Drago était assis au fond de la salle de classe, le nouveau professeur contre les forces du mal dévoilait aux élèves le résultat d'une union entre un vampire et un lycanthrope, ce qui semblait intéresser vivement les étudiants. Monsieur Torm était très certainement le premier professeur normal et compétent affecté à ce cours depuis les 10 dernières années. Cependant, en ce moment précis, le garçon blond était à mille lieux de se préoccuper du cours, s'acharnant à relire encore et toujours la lettre de sa mère, les cheveux de la Gryffondor fermement serrés dans sa main, sous la table.

Bonjour mon chéri,

J'espère que tout se passe bien pour toi à l'école, qu'aucun élève ne se montre désobligeant à ton égard au vue des épisodes peu glorieux de l'année dernière. J'aimerais recevoir plus souvent de tes nouvelles, de plus tes lettres ne sont pas assez longues. N'oublies pas mon chéri que tu es tout ce qui me reste, tu es ma vie, je me sens seule quand tu n'es pas là, alors écris moi vite.

Je t'envoie cette lettre aujourd'hui parce qu'il s'est passé quelque chose d'étrange la nuit dernière. Le bruit d'une fenêtre qui se brise m'a réveillé en pleine nuit, ce bruit provenait de ta chambre. Je sais que tu as protégé la maison de divers sorts avant de t'en aller à l'école, néanmoins, quelqu'un a réussi à pénétrer dans ta chambre.

Un désordre sans nom était présent, comme si un ouragan était entré par la fenêtre. Je ne sais pas si quelque chose a été volé, à mes yeux, je ne pense pas. De toute façon tu verras tout cela par toi-même à Noel. Tu dois te demander pourquoi je t'ai envoyé ces cheveux, et bien j'ai trouvé cette mèche posée sur ton oreiller, bien mis en valeur. Je me suis dit qu'il valait mieux t'envoyer les cheveux, tu pourrais peut-être les reconnaitre. Ce sont peut-être les cheveux de l'intrus aussi.

Je ne suis pas rassurée, j'ai vraiment hâte de te retrouver à Noel mon chéri.

Je t'embrasse,

Narcissa

De toute évidence, Narcissa n'était pas au courant de l'idée étrange du professeur McGonagall, et Drago redoutait le moment où il allait devoir lui annoncer qu'il ramenait, dans sa propre demeure, une fille au sang impur. Néanmoins, ce problème paraissait sans importance par rapport à l'intrusion dans sa chambre d'un inconnu. Le jeune homme ne cessait de se poser les mêmes questions. Qui était-ce ? Que cherchait-il ? Avait-il trouvé ce qu'il cherchait ? Mais pire que tout, pourquoi avoir déposé une mèche de cheveux d'Hermione Granger et d'où l'avait-il eu ?

Toutes ces questions restaient pour l'instant sans réponses, et c'est agacé par son impuissance qu'il poussa un long gémissement de lassitude, ce qui étonna toute la classe, se retournant pour l'observer avec surprise. Tous s'étaient retournés, sauf une fille, Granger. Assise plus loin, le regard fixé sur le professeur qui parlait, elle semblait subjuguée par l'affreuse créature qui se trouvait sur le bureau du maître.

Drago ne savait pas comment réagir, en faire part à la sang de bourbe ou bien garder le secret. Devoir révéler qu'un être avait brisé son intimité en pénétrant dans sa chambre le répugnait, mais la jeune fille était peut-être au courant, cela pouvait même être son idée. Après tout, le Serpentard l'avait presque étranglé, il était normal qu'elle désire se venger. Le grand garçon écarta tout de même cette idée, ce n'était la manière d'agir de la lionne, cette dernière préférait se battre en duel plutôt que de passer par des chemins plus controversés. Tout en dévisageant la jeune fille, Drago continuait de serrer avec force la mèche de cheveux, au point d'enfoncer ses ongles dans la paume de sa main. Pansy, à l'autre bout de la table, observait du coin de l'œil le comportement étrange du garçon. Après être arrivé en retard en classe, il s'était assis sans un mot et ne cessait de relire la missive de sa mère. De plus, la Serpentard était certaine qu'il cachait quelque chose dans son poing droit, ne l'ayant pas desserré depuis son retour dans la salle. Toutefois, elle garda le silence et réfréna la foule de questions qu'elle se posait, encore une fois.

La journée passa très rapidement, au grand dam d'Hermione, contrainte à 18h50 de quitter son endroit favori, la bibliothèque, pour se rendre à l'infirmerie. Jamais elle n'avait tant répugné à subir une punition. La ronde du lundi soir avait viré à la catastrophe alors qu'ils étaient quatre et dans l'enceinte de l'école. Ce soir ils allaient être seuls, et dans la forêt interdite. Ron et Harry avaient été à deux doigts d'aller supplier la directrice pour qu'elle annule cette punition, mais Hermione était parvenue à les calmer. Mademoiselle McGonagall était suffisamment en colère contre elle, aller la voir lui aurait davantage porté préjudice.

C'est donc, la démarche trainante, qu'Hermione se dirigea vers l'infirmerie. Une fois passée la porte, elle salua Madame Pomfresh, cette dernière l'attendant de pied ferme, prête à fournir toute les explications aux deux élèves punis. Drago arriva quelques minutes plus tard, le visage livide, et se posa un peu plus loin des deux femmes.

- Très bien, maintenant que vous êtes tous les deux-là, je peux vous indiquer quelle plante cueillir, commença l'infirmière d'une voix aigüe. Cette plante s'appelle la Liminiare, elle ressemble à un gros champignon et est phosphorescent. Impossible de passer à côté, c'est d'ailleurs pour cela que vous devez la cueillir quand il fait nuit.

Madame Pomfresh attrapa deux paniers en osier qu'elle donna à Hermione tout en lui expliquant d'une voix ferme :

- Le professeur McGonagall a bien précisé que vous ne deviez pas rester dans la forêt plus d'une heure. Elle n'a pas vraiment confiance en vous deux, ajouta-t-elle, le regard suspicieux.

- Comme si je voulais me promener pendant des heures avec cette fille, lâcha Drago d'un air dégouté en sortant de la salle.

Déjà lasse de la soirée qui n'avait même pas encore commencé, la Gryffondor remercia poliment l'infirmière pour toutes les informations données et s'élança à la suite du Serpentard. Le grand garçon parcourait le château d'un pas rapide, cherchant à établir le plus d'espace possible entre la jeune fille et lui-même. Hermione pensait alors que le jeune homme ne souhaitait pas être vu en sa compagnie, tellement fier qu'il était, ne supportant pas l'idée qu'on puisse l'assimiler à une fille de moldus. Ils continuèrent donc à ce rythme, quand Hermione, agacée de devoir porter les deux paniers à elle toute seule, s'arrêta à l'entrée de la forêt, et jeta, de toutes ses forces, un des paniers sur Malefoy.

- Mais tu es folle ! glapit-il, le dos endoloris.

- Je ne vais certainement pas porter les deux paniers toute seule, tu en prends un ! s'écria-t-elle, autoritaire.

Et c'est la tête haute qu'elle passa à côté de lui sans même le regarder. Bien qu'irrité par le comportement méprisant de la jeune fille, il ramassa tout de même le panier, sachant pertinemment qu'il allait devoir parler à la fille de la lettre reçue aujourd'hui. Néanmoins, pendant les quarante premières minutes, aucun des deux ne prononça un seul mot, se contentant de ramasser les plantes en forme de champignon. Mais Drago n'était pas à ce qu'il faisait, il ne pensait qu'à la mèche de cheveux présente dans sa poche, et observait de loin la Gryffondor, se demandant comment il allait pouvoir aborder le sujet. Tout en épiant les gestes de la jeune fille, le Serpentard ne pût s'empêcher de la comparer aux balles du Quidditch, puisqu'en effet, Hermione Granger était à ses yeux, aussi lourde et pesante qu'un Souaffle, aussi douloureuse et agaçante qu'un Cognard, et aussi vive et inaccessible qu'un Vif d'Or. Cette simple comparaison excédait le garçon, tout simplement parce qu'il devait arrêter de penser à des choses tordues la concernant, et trouver des comparaisons étranges, qui faisaient justement parti de ces fameuses choses tordues.

Il s'obligea donc à poser le regard sur ce qu'il cueillait, tout en essayant de faire abstraction des bruits environnants peu rassurants, quand il entendit un léger toussotement derrière lui. Le garçon se retourna alors brusquement quand il s'aperçut que la petite toux provenait de la Gryffondor, qui se trouvait juste face à lui.

- Il faut que je te parle, dit-elle d'un ton ferme, le regard noir.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-il surpris, ne s'attendant pas à ce qu'elle lui adresse la parole.

- Tout d'abord, il y a le problème des vacances, je pense qu'il faut en parler et définir, tout de suite, certaines règles.

- Lesquelles ? répliqua le garçon le visage impassible, secrètement content qu'elle souhaite échanger avec lui en premier. Il sera ainsi plus facile d'exposer son propre problème le moment venu.

- Alors pour commencer, quand tu seras chez moi, je ne veux pas entendre de sang impur ou de sang de bourbe. Mes parents ne sont pas au courant de tout ça, et je ne veux pas qu'ils le sachent ! Compris ? tonna la Gryffondor.

- Quoi d'autres ?

- Quand je serai chez toi, je me comporterai bien, mais je ne veux pas être traité comme un animal. De plus j'ai fait des recherches concernant le vase, figure-toi que c'est le Ministère qu'il l'a créée, je pense qu'il serait alors judicieux de profiter des vacances pour...

Mais Drago ne l'écoutait plus. Son regard était descendu jusqu'aux lèvres de la jeune femme, ces dernières remuaient à un rythme fou, il se demandait même comment il était possible de parler aussi vite sur une aussi longue durée, lui-même en était bien incapable. En contemplant ainsi les lèvres de son interlocutrice, il pouvait se rendre compte de certains de ses tics nerveux, comme celui de passer très rapidement sa langue sur sa lèvre supérieure, la rendant plus brillante, mais aussi le fait de se mordre subtilement la lèvre inférieure, preuve de son irritation. Alors que la Gryffondor continuait son monologue, le grand garçon s'imaginait l'agripper par le bras pour l'attirer contre lui, attraper violement ses cheveux, et gouter à la salive de la fille, collant sa langue à la sienne, pressant ses lèvres à présent sèches, contre celles humides de la femme brune. Sa respiration se fit plus haletante à mesure que les images, de plus en plus violentes, défilaient sous yeux. A présent il se voyait la pousser dos à un arbre, laissant sa main se perdre dans ses cheveux, tout en glissant son autre main sous son pull, avide de couvrir de sa paume le petit sein ferme de la lionne.

Ne prenant même plus conscience de la réalité, Drago s'avança vers Hermione, le regard enflammé, le corps tremblant de frissons à la fois désagréables et saisissants. Son songe continua alors à prendre de l'ampleur, puisque maintenant les caresses ne lui suffisaient plus, il voulait davantage. La tête lui tournait, ses muscles vibraient à l'unisson, tout en lui désirait quelque chose, mais il ne savait pas quoi. Sa bouche remontait alors jusqu'aux lèvres appétissantes de la jeune fille, souhaitant la faire gémir comme jamais. Ses lèvres... Oui, il les désirait de tout son être. Les effleurer légèrement, puis accentuer davantage la pression, encore et encore jusqu'à les mordre et boire son sang à la source. Non, ça ne suffisait pas, il fallait qu'elle goutte son propre sang, qu'une part de son être pénètre dans la jeune femme, pour qu'il puisse la posséder entièrement, qu'elle fasse ce qu'elle désire sans plus jamais se révolter contre lui. Qu'elle soit obsédée par lui, même dans la rage, le garçon désirait de tout son être qu'elle ne pense qu'à lui, même si cette pensée était de le tuer.

Il fit encore un pas en sa direction quand il remarqua un fait très important. A chaque fois qu'il s'avançait vers elle, cette dernière reculait, instinctivement. Le Serpentard se dit alors que, certes la Gryffondor semblait agir de la même façon depuis leur précédent combat, mais il s'avérerait qu'il ait quand même laissé quelques traces, dont celle-ci. De toute évidence, la lionne, ne semblait pas être à l'aise dès que le garçon se rapprochait trop d'elle, ce qui enchanta Drago, le corps encore frémissant de ses pensées, bien qu'il en ait honte.

-... et je pense que c'est vraiment une bonne idée, bien qu'un peu risquée, finit la jeune femme, à bout de souffle.

- Je vais te dire un truc Granger, et tu as intérêt à ne le répéter à personne, pas même à tes deux petits copains, annonça-t-il, ne préférant pas accepter les précédents dires de la Gryffondor puisqu'il n'avait pas écouté un seul mot.

- Dis-le toujours, je verrai ce que je ferai par la suite, répondit-elle suspicieuse.

A ces mots, Drago s'avança d'un pas, ce qui poussa automatiquement Hermione à reculer d'un pas, la main frôlant sa poche, prête à se défendre en cas d'un nouvel acte de violence de la part de son interlocuteur.

- As-tu peur d'être trop proche de moi Granger ? s'enquit-il, amusé.

- Dis-moi ce que tu as à me dire au lieu de raconter des âneries ! rétorqua l'étudiante, vexée de passer pour une lâche aux yeux de son adversaire.

D'un geste il sortit de sa poche la lettre de sa mère et la tendit à Hermione. Il n'avait cessé de réfléchir à la meilleure façon de lui dire, pour finalement conclure que lui donner la missive était la meilleure solution, étant donné que ce serait sa mère qui paresserait pour faible, et non lui.

- Lis-ça, ordonna le garçon blond.

La Gryffondor attrapa la lettre des mains du jeune homme, tout en le gratifiant d'un regard bien noir, avant de plonger dans la lecture du message. Drago patienta en continuant son observation de la jeune fille, de haut en bas, en s'arrêtant à chaque détail. Il se dit alors que l'incroyable envie de toucher cette femme était dû au fait qu'elle représentait l'interdit, étant de sang pur, jamais son père ne l'aurait laissé avoir ne serait-ce que des rapports charnels avec une sang de bourbe, et bien entendu il avait raison. Il pouvait voir, au froncement de sourcils de la jeune fille, qu'elle relisait la lettre une seconde fois, afin de bien comprendre chaque mot. Drago avait déjà remarqué cela en cours de potions, sa compagne de table pouvait relire une phrase des dizaines de fois, juste pour être sure que chaque terme était bien assimilé.

Il continua donc à l'examiner. Ses cheveux étaient partiellement cachés par un bonnet, le froid de décembre était venu plus tôt que prévu cette année, ce qu'il regrettait amèrement. Le Serpentard ne pouvait ni contempler ses bras, ni ses jambes, se contentant uniquement de ses lèvres. Une bouche salie par toutes les immondices qu'elle pouvait dire par jour, par toutes les autres bouches qu'elle avait du toucher. Le grand garçon passa sa langue sur ses propres lèvres, tel un prédateur léchant ses babines devant sa proie. Un hululement de hibou lui fit réaliser qu'il se trouvait en plein milieu d'une forêt sombre, il était seul avec elle. Il embrassa alors l'environnement hostile d'un regard vibrant, percevant cette même chaleur, plus ardente encore, descendre dans tout son corps, descendre plus bas, descendre trop bas...

« Après tout, j'ai déjà léché son sang, alors autant allé jusqu'au bout et soulager mon corps, puis de toute façon il n'y a personne, je pourrais juste m'approcher et putain non ! Merde, si je veux tomber aussi bas et me faire une sang de bourbe, d'accord, de toute façon je suis déjà une loque depuis deux ans, mais putain pas Granger ! J'en prends une autre, je me sens mieux, et j'arrête d'avoir envie de glisser ma langue partout sur elle, partout en elle... » pensa-t-il en se passant férocement les mains dans les cheveux.

Le garçon avait l'impression d'être retombé à l'âge de ses treize ans, alors qu'il découvrait les méandres de la puberté, mais ceci était totalement stupide à son âge.

A la fin de sa dixième lecture de la lettre, et se demandant pourquoi Malefoy avait voulu partager ce secret avec elle, la jeune fille releva les yeux, prête à le questionner, quand elle se figea, interdite. Le garçon devant elle semblait vivre un véritable combat intérieur, s'arrachant presque les cheveux, les paupières clauses, les jambes arquées comme s'il était prêt à bondir. Hermione se dit alors que cette lettre avait certainement remué le Serpentard, plus qu'elle ne le pensait au début en tout cas. Et même si elle le haïssait de tout son cœur, le voir aussi... désespéré était troublant, c'est pourquoi elle demanda d'une voix un peu plus douce :

- Pourquoi m'as-tu donné cette lettre ?

Il sursauta en l'entendant parler, puis la regarda, hébété. Il n'aimait pas cela, il n'appréciait pas du tout quand elle lui parlait doucement, écouter cette voix grave et suave et savoir qu'elle lui était destinée le mettait mal à l'aise, ce dernier préférait lorsque la femme brune lui hurlait dessus.

- As-tu lu la partie sur les cheveux ? interrogea-t-il d'une voix neutre, cherchant à masquer ses émotions du mieux possible.

- Oui bien sûr, mais quel rapport avec moi ?

Sans un mot, il s'approcha d'elle, en remarquant d'ailleurs que cette fois-ci elle ne s'était pas reculée, et plongea la main dans sa poche, qu'il rouvrit devant la jeune fille, la mèche de cheveux bien visible au centre de sa paume.

- Ce sont les cheveux trouvés..., finit-il par lâcher faiblement.

Hermione s'avança alors lentement vers le grand garçon, et posa son regard sur les cheveux présents dans sa main. D'un geste fébrile, elle attrapa ses propres cheveux afin de les comparer avec ceux que présentaient Malefoy, qu'elle reconnut alors aussitôt. La main tremblante, elle effleura les cheveux, ne comprenant pas comme ils avaient pu atterrir dans la chambre du Serpentard. Ce dernier la regarda de toute sa hauteur, la main prise de fourmillements, la conséquence du frôlement des doigts fins de la femme sur la paume de sa main. Cette sensation eu la mauvaise idée de se propager dans tout son corps. Elle leva alors vers lui des yeux emplis d'incompréhension et de crainte, un regard à se damner, si ça n'avait pas déjà été le cas... Un regard qu'il détestait plus encore que son habituel coup d'œil hautain.

« Ma pauvre fille, si tu cherches des réponses chez moi, t'es plutôt mal barré », se dit-il amèrement.

Réalisant la même chose au même moment, Hermione s'écarta et fit les cent pas, cherchant ainsi une solution à cette nouvelle intrigue. Elle fit alors volte-face et lui demanda :

- Tu n'es pas en train de te moquer de moi n'est-ce-pas ?

- Moi peut-être, mais je pense que ma mère a mieux à faire que d'inventer des histoires, répondit-il d'un ton sec, tout en glissant discrètement la mèche de cheveux dans sa poche.

- Mais comment ? Comment est-ce poss...

- Si je t'en ai parlé ce n'est pas pour t'entendre poser les mêmes questions que moi, mais pour que ta matière grise, tant plébiscitée, trouve les réponses à ces interrogations ! coupa méchamment le garçon.

- Je ne sais pas comment mes cheveux se sont retrouvés sur ton lit Malefoy, soupira la jeune fille, décontenancée de voir un nouveau problème, encore lié au Serpentard, se profiler à l'horizon.

Déçu de ne pas avoir de réponses, Drago renifla dédaigneusement en regardant sa montre. Cela faisait maintenant une heure que les des étudiants étaient dans la forêt, c'est pourquoi il ramassa son panier remplit de Liminiares et rebroussa chemin jusqu'au château, tout en percevant les pas légers de la jeune fille derrière lui. Hermione réfléchissait sans s'arrêter, ne comprenant toujours pas comment il était possible que ses propres cheveux se soient retrouvés dans la chambre de son ennemi. Et surtout, pourquoi chez Malefoy tout particulièrement ? Ils n'étaient absolument rien l'un pour l'autre, tout ceci était incompréhensible. D'ailleurs elle se sentait idiote de n'avoir pas même remarqué qu'une mèche de cheveux lui manquait.

« Foutue tignasse ! » s'insurgea-t-elle mentalement.

Les deux jeunes gens pénétrèrent dans l'infirmerie, posèrent les paniers dans le bureau de Madame Pomfresh puis regagnèrent leur dortoir. Drago allait entrer dans sa chambre, ignorant les appels de Crabbe et Goyle présents dans la salle commune, quand on lui attrapa le bras avec force. Il fit volte-face, et c'est surpris qu'il découvrit Hermione, le visage éclairé d'un sourire triomphant.

- Le Mangemort ! chuchota-t-elle difficilement, tant elle avait envie de crier. Le Mangemort dans la Cabane Hurlante ! Il avait un couteau et c'est le seul qui aurait pu me couper quelques cheveux sans que je ne le remarque, de plus il connaissait ton nom !

« Et merde... », songea aussitôt le garçon, pensant qu'il n'avait vraiment pas besoin qu'un nouveau problème survienne dans sa vie.

OoOoOoOoOoOoOo

J'espère vraiment que ce chapitre vous a plu ! Drago commence à perdre pied et ce n'est encore que le tout début, le prochain chapitre, et surtout la fin du prochain chapitre sera très... déstabilisant je pense ;)

Je remercie vraiment les personnes qui m'ont laissé une review et j'invite les autres lectrices à faire de même ! Je sais qu'on me lit, d'ailleurs ça me fait très plaisir, donc s'il vous plait, prenez une petite minute de votre temps pour commenter mes chapitres =) Merci !