II
Un adolescent d'un mètre cinquante-huit faisait les cents pas dans sa minuscule chambre dont il avait enfin eu le droit d'hériter lors de sa deuxième année. Minuscule et squelettique, Harry Potter se demandait comment pouvait-il être d'une importance cruciale politiquement.
Il avait l'intention d'aller à la banque des sorciers afin d'assurer son 'rôle' après avoir reçu une lettre lui rappelant ses fonctions en tant que futur premier Lord de la société, et qu'il pouvait être émancipé quand il voulait maintenant qu'il avait quinze ans.
S'il se rappelait bien, être émanciper lui laisser le droit de faire de la magie quand il voudra, de gérer ses comptes et d'avoir l'entier droit de ne plus vouloir rester chez les Dursleys. Il avait en d'autres termes tous les droits qu'un adulte de dix-sept ans et pouvait agir comme tel. Personne ne pouvait le stopper.
Il se rappelait aussi que le vieil homme lui avait ordonner de ne pas quitter la maison de son oncle -il refusait de considérer cette dernière comme la sienne- que lorsqu'il éteindra ses parfait dix-sept et sourit malicieusement en constatant que le directeur de Poudlard, Albus je-me-mêle-de-tous Dumbledore, aura quelques surprises déplaisantes prévues pour les jours à venir.
Il n'avait aucune envie de vivre avec Sirius Black, son parrain et évadé de longue date, ne vous méprenez pas, il adorait plus ou moin l'homme, cependant ce dernier avait tendance à le faire passer en dernier. Combien avait-il reçu de lettres venant son parrain ? Pas une seule. L'animagus avait encore fais passer Harry en deuxième plan en essayant d'assassiner Pettigrew au lieu de demander des nouvelles d'un filleul qu'il n'avait pas vu en douze ans et avait abandonné aux bons soins d'Hagrid, deux autres fautes, bien qu'il pût comprendre que c'était dût à son état de choc à l'époque, il n'en restait pas moins blessé.
Il fallait qu'il soit à Gringotts dans une heure, et pourtant il ne trouva toujours pas le moyen d'y parvenir en étant discret. Bien qu'il eût remuer ciel et terre, une seule solution s'opposait à lui :
« -Dobby, dit-il d'une voix forte et sans regret. »
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Harry Potter était une célébrité. Nourrisson, il avait survécu au sortilège de la mort, récoltant ainsi le titre d'Héro et de puissant mage. Le fait qu'il soit le dernier Potter, une famille de lignée prometteuse, n'avait fait qu'accentuer sa réputation.
Le champion du tournoi des trois sorciers était enchanté à l'idée de visiter le Chemin de Traverse seul. Hagrid l'avait accompagné la première fois, alors que les Weasley, eux, avait prit pour métier son chaperonnent pour la seconde, troisième et quatrième dernière fois.
Il devait d'abord se rendre à Gringotts, ou il avait rendez-vous, avant de visiter la boutique à livre qu'était Fleury et Bott. Il avait pris le temps de rédiger une liste de chose à faire avant d'accéder au Chemin de Traverse.
C'est ainsi que le jeune Potter arriva devant un bâtiment d'une blancheur immaculée et si grand que tous les magasins aux alentours paraissaient minuscules en comparaison. Il entra par la seule entrée visible, qui se résumait à un portail de bronze rutilant, à cote duquel se tenait deux gobelins, tous les deux étaient habillés du style moyen-âge, c'est-à-dire des armures.
Le portail débouchait dans un vaste hall, où un long comptoir était posé au milieu, montrant plusieurs gobelins s'affairant avec le plus grand sérieux à des taches diverses.
Ne savant quel gobelin il devait s'adresser, il compta mentalement jusqu'à 20 avant de s'arrêta, se trouvant face au huitième guichet. La, devant lui, était inscrit sur une plaque d'or en blanc le nom « Draus ». Décidant d'ignorer à quel point le nom semblait étrange, il se racla la gorge priant pour que cela attira l'attention du gobelin. Immédiatement, ce dernier relevait la tête pour regarder le sorcier qui avait oser le déranger.
-Excusez-moi, commença Harry avec tout sérieux et calme dont il était capable, je suis ici pour cause d'un rendez-v..
-Monsieur Potter, l'interrompit le gobelin en croisant ses mains d'un air ennuyer, vous pouvez immédiatement vous adressez au maître gobelin qui a signé votre lettre et ce sans me faire perdre du temps.
Le Vice-Président de Gringotts.
