Les deux étudiants avaient prononcé ces mots d'une même voix. Cette salle n'était inconnue pour aucun des deux élèves, cependant, le fait de se trouver dans la grande pièce sombre, ne provoqua pas le même sentiment chez Hermione et Drago. Pour la jeune fille, retrouver cette grande salle était synonyme de nostalgie, elle se remémora instantanément les longs moments qu'elle avait passé dedans en compagnie de ses camarades, s'entrainant pour lutter contre les forces du mal. Pour Drago, aucune émotion agréable ne le posséda, bien au contraire. A ses yeux, la grande salle ne représentait que la souffrance et la mort. Il arpenta tout de même la pièce du regard, celle-ci était totalement vide, hormis un majestueux miroir posé au centre de la salle, la pièce était totalement déserte.
S'extirpant brutalement de ses souvenirs, Hermione pris conscience qu'elle se trouvait dans une situation extrêmement délicate. Elle était bloquée dans la salle sur demande, les débris de la Coupe dans les mains, ne sachant où les cacher et se demandant si elle avait été vue par un des nombreux portraits du château, qui se dépêcherait d'aller tout raconter à la directrice. Hasardant un rapide coup d'œil en direction de Drago, elle constata, résignée, qu'elle seule devait trouver un moyen de se sortir de ce pétrin. Puisqu'en effet, le garçon restait stoïque, le regard perdu au loin, comme si ce dernier ne discernait pas ce qui l'entourait. C'est pourquoi la Gryffondor s'empara du bris que tenait Malefoy, et sillonna la salle, rapidement, afin de trouver un endroit où le poser. Tout en cherchant l'emplacement le plus reculé, elle essaya de ne pas relever le coup de jus qu'elle avait ressenti en effleurant la main de Malefoy, lorsqu'elle s'étant saisie de l'objet brisé. Elle se dit alors que le courant passait tellement mal entre le Serpentard et elle, que même son corps refusait de frôler le sien.
Quant au jeune homme, pour une fois, il ne releva pas cet échangé bref, son regard s'étant à présent attardé sur l'étrange miroir. A pas lents, il s'approcha de l'imposant objet, le regard perçant. Drago n'avait plus aucune confiance aux objets se trouvant à Poudlard, ses lamentables expériences passées lui avaient appris à toujours se méfier des grimoires, armoires ou autres choses suspectes. Il s'arrête enfin devant le miroir, aperçu son reflet à l'allure menaçante, tout semblait normal. C'est alors qu'une autre ombre prit lentement forme à côté de lui...
« Ah voilà ! Je vais poser les morceaux ici, j'en parlerai à Harry, il trouvera forcément une solution », pensa Hermione, quelque peu soulagée.
Contente d'avoir échappé de peu au regard acéré de Rusard, elle se retourna prête à annoncer à Malefoy qu'elle comptait aller se coucher, quand elle le trouva posté devant le miroir, comme tétanisé. Elle vit le jeune homme bondir de trois pas en arrière, pivoter sur lui-même, paniqué, pour fixer à nouveau son reflet. Soudainement, il releva les yeux et transperça Hermione du regard, tout en bégayant des mots intelligibles.
- Qu'est-ce-que..., il regarda Hermione puis le miroir, c'est quoi ce truc...
- Alors quoi Malefoy ? On ne supporte plus son reflet ? Je te comprends, qui pourrait te supporter..., railla la jeune femme, avant de se mordre la lèvre. Elle n'allait tout de même pas provoquer Malefoy, ce serait le monde à l'envers.
Mais Drago ne s'intéressa pas à ses dires, il sortit sa baguette et la brandit face au miroir, prêt à en découdre. La Gryffondor s'élança alors vers lui et s'interposa entre le sorcier et l'objet, ils avaient déjà détruit un vase ce soir, il n'allait pas briser ce magnifique miroir !
- Pose cette baguette ! Nous avons fait assez de dégât pour la soirée ! ordonna Hermione.
La garçon resta de longues minutes sans bouger, puis finit par baisser sa baguette, de mauvaise grâce. Apaisée, Hermione se retourna à son tour pour faire face au miroir puis étouffa un cri. Certes elle se voyait dans le miroir, mais elle semblait plus âgée, et entourée de quatre ou cinq enfants. Toute la petite famille souriait, comme s'ils se trouvaient tous au Paradis. C'est alors qu'elle comprit...
- ... le miroir de Riséd..., murmura-t-elle.
- Quoi ? demanda froidement Drago.
Elle sursauta. Devant cet étrange reflet, elle avait complètement oublié la présence du Serpentard, debout derrière elle. Tous deux fixaient le même miroir, tous deux affichaient le même air consterné, cependant aucun des deux ne pouvait voir ce que l'autre percevait.
- Le miroir de Riséd, répéta Hermione, subjuguée. Harry m'en a déjà parlé par le passé. Ce miroir reflète notre désir profond.
- Comment ça ?
- Il a le pouvoir de dévoiler la chose que l'on convoite le plus au monde, sans que nous en ayons forcément conscience, finit-elle par dire dans un souffle.
Car en effet, Hermione était perdue, déboussolée, troublée. Son désir était-il donc d'avoir une grande famille ? D'être la mère de nombreux enfants ? Elle se refusait à le croire. La jeune femme avait toujours pensé qu'elle était destinée à poursuivre ses études, à voyager dans le monde entier afin d'épancher sa soif de connaissance, et non pas d'être mariée... D'ailleurs, où était son mari ? Son désir n'était certainement pas d'être une mère célibataire.
Alors que de nombreuses pensées vinrent obscurcir son raisonnement, elle se fit violence pour s'arracher à la contemplation de ses désirs enfouis, et s'éloigna prestement de l'objet maudit.
Drago n'eut pas la même force que la jeune fille. Il restait là, ébahi devant le miroir, sans esquisser le moindre geste.
A cette vision, Hermione aurait payé cher pour entrevoir le désir profond de Malefoy, d'ailleurs à en voir la réaction affolée de ce dernier, elle n'était pas bien certaine que ce fut un quelconque désir qu'il regardait, mais plutôt son pire cauchemar.
- Bon allez Malefoy, s'impatienta la jeune fille brune, on s'en va.
A ces mots il sursauta et rompit le contact visuel qu'il avait établi avec le miroir. Il ne prononça pas un mot mais regagna tout de même la porte, souhaitant quitter la salle le plus rapidement possible. Hermione le suivit d'un pas précipité, et tous deux se retrouvèrent à présent dans le grand couloir sombre, la porte de la salle sur demande se refermant sur eux.
C'est dans le silence le plus total que les deux étudiants prirent la direction de la salle commune. Il était à présent plus de 02h00 du matin, et tous deux tombaient de fatigue. Sans oublier que leur découverte les laissait interdits.
Ils pénétrèrent dans la salle commune quand Hermione eut la surprise de voir surgir devant elle Ron et Harry. De toute évidence, tous deux attendaient impatiemment son retour. Ils s'apprêtaient déjà à lui poser une foule de questions, quand Hermione les stoppa d'un geste.
- Je suis morte de fatigue, demain je vous raconte tout, d'accord ?
Et sans même attendre leurs réponses, elle leur dit bonsoir et monta mollement les escaliers afin de retrouver sa chambre.
- Tu ne diras rien n'est-ce-pas ?
Hermione leva les yeux et vit que Drago était posté devant la porte de sa chambre, le regard fuyant, mais l'air déterminé.
- Je te préviens Malefoy, si tu ne bouges pas de là maintenant, je te tue d'un coup sec, souffla-t-elle, épuisée.
- Tu ne leur diras rien j'espère ? insista le garçon.
- Dire quoi ? Qu'on a cassé le vase ? Bien sûr que je vais tout raconter et...
- Ce que tu as vu dans le miroir putain ! rugit Drago, irrité. J'en ai rien à foutre du vase, je veux juste que tu fermes ta grande gueule concernant ce que tu as vu dans le miroir !
- Ça ne regarde que moi ! s'offusqua la jeune fille, qui de toute façon ne comptait révéler à quiconque ce qu'elle venait de découvrir sur elle-même.
Malefoy s'approcha alors d'elle, menaçant. Dans la pénombre, il semblait réellement terrifiant.
- Ça me regarde aussi, compris ? ragea-t-il entre ses dents.
- Mais qu'est-ce que tu... ? commença-t-elle avant de s'interrompre brusquement.
« Bien sûr... Cet idiot était trop concentré sur ce qu'il voyait pour se rendre compte que je ne pouvais pas voir la même chose que lui. Qu'il est bête... », se dit-elle, exaspérée.
- Je ne sais pas si tu as fait attention, mais face au miroir de Riséd, chacun voit son propre désir, pas celui de son voisin. Donc rassures-toi Malefoy, tes petits secrets restent bien cachés, précisa-t-elle, ironique.
Sans rien ajouter, elle contourna subtilement Malefoy pour ne pas le toucher, entra dans sa chambre et prit place dans son lit avec délice.
« Franchement, la prochaine fois qu'Hagrid nous demande de venir lui rendre visite en pleine nuit, je dis que je suis malade ! » pensa Hermione, avant de sombrer dans un sommeil profond, bien mérité.
Drago, de son côté, ne parvint pas à s'endormir. Sa tête était encore pleine d'images qu'il venait de voir. Il ne parvenait pas à croire les dires de la jeune fille, lorsqu'elle affirmait que ce miroir dévoilait les désirs profonds de chaque individu. Néanmoins, quelque fut son reflet, il était soulagé que la sang de bourbe n'ait pas vu la même chose que lui. Si quiconque avait été en mesure d'observer le soi-disant désir refoulé de Drago, il se serait hâté de le faire taire à jamais, même s'il doutait fermement que ce miroir, ait divulgué une envie quelconque.
« Et le pire dans tout ça, c'est que je suis obligé de partager un secret avec cette garce de Granger ! Et en plus je n'ai même pas pu la livrer à McGonagall... Pour l'instant j'étais assez gentil, mais après ce soir, putain, je vais lui faire quitter l'école en pleurs... ».
Ce sont sur ses bonnes pensées, que Drago Malefoy, trouva à son tour, le repos.
Le silence, paisible, serein, que seuls le chant des oiseaux venait briser. Allongé sur le dos, le drap recouvrant partiellement son torse nu, de nombreuses mèches blondes tombant sur ses yeux clos, le jeune homme savourait ce rare moment d'accalmie. Les rayons du soleil traversaient la chambre, éblouissant le garçon. D'un geste, il cacha ses yeux de l'éclat provoqué par le soleil avec son avant-bras, le tout en soupirant. Le jour s'était déjà levé mais le jeune homme n'avait pas la force de s'extirper de son lit, souhaitant prolonger ce moment jusqu'à l'infini.
Il entendit vaguement la porte de sa chambre grincer, de toute évidence Le Rat venait de pénétrer dans le calme sanctuaire du Serpentard. Ce dernier se dit alors qu'un seul éternuement ou toussotement de la part de son colocataire provoquerait son renvoi dans le dortoir, les pieds devant.
Le Gryffondor se racla la gorge. Agacé, le jeune homme blond ne préféra pas relever, quitter son lit dans l'instant aurait été trop douloureux.
Le Gryffondor se racla à nouveau la gorge, plus nerveusement. C'est fois-ci, Drago ne put se contenir et lança, les paupières closes :
- Je te conseille de faire moins de bruit, à moins que tu veuilles me mettre en colère de bon matin, dit-il froidement.
- A mes yeux Malefoy, tu es toujours d'une humeur exécrable. Alors le matin ou en soirée, peu m'importe...
D'un bond, Drago se releva pour distinguer la personne qui venait de parler. Cette voix féminine ne pouvait appartenir à Neville. Ce ton guindé n'était pas habituel pour le Gryffondor. Et en effet, Drago ne fit pas face à Neville, mais à Hermione, qui le fixait d'un air hautain, mal à l'aise.
- Qu'est-ce que tu fous dans ma chambre Granger ? Dormir avec moi dans mon propre lit ? Suis-je bête, tu l'as déjà fait ! minauda le jeune homme.
La jeune fille posa alors un regard dur sur le Serpentard. Se trouver devant lui, dans sa chambre et de bon matin ne faisait pas parti de son programme préféré. Néanmoins, Hermione dut admettre qu'un grand nombre de jeunes filles auraient données cher pour être à sa place. D'ailleurs, elle-même ne l'avait jamais vu avec une telle dégaine, les cheveux ébouriffés cachant une partie de son visage, la peau extrêmement blanche de son torse musclé que son drap ne cachait plus, sans oublier les traits moins crispés de son visage.
Depuis près d'une semaine, la jeune fille évitait Malefoy comme la peste, le souvenir de leur aventure dans le château ne s'étant pas encore estompée, elle ne préférait pas penser au secret commun qu'elle devait partager avec le garçon. Mais finalement, en le voyant ainsi dans son lit, elle se dit qu'elle avait tort de redouter sa présence, après tout il était aussi humain qu'elle. Puisqu'en effet, la jeune Gryffondor avait toujours pensé que Drago Malefoy se réveillait bien coiffé, un sourire machiavélique peint sur ses lèvres, préparent un planning mental des gens qu'il allait torturer.
« Il semblerait que je me sois fourvoyée... », pensa-t-elle aussitôt.
Le jeune garçon tenta de rester de marbre face au silence pesant de la jeune fille. Drago n'appréciait pas d'être scruté de la sorte, comme une bête en cage, et il méprisait d'autant plus cette situation du fait que la Gryffondor affichait un sourire suffisant. Cette soudaine promiscuité commença à l'oppresser, son désir étant de voir disparaitre la jeune fille brune de sa chambre.
- Alors ? insista le jeune homme, définitivement mal à l'aise
- Ton amie te cherche, répondit-elle dans un demi-sourire, je ne me serai pas déplacée en temps normal, mais je pense qu'elle a vraiment besoin de toi.
- Qui ça ?
- Pansy Parkinson.
En entendant ce nom, Drago se laisse retomber lourdement dans le lit. Depuis quelques jours, la présence continue de Pansy à ses côtés l'agaçait, il ne saurait dire pourquoi. La jeune Serpentard l'avait toujours passablement amusée, bien qu'elle ne soit pas très maligne, mais depuis peu, le simple fait de lui parler l'exaspérait prodigieusement. Cela l'irritait d'autant plus de savoir que cette fille, n'avait pas trouvé mieux qu'envoyer une sang de bourbe lui faire porter le message. Il referma ses yeux, les cachant à nouveau de son avant-bras, et passa négligemment sa main sur son ventre, prouvant ainsi à son interlocutrice qu'il ne souhaitait plus converser avec elle.
Toutefois, Hermione ne l'entendit pas de cette oreille, et insista :
- Est-ce-que tu y vas ?
- Non, maintenant casse-toi Granger.
A cet instant précis, Hermione ressentit l'étrange besoin de prendre l'oreiller de Neville pour étouffer Malefoy avec. Elle se dit qu'après tout, les bonnes vieilles méthodes de moldu étaient les plus efficaces. Sans savoir pourquoi, elle resta plantée là, sans bouger, attendant patiemment que le prince décide de se relever. Ce que Drago ne fit pas. Néanmoins, il n'était pas complètement à l'aise, ressentant le regard de la jeune fille présente devant lui, courir le long de son corps. Il avait toujours aimé se sentir désirer par une femme, depuis ses 13 ou 14 ans, il avait compris que son apparence plaisait, et il savait en profiter comme il le fallait. Mais le jeune homme savait pertinemment qu'Hermione Granger n'était pas en train de fantasmer sur son corps, non, Hermione Granger le foudroyait du regard, insensible à sa nudité partielle. Délicatement, il fit glisser son index autour de son nombril, remontant doucement jusqu'à ses pectoraux pour revenir se poser sur son ventre. Il continua ce petit jeu un certain moment, sûr et certain que cela exaspérait sa visiteuse, et il avait entièrement raison...
- Malfoy ! gronda-t-elle, ta copine ne fait que vomir encore et encore, en plus son teint est devenu rouge, et elle ne veut pas aller à l'infirmerie ! Elle ne veut que te voir, alors vas-y, qu'elle arrête de vomir dans NOTRE chambre !
- Hum...
- Malefoy ! Je voudrais bien me rendre à Pré-au-Lard le cœur léger, sans m'interroger sur l'état inquiétant de ma chambre.
C'est alors qu'il se leva pour s'assoir dans son lit. Il étira ses longues jambes blêmes musclées, obligeant Hermione à se décaler pour ne pas les toucher, puis se redressa complètement. Drago Malefoy était grand, mais face à Hermione, il semblait immense, masquant presque totalement les rayons du soleil qui traversaient la chambre. Le jeune homme s'étira encore une fois, tout en baillant bruyamment, et jeta un regard amusé sur la jeune fille potée devant lui. Si elle n'avait pas été une sorcière, il aurait pu la soulever d'une main sans difficulté, et la jeter hors de sa chambre. Cependant, il devait bien avouer que cette petite femme se transformait en un adversaire de taille, lorsqu'elle possédait sa baguette, ce qui était le cas en ce moment même. Se grattant effrontément le ventre, il finit par répondre :
- C'est bon Granger, je vais aller la voir, soupira-t-il, je la plains la pauvre. Normal qu'elle vomisse après deux mois de cohabitation avec toi, ajouta le jeune homme, acide.
- Je te remercie de ton extrême obligeance, répondit Hermione ironique, exagérant une révérence feinte.
Sans un mot de plus, elle prit congé. De son côté, Drago prit tout son temps avant de se rendre chez sa compagne. Une fois la douche prise et parfaitement habillé, il se rendit d'un pas vif chez Pansy, qu'il trouva assise sur son lit, vomissant sans discontinu. A cette vision, il ne peu réfréner un haut le cœur, cela le dégoutait incroyablement de devoir soulager les crises nauséeuses de son amie, quand soudain une idée l'horrifia.
- Tu n'es pas enceinte au moins ? demanda-t-il paniqué.
Pansy leva alors difficilement la tête de la bassine, fixant les prunelles froides de son amour. Elle qui souhaitait sa présence pour être consolée, allait regretter son souhait.
- Non, je suis juste malade, mais...
- Je ne vois pas en quoi je peux t'aider, coupa-t-il fermement, et n'envois plus Granger dans ma chambre.
- Désolé, chuchota-t-elle désespérée avant de replonger dans sa bassine, se soulageant à nouveau.
Drago décida qu'il était temps de quitter la pièce quand Hermione s'y engouffra.
- Ca ne va pas mieux ? demanda-t-elle à la jeune Serpentard.
- Mêle-toi de ce qui te regarde, sale sang de bourbe ! répliqua la fille nauséeuse.
Hermione n'aimait pas sa colocataire, son comportement l'excédait franchement. Elle devait cependant admettre, que ce n'était qu'en présence de Malefoy que la jeune fille se montrait réellement désagréable. Lorsque Pansy se trouvait seule dans la chambre avec Hermione, elle se contentait de l'ignorer. C'est pour cela que la Gryffondor souhaitait connaitre l'état de santé de Pansy, mal à l'aise à l'idée de laisser sa colocataire souffrir le martyre, seule dans son coin, puisque de toute évidence, Drago n'était pas prêt à intervenir.
- Très bien, répondit Hermione, nous partons tous pour Pré-au-Lard, je vais prévenir Flitwick que tu ne participeras pas à la sortie.
Elle tourna les talons et sortit de la chambre. Le parfum de la Gryffondor trouva son chemin jusqu'au nez de Drago, ce qu'il n'apprécia guère. Il avait déjà remarqué que cette chambre décelait une horrible odeur de sang de bourbe, ce qui le révulsait au plus haut point. Cependant, à cet instant précis, il aurait préféré revivre la nuit chaotique qu'il avait passé avec Hermione dans la Salle sur Demande, plutôt que de rester en compagnie d'une Pansy malade.
- J'y vais, finit-il par lâcher sèchement. Je ne sais vraiment pas pourquoi tu as voulu me voir, mais je préfère aller à Pré-au-Lard.
Il s'avança vers la porte, l'ouvrit puis s'arrêta un court moment, tournant le dos à Pansy, et ajouta dans un souffle :
- Repose-toi bien.
Il disparut alors de la chambre, laissant une Pansy médusée. Cette dernière aurait aimé sourire, mais une nouvelle nausée l'en empêcha. Elle se dit tout de même qu'elle devait être bien misérable, pour être à ce point contente d'avoir entendu un mot presque gentil sortir de la bouche de Drago Malefoy.
En-dehors de la chambre, Drago respira un bon coup, le jeune homme regrettait déjà ses dernières paroles, jugées trop mièvres à son gout. Il les regretta d'autant plus qu'il vit devant lui, la jeune Gryffondor, le sourire aux lèvres.
- Quoi ? grogna-t-il.
- Oh rien...
D'une démarche souple, elle quitta la salle commune, laissant la grande porte se refermer derrière elle. Drago rejoignit Crabbe et Goyle dans la cour de l'école, prêt à se rendre à Pré-au-lard. Il distingua au loin la jeune femme Gryffondor discuter activement avec Weaspot, leur offrant de nombreux sourires éclatants. Il discerna même les lourds regards emplis de sous-entendus qu'elle envoyait discrètement au grand rouquin. Drago la trouva réellement minable de courir après le même garçon depuis bientôt 8 ans, en plus derrière un Weasley !
Vraiment, elle l'agaçait au plus haut point. Le Serptentard entendit vaguement ses camarades parler, rire, se moquer des autres élèves, mais il ne parvenait pas à prendre part à la conversation. Il continuait à fixer Hermione d'un regard acerbe, désapprouvant totalement son horrible goût vestimentaire, il se dit même qu'elle devrait porter en permanence son uniforme. Il ne supportait pas ses folles mèches brunes, qui bouclaient sauvagement sur son crâne, mais le pire de tout était ses yeux, d'un brun profond, qui semblait reprouver les faits et gestes de tout individu autre que la grande et talentueuse Hermione Granger.
« Qu'est-ce que je la hais... » se répétait sans cesse le Serpentard, sans pour autant détourner son regard.
- Hey Drago ! La Cabane Hurlante ? Ça te dit ? lui demanda un grand garçon brun, qu'il n'avait même jamais vu de sa vie.
- Pourquoi pas, répondit laconiquement Drago.
« La Cabane Hurlante... La Cabane Hurlante ? » pensa-t-il aussitôt.
Le grand jeune homme aux cheveux blonds se dit aussitôt, le regard brillant, que cette sortie à Pré-au-Lard pourrait être grandement distrayante...
Et voilà la suite un peu plus tôt que prévu =) Je remercie :
- Bulma
- Anja
- pikAShoe
- Swangranger
- Ewi
- Rosa2101
- loupa4
- Sephoouw
- Laroussignole
- Carocks
- Maxine3482
Ça me fait vraiment très plaisir de vous lire, c'est encourageant ! N'hésitez pas à continuer et pour ceux qui n'en n'ont jamais laissé, n'hésitez pas à commencer ! Ça motive vraiment l'auteur !
