Abi ta ma'toi ...
[ Jusqu'à ce que la mort ... ]
Fa'shath ~ épilogue :
Pour retrouver nos amoureux une dernière fois...
ooo
Précédemment...
Comme il allait lui être facile d'aimer cet enfant, maintenant que Jim lui avait appris à pas avoir peur de ce sentiment. Cette petite était le fruits des amours de ses deux amis les plus chers, ses T'hylara précieux comme un frère et une sœur. Cette petite était de sa famille, celle qu'il s'était choisie.
ooo
- Père, permettez-moi de vous présenter nos T'hylara : Bones et Christine, ainsi que leur fille Eve.
- Soyez les bienvenus en ma demeure, T'hylara de mes fils. Répondit Sarek impassiblement. Donnez-vous la peine d'entrer.
- Comme elle est jolie ! S'exclama Amanda à la vue du bébé.
Ils s'installèrent dans le salon. Spock attendit que sa mère ait posé les boissons et se soit assise pour déclarer avec une certaine solennité.
- Bones et Christine nous ont fait l'honneur de nous demander d'être les En'ahr'at de leur fille.
Il y eut comme une vague d'émotion. Avant de venir, Spock avait expliqué à ses parents que leurs T'hylara n'avaient pas de fratrie et n'avait plus ni père ni mère. A présent Sarek et Amanda comprenaient la raison de cette révélation. Être En'ahr'at d'un enfant dans les Anciennes Traditions Vulcaines revenait à être de seconds parents pour celui-ci. Cet engagement pouvait être élargi à la famille des parrains ou marraines, faisant automatiquement de Sarek et Amanda des Mekh-alar de substitution, puisque les grand-parents génétiques n'étaient plus de ce monde...
- Docteur McCoy, savez-vous ce que ce parrainage va impliquer pour votre enfant ? Demanda Sarek avec calme.
Christine s'était levée et vint s'asseoir près d'Amanda. Elle lui mit Eve dans les bras. Comme Jim et Spock l'avaient prévu, la "greffe" prit aussitôt : Amanda sourit à l'enfant qui lui souriait. Les deux femmes échangèrent un tendre regard. Entre femmes aimantes, il était facile de se comprendre.
- Oui, Sarek. Spock nous a tout expliqué. Dit Christine de sa voix douce. Cela signifie qu'en plus d'avoir des Enara, Eve aura une comekal [grand-mère]...
Malgré la prononciation approximative, Sarek comprit le mot Ko-mekh-al. Il contempla le beau tableau de sa femme déjà débordante d'amour pour ce petit être. Il regarda ensuite ses fils, Spock impassible et Jim souriant doucement. Il remarqua l'attendrissement sur les traits de Bones. Il se sentit satisfait. Il avait pris ses renseignements. Ce docteur et cette infirmière avaient une réputation plus qu'honorable : ils avaient sauvé beaucoup de vie, parfois au péril de la leur.
Finalement, tout cela obéissait à une logique... agréable. Spock et Jim n'auraient sans doute jamais d'enfant. Mais Bones et Christine était T'hylara de ses fils. Par conséquent, ils pouvaient naturellement entrer dans la K'war'ma'khon [famille de cœur]. L'arrivée de cette enfant renforçait le processus. Pour le plus grand bonheur de son épouse qui avait toujours rêvé d'être mamie, et Sarek était plus serein lorsque sa femme était heureuse.
- Eve aura aussi un Sa'mekh'al [grand-père]. Dit-il solennellement.
Spock eut un demi sourire de bonheur que Sarek ne désapprouva pas. La façon noble et pudique avec laquelle ses fils vivaient leur Tel-ashaya [lien amoureux], toutes ces longues discutions qu'il avaient eues avec Spock, avaient enseigné à Sarek qu'il avait lui aussi le droit d'éprouver de l'amour sans pour autant perdre son contrôle vulcain.
ooo
La cérémonie de Telan-En'ahr'at [parrainage] fut présidée par T'Pau. Eve revêtue de la tenue traditionnelle vulcaine fut extraordinairement sage. Sauf à la fin de la cérémonie, où elle n'accepta d'arrêter de pleurer que dans les bras de sa Ko'mekh'al. Ce que T'Pau interpréta comme le signe que le Telan-k'war'ma'khon [lien familial] avait été créé correctement, elle s'en montra très satisfaite.
ooo
Ce soir là, dans la fraîcheur du jardin, Christine amena un pad qu'elle posa sur la table basse.
- J'ai trouvé un très vieille chanson qui date de l'année terrienne 1965. Il faut absolument que je vous la fasse écouter.
- Je savais que tu aimais les antiquités. S'exclama Jim avec malice, le regard fixé sur Bones. Mais pas à ce point.
- Bon sang, Jim, l'antiquité te dis... Bone s'arrêta en voyant le demi-sourcil haussé de Sarek et l'amusement discret mais perceptible dans le regard de Spock.
Depuis longtemps, maintenant, Bones avait appris à décrypter les plus infimes indices d'émotion sur les traits de son ami.
- Quelle est cette chanson ? Demanda Amanda qui berçait doucement Eve endormie dans ses bras.
- Une chanson d'amour, d'un humain qui se nommait Jean Ferrat. Expliqua Christine. Cela risque de vous sembler très irrationnel, Sarek. Cependant, les paroles de cette chanson sont si... vraies
- Je commence à m'y habituer. Répondit le vulcain sereinement. N'ai-je pas épousé une humaine ?
Christine lui fit son plus doux sourire, et Sarek trouva que cette jeune femme ressemblait vraiment à son épouse, non physiquement, mais dans sa façon d'être. Elle mit la chanson en route :
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre ?
(Jim et Spock ne purent réprimer un frisson)
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant,
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre,
Que serais-je sans toi que ce balbutiement ?
(Spock se revit tel qu'il était avant de croiser la route de Jim, si parfaitement vulcain, si froid. Jim repensa à ce profond sentiment de solitude qui l'avait poussé à collectionner les conquêtes féminines. Tous deux avaient été à la recherche de quelque chose, sans savoir laquelle.)
J'ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j'ai vu désormais le monde à ta façon
(oui, ils avaient tant appris l'un de l'autre, tant partagé, partagé leurs forces, leur amour, leur âmes, leur corps)
J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
(Jim et Spock revirent la progression de leurs sentiments, de cette "simple amitié" quasi-immédiate, puis, rapidement, cette impossibilité qu'ils avaient déjà à se séparer alors qu'ils n'étaient "que des amis", jusqu'à la prise de conscience de leur Amour)
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson
(Incomplets, seuls. Avant de se rencontrer, ils avaient été si incomplets et si seuls.)
Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement...
La main d'Amanda se glissa dans celle Sarek qui eut beaucoup de mal à réprimer un frisson. Ces humains avaient une façon d'exprimer leur sentiments tout à fait irrationnelle et pourtant, il percevait la logique harmonieuse derrière les paroles de la chanson.
Christine se blottit tout contre Bones, elle posa la tête sur son épaule. Bones la serra contre lui, et ne put se retenir de déposer un tendre baiser dans ses boucles d'or.
Jim et Spock se rapprochèrent, Jim passa son bras autour de la taille de Spock et Sarek ne montra aucune réprobation. Les deux amants lièrent leur esprit dans un passionné baiser immatériel.
Dans sa cage, comme s'il avait perçu la douceur des sentiments éprouvés par tous, Pim's le tribble se mit à ronronner...
ooo
Spock méditait sous le large feuillage du grand arbre dans le jardin. Une fille d'Oko'lap Omeku, mais qui n'accéderait jamais à un état de conscience. Lap'Ko-fu s'était parfaitement adaptée au climat de la planète, et donnait régulièrement de délicieux savas.
Jim, son adorable sourire aux lèvre, les yeux pétillants de malice, vint le retrouver avec un plateau de boissons fraîches. Le resplendissant jeune homme était devenu bien vieux. Ses cheveux châtains avaient perdus leurs fils d'or au profit d'un blanc lumineux, mais, derrière ses belles rides, ses yeux scintillaient toujours d'intelligence et de jeunesse. Et il lui apparaissait aussi beau et solaire qu'aux premiers jours.
Jim s'arrêta pour contempler son époux quelques instants. Il se dégageait de lui une telle dignité, à méditer ainsi à sous l'ombre affectueuse de Lap'Ko-fu. Plus que jamais, il éprouvait une fierté et une joie profonde à vivre à ses cotés. Spock était un partenaire si merveilleux. Et il leur restaient encore de longues années à partager ensemble.
ooo
Rien ni personne n'avait jamais pu les séparer.
Et leur amour n'avait jamais cessé de s'approfondir.
Ils avaient vécu ensemble mille aventures palpitantes.
Ils avaient fait des découvertes fabuleuses.
Ils avaient parfois joué avec la mort, avaient sauvé de vies, des mondes.
Ils avaient détourné la prime directive à chaque fois que nécessaire.
Ils s'étaient créés des amis aux quatre coins de l'univers, et faits quelques ennemis aussi.
Ils s'étaient battu contre des demi-dieux, contre des tyrans, contre l'adversité, contre la bureaucratie de Starfleet...
Ils étaient devenu célèbres, pour leurs aventure et leurs découvertes.
Ils étaient retournés régulièrement voir Amanda et Sarek. Amanda avait vieilli doucement, à chaque fois aussi heureuse de les retrouver. Le vulcain avait conservé son impassibilité légendaire, mais il avait appris à suggérer, au détour d'une phrase anodine, le plaisir qu'il avait à voir ses fils, et la fierté qu'il éprouvait à leur égard.
Chaque année lorsqu'ils le pouvaient, en tout cas, au moins à chacun de leur Pon farr, ils allaient s'aimer dans les nids de lianes d'Oko'lap Omeku. Ils y avaient expérimentés toutes les positions possibles et imaginables, entrecoupées par les rires joyeux de Jim quand ça coinçait un peu au niveau souplesse. Un rire qui faisait frémir Spock de bien être jusqu'au tréfonds de son âme, même encore aujourd'hui dans ses souvenirs de vieux vulcain.
C'est à Oko'lap Omeku, à ses savas gorgés de son amour pour eux, que Jim devait son exceptionnelle longévité pour un humain. Leur grand âge ne leur permettait plus d'avoir assez de souplesse pour toutes les... galipettes comme dans leur jeunes temps (Spock aimait la résonance phonétique de ce mot, agréable souvenir de ce cher Bones). Même s'ils continuait à partager l'amour physique, c'était ... moins acrobatique et athlétique, mais tout aussi merveilleux. Leur âge n'avait pas émoussé leurs désirs, et la fantaisie de Jim dans ce domaine était sans limite.
Ils avaient un instant cru qu'ils allaient se retrouver à s'ennuyer et brasser de la paperasse dans un bureau à la fin de leurs missions d'explorations... Heureusement, la seconde partie de leur carrière fut passée à instruire les nouvelles générations de Starfleet. Ils aimèrent enseigner, et partager leurs connaissances et savoirs-faire acquis tout au long de leurs missions. Leurs élèves firent le fierté de leurs professeurs et de belles carrières.
A l'heure de leur retraite, ils avaient émigrés sur Vulcain, où tous deux s'étaient vu offrir une chaire à Shi'Oren t'Ek'Tallar T'Khasi [l'académie des sciences vulcaines]. Pour la première fois de sa vie, Sarek avait exprimé à ses fils sa fierté de les voir ainsi distingués par cette prestigieuse institution.
Même s'il n'était pas l'unique non-natif de cette planète avoir acquis la nationalité vulcaine, Jim était le seul à avoir reçu un tel honneur. Il y dispensait des cours d'adaptation socio-culturelle, bien nécessaires quand on connaissait la rigidité des esprits vulcains. Il proposa ensuite, en co-tutelle avec Spock, des sessions de formation pour aider les demi-vulcains à accepter et gérer leur double patrimoine génétique et culturel de façon harmonieuse. Il y avait de plus en plus de métis vulcain, comme si la réussite de Spock S'chn T'Gai-Kirk, le célèbre vulcano-humain, avait été un appel au métissage. Passé une période de scepticisme bien vulcain, il s'avéra que les élèves de Jim se révélèrent d'excellents ambassadeurs, son cours devint obligatoire.
Les cours de Spock se partageaient entre des enseignements scientifiques purs et durs et la transmission de la philosophie qu'il avait acquise au cours de sa longue vie. Sans renier pour autant les enseignements de Surak le Sage, il proposait une voie intermédiaire, moins rigide : Kro'el t'yeht-svitan [La voie du juste milieu]. Ce mode de pensée bienveillante, ancrée dans les principes de K'Lalatar Prkori k'Lalatar Prnak'lirli [Infinie Diversité dans ses Infinies Combinaisons, ou IDIC ] gagnait de plus en plus d'adeptes, tout d'abord chez les demi-vulcains, puis auprès d'un public plus large.
Jim comme Spock attiraient tous deux les meilleurs élèves de l'académie, des étudiants des autres mondes venait même y recevoir leurs enseignements...
ooo
Jim marchait donc tranquillement vers Spock, son plateau dans les mains, accompagné par la petite troupe arc-en-ciel des arrières-arrières petits enfants de Bones et Christine, humains, comme métis, de tous âges, parfaite illustration vivante de K'Lalatar Prkori k'Lalatar Prnak'lirli. Bones et Christine avaient été particulièrement fiers de l'ouverture d'esprit de leurs enfants et petits enfants.
Ces enfants venaient juste d'arriver du spacio-port. Spock ayant eu un dernier cours à donner à l'académie, il n'avait pu aller à leur rencontre.
- Papiiiiipoooock !
Les plus petits se précipitèrent dans ses bras ouverts et grimpèrent sur ses genoux. "Papipock" les accueillit avec un doux sourire, reçut moultes bisous bruyants et déposa des baiser dans les cheveux de soie. Les semi-vulcains étaient plus pondérés dans leur attitude, mais tout aussi heureux de le revoir.
Bones et Christine étaient morts depuis longtemps et leur départ leur avait été un déchirement. A présent, ils retrouvaient leurs amis dans les traits d'un visage, dans leur façon de s'indigner ou de rire. Jim et Spock n'avait pas eu d'enfant. Mais, en tant que parrains, ils avaient contribué à l'éducation de ceux de Bones et Christine. Puis de ses petits enfants. Puis des générations suivantes...
Il était devenu une tradition familiale chez les McCoy-Chapel, de laisser les enfants pendant les vacances scolaires, en pension chez Papi Spock et Papy Jim. Et même une fois devenu grands, les jeunes et les moins jeunes avaient plaisir à venir les retrouver. Ces papys avaient tant de connaissances, leur enseignaient tant de choses fascinantes. Ils avaient vu tant de mondes extraordinaires, vécus tant d'aventures palpitantes que Papy Jim leur racontait le soir avant d'aller se coucher...
Ils était ceux que l'on venait consulter en cas de problème, à qui on confiait l'enfant lorsqu'il rencontrait trop de difficulté scolaires, chez qui on allait se réfugier quand la vie se faisait trop cruelle. Leur porte était toujours ouverte. Spock écoutait avec son calme bienveillant et apaisant, Jim rassurait et encourageait. Ensemble, ils aidaient à trouver des solutions, Jim avait toujours refusé de baisser les bras pour quoi que ce soit, et cette force était contagieuse. Et il y avait beaucoup de rires et de chants. Ils étaient le point d'ancrage de cette famille, le lieu de réunion de tous ses membres pour les fêtes.
oooo
Spock tenait la main de Jim étroitement serrée dans la sienne, comme pour essayer de le retenir. L'heure tant redoutée de la séparation était arrivée.
- Ashayam. Murmura Jim dans un soupir
Spock se pencha sur lui, déposa sur ses lèvres un dernier baiser, y recueillit son dernier souffle de vie.
Le cœur de Jim cessa de battre près de celui de Spock. Spock posa la tête sur la poitrine désormais immobile de l'amour de sa vie.
Jim était mort.
L'Amour de sa vie était parti sans lui.
Un lourde larme glissa silencieusement sur la joue ridée de Spock.
oooo
- Ri dva'uh ik dungi-kup du abru-tan-tor nash-veh nash-spo [Ne crois pas que tu vas te débarrasser de moi comme ça !]
- Jim ?
Spock ferma les yeux. Cette voix venait de l'intérieur de son esprit. Il respira profondément pour obliger son cœur à se calmer. Cela faisait des décennies qu'ils s'étaient construit un univers mental commun, où ils se retrouvait lorsque la vie les contraignaient à être physiquement séparés trop longtemps à leur goût.
Jim était bien là. Leur amour était si puissant qu'il avait naturellement accompli un Fal-tor-plak, le transfert du Katra de Jim dans celui de Spock : son essence, son l'âme, son esprit, sa personnalité, ses souvenirs, tout ce qui était lui... dans cet espace mental commun au cœur du Katra de Spock.
Il était si jeune et si beau, comme aux commencements, dépouillé des outrages du temps. Il portait ce cafetan qui lui allait si bien.
Jim lui tendit les bras. Spock oublia sa vulcanité et s'y précipita. Comme son propre corps lui parut souple et svelte ! Il regarda sa main, lui aussi avait retrouvé sa jeunesse. Ils se serrèrent étroitement l'un contre l'autre.
- Nam-tor ish-veh tor-yehat uf ? [Comment est-ce possible ?] S'extasia Spock
- Ri aitlu nash-veh hal-tor sa-t'du-fam, Ashayam ! [Je ne voulais pas partir sans toi, Ashayam] Te laisser seul derrière moi m'était impossible. J'ai vu le tunnel de lumière qui a tenté de m'attirer... Je me suis réfugié dans ton âme. La mienne t'appartient désormais. Ne t'avais-je pas promis que rien ni personne ne m'éloignerai de toi !
Et le cœur de Jim se remit à battre à coté de celui de Spock...
oooo
Dans un premier temps, l'absence physique de Jim lui avait été difficile. Les nuits lui avaient semblé bien froides sans la chaleur de son corps à ses cotés. Puis Spock s'était habitué à la nouvelle forme qu'avait prise leur relation. Jim et lui ne cessèrent plus de se parler, de débattre, de s'aimer. Et même lorsqu'ils ne dialoguaient plus, ils ne parvenaient plus à se séparer, à éloigner leur esprit l'un de l'autre...
Les années passèrent. Spock arriva à son tour au bout du chemin de sa vie...
Spock ne donnait plus de cours. Peu à peu, il se retirait du monde. L'une des jeunes arrières-arrières-arrières petite fille de Bones s'était installée chez lui pour l'aider dans les gestes du quotidiens.
Les enfants continuaient à venir le voir. Il était fascinant d'entendre Papi Spock narrer leurs aventures avec la voix de Papy Jim.
Spock s'installa pour méditer au pied de Lap'Ko-fu. Il passait y de plus en plus de temps. Il ferma les yeux.
- Nash-pon, nah-tor nash-veh ta nam-tor ish-veh pon hal-tor [Cette fois, je crois qu'il est l'heure de partir] Dit Jim avec son beau sourire
- Fai-tor nash-veh, Ashayam.[Je le sais] Répondit Spock avec sérénité
- Nem'uh elek t'nash-veh, hal'uh teretuhr [Prends ma main, allons-y ensemble]
Leurs âmes se rapprochèrent, s'enlacèrent, entamèrent l'ultime étape de leur fusion.
C'est ensemble qu'ils franchirent le tunnel de lumière. Là bas, tout là-haut, ils entraperçurent tous ceux qui avaient été chers à leur cœur : Bones et Christine, Sarek et Amanda, Scotty et Uhura, Sulu et Tchekov...
oooo
~ Ak'wak'es Ashaya ~ Un amour Eternel ~
ooo
Flash-back
Oko'lap Omeku, dans un nid de lianes, pendant leur lune de miel...
ooo
- Nam-tor nash-veh ashaya-su whl'q'n [Je suis un vulcain amoureux]. Partant de ce principe, tout devient possible. Répondit doctement Spock
Jim eut un rire chaleureux, ce rire que Spock aimait tant, lui qui ne savait pas rire, c'était comme si Jim riait pour eux-deux. Jim vint l'enlacer et posa ses lèvres sur les siennes :
- Redis-le ! Va'ashiv [encore]
- Je t'aime, Jim. Ashau nash-veh k'du. Talunk nash-veh k'dular...
Les deux hommes s'enlacèrent, le désir coula dans leurs veines, encore. Les lianes d'Oko'lap Omeku les soulevèrent tendrement, leur faisant un nid, un affectueux écrin pour leur amour.
Il ne leur fallut pas longtemps pour se déshabiller, ils ne portaient que des chaussures et un bermuda, avec rien en dessous (beaucoup plus pratique pour les subites envies de câlin comme celle-ci, les lianes étaient toujours là pour les accueillir).
Cela avait demandé à Jim un certain temps pour vaincre la pudeur de Spock qui voulait garder un débardeur et un sous-vêtement, même s'ils étaient les deux seules personnes sur cette planète. Mais Jim avait su honteusement user de ses charmes. Il avait fait monter le désir lors d'une étreinte et Spock avait fini par céder dans une supplication...
Leur baiser fut long et suave.
Puis Spock partit à l'offensive de cette chair dorée par le soleil. Son Jim était si beau ! Son corps était la perfection même, ce buste large avec ses muscles souples et forts, ses longues jambes, la délicieuse cambrure de ses reins, ses fesses pommelées... Il mordilla ses tétons et Jim se ploya avec délice sous sa tendre agression. Il embrassa et lécha son ventre, cajola avec gourmandise son adorable pénis, il ne se lassait jamais de le dorloter de ses lèvres et de sa bouche, de l'engloutir et Jim gémissait si suavement!
-Ha! Bordel, Spock, oui !
Spock le prépara à le recevoir en glissant sa langue tout contre son intimité, il savait que Jim adorait cela, alors il en usait et en abusait jusqu'à le faire supplier de le prendre. Il s'immisça en lui, lentement, profondément. Les jambes de Jim entourèrent sa taille, ses bras s'accrochèrent à son cou.
Ashayam, Talunk nash-veh Ashayam [Amour, mon précieux amour]
Leurs esprits se rejoignirent, et le plaisir monta, s'amplifia par vagues, explosa ...
...
Mais Jim n'en avait jamais assez, depuis qu'ils étaient arrivés sur cette planète, il était délicieusement insatiable, comme s'il était tombé dans une sorte de Pon Farr dépouillé de toute violence :
- Spock, Va'ashiv ! Aitlu nash-veh t 'du [Encore! Je te veux !]
Il poussa Spock à se retourner. Il admira les courbes de son dos, ses hanches étroites, ses fesses exquises, la pointe craquante de ses oreilles, ses cheveux de nuit en pagaille, les somptueux reflets verts de sa peau si douce. Il prit le temps de se faire désirer, le caressa partout avec délicatesse, le couvrit de baisers, de douces morsures, et de mots tendres et passionnés...
- Jim! Ka'i ! Sarlah'uh [Maintenant ! Viens !]
Spock, impatient et las de l'attendre, dans un gracieux mouvement de ses reins habiles, le fit pénétrer en lui. Jim empoigna ses hanches et devint sauvage. Oh, bordel! Comme Jim aimait le faire crier, le faire gémir et supplier, lui faire oublier le temps d'une étreinte les contraintes du carcan de son contrôle vulcain... lui donner tout de lui, son corps et son âme... et Spock s'offrait à lui avec un tel abandon, une telle confiance...
Je t'aime... Ashau nash-veh k'du... Talunk nash-veh k'dular
...
Essoufflés, ils s'allongèrent l'un contre l'autre. Ils étaient apaisés, pour le moment...
- Dungi-kan fam-vel fam-kling snem-tor worla nash-veh k'du, Ashayam [Rien ni personne ne pourra jamais m'éloigner de toi]. Promit Jim avec solennité
- Dungi-k'wuhlifam-vel fam-kling worla nash-veh k'du, Ashayam [Rien ni personne ne nous séparera jamais] Répondit Spock dans un baiser.
...
ooo FIN ooo
Vest-nam-tor nash-veh, heh dungau-nam-tor kwon-sum t'du
[ J'ai été, et serai toujours tien ~ I have been and always shall be Yours ]
Itaren ki't'khi'ro net'no'kwa t'nash-veh [Merci d'avoir lu mon histoire]
Dites-moi si vous l'avez aimée, au départ, je n'avais préparé qu'une dizaine de chapitre, et puis nos héros ont pris vie sous mon clavier...
J'espère que vous n'avez pas trouvé cette fin trop nunuche, ou nian-nian ^^'
J'ai voulu condenser dans ce dernier chapitre tout leur amour (et la tendresse que j'éprouve pour eux). J'avais vraiment envie de les accompagner jusqu'au bout de leur chemin... mais que l'on reste sur le souvenir de l'éternelle jeunesse de leur amour.
ooo
Je remercie toutes celles et ceux qui m'ont laissé des commentaires.
Vous avez aimé cette fiction ? Prenez le temps de le laisser un petit mot, même si cela fait un moment qu'elle a été publiée
