- Et bien jeunes gens, je pense que vous êtes tous deux assez grands, pour comprendre que vous allez être punis comme il se doit, commença la directrice d'une voix acide.

Hermione et Drago se tenaient debout devant le bureau de McGonagall, s'attendant au pire. Et ils y eurent droit...

- Je dois vous avouer, continua-t-elle d'une voix forte, que votre petite escapade nocturne tombe assez mal. Premièrement, je rentre épuisée d'un long voyage. Deuxièmement, je retrouve mon bureau et je me rends compte qu'une coupe d'une valeur sans nom a disparu, et troisièmement, personne, pas même un seul portrait, n'a aperçu le ou les voleurs ! N'est-ce pas ahurissant ?

Bien entendu, cette question n'attendait pas de réponses. Les deux étudiants se contentèrent d'avaler difficilement leur salive, évitant d'échanger un seul regard qui pourrait les trahir. De toute évidence, la directrice n'allait pas se montrer tendre avec eux.

- Avant de vous priver de toute joie, j'ai une question, et tâchez d'être clairs dans la réponse, ajouta-t-elle en leur lançant un regard perçant au-dessus de ses lunettes. Que faisiez-vous dans la Cabane Hurlante ?

Un ange passa. La jeune Gryffondor était bien consciente qu'elle était incapable de fournir une explication qui conviendrait au professeur. Certes Malefoy l'avait piégé, cependant, elle avait répliqué à son tour, ce qui la rendait tout aussi coupable que lui. C'est pourquoi la jeune fille décida de ne pas répondre, laissant Drago faire ce qui lui plait le plus au monde, inventer n'importe quel mensonge qui discréditerait la Gryffondor. L'étudiante patienta, mais rien ne vint. Trouvant cela étrange, elle risqua un coup d'œil furtif en direction du Serpentard, ce dernier se contentait de regarder droit devant lui, les mains dans le dos, comme si tout ce qui se passait n'était pas assez intéressant pour qu'il n'y prête attention.

- Très bien... Vous ne dites rien, dit la directrice d'un ton sec, je dois comprendre, que par ce silence, le vieil homme avait raison...

- Pas du tout !

Les deux étudiants avaient criés en même temps, certainement trop écœurés d'imaginer que la directrice puisse penser qu'ils avaient... Qu'ils étaient en train de... Non... Drago et Hermione trouvaient cela encore plus dégradant que leur future punition.

En entendant le professeur McGonagall admettre que ce vieillard sénile pouvait détenir la vérité, le cœur de Drago se révolta, cette nuit avait déjà été suffisamment éprouvante, ce nouveau soupçon la rendait davantage effroyable. C'est pourquoi il lança d'une voix morne :

- Ce vieux fou ignorait certainement sa propre identité, ce serait stupide de prendre ses remarques au pied de la lettre...

- Qu'insinuez-vous Monsieur Malefoy ?

- Je n'insinue rien du tout, juste que...

- Cela veut dire que je suis une femme stupide ?

- Je...

- 10 points de moins pour le Dortoir 8 ! Cinq points pour ce fameux vieux fou, et 5 points pour ma stupidité ! trancha la femme stricte d'une voix forte.

Le Serptentard allait rétorquer quand un seul regard acerbe de la directrice l'en dissuada. Le professeur McGonagall prit place dans son siège, les mains croisées sur le bureau, cherchant la bonne punition pour les deux jeunes étudiants.

- Bien, je pense avoir trouvé... De nombreux cas de surdité se propagent comme une trainée de poudre dans tout l'établissement. Je n'ai, pour l'instant, toujours pas trouvé la source de ce problème. C'est pourquoi, en attendant, vous allez aider Madame Pomfresh, en vous rendant tous les vendredis soirs dans la Forêt Interdire, cueillir la plante qui le lui permettra de concocter ses remèdes.

- Le Forêt Interdite ? s'étrangla Hermione.

- Oui, la Forêt Interdite, répéta le professeur, après toutes les épreuves que vous avez affronté, Monsieur Malefoy et vous-même, je ne pense pas qu'une promenade d'une heure dans cette forêt puisse vous faire peur.

- Madame...

- Ça suffit ! Sachez Mademoiselle Granger, que j'ai toujours pensé que c'était la faute de Monsieur Potter et Monsieur Weasley, lorsque que vous ne respectiez pas le règlement. Néanmoins, je suis déçue de constater que vous réitérez encore fois une autre entrave au règlement, sans la présence de vos deux amis. Donc je pense que cette punition est même trop gentille par rapport à l'immense inquiétude qu'a entrainé votre absence, acheva-t-elle essoufflée.

- La punition va durer combien de temps ? demanda Drago d'un ton neutre, se fichant totalement de la remontrance de la directrice.

- Elle durera le temps qu'il le faudra ! affirma McGonagall. Elle débutera vendredi prochain, soyez à l'infirmerie pour 19h pétante, Madame Pomfresh vous indiquera quelle planter ramasser.

Les étudiants hochèrent la tête et s'apprêtèrent à quitter l'horrible bureau de McGonagall quand elle les interpella.

- Où croyez-vous aller jeunes gens ? Je n'en ai pas fini avec vous.

Et c'est déconfit, que les élèves reprirent place devant le bureau. Le professeur se tourna alors vers Drago pour lui dire :

- Comme je l'ai dit plus tôt, un objet de grande valeur m'a été dérobé. En réponse à ce vol, j'ai décidé de mettre en place des patrouilles de nuit. Les deux préfets de chaque dortoir devront surveiller le château, chacun ayant sa zone délimitée. Pour le dortoir 8, le jour de patrouille sera le lundi soir.

- Pourquoi devrais-je être davantage puni qu'elle ? s'exclama le garçon, en montrant du doigt la Gryffondor.

- Ceci ne concerne pas une quelconque punition, Monsieur Potter ainsi que les autres préfets seront aussi avertis de cette nouvelle mesure, répondit la directrice sèchement.

Le grand garçon se contenta alors de jeter un regard méchant à la jeune fille présente à ses côtés, auquel elle répondit en souriant de toutes ses dents.

- Je tiens tout de même à préciser un point important, Monsieur Malefoy, vous n'effectuerez pas votre ronde tout seul. Vous devez choisir quatre autres élèves pour vous accompagner, cela favorisera la synergie !

A ces mots, Hermione ressentit un étrange pincement au cœur, comme si la jeune fille redoutait ce qui allait se passer par la suite. Frémissante d'anticipation, elle attendit impatiemment que le professeur McGonagall termine ses explications, afin de connaitre les noms que Malefoy choisirait.

- D'ailleurs, continua la directrice, vous être privilégié, puisque vous être le premier à pouvoir construire votre groupe. Qui souhaitez-vous choisir ?

Hermione fixa Drago du coin de l'œil, espérant de toutes ses forces ne pas faire partie du groupe de son adversaire. Certes Malefoy la détestait beaucoup, mais pas au point de supporter de passer deux soirées dans la même semaine en sa compagnie. Même pour Drago Malefoy, ce serait trop.

Le jeune garçon, prit son temps pour répondre, se délectant de l'air apeuré de la Gryffondor, cherchant à faire durer l'attente le plus longtemps possible.

- Très bien, finit-il par lâcher, je prends Crabbe, Goyle, Parkinson et... Voyons voir... Granger !

Le teint de la jeune fille passa instantanément du rose au blanc, à présent sa mine était aussi pâle que celle de son persécuteur. La jeune femme brune observa encore une fois Drago, tremblant de rage face à l'air réjoui qu'il affichait sur son visage blême.

- Je vois... Et bien retournez dans vos dortoirs ! Ah j'oubliais ! Cette petite escapade nocturne coûtera 50 points au dortoir 8 ! Je vous souhaite une très bonne nuit, susurra-t-elle en souriant.

Les deux étudiants sortirent sans un mot du bureau de la directrice, encore trop affligés de cette entrevue. Et c'est seulement au bout de quelques minutes silencieuses qu'Hermione s'éveilla de sa torpeur pour s'écrier :

- Tu n'avais pas besoin de me prendre dans ton groupe Malefoy ! De toute façon Harry m'aurait choisi !

- Et alors ? demanda-t-il d'une voix trainante en continuant de marcher, sans même la regarder.

- Et alors ? répéta la jeune fille abasourdie. Si tu m'as pris dans ton petit groupe de débiles, c'est bien pour me punir aussi non ?

- Tu parles trop Granger, dit-il entre deux bâillements. Je suis mort de fatigue, alors tu l'as ferme et tu vas te coucher.

Folle de rage, la Gryffondor accéléra son pas pour se poster devant Drago, le pointant du doigt.

- Je vais devoir te supporter tous les vendredis soirs pendant je ne sais combien de temps, épargne-moi les rondes en compagnie du prince Serpentard, de sa suivante et de ses sbires !

En entendant la tirade de la femme brune, Drago ne put s'empêcher de rire, après tout elle n'avait pas totalement tort. Son hilarité disparut cependant assez rapidement, puisque Drago ne souhaitait qu'une seule chose en ce moment précis, aller dormir. C'est pourquoi il décida de mettre un terme à la virulence de l'étudiante.

- Ecoute-moi bien, petite sang-de-bourbe, parce que je ne me répéterai pas, souffla-t-il sournoisement. A cause de toi, je dois me taper une visite hebdomadaire dans la forêt, donc oui, je veux me venger. Et quoi de mieux que de t'obliger à supporter ma suivante, mes sbires ainsi que moi-même.

- Tu es..., commença Hermione, menaçante.

Mais Drago n'en tint pas compte et regagna le dortoir d'un pas vif. Arrivé devant le portrait, il récita son mot de passe et franchit la porte. Le garçon n'eut pas le temps de faire trois pas qu'il sentit des bras l'emprisonner avec force, les bras de Pansy Parkinson. Le Serptentard la dégagea rapidement, peu enclin aux câlins, en tout cas pour ce soir.

- Oh Drago ! Je me suis tellement inquiétée quand je ne t'ai pas vu rentrer ! Je suis allée de suite prévenir la directrice, craignant qu'il ne te soit arrivé un quelconque malheur ! s'exclama-t-elle, la voix chevrotante d'émotion.

- C'est toi qui es allé voir McGonagall ? demanda Drago, sentant sa colère gravir un échelon supplémentaire.

- Bien sûr ! Même si ces deux-là ont bien essayés de m'en dissuader, glapit-elle en lançant un regard mauvais à Ron et Harry, tous deux assis près du feu.

En entendant Pansy vociférer de telles absurdités, Ron ne peut s'empêcher de prendre part à la conversation.

- Mais bien sûr, Parkinson a totalement raison ! Pourquoi ne voulions-nous pas aller prévenir McGonagall ? Suis-je bête, certainement pour qu'Hermione ne se fasse pas choper par la dirlo ! railla le grand roux.

- Comment nous-a-t-elle trouvé ?

Hermione venait de pénétrer dans la salle commune, prête à entendre les explications de ses deux amis.

- On t'a cherché partout Hermione, quand je suis retourné m'assoir et que je n'ai pas vu, j'ai pensé que tu étais allée faire un tour, relata Ron.

- Le hic c'est lors du retour, impossible de te trouver, continua Harry, nous n'étions pas vraiment inquiets avant d'entendre Parkinson se plaindre que Malefoy n'était pas non plus présent.

- Le connaissant, nous étions certains qu'il avait encore cherché les emmerdes, siffla Ron en jetant un regard assassin au grand blond impassible, c'est pourquoi nous voulions retourner à Pré-au-Lard en douce dans la nuit, pour te chercher !

- Mais Parkinson s'est mis en tête d'aller tout dire à McGonagall, du coup on lui a couru après pour la faire taire, mais pendant qu'on essayait de l'a convaincre, McGonagall est arrivée et cette idiote lui a tout raconté, pour Malefoy et pour toi, finit Harry.

- Qui traites-tu d'idiote ? persifla la jeune fille concernée.

- Bref, poursuivit Ron en ignorant totalement la Serpentard, nous avons fait tout Pré-au-Lard avec McGonagall avant de vous retrouver dans la Cabane Hurlante.

Hermione était sidérée de ce récit, sidérée mais surtout touchée. Encore une fois, Ron et Harry allaient agir au mieux et prendre le risque de subir diverses sanctions, juste pour l'aider. Sans même entendre les jérémiades de Pansy, elle se jeta sur ses deux amis pour les serrer dans ses bras. Les deux garçons étant plus grands que la jeune fille, ils furent obligés de se baisser maladroitement, un sourire gêné peint sur leurs lèvres.

- Allons Hermione, ce n'est rien..., chuchota Ron

- Il a raison, tu devrais aller te reposer, murmura Harry à son tour.

Hermione les libéra alors de sa puissante étreinte. Certes, elle était fatiguée, cependant elle devait raconter cette nuit à ses deux comparses, elle ne pouvait cacher plus longtemps sa rencontre avec un Mangemort, sans oublier l'étrange vieil homme.

- Si vous n'êtes pas trop épuisé, je souhaiterais vous parler d'une chose très importante, dit-elle dans un chuchotement à peine audible.

Les deux garçons se regardèrent et répondirent en cœur :

- Raconte-nous ça, Hermione !

Les trois amis prirent place devant la cheminée, définitivement prêts à passer une nuit blanche, oubliant totalement la présence des deux Serpentards.

Ce qui déplut fortement à Drago. Assister à tant de niaiserie, d'embrassades et de sourires mielleux, tout ça pour une toute petite nuit passée en-dehors du château, l'exaspérait au plus haut point. Il trouvait même risible les changements de comportements violents de la Gryffondor. Dans le couloir, elle avait été à deux doigts de le frapper, alors que maintenant elle était aussi docile qu'un petit chiot.

- Drago, viens, allons dans la chambre, murmura doucement Pansy, peu rassurée de voir son amour fixer avec autant d'insistance la jeune femme brune.

La Serpentard attrapa le bras de Drago et l'entraina vers sa chambre, avide de connaitre en détails la nuit de son amant, en compagnie de la sang de bourbe. Le grand blond se laissa entrainer sans broncher, continuant de fixer Hermione, quand il se dégagea subitement pour s'avancer près de la Gryffondor et lui lancer :

- Ce soir tu dors où tu veux, mais ce ne sera ni dans ton lit, ni dans le mien, compris ?

- Compris ! rétorqua-t-elle, sans même le regarder, ce qui agaça encore davantage le jeune homme.

Le garçon fit alors volte-face pour aller rejoindre Pansy dans sa chambre.

- Veux-tu que je te laisse mon lit pour cette nuit ? Je dormirai dans la salle commune, suggéra gentiment Harry.

- Mais non ! Puis de toute façon, après l'histoire que je vais vous raconter, il sera bien difficile d'aller dormir, admit-elle souriante.

- Ou sinon, je peux aller dans la chambre de Parkinson en douce et leur jeter un bon petit sort, proposa Ron.

- Quoi comme sort ? demanda Harry, amusé.

- Oh rien de bien méchant, juste un truc bien douloureux..., répondit nonchalamment Ron.

- Arrêtez donc vous pitreries ! s'exclama la jeune fille, tout de même hilare.

- Tu as raison, vas-y, raconte-nous, dit le garçon aux yeux verts, avide de connaitre l'histoire singulière de son amie.

Alors qu'Hermione racontait toute sa folle nuit passée dans la Cabane Hurlante, Drago pénétra dans la chambre de Pansy, faiblement éclairée d'une petite bougie. La Serpentard prit place sur son lit, mal à l'aise, comprenant que le garçon n'allait pas s'assoir à ses côtés, se contentant de rester debout, dos à la porte.

- Alors ? Que s'est-il passé ? s'enquit-elle, anxieuse.

- Tu te sens mieux ? demanda-t-il, cherchant à éluder la question de la femme.

- Oui, merci de t'en inquiéter, mais toi...

- Moi rien du tout, il ne s'est rien passé dans cette cabane, grogna le garçon. Cette fille de moldus m'a piégé et elle le payera, ça s'arrête là, ajouta-t-il fermement, souhaitant ainsi faire comprendre à sa compagne, qu'il n'en dirait pas davantage.

- Je vois..., se contenta-t-elle, de répondre, la mine basse. Es-tu en colère, parce que j'ai prévenu McGonagall ?

- Je m'en fous, susurra-t-il méchamment.

C'est alors que quelques rires discrets se firent entendre, ceux d'Harry, Ron et Hermione. Drago pensa instantanément qu'ils devaient certainement rire de lui, la sang-de-bourbe devait être en train de leur raconter comment il avait été stupide en formulant son sortilège à voix haute, et devant sa prisonnière. Et cette pensée l'énerva, ce dernier ne supportant pas qu'on puisse rire de lui. Il porta alors son regard sur la femme assise plus loin, et se dit que finalement, il n'était pas si fatigué que ça.

- Pansy, puisque de toute évidence tu vas mieux... Sais-tu à quoi je pense là ? chuchota-t-il d'une voix rauque.

- Quoi donc ? demanda-t-elle en relevant les yeux vers le beau blond.

Sans même répondre à la question, il s'approcha de la jeune fille, l'allongea sur le lit et prit place au-dessus d'elle. Doucement, il s'approcha de son visage et déposa un tendre baiser sur ses lèvres, qu'il entrouvrît afin d'y glisser sa langue pour ainsi entamer, une longue danse, sensuelle et brutale, avec celle de sa compagne. Tout en approfondissant son baiser, il laissa courir sa main gauche sur la hanche de la Serpentard, ponctuant chacun de ses gestes de douces caresses, et remontant lentement jusqu'à sa poitrine. Il put alors percevoir les gémissements de la femme, alors qu'il laissait glisser sa bouche le long de son cou et de sa nuque, remontant et s'arrêtant un instant sur son oreille, suçant avidement son lobe. Le Serpentard connaissait parfaitement le corps de l'étudiante, et savait exactement quoi faire pour la rendre folle de désir. Aux yeux du jeune homme, faire l'amour n'était pas un échange, mais uniquement un acte de domination, où lui seul détenait le pouvoir.

Alors que sa main gauche continuait d'effleurer le sein de la jeune fille, recouvert d'un fin chemisier, il fit glisser son autre main dans ses cheveux, désirant laisser perdre sa main dans sa longue chevelure, comme s'il était maintenu à elle par la force. Mais quelque chose n'allait pas, alors qu'il s'évertuait à agripper ses cheveux, il se rendit compte qu'ils glissaient entre ses doigts, ces derniers étant trop fins et trop raides pour qu'il s'y perde dedans. Il essaya alors de poursuivre ses baisers le long du corps de la jeune femme, stoppant la course folle de ses lèvres au décolleté de la jeune femme, qui gémit de plus belle. Alors qu'il y déposait des milliers de baisers, il tenta vainement d'humer son parfum, mais c'est avec dégout qu'un effluve sucré parvint à ses narines. Tout cela était trop pour le garçon. Il se redressa brusquement et observa la jeune femme allongée sous lui. Ses yeux étaient fermés, ses lèvres légèrement entrouvertes, attendant un baiser qui ne venait pas, ses joues étaient légèrement rubicondes, certainement dû à son plaisir grandissant, et pour finir ses cheveux étaient éparpillés autour d'elle, sans pour autant posséder le même aspect décoiffé que...

- Quelque chose ne va pas ? demanda alors Pansy d'une voix faible.

- Cette lumière me dérange, et j'en ai un peu marre de tout le temps le faire dans ce lit, marmonna le garçon en se relevant cette fois-ci complètement.

A présent debout, il embrassa la chambre du regard, avant de s'attarder sur lit de la Gryffondor. Il s'y approcha davantage et laissa promener sa main sur les couvertures de la jeune femme brune absente. Il sentit alors son estomac se contracter et ses mains se crisper, des sensations qui ne le surprenaient plus aujourd'hui.

- Lève-toi, on va changer de lit ! ordonna le garçon, excité de briser cet interdit et de prendre sa revanche sur la Gryffondor.

- Je ne suis pas sure que ce soit très sain de faire l'amour dans le lit d'une sang de bourbe, pourquoi pas dans la salle de bain ? suggéra-t-elle, peu enthousiaste à l'idée de profiter du corps de son amour dans le lit d'Hermione Granger.

- Que tu es bête Pansy..., souffla le garçon en la prenant dans ses bras pour la poser sur le lit du dessus.

- Je... je ne suis pas très à l'aise Drago, confia Pansy.

- Maintenant je vais éteindre la bougie et fermer le volet, expliqua le Serpentard, ignorant parfaitement la confidence de son amie.

Et ce n'est qu'après être plongé dans les ténèbres des plus totales, ne distinguant même plus son propre corps ainsi que celui de sa compagne, que Drago reprit là où il s'était arrêté. Evitant toutefois d'effleurer les cheveux de la jeune femme, il reprit possession de sa bouche tout en déboutonnant le chemisier de l'étudiante. En des gestes minutieux et extrêmement lents, il retira le chemisier et fit glisser sa jupe. Pansy se laissa faire, finalement heureuse d'être dans le noir complet, ne sachant pas où se porteraient les caresses de son amant. Drago entreprit alors de retirer sa propre chemise tout en continuant d'embrasser la fille. Alors qu'il s'attaquait à son pantalon, il fit à nouveau descendre ses lèvres jusqu'au sein droit de la Serpentard, déposant plusieurs baisers sur le tissu de son soutien-gorge.

Les feulements de la jeune fille se firent alors plus prononcés, attendant impatiemment que le magnifique garçon blond la possède totalement. Une fois son propre pantalon retiré, le jeune homme colla son corps musclé contre celui de sa compagne, laissant glisser sa peau nue sur celle de la femme brulante de désir.

Il se mit à caresser, lentement, les hanches et les jambes de la jeune fille, souhaitant ainsi faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Ses lèvres descendirent jusqu'au nombril, s'amusant à dessiner des cercles autour, puis remontèrent jusqu'à ses seins.

D'une main, il empoigna la jeune femme et de l'autre il dégrafa le fameux tissu, libérant la poitrine sensible de la jeune fille.

Sans attendre davantage, il laissa courir sa langue sur ses mamelons, pour finalement titiller le téton durci de plaisir de la jeune femme, cette dernière poussa alors un léger cri tout en empoignant les cheveux de son amour. Sa langue effleurait légèrement cette zone désormais ultra-sensible pendant que son autre main caressait l'autre sein.

« Il observa ses joues rosies par le froid... »

A cette pensée, les muscles du beau blond se contractèrent instantanément, ce qui le poussa à sucer goulument le petit bouton rose de sa compagne, ce qui provoqua de nouveaux gémissements chez la jeune femme. Le garçon sentit la sueur perler sur son front et son torse, à présent impatient d'être en elle, il abandonna son sein et fit glisser sa main dans la culotte de la Serpentard, tout en continuant de lécher avidement son sein. En sentant la main de son amant caresser sensuellement son puits de plaisir mouillé, elle arqua instantanément son dos, souhaitant ainsi augmenter la pression de la main sur elle.

Tout en continuant d'exciter la féminité de Pansy d'une main experte, il pressa à nouveau ses lèvres contre celles de la jeune fille, dans un élan, cette fois-ci, davantage brutal.

« ... ses longs cheveux bruns bouclées encadrant son visage... »

La respiration du jeune garçon se fit plus haletante, chaque partie de son corps semblait le brûler, chaque muscle semblait crier, comme s'ils avaient besoin d'exploser, besoin de...

- Drago..., je n'en peux plus..., chuchota Pansy dans un souffle.

L'entendre parler freina quelque peu le désir du Serpentard, ce dernier ne souhaitait ni la voir, ni l'entendre, il voulait seulement se laisser aller, au moins une fois, une seule et une unique fois.

Afin de la faire taire, il glissa un doigt, puis un autre dans l'antre du désir infini de la femme, accentuant ses vas et viens au rythmes de ses pensées.

« ... ses jambes repliées contre elle... »

Ne pouvant plus se contenir davantage, il déshabilla entièrement la jeune femme éperdue d'amour, avant de retirer son propre caleçon, et de s'insinuer en elle, délicatement et doucement. Il n'entendit que vaguement les cris sensuels de son amie, trop occupé à laisser courir ses pensées au-delà de toute raison. Il aurait voulu se déchainer, n'être que violence et passion, cependant le garçon n'y arrivait pas, il n'y parvenait pas ce soir, son corps avait faim, mais la fille avec qui il était en train de faire l'amour ne le nourrissait pas assez.

Il accéléra tout de même la cadence, laissant la jeune femme lui labourer le dos, se coller à lui, crier qu'elle l'aimait, alors que lui-même n'émettait pas un seul son.

Finalement, tous deux sentirent le plaisir monter pour enfin exploser, l'explosion étant de toute évidence plus importante chez la femme que chez le garçon.

Peu désireux de rester plus longtemps en elle, Drago s'allongea à ses côtés, sans un mot. Pansy, par contre, ne se trouvait pas dans le même état d'esprit que son compagnon. Elle se colla à lui, lui caressa tendrement et amoureusement les cheveux, avant de lui chuchoter à l'oreille :

- Tu me connais si bien Drago, tu es réellement parfait...

- Si tu le dis, se contenta de répondre le garçon, pas ému pour un sou par cette déclaration.

- Finalement, changer de lit n'était pas une si mauvaise idée, plaisanta Pansy, il faudra tout de même que je jette ces draps demain. Je ne veux pas qu'elle dorme dans le même lit que nous, ajouta-t-elle subitement agacée.

Il est vrai que Drago ne lui avait jamais dit que cela s'était déjà passé, à vrai dire, il ne racontait jamais rien à personne. Pas comme cette Gryffondor, qui comptait toutes ses mésaventures à ses deux singes de Weaspot, ce qu'elle faisait en ce moment même d'ailleurs. De dépit, il enfonça son visage dans l'oreiller de la sang de bourbe, furieux d'avoir pensé à ça alors qu'il était en train de faire l'amour, furieux d'avoir eu l'idée stupide de coucher avec Pansy dans le lit d'Hermione Granger, et incroyablement furieux de préférer cet écœurant parfum floral, présent dans le lit de lionne, à celui sucré de la Serpentard.

Il ferma les yeux, lové dans les draps de la Gryffondor, et promena ses doigts sur le visage de la femme présente à côté de lui, qui se mit à glousser de plaisir. Il continuait d'humer avec appétit l'arôme qu'il haïssait tant, et demanda d'une voix neutre à la jeune femme :

- Je ne dois pas sentir très bon, non ?

- Pourquoi me demandes-tu ça ? s'étonna-t-elle.

- Je dois empester le sang impur...

- Et bien cela doit aussi être mon cas ! Allons prendre une douche, proposa-t-elle joyeusement avant d'allumer la bougie et de gagner la salle de bain.

S'apercevant que son amant ne la suivait pas, elle se retourna et l'observa. Drago était allongé sur le lit, sa peau nue dessinant chacun de ses muscles, le visage partiellement caché par l'énorme oreiller de sa colocataire. C'est simple, aux yeux de Pansy, il était à tomber par terre, le garçon respirait l'érotisme à l'état pur.

- Tu ne viens pas ? s'enquit-elle, faiblement.

- Appelle-moi quand le bain est prêt !

- D'accord !

Et c'est en virevoltant et chantonnant qu'elle retourna dans la salle de bain. Drago se mit alors sur le dos, souhaitant ainsi échapper aux effluves printaniers de l'oreiller, sans pour autant avoir la force de se lever. Il ouvrit alors lentement les yeux et posa son regard sur le plafond, se demandant qu'elle heure il pouvait bien être. Encore une fois, cette nuit l'avait complètement épuisé. La Cabane Hurlante, le vieillard sénile, l'agresseur qui portait la marque et qui semblait le connaitre, sans oublier ces pensées, qui lui parasitaient complètement le cerveau, c'était beaucoup trop... Sans prendre conscience de son geste, il fit glisser sa main et s'amusa à faire des cercles autour de son nombril, ne lâchant pas le plafond des yeux.

Drago ne réalisait toujours pas dans quelle situation fâcheuse il se trouvait, dans le lit d'une sang de bourbe. Ses draps, ses couvertures, son oreiller, tout appartenait à Hermione Granger, mais il continuait tout de même de s'y prélasser. Il posa alors ses mains sur son visage blême, tout en entrouvrant légèrement les lèvres, comme si le Serpentard souhaitait aspirer le parfum qui le révulsait tant.

Contente de s'apercevoir que le bain était enfin à température idéale, Pansy regagna la chambre, prête à partager un nouveau moment de délice complice avec son partenaire, quand ce qu'elle vit la figea sur place. Le grand garçon avait recouvert son corps d'un drap incroyablement fin, sa poitrine et son torse se soulevaient au rythme de son souffle, qu'elle trouva étrangement saccadé, alors qu'il était paisiblement allongé. Les lèvres pleines du garçon étaient entrouvertes et légèrement humides, comme s'il venait de les humecter. Et pour finir, son visage était totalement caché par ses mains, ou plutôt ses poings, ces derniers étant fermement serrés.

Cette vision n'avait, en soi, rien d'anormal ou de répugnant, mais sans savoir pourquoi, elle mettait Pansy mal à l'aise, à tel point qu'elle avait l'impression d'être une intruse, observant une scène qu'elle était bien incapable de déchiffrer.

En cet instant, la pauvre Serpentard aurait donné tout ce qu'elle possédait pour connaitre les pensées de Drago, comprendre pourquoi, en ce moment précis, le garçon semblait à ce point inaccessible. N'osant s'approcher davantage ou le déranger, elle patienta, encore et encore, espérant inlassablement que Drago se réveille de cette étrange torpeur, et vienne prendre soin d'elle. Et c'est en l'observant, qu'elle se dit que finalement, laisser son homme dans le lit d'une autre femme, était réellement malsain...

Quand à Drago, il ne prit pas conscience que sa compagne était présente dans la chambre et l'observait d'un regard triste. A vrai dire il n'avait plus conscience de rien, il lui semblait même que jamais il n'avait connu autant de paix et de sérénité. Le garçon ne s'apercevait pas que ses poings étaient contractés et sa respiration haletante, il se contentait de ne penser à rien. Enfin... une pensée prit tout de même place dans son éprit, une pensée qui ne voulait plus s'en aller, maintenant qu'elle était bel et bien là...

« ... à croire que même en dormant, elle se protégeait d'autrui... ».

Et voilà un changement très très très important dans le comportement de Drago ! Merci eux quelques personnes qui prennent le temps de me laisser une review, j'invite ardemment d'autres personnes à faire de même, car c'est très gratifiant et encourageant pour moi =)