Et me revoilà pour vous saluer en ce dernier chapitre de ma fic (Bon, y a encore un épilogue derrière, mais c'est bien le dernier ^^)

Merci encore pour vos vues et vos reviews ! =)

Bonne lecture !

Mikkimeh : Bienvenue sur ma fanfic ! Je suis contente que ça te plaise =) Et désolé pour ton coeur brisé haha ^^'

SpiderWoman : Merci pour tes reviews ! Et la cruauté, c'est l'arme préféré des écrivaillions, faut le savoir XD


CHAPITRE 6


Il ne voyait plus les traces de larmes sur ses joues, alors qu'il portait Judy dans ses bras, montant marche après marche. Il était couvert de sang. Et le corps entre ses bras aussi. Le bras pendant dans le vide, une ultime gouttelette de sang roula le long de la main de la lapine, s'écrasant sur les marches métalliques.

A peine il franchit la dernière marche que deux infirmiers lui enlevèrent sa partenaire, l'allongeant sur un brancard, prenant son pouls.

Il les laissa faire, ses épaules s'affaissant alors que ses mains se retrouvaient ballantes. Vide.

Il n'arrivait plus à rien entendre de l'extérieur, tant tout hurlait en lui. Il remarqua indistinctement que les portes d'une des ambulances se refermaient, emmenant loin de lui sa co-équipière. Il sentit des mains le saisir par le coude, l'examiner.

Il se dégagea d'un mouvement mou, mais les mains ne cessaient pas.

« C'est pas mon sang. » Souffla-t-il.

Il se retrouva affubler d'une couverture en aluminium et de mots rassurants. Il s'éloigna, se laissant tomber dans l'herbe.

Bogo s'approcha de lui, et lui parla. Mais il n'écoutait pas.

Il n'entendait pas.

Une claque monumentale le ramena un peu sur terre, mais son oreille sifflante l'empêchait de comprendre ce que son supérieur lui beuglait.

Il se retrouva sur ses jambes, catapulté dans une voiture de police, un de ses collègues au volant écrasant l'accélérateur.

Incompréhension l'effleura.

« Tu m'emmènes où Johnson.

-A l'hôpital.

-Ha.

-T'as pas écouté Bogo ?

-Mnon. »

Il se tourna, collant sa joue contre la fenêtre. L'hôpital. A quoi bon ? Il était brisé. Vide.

Il se demanda un instant ce qu'il allait faire sans Judy ? Quitter la police oui, mais après ?

La réalité l'écrasa. Il était tout seul.

Lui qui était policier, compagnon, et futur père il y a quelques minutes à peine.

Il était seul. Tout seul. Sans plus personne dans sa vie.

Il se recroquevilla dans son siège, et se mit à pleurer.


La voiture s'arrêta subitement sur le bas-côté, lorsque son collègue remarqua ses larmes.

« Hé, Nick. »

La ferme, voulut-il répondre. La ferme, laisse moi tranquille.

« Nick. Écoute-moi. Regard-moi. »

Il lui accorda un regard.

« Reste concentré. T'es traumatisé, ok, mais là, faut vraiment que tu nous écoutes. Ce que te disais Bogo… »

Ses yeux repartirent s'attacher au décor, dans une tentative désespérée de s'y oublier. Mais son collègue ne lui autorisa pas cette échappatoire.

« Nick ! –Il lui saisit le menton, le forçant à le regarder- Judy est vivante. Du moins pour l'instant. »

Nick papillonna des yeux.

Quoi ?

« Enfin tu réagis ! Bogo avait mal pris son pouls. Elle est vivante Nick ! Du moins pour l'instant. L'ambulance le lui a dit vite fait avant d'embarquer Judy à l'hôpital. Alors, je ne veux pas te donner de faux espoir, mais si Hopps est encore en vie, tu dois être avec elle pour l'aider à s'accrocher. On n'abandonne jamais son co-équipier. Reçu ?

-Je… Oui ! Oh bordel, mais qu'est ce que t'attends ! Accélère ! »

Johnson lui sourit.

« Bah voilà, c'était pas compliqué. »

Il appuya sur l'accélérateur, reprenant sa route à toute vitesse, tandis que Nick allumait les gyrophares.

Il n'osait y croire, mais un fol espoir lui enflammait la poitrine, doublé d'une peur brûlante de faire face une seconde fois à sa mort.


"Vous êtes de la famille ?

-Son partenaire, et… le père de son enfant."

Il tourna son regard vers Johnson, qui le gratifia d'une tape sur l'épaule, avant de s'adresser à l'infirmière.

"Elle a dû arriver il y a dix, vingt minutes peut-être. L'ambulance nous a pas mal devancée.

-Ha, je vérifie. Ha oui, elle a été admise en urgence au bloc, pour ses blessures par balle. Iels sont déjà en train de l'opérer. Il va falloir attendre. Vous voulez rester ici ou vous préférer rester tranquille dans le couloir ?"


Assis dans le couloir menant aux salles d'opérations, loin du bruit et de l'agitation des urgences, Nick posa l'arrière de sa tête sur le mur froid. Johnson avait dû retourner à ses obligations, le laissant seul.

Il jetait régulièrement un œil à la double porte, hermétique et désespérément close, espérant capter un mouvement, un visage, un regard, un signe, n'importe quoi qui aurait pu le renseigner sur l'état de sa co-équipière.

L'attente était ignoble.

La bile lui montait dans la gorge, tant tout son être était crispé. Ses yeux s'embuaient bien trop souvent. Sa respiration ne connaissait plus la définition du mot "régularité".

Il ferma les yeux, attendant presque l'instant où un chirurgien viendrait lui annoncer la nouvelle, un air désolé sur le visage.

Nick secoua la tête.

Non. Il était censé être celui qui y croit.

Un rire sans joie le secoua.

La porte s'ouvrit sur un médecin abaissant son masque, interrompant ses pensées morbides et dévoilant un visage plus expressif que n'importe quelle parole.

Nick sauta sur ses jambes et couru vers lui.