la main agacée de l'adolescent qui grogna.

- C'est bon ! J'ai entendu !

- Dois-je te porter ? proposa d'une voix narquoise l'homme en costume à la jeune tortue qui le fusilla d'un regard outragé.

- Non, merci ! lui répondit sèchement Donatello en se levant pour lui prouver qu'il était capable de tenir debout tout seul.

Oroku Saki l'observa avec amusement avant de lui faire signe de passer devant lui. Donatello s'exécuta à pas mesurer en essayant de garder un semblant de maîtrise sur son corps, suivit de près par la petite tortue blanche. Saki leur emboita le pas, alors que Karai ferma la marche.

Ils se dirigèrent vers l'ascenseur que Karai appela pour eux. Les portes s'ouvrirent et ils s'y engagèrent dedans. Oroku appuya sur un bouton en s'adressant à la kunoichi.

- L'as-tu averti de notre visite ?

- Oui, maître.

Saki se plongea dans le silence alors que Donatello fixait Pearl qui était contre ses jambes. La petite tortue blanche leva ses yeux sombres et lui rendit son regard. Mal à l'aise pour son coup de nerf qu'il ne s'expliquait pas, le plus âgé se sentit misérable pour son attitude envers le jeune enfant qui rester malgré tout près de lui.

Donatello sursauta quand on lui attrapa l'épaule et eut à peine le temps de comprendre qu'on l'avait déjà poussé hors de l'ascenseur d'une poigne ferme.

L'humain le poussa devant lui en le tenant par la nuque. Il le guida en lui faisant prendre le couloir de droite et le remontèrent jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent devant une porte, qu'Oroku ouvrit avant d'y pousser l'adolescent mutant.

- Attendez ! s'écria Donatello en tentant de se libérer pour voir le nom sur la plaque de la porte qu'il avait entre aperçu avec consternation.

- Ha ! Vous voilà enfin ! s'exclama une voix que reconnut sans mal l'adolescent mutant.

Baxter Stockman était installé devant une table, il portait une blouse de laborantin par-dessus sa chemise blanche.

Oroku ne dit rien mais son regard parla pour lui. L'homme afro-américain se leva de manière indolente et fit signe à Donatello de s'approcher.

- Approche mon petit. On va te faire une prise de sang pour voir ce qui ne va pas. Dit-il d'un ton doucereux qui fit frissonné de dégoût l'adolescent qui refusa de bouger.

Voyant qu'il n'était pas obéi, Stockman essaya de le rassurer. « Allons, je ne mords pas. » Il l'invita à nouveau en lui montrant un siège. Donatello ne bougea pas pour autant et le dévisagea avec méfiance.

Oroku Saki, qui n'avait pas relâché son étreinte sur la nuque de l'adolescent, le poussa en avant pour le faire obéir. Donatello essaya de se rebeller mais un pincement douloureux sur son cou le convient d'obtempérer et rejoint à contre-cœur le Docteur Stockman. Il s'assit dans le fauteuil présenté par ce dernier et jeta un regard assassin par-dessus son épaule au japonais pour qu'il le lâche.

Saki le fixa un moment avec un air étrange avant de consentir à le relâcher enfin.

- Bien ! Et si vous nous laissiez seuls, le temps des examens, proposa Stockman d'un ton badin à son supérieur.

- Non.

Stockman haussa des épaules négligemment au ton sec du japonais et s'adressa d'un ton compatissant à Donatello.

- Eh bien, mon petit gars. Tu reviens de loin, tu sais ! Mais soit rassuré, tout est terminé.

Donatello l'observa avec interrogation d'un air renfrogné alors que le Docteur continua son monologue.

- Je suis le meilleur dans beaucoup de domaine mais là où j'excelle, c'est dans le piratage informatique. Et pour une fois, je me suis vraiment amusé en m'occupant de ce petit boulot de nettoyage.

L'adolescent se décida à parler, intriguer par l'étrange comportement du Docteur qui rester évasif dans ses mystérieux propos.

- De quoi parlez-vous ?

- Ah ? Tu ne te rappelles pas ? Sans doute un autre effet de la drogue. On va voir cela avec une prise de sang, dit-il en joignant le geste à la parole en dévoilant un plateau où étaient aligné des tubes pour des prélèvements sanguins et une aiguille pour les prises de sang.

Donatello fronça des sourcils et interrogea l'homme noir en blouse blanche.

- Vous savez faire des prises de sang ?

- Mon chez enfant, quand on veut réussir dans la vie. Il faut tout savoir, de la biologique à la métaphysique rhétorique. La connaissance est la clef de tout.

En disant cela, il prépara le site de prise de sang dans le creux de son bras gauche de l'adolescent et y planta l'aiguille sans l'avertir. Celui-ci tressaillit en grimaçant et le regarda remplir cinq tubes sous vide de son sang.

- Bien, je vais passer tout cela à l'analyseur et le temps qu'on est des résultats, je voudrai en profiter pour faire plus ample connaissance avec toi.

L'adolescent se raidit sur sa chaise et regarda avec méfiance le Docteur Stockman qui s'en rendit compte avec amusement.

- Je préfère largement avoir une conversation intéressante avec toi que de me tourner les pouces à ne rien faire.

Sans doute convaincu par les paroles de l'homme, Donatello se détendit un peu et sembla attendre où voulait en venir Stockman. Ce dernier sourit de plus belle en voyant qu'il avait éveillé la curiosité de son entourage car Saki et Karai tendaient l'oreille pour écouter sans en avoir l'air.

Le Docteur Stockman baissa soudainement les yeux et se pencha en s'extasiant sur sa trouvaille qui se trouver être Pearl qui se balader furtivement à ses pieds en se trainant à quatre pattes.

- Mais voici sans aucun doute notre plus jeune recru ! Je n'avais jamais vu un spécimen comme toi…

Il tendit la main vers la petite tortue blanche qui se mit hors de portée en allant se cacher derrière les jambes de Donatello qui le regarda faire avec une surprise évidente.

- Allons bon… soupira agacer Stockman qui se lamenta. Ai-je une tête si affreuse pour que tous les enfants me prennent en grippe dès qu'ils me voient ?

Donatello se sentit mal à l'aise par la situation et chercha à dissiper le malentendu.

- Pearl est méfiant envers les humains… c'est compliqué…

- Oh ! Je viens de comprendre. Cet enfant-mutant a été maltraité et a subi des abus par des humains mâles, c'est donc normal qu'il ait peur dès qu'un homme s'intéresse un peu trop à lui. Ce n'est pas si compliqué que cela. Tout comme il est logique que toi aussi, tu sois aussi méfiant et craintif envers des inconnus humains.

Donatello sursauta violemment à la phrase et son teint vert olive vira à vert gris en quelques secondes.

- Vous… vous…, bégaya l'adolescent d'une voix éteinte et lente.

- Oui, Donatello. Je sais ce que t'on fait ces hommes, annonça Stockman d'un ton plus doux.

Malgré son évident malaise, l'adolescent mutant essaya de se donne un air impassible en lui répondant d'une voix claquante.

- Et alors ?

- Et alors ? Je voulais juste te faire savoir que…

- Que vous comprenez ce que j'ai vécu ? C'est ça que vous voulez me dire ? Vous ne savez rien !

- J'ai dû visionné tout ce qu'ils ont enregistrés sur toi. C'était révoltant, dégradant et horrible de voir cela.

- Dites plutôt que vous avez pris votre pied !

Stockman eu un temps d'hésitation que Donatello prit immédiatement pour un aveu.

- Vous êtes répugnant ! hurla l'adolescent qui, se laissant emporter par la colère, bondit sur ses jambes pour se jeter sur l'homme noir américain quand celui-ci l'arrêta en levant ses mains en signe de reddition en s'écriant.

- J'ai tout effacé !

Donatello se figea surprit en essayant de comprendre le sens de cette phrase. Alors que Stockman en profita pour s'expliquer.

- Quand j'ai vu cette vidéo, ça m'a tellement révolté que j'ai tout effacé du disque dur de ce salopard. Mais ça ne m'a pas suffi ! Il fallait qu'ils payent tous pour ce qu'ils ont fait ! Alors partout où cette vidéo a été envoyer je l'ai traqué et détruite. Et tous ceux qui ont eu droit à mon petit hackage, ont actuellement droit à la visite de la police et des fédéraux.

Donatello resta immobile dans son mouvement, figer dans la stupeur de ce qu'il venait d'apprendre. Il sursauta quand un bip retenti auquel Stockman réagit en se levant.

- Bien, maintenant que toute cette histoire est enfin tirée au clair. Voyons ce que vous avez dans le sang ! annonça-t-il en se dirigeant sur le moniteur d'ordinateur.

L'esprit ébouillanté de la tortue vert olive tourner et se retourner dans sa tête, cherchant un sens à tout cela. Apparemment le Docteur Stockman avait détruit tout le réseau de pervers et pédophile que c'était constitué le Boss pendant des années, grâce au petit mutant tortue trouvé dans un placard de son hôtel minable.

Le Boss est mort…

Tout le réseau où était accumulé les photos et la pire vidéo sur lui, était détruit. Virtuellement mort…

Est-ce une chance qu'on lui offrait ? D'en finir une bonne fois pour toute avec ce passé ignoble… mais pourquoi ?

Il tourna le regard sur l'humain à la peau noir en blouse blanche qui lisait attentivement sur l'écran d'ordinateur.

Il tourna son regard vers les deux autres humains de la pièce, Karai et Oroku Saki qui restaient mystérieux et silencieux comme seuls des ninjas peuvent l'être.

Mais aucune réponse à ses questions ne semblait se présenter pour l'instant. Pearl attira son attention en passant avec hésitation à côté de lui pour trotter vers le bureau de Stockman. L'enfant tortue fixa le globe en verre doré qui servait de presse papier sur le bord du bureau avec curiosité en penchant la tête sur le côté gauche, avant de se hisser sur la pointe des pieds pour tenter de l'attraper. Mais la main noire de Stockman se posa fermement sur le globe, Pearl poussa un couinement de surprise et courut se cacher derrière les jambes de Donatello qui avait observé toute la scène sans réagir.

- D'après les premiers résultats, tu as bien été drogué en plus d'avoir reçu des somnifères. Il faudra attendre un peu pour avoir des analyses plus précises. Mais je dirai qu'on a là le classique mélange douteux de psychotrope et de tranquillisant des petits kidnappeurs. Pas étonnant que tu sois aussi mal au point. Je pense que du repos et un bon purgatif te fera le plus grand bien.

Donatello le regarda sans donner un signe de compréhension ou de soulagement. Intrigué, Stockman fit le tour de son bureau et lui répéta encore une fois.

- Une fois que tu auras eu un purgatif et que tu seras reposé, tout ira bien.

Toujours aucune réaction du jeune mutant à la plus grande incompréhension du Docteur qui tourna son regard vers Saki.

- Pourquoi ?

Stockman baissa les yeux sur Donatello qui venait de parler.

- Pourquoi avez-vous détruit le réseau du Boss ? Pourquoi je suis encore là malgré tout ? J'ai essayé de m'enfuir, vous savez que je ne veux pas rester ici. Et malgré tout vous m'avez retrouvé et sauvé de lui…

Donatello sursauta en poussant un cri quand une main se déposa sur son épaule droite. Il devina avant d'entendre la voix grave que c'était Oroku Saki qui le tenait. Le jeune mutant essaya de se dégager de l'étreinte mais dû se résoudre à rester tranquille s'il ne voulait pas se retrouver à nouveau entre les bras du japonais.

- Bien, grogna d'un ton satisfait celui-ci. Maintenant écoute. Tu fais partie du clan Foot et tu es sous ma protection que tu le veilles ou non, comme un enfant dépend de son père.

Donatello se raidit et tourna un regard épouvanté vers l'homme japonais qui le retenait toujours.

- Tu es seul au monde, mon enfant. Je suis tout ce qu'il te reste de ta famille. Yoshi et moi avons été élevé ensemble comme des frères par le clan Foot. Tang Shen qui était devenu orpheline à l'adolescence, fut recueilli par le clan pour y être servante mais eu droit à une éducation littéraire grâce à notre amitié et à sa perspicacité. Tang Shen a… avait… un esprit vif et aimait les livres. Aimes-tu lire Donatello ?

L'adolescent hocha la tête avant de pouvoir s'arrêter. Il était suspendu aux lèvres de Saki et attendait la suite de son discours avec impatience. On lui avait parlé de sa mère qu'une seule fois, le jour où Splinter lui avait raconté comment il avait connu Tang Shen, leur amour, la trahison de son frère d'arme, leur fuite du Japon pour venir s'installer à New-York.

C'était loin, mais il avait essayé de garder précieusement cette histoire dans son esprit. Il avait tenté de rendre Tang Shen vivante dans son esprit en imaginant à quoi elle ressemblait. Il avait questionné Léonardo, Raphaël et Michelangelo sur leurs souvenirs mais ils avaient chacun une version différente d'elle, rendant floue et incertain le portrait de Tang Shen qu'il avait essayé de se créer.

Il avait préféré renoncer de questionner Splinter par peur d'essuyer un refus. Les quelques rares fois où on parlait de Tang Shen été suivi par un silence pesant. Parler d'elle, c'était comme invoquer un fantôme.

« Elle aimait les livres comme moi ! » pensa Donatello avec joie. C'était la première fois qu'il se découvrait des points communs avec Tang Shen, lui donnant soudainement la sensation de se rapprocher d'elle.

- Sans doute par ce que tu as le même esprit que ta mère… soupira doucement Saki.

Donatello écarquilla des yeux de surprise et d'incrédulité alors que l'humain qui le surplomber esquissa un sourire en l'étudiant du regard.

- Tu as ses yeux.

La tortue mutante sentit quelque chose réchauffée sa poitrine en même temps que de la déception l'étreindre. C'était la première fois qu'on lui disait qu'il avait quelque chose de sa mère et il fallait que cela vienne de l'homme qui avait attaqué sa famille pour finalement le kidnapper sans raison. Il aurait préféré entendre cela de n'importe qui d'autre à part lui !

Furieux, Donatello se dégagea d'un roulement d'épaule et se détourna du japonais.

Profitant de l'ouverture, Stockman se plaça près de la tortue mutante et l'invita à se diriger vers un fauteuil en lui disant.

- Venez par ici, il faut encore que je vous donne le purgatif.

L'adolescent obéit pour pouvoir s'éloigner de l'humain qui l'agacer et s'assit dans le fauteuil en soupirant d'une fatigue qu'il se découvrit. Stockman prépara avec assurance le matériel et lui fit une injection dans le deltoïde du bras gauche.

- Il ne te veut pas de mal Donatello.

La tortue leva des yeux fatigués vers le Docteur qui lui adresser un sourire tranquille.

- Je connais Oroku Saki depuis longtemps maintenant. Je sais reconnaître quand quelque chose l'intéresse, et tu as toute son attention. Il voit quelque chose en toi… un potentiel fabuleux qui ne demande qu'à être aider pour s'exprimer pleinement.

Donatello plissa son regard en une question silencieuse à laquelle répondit Stockman avec assurance.

- C'est exactement ce que je vois en toi. Tu es dotée d'une intelligence hors norme comme moi et je serai ravi, honoré même d'être ton professeur.

Le mutant vert olive ne s'attendait visiblement pas à cette réponse car il rougit de surprise et d'embarra en détournant le regard à la plus grande satisfaction de Stockman qui se leva en souriant victorieusement.

- Voilà, avec cette injection tu devrais sentir une amélioration dans quelques heures. Mais interdiction de faire de l'exercice ou de tenter de t'enfuir, dans ton état actuel tu réussirais à te casser une jambe simplement en marchant.

Dexter se rapprocha d'Oroku Saki et lui souffla à son attention.

- Si vous avez besoin d'une aide quelconque pour vous faire bien voir auprès du petit après avoir tué sa famille sous ses yeux. N'hésitez pas à me demander, Cher Ami et Associé. J'ai des moyens très efficaces pour ce genre de cas.

Le regard acéré et plein de mépris que lui jeta Oroku le fit reculer de quelques pas en levant les mains en signe de paix.

- Ce n'est qu'une proposition… s'excusa-t-il en s'en retournant à son bureau en dissimulant un petit sourire.

Karai hocha la tête et obéit à l'ordre silencieux de son Maître quand il lui désigna l'enfant tortue mutante blanche à la veste violette qui déambuler dans la pièce. Elle s'approcha de la petite tortue qui s'enfuit dans l'autre sens pour lui échapper et se cacha encore une fois derrière les jambes de Donatello. Celui-ci qui était encore assis dans le fauteuil, l'échoppa dans ses bras pour le sécuriser.

L'adolescent mutant fusilla du regard la jeune kunoichi qui se campa devant eux d'un air décidé.

- Viens ici toi.

La plus jeune tortue se cramponna au cou de son aîné et secoua la tête. Donatello esquissa un sourire narquois en lui disant.

- Je crois que Pearl ne t'aime pas beaucoup.

Karai lui jeta un regard acide et sans rien ajouter lui arracha des bras l'enfant qui hurla et gesticula en tendant les bras vers Donatello. Avant que celui-ci ne puisse bouger, Oroku Saki s'interposa entre eux et posa sa main droite sur le crâne chauve de l'enfant tortue blanc qui se calma aussitôt en le fixant.

- Voilà un enfant bien obéissant. Tu vas suivre Karai et rester calme.

À la plus grande surprise de Donatello, Pearl hocha la tête en accord aux ordres donnés par Oroku et arrêta de se débattre quand Karai l'installa dans ses bras. Elle lança un regard plein de morgue à l'adolescent mutant avant de sortir hors de la pièce.

Donatello se leva hors du fauteuil pour tenter de la retenir mais fut stoppé par Saki qui l'attrapa par l'épaule et l'attira contre lui d'une poigne de fer.

- Maintenant, tu vas aller te reposer comme l'a conseillé le Docteur Stockman. Et je vais m'assurer que tu te reposes comme il faut.

La tortue écarquilla des yeux et eut une grimace de répulsion. Elle chassa la main d'un roulement d'épaule en grognant.

- Je préférais être enfermé dans une cellule plutôt que de rester avec vous !

Avant de tenter de s'enfuir, Saki rattrapa vivement Donatello et maîtrisa l'adolescent en lui pliant son bras droit dans le dos.

- On va laisser travailler ce bon Docteur Stockman et tu vas venir avec moi.

Donatello grogna et gesticula pour se libérer alors qu'il était guidé hors de la pièce. Stockman lança au moment où ils sortaient.

- Si vous avez besoin de quoi que soit, mon laboratoire reste ouvert à toute heure !

La porte claqua en guise de réponse alors que Stockman eut un sourire narquois en soliloquent. « Tout vient à point à qui sait attendre, comme on dit. »

Donatello dû se résoudre à obéir quand l'humain le força à marcher devant lui, en grognant intérieurement face à sa faiblesse. Il détestait cet homme pour ce qu'il l'obligeait à faire mais en même temps une petite part de son esprit été intrigué par lui.

Il lui parlait sans retenue de la seule personne qu'il voulait connaitre ; Tang Sheng.

Il était le seul qui parler d'elle comme si elle était vivante, et non morte et frappé de tabou.

Le seul qui lui avait dit qu'il avait les yeux de sa mère.

Donatello sentit encore quelque chose s'agiter en lui avec agacement alors qu'Oroku relâcha enfin son bras pour glisser sa main sur sa nuque. Il ne lui faisait pas mal, mais il sentait que le geste était possessif. Il tourna doucement ses yeux en coin pour observer le japonais et fut intrigué par l'étrange expression sur son visage. Avant de réaliser qu'il était serein.

Intrigué, Donatello se laissa guider en méditant intérieurement sur sa situation.

Premièrement, il était toujours prisonnier.

Deuxièmement, il n'avait plus son téléphone carapace pour avertir sa famille de sa nouvelle situation.

Il soupira en se maudissant de sa malchance avant de réaliser avec consternation qu'Oroku Saki l'avait ramené dans ses appartements. Et qu'il le guidait jusqu'au futon qui était déjà installé et ouvert.

Donatello eut soudainement peur alors que l'homme lui murmura. « Tu vas pouvoir dormir et te reposer à ton aise dans mes appartements. »

Il lui caressa la nuque avant de le pousser en avant dans le lit.

L'adolescent paniqua et se retourna les poings levés, prêt à se battre mais fut surprit en voyant partir Saki hors de la pièce sans se retourner.

Le soulagement fut tel pour Donatello qu'il en tomba à genoux dans le futon en poussant un long soupir. Il avait eu bêtement peur en voyant le lit, et par la proximité et le geste du japonais.

- Je suis si stupide… s'apitoya le mutant en sanglotant.

Il était à nouveau seul au monde, entouré d'étrangers qui voulaient quelque chose de lui.

à suivre...

Alors voici, j'ai dû prendre une décision suite à de nombreux problèmes personnel qui me retardent dans la publication de mes nouvelles. Alors pour éviter de faire du travail bâclé sur mes chapitres, chose que je déteste vraiment chez un auteur.

Je préfère mettre en stand by cette histoire pour pouvoir revenir dessus plus tard, avec tout le temps et le soin qu'elle mérite pour qu'elle continue à être une bonne histoire pour ceux qui l'apprécie.

J'espère que vous comprendrai ma décision car je ne peux pas faire autrement pour l'instant.

Par contre, je vous rassure je n'arrête pas toute activité sur FanFiction car je continue mon autre histoire, Le fond du coeur est plus loin que le bout du monde, jusqu'à sa conclusion. Une fois cela fait, je pourrai alors reprendre la suite de ce chapitre.

A très vite dans le futur ! ^*^/ XOXO Missbille.