Deux longues heures s'étaient écoulées depuis le moment où ils s'étaient mutuellement jeté le même sort. Hermione était assise sur le lit, fixant du coin de l'œil Drago, ce dernier ayant trouvé place à même le sol, assis près de la porte. Un silence de plomb régnait dans la pièce, seuls les rythmes de leurs respirations prouvaient que tous deux étaient toujours en vie. Hermione discernait à travers la fenêtre, partiellement barricadée, que le soleil commençait à se coucher, elle en déduisit que dans moins d'une heure, tous les étudiants de Poudlard allaient regagner l'école et que l'absence de Drago et elle-même allait forcément être découverte.

- Pourquoi ne pas te libérer toi-même ? Tu dois connaitre le sort qui pourrait te permettre de quitter cette prison ? demanda brusquement la jeune fille.

- Si c'était le cas, je l'aurais déjà fait ! riposta Drago, visiblement irrité. La victime ne peut pas rompre elle-même le sortilège !

- C'est bête..., chuchota-t-elle, cynique.

Drago la gratifia d'un regard noir. Malgré sa crainte d'être punie, Hermione était réellement contente d'avoir réussi à piéger le grand Malefoy. Après tout, c'était toujours lui qui lui attirait des ennuis, ce qui était le cas encore aujourd'hui, néanmoins, lui aussi allait avoir des problèmes, et cela, la jeune fille en était heureuse. La jeune Gryffondor ramena doucement ses jambes contre elle et posa négligemment sa tête décoiffée sur ses genoux. La révélation de Ron, sa course effrénée à travers tout Pré-au-Lard et cet emprisonnement avaient eu raison d'elle, et c'est lasse qu'elle ferma paisiblement les yeux. Quand soudain elle se redressa violement. Était-elle folle ? Fermer les yeux en présence de Malfoy était indubitablement dangereux et insensé. Il pourrait l'attaquer sans qu'elle ne puisse se défendre, ce qui était intolérable.

Elle leva les yeux et regarda Drago, afin d'être sûre qu'il n'avait pas changé de place pour la surprendre. Ce simple coup d'œil électrisa la jeune Gryffondor. Le Serpentard n'avait pas bougé d'un pouce, ce dernier était toujours assis contre le mur, une jambe relevée contre son torse, ses cheveux d'un blond or retombant devant ses yeux. Et c'étaient justement ses yeux qui firent sursauter la jeune femme brune. Le grand garçon la scrutait sans vergogne, ses iris clairs glissant sur le visage de la jeune femme, pour tomber sur ses épaules, son ventre pour enfin s'attarder sur ses jambes couvertes d'un fin collant gris. Le regard du grand blond était glacial, il semblait regarder Hermione sans véritablement la voir, laissant courir son regard sans retenue. Hermione en eu des sueurs froides, jamais on ne l'avait regardé comme cela, jamais elle n'avait à ce point attiser la rancœur et la hargne chez autrui. La jeune fille brune avait toujours pensé que Malefoy la méprisait par principe, étant la meilleure amie de son ennemi de toujours Harry Potter, sans oublier qu'elle était fille de moldus. A ses yeux, Malefoy s'amusait à la harceler juste pour se distraire, un hobby comme un autre.

Mais lorsqu'elle perçut le regard du jeune homme, où se côtoyait la froideur d'un iceberg et le brasier d'un feu, elle comprit qu'elle faisait fausse route depuis le début. Drago Malefoy la haissait réellement, à tel point qu'il ne la lâchait pas des yeux, comme s'il espérait pouvoir la tuer d'un simple coup d'œil.

Hermione ne put retenir un violent frémissement s'épanouir dans son corps tout entier, fuyant le regard chargé d'agressivité du jeune homme.

Drago lui-même n'avait pas conscience de son regard fixe sur le jeune fille, de la gêne qui se dégageait maintenant d'Hermione. Il était assis par terre depuis bientôt deux heures, sans même bouger un seul doigt, se contentant de regarder droit devant lui, dans le but de prouver à son adversaire qu'il n'allait pas flancher de sitôt. Toutefois, il détourna son regard du mur quand il crut percevoir un mouvement du côté du lit. Et c'est avec surprise qu'il vit la jeune fille reposer sa tête sur ses genoux et fermer les yeux. A croire qu'elle ne redoutait absolument pas le garçon qui était présent dans la chambre. Et cette simple idée exaspéra le jeune homme. Dire qu'il pensait se jouer d'elle, voilà que c'était cette sang de bourbe qui se moquait de lui.

Il senti son estomac se contracter violemment, ses mains et sa mâchoire se crisper férocement, comme si son corps tout entier lui intimait l'ordre de se lever et de donner une bonne correction à la fille reposée. Il commencerait par ses cheveux, qui maintenant étaient complètement emmêlés. Il se voyait s'approcher d'elle d'un pas raide, l'attraper par les cheveux d'une poigne de fer pour l'obliger à le regarder dans les yeux. Puis il s'attaquerait à sa nuque, à ses épaules, à son ventre, peut-être avec un bon Sectumsempra... Il laisserait son sale sang impur couler le long du corps de la Gryffondor alors que pour finir, il s'en prendrait à ses fines longues jambes.

« Qu'est-ce que je pourrais infliger à ces jambes ? Il faudrait que je potasse quelques bouquins, il existe peut-être un sortilège réservé aux jambes... » se dit-il en dardant un regard provocateur sur les jambes de la jeune femme brune.

- Tu... Pourquoi tu as fait ça ?

Drago sortit de sa léthargie et remarqua que la jeune femme était à présent raide comme la justice, le gratifiant de son habituel regard hautain, cependant il distingua qu'un autre sentiment se reflétait dans son regard, néanmoins il était bien incapable de déchiffrer cette nouvelle expression.

- Fait quoi ? demanda-t-il sèchement.

- Pourquoi te donner autant de mal pour m'emprisonner dans cette bâtisse lugubre ? répéta-t-elle avec plus de précision et de conviction.

- Parce que justement, c'est une baraque lugubre et glauque à souhait, répondit simplement le garçon.

- Et tu ne pouvais pas t'amuser à Pré-au-Lard sans te soucier de mon cas ?

- J'emploie mon temps libre comme je l'entends Granger, répliqua le Serpentard.

- J'ai plutôt l'impression que tu passes ton temps à chercher à me faire du mal, je suis sure que même toi, Malefoy, tu as mieux à faire, admit la jeune femme brune, d'un ton sarcastique.

Drago laissa promener son regard dans toute la pièce avant de fermer les yeux tout en soupirant. Parler avec cette fille l'épuisait sans qu'il ne sache pourquoi. Le simple fait d'entendre sa voix poussait son corps à se crisper, lui donnait l'impression de manquer d'air, comme si tout bouillonnait en lui. En son for intérieur, il ne pouvait s'empêcher de penser que la sang de bourbe avait raison, qu'à cette heure-ci il devrait être en train de profiter du corps de la demoiselle avec qui il était tantôt, au lieu d'être coincé ici, respirant le même air que la Gryffondor. Un air saturé et pollué par le parfum de la femme. Il se promit d'ailleurs, qu'à son retour à Poudlard, il prendrait bien soin de briser tous les flacons de parfum que possédait la jeune femme, afin d'en finir une bonne fois pour toute avec cette odeur... particulièrement vivace et désagréable.

« D'ailleurs, pourquoi je reste ici moi ? Si déjà je suis bloqué dans cette cabane puante, autant m'éloigner de cette fille », pensa-t-il aussitôt.

Le jeune homme se releva d'un bond et quitta la pièce sans un mot. Alors qu'il arpentait les couloirs, tel un animal pris au piège, il se sentit tout de même beaucoup mieux. Rester trop longtemps dans la même pièce que la sang de bourbe l'oppressait, il avait ressenti cette même impression plus tôt dans la journée, quand cette dernière était dans sa chambre. Le Serpentard se posa sur un canapé rongé par les insectes pour respirer un bon coup. Il ne parvenait pas à comprendre ses réactions trop violentes. Il avait toujours détesté le trio Weaspot et Granger, mais jamais au point d'en être obsédé.

Il avait été fou de rage, plein d'amertume et de jalousie à l'égard du magnifique Harry Potter. Crabbe, Goyle et Pansy en avaient souvent fait les frais.

Mais sans savoir pourquoi, cette année, il s'était désintéressé de Potter, était-ce par lâcheté ? Il avait battu le seigneur des ténèbres. A moins que ce ne soit par ennui ? Après tout sa rivalité avec Potter avait toujours été vivement encouragé par son défunt père, et après ces deux années de misère et de crainte, se battre continuellement contre Potter perdait tout son charme.

- Et tu ne pouvais pas t'amuser à Pré-au-Lard sans te soucier de mon cas ?

Non, ça, il n'y parvenait pas, toute sa rage contenue, toute sa rancœur devait se libérer, et c'était bel et bien Hermione Granger son défouloir préféré. Mais la Gryffondor avait raison, cette fois-ci son désir de lui faire du mal était passé en priorité, alors qu'il aurait pu assouvir ses désirs charnels, il s'était précipité à la suite d'Hermione, juste pour lui tendre un coup fourré. Il se laissa tomber sur le canapé, ce qui provoqua autour de lui un nuage de poussière.

- Je devrais arrêter toutes ces conneries. Je devrais juste poursuivre mon année tranquillement et laisser tomber définitivement cette fille, ou à la limite m'en prendre à un autre... Elle n'est pas la seule sang de bourbe de l'école, se murmura-t-il à lui-même.

Oui, c'était décidé ! Il allait arrêter de penser à Granger et aux mille et une façon de la tourmenter ! Après tout, c'était un homme à présent, il devait réfléchir à ce qui lui convenait le mieux, et dans ce cas précis, ce qu'il désirait absolument, c'était sortir de cette maudite maison.

La garçon se redressa, le cœur plus léger et regagna la chambre qui emprisonnait la jeune femme. Décidé à l'idée de la délivrer du maléfice pour en bénéficier à son tour, il pénétra dans la chambre et aperçut la Gryffondor debout devant la fenêtre, lui tournant le dos, cette dernière n'ayant pas pris conscience que le Serpentard était revenu sur ses pas.

A cette simple vision, le garçon sentit son estomac faire un looping et son sang influer dans ses veines. Non, c'était tout simplement impossible, quoiqu'il dise ou pense, il avait besoin de cette fille, il avait besoin de la torturer psychologiquement, de ne pas lui laisser un seul moment de paix, même si cela le desservait tout autant.

Besoin... Voilà, c'était le bon mot. Ce n'était pas qu'une simple envie ou un passe-temps, non, c'était bien plus que cela. Drago Malefoy avait besoin de détester Hermione Granger. Ce besoin était aussi vital que manger, boire ou encore faire l'amour. Il lorgna la silhouette de la jeune femme posée devant lui, ressentant surgir en lui une énième bourrasque de violence contenue. Toutefois, il devait se tenir, se battre alors qu'ils étaient tous les deux pris au piège ici, était une mauvaise idée.

- Je veux bien te libérer si tu réponds à ma question, lança-t-il de son éternelle voix trainante.

Hermione se retourna vivement et remarqua, enfin, la présence de Malefoy. Sur ses gardes, elle lui répondit tout de même.

- Qui me dit que tu respecteras ta part du contrat ?

- J'ai toujours tenu mes promesses, répondit-il d'une voix doucereuse.

A ses mots, Hermione faillit s'étrangler de rire. Drago ? Tenir parole ? Cette simple phrase était un oxymore à elle seule. Néanmoins, elle décida de jouer le jeu, curieuse de découvrir la question du Serpentard.

- D'accord Malefoy, pose-moi ta question !

- Qu'est-ce que tu as vu dans le miroir de Riséd ? Ça devait terrible pour que tu n'en parles même pas à Weaspot, lança-t-il d'un ton sardonique

Il est vrai que Malefoy s'était posé cette question à de nombreuses reprises. Une fois passée l'horreur de son propre reflet, il s'était alors intéressé à celui d'Hermione, cette dernière ne semblait pas non plus être très contente de ce qu'elle avait vu.

- En quoi ça t'intéresse au juste ?

- Je suis curieux Granger, maintenant répond ! ordonna-t-il.

La jeune femme ne se démonta face à cet ordre. Certes, elle avait été décontenancée lorsqu'elle avait aperçu le regard cruel de Drago glisser le long de son corps, mais maintenant, la jeune lionne avait retrouvé son aplomb habituel.

- Demande le moi plus gentiment... Malefoy..., susurra-t-elle lentement.

A ces mots, le grand garçon s'élança vers elle, une expression effrayante dessinée sur le visage, et s'arrêta à juste cinq centimètres de la jeune fille, cette dernière, prise au dépourvu, n'eut même pas le temps de s'écarter. Drago la dominait de toute sa hauteur, l'observant étrangement, il se pencha légèrement et lui chuchota :

- Je te propose un marché en or, ne m'oblige pas à revenir sur ma proposition Granger...

Hermione le regardait droit dans les yeux sans broncher, afin de lui prouver que ce n'était pas ce rapprochement subit qui allait la désarçonner.

- Si tu veux tout savoir Maleloy, je me suis vue préfète en chef dans...

Hermione n'eut même pas le temps de finir son mensonge que Drago la poussa violemment contre la fenêtre pour la bloquer avec son propre corps, les paumes de ses mains posées contre le mur, de part et d'autre du visage de la jeune fille.

- Tu oses me mentir Granger ? demanda-t-il menaçant.

Hermione essaya de se libérer quand elle ressentie une vive douleur au crâne. Elle comprit alors que dans sa véhémence pour la plaquer contre le mur, Malefoy avait coincé entre ses mains et par mégarde, certaines mèches rebelles de la jeune femme.

- Je suis une miss-je-sais tout qui envie Harry non ? Qui te dit que je mens ? continua-t-elle d'une voix forte.

- Vu ta réaction devant le reflet, ça ne devait pas être si beau que ça comme désir, grogna-t-il en approchant d'avantage son visage de celui d'Hermione.

- Et c'est toi qui me dis ça ? Tu n'as pas vu ta tête devant le miroir, on aurait dit que tu assistais à ta propre mort, souffla-t-elle ironique.

Le jeune homme blond se pencha davantage et pressa ses lèvres contre l'oreille de la jeune femme brune, pour murmurer distinctement :

- Ce que j'y ai vu petite sang de bourbe, était bien pire que la mort elle-même.

Un étrange frisson parcouru l'échine de la Gryffondor. Drago était presque collé à elle, elle avait même senti les lèvres du jeune homme remuer contre son oreille alors qu'il lui parlait, cette situation était bien trop insolite pour la jeune femme. A présent elle manquait d'air, s'obligeant à ne pas humer le parfum qui l'entourait, le parfum de Drago Malefoy, le parfum qu'elle méprisait tant. Ne sachant où poser son regard et n'ayant plus le courage de le regarder dans les yeux, elle s'attarda sur les lèvres du garçon, qui un instant plutôt, étaient pressées contre son oreille.

Elle perçut alors le discret mouvement de langue du Serpentard, un peu comme s'il s'humectait les lèvres.

Elle vit le regard du jeune homme se voiler un court instant puis recouvrer son aspect habituel, dur et froid. Conscient d'être trop près, il fit un bond en arrière, mais ne s'étant pas rendu compte que les cheveux de la jeune femme étaient emmêlés entre ses doigts, il l'entraîna avec elle, lui arrachant un cri strident.

- Aaaah ! Mes cheveux ! s'écria-t-elle en empoignant les mains du garçon pour qu'il arrête de tirer.

- Lâche-moi Granger ! s'exclama le jeune, qui tentait vainement de se débarrasser des mains de la Gryffondor tout en essayant de sortir ses propres mains du piège qu'étaient les cheveux de la lionne.

Une fois débarrassé des cheveux de la jeune femme, il s'éloigna rapidement d'elle, comme écœuré. Il était dégoûté de son propre comportement. D'abord, il s'était trop approché d'elle, puis ses mains avaient touchés celles de la fille alors qu'il essayait de se débarrasser de la tignasse de cette dernière. Mais le pire restait la pression de ses propres lèvres contre l'oreille de la sang de bourbe, et dire qu'après il avait... C'était tout bonnement abject !

- Alors Malefoy ? Tu étais trop près de moi ? Comment as-tu fais pour résister aussi longtemps à mon horrible odeur ? railla la jeune femme, dans le but de se donner un peu de contenance.

- Depuis la rentrée, j'ai appris à respirer par la bouche, rétorqua-t-il, encore abêti par ses vives pensées.

- Qu'en est-il du marché ? risqua-t-elle à demander.

- Tu peux l'oublier Granger, dit-il d'un ton ferme.

Hermione soupira et alla s'allonger sur le lit, consciente qu'elle n'allait pas quitter cette cabane de sitôt. Elle connaissait un nombre incalculable de sortilèges en tout genre, et bien sûr, il fallait que celui-ci, précisément, ne fasse pas parti de sa longue liste exhaustive.

« Soit, de toute façon à l'heure qu'il est, Harry et Ron ont dû remarquer mon absence, idem pour le professeur Flitwick, je suis de toute façon foutue. Vu l'état dans lequel il est, Malefoy ne risque pas de se jeter sur moi pour me tuer, autant dormir un peu... », pensa-t-elle avant d'ajouter à haute voix :

- Je vais dormir un peu Malefoy, réveille-moi lorsque tu en auras marre d'être ici, en ma compagnie, précisa-t-elle avant de fermer ses paupières.

Drago ne broncha même pas à cette annonce, trop occupé à ressasser de sombres pensées. N'y tenant plus, il sortit de la chambre en trombe pour faire le tour du propriétaire. Le jeune homme avait besoin de se défouler, il avait besoin de...

« Putain ! C'est maintenant que j'aurais bien besoin que Pansy soit là ! », ragea-t-il intérieurement.

Il arpenta la maison, du rez-de-chaussée jusqu'au dernier étage, à plusieurs reprises, souhaitant activement extérioriser sa colère et son désarroi. Se laissant tomber contre le mur, il ne put s'empêcher de penser à son parrain, à Severus Rogue...

- Drago, je ne suis pas votre ennemi, si j'accomplis tout cela c'est justement pour vous aider...

- Vous m'aidez à mourir ! C'est tout ce que vous faites ! coupa violement la garçon, tétanisé par la peur.

- Ayez confiance, il ne vous arrivera rien, je veillerai personnellement à ce que...

- Fermez-là ! Je sais très bien ce que vous faites en douce, pour cette vermine de Potter ! s'écria-t-il avec véhémence. Potter a cherché ses emmerdes, moi je n'ai rien demandé !

- Drago, calmez-vous...

Sans même attendre la fin de la phrase à Rogue, le garçon de 17 ans s'en alla vers son dortoir, la peur et la rage au ventre.

Drago se força à chasser ses souvenirs de son esprit. Il était incapable de penser à son parrain sans sentir sa gorge se nouer, il ne devait pas ruminer le passé, il devait y mettre un terme.

« Je suis plus fort que ça... Je suis plus fort que ça... » se répétait sans cesse le garçon, dans le but de se donner un peu de courage.

Le Serpentard se releva et reprit sa marche, ne s'apercevant même pas qu'il prenait le chemin de la chambre où était endormie Hermione. Arrivé au pas de la porte, il y entra pour la troisième fois, en silence, et s'approcha de la jeune fille endormie. Il aurait dû lui jeter un sort, mais il n'y voyait pas d'intérêt puisque la jeune fille n'était pas en mesure de riposter. Il continua de l'observer, les joues rosies par le froid, ses longs cheveux bruns bouclées encadrant son visage, ses jambes repliées contre elle, à croire que même en dormant, elle se protégeait d'autrui...

Néanmoins, Drago se dit que la jeune femme allongée devant elle n'avait pas les mêmes soucis que lui, à présent elle pouvait vivre sa petite vive parfaite, aux bras de son Weasmoche sans se soucier de son avenir, contrairement à lui... Et cela l'excédait.

« Bordel, je suis dans la merde... » pensa le garçon en embrassant la chambre sombre du regard, se demandant par quels moyens il allait pouvoir en sortir.

Le comportement enfantin de Drago disparait pour laisser place à un caractère plus brutal... Et plus viril ? ;) Merci pour vos reviews, dites-moi ce que vous penser de ce Drago et devenir héhé