La neige recouvrait à présent tout le parc de l'école, tel un énorme manteau blanc protégeant Poudlard des dangers extérieurs.

- Menez-vous à bien cette mission Drago ? demanda froidement le professeur Rogue.

- C'est compliqué, en plus Potter et compagnie se doutent de quelque chose, répondit le Serpentard, fatigué de ce cache-cache constant.

- Vous êtes plus intelligent qu'eux, n'est-ce pas ?

- Que Weasley et Potter, c'est sûr. Mais la sang de bourbe est maligne, j'ai l'impression qu'elle me surveille, cracha le garçon.

- Ne l'appelez pas comme cela Drago…

- Appeler qui comment ?

- Sang de bourbe, aucune personne ne devrait avoir à porter ce genre de nom, expliqua son parrain.

- C'est une fille de moldus, je m'en contre fiche qu'elle souffre de ce nom.

- Aujourd'hui vous pensez que c'est elle qui a mal, mais vous finirez par vous rendre compte que ce n'est pas aussi simple que ça, murmura-t-il, davantage pour lui-même.

L'étudiant relava la tête et observa le professeur, tout en pensant que son parrain commençait réellement à perdre la tête.

Drago Malefoy ouvrit lentement les yeux, s'extirpant ainsi d'un songe qu'il aurait préféré ne pas avoir. Il détestait ces rêves ponctués de réels souvenirs, surtout lorsque ces derniers concernaient Severus Rogue, à croire que même son subconscient ne voulait pas le laisser en paix. La nuit qu'il venait de passer n'avait pas été bonne, certainement dû au fait qu'un Mangemort s'était introduit chez lui et ne semblait pas lui vouloir le plus grand bien. Granger ne pouvait pas se tromper, aucun élève n'aurait pu sortir de l'école pour aller chez lui, et personne d'autre, en-dehors du Mangemort et n'appartenant pas à l'école, s'était approchée assez près de la jeune fille pour lui couper quelques mèches de cheveux.

Cette fille… Cette fille était partout, dans ses problèmes, ses cauchemars, ses fantasmes… Drago avait honte des pensées qu'il avait eu la veille, alors qu'il l'observait dans la forêt. Honte d'y penser encore aujourd'hui. Allongé dans son lit, la couverture remontée jusqu'au milieu de son torse, il se força à s'imaginer dans les bras des plus belles filles de l'école, profitant de leur peau douce, de leurs interminables jambes, de leur poitrine opulente, de leurs longs cheveux bouclés, de leurs lèvres alléchantes…

« Putain ! Pas de cheveux bouclés ! Pas de lèvres ! Pas de sang de bourbe ! » s'écria-t-il intérieurement.

Mais rien n'y fit, son excitation commençait déjà à prendre forme, l'obligeant à mieux s'allonger dans le lit, afin de ne pas être mal à l'aise. Bien qu'il soit conscient que son père réprouverait ce genre de désirs, il laissa tout de même courir son imagination en se disant qu'après tout, mieux valait l'illusion à la réalité.

Il désirait à présent se lever et rejoindre la chambre voisine à la sienne, y pénétrer et constater que la Gryffondor était allongée dans son lit, légèrement vêtue, sa couette coincée entre ses cuisses. Il grimperait dans son lit et s'allongerait sur elle, lentement, savourant le contact de sa peau nue contre la paume de ses mains, tout en caressant avec délectation ses pieds, ses jambes et ses cuisses. Un léger soupir de la part de sa victime se ferait entendre, les yeux toujours clos, alors que les mains folles du garçon glisseraient le long de son ventre.

Il retirerait alors son pantalon, libérant ainsi sa virilité durcie par son excitation, qu'il collerait contre les cuisses de la jeune femme. Ne parvenant plus à adoucir ses gestes, il agripperait sauvagement ses seins tant convoités, cachés sous sa fine chemise de nuit, avant d'en engloutir un dans sa bouche, le léchant, le suçant et le mordillant sans vergogne, grognant de plaisir à l'écoute des gémissements émis par la jeune fille brune, cette dernière se trémousserait sous son corps musclé et avide de satisfaire la Gryffondor. Il écarterait alors brusquement les jambes de la fille allongée sous lui, tout en attrapant fermement ses poignets, ne souhaitant pas seulement lui faire l'amour, mais la posséder complètement et violemment, tout en espérant être le premier…

- Putain… Je deviens fou… Je suis foutu…, haletait le garçon tout en s'entortillant sous la couverture, sa main droite glissant lentement dans son pantalon.

Il libérerait alors ses mains, pour qu'elle puisse saisir férocement ses cheveux blonds, pour après lui labourer le dos farouchement, le tout ponctué de gémissements et de petits cris. Il pourrait alors l'embrasser à pleine bouche, dévorant ses lèvres tel un prédateur affamé goûtant à sa première proie depuis des mois. Il plongerait sa langue entre les lèvres accueillantes de la fille, tout en caressant sauvagement chaque partie de son corps, déchirant par la suite ses vêtements, dévoilant ainsi ses seins à la fois doux et fermes. Il se relèverait alors, laissant courir sa main sur le visage de la belle, sur son front, ses pommettes, ses lèvres, tout en la regardant droit dans les yeux. Ne pas lâcher du regard ses yeux marrons enflammés de désir sauvage et de volupté sensuelle, puis sentir une légère pression sur son index, ce dernier s'étant aventuré entre les lèvres de la lionne, qu'elle mordillerait légèrement. Cette vision le rendrait alors complètement fou et le pousserait à glisser sa tête plus bas, vers les portes féminines d'un plaisir certain…

- Merde… C'est vraiment trop… Ecœurant…, murmura-t-il à bout de souffle, le corps en sueur, le dos arqué, se laissant guider par le travail qu'accomplissait sa main.

- J'en ai vraiment ma claque de Granger ! Elle se lève aux aurores pour aller à la bibliothèque, et du coup elle me réveille aussi ! ronchonna Pansy en entrant dans la chambre de son amant.

Drago se releva alors brusquement, le corps enflammé et frémissant, agacé d'avoir été interrompu alors qu'il allait entamer la meilleure partie du fantasme. En entrant dans la chambre, la Serpentard s'était attendue à le trouver éveillé dans son lit, sachant pertinemment que même s'il était réveillé, Drago adorait rester des heures à se prélasser le matin. Mais de toute évidence ce n'était pas le cas aujourd'hui, puisque le jeune homme paraissait essoufflé, ses joues étaient légèrement rosies et ses cheveux brillaient de transpiration, un peu comme s'il revenait d'un petit footing ou s'il était fiévreux.

- Tu ne vas pas bien ? s'enquit-elle en s'asseyant à ses côtés, inquiète.

- Qu'est-ce que tu fais là, Pansy ? demanda-t-il d'une voix rauque, le corps encore en émoi.

- Je voulais passer un peu de temps avec toi, susurra la jeune fille, le regard faussement timide.

Le Serpentard soupira alors de regret, comprenant qu'il n'allait pas pouvoir finir ce qu'il avait commencé avec tant d'ardeur. Il se dit alors qu'il aurait dû remercier la jeune fille de l'avoir extirpé de ses songes avant d'avoir atteint le point de non-retour, mais au fond de lui, il lui en voulait de l'avoir dérangé pendant ce délicieux moment. Ne souhaitant pas se redresser et dévoiler la preuve de son excitation, encore vivace, il intima l'ordre à sa compagne de sortir de la chambre pour qu'il puisse se changer. Etonnée de devoir attendre dans le couloir, elle l'embrassa hâtivement sur la joue, alors que les cicatrices n'étaient presque plus visibles, avant de se précipiter à l'extérieur. Le grand garçon se dégagea alors de sa couverture pour s'avancer vers la fenêtre, et découvrit qu'en plus du froid, la neige avait, elle aussi, décidé de venir plus tôt que prévu. En cet instant précis, il aurait tout donné pour avoir l'opportunité de plonger dans le lac gelé et ainsi refroidir son corps transi de frissons embrasés.


- Il est important de retenir que le Polynectar ne permet pas de se changer en animal, lisait doucement la Gryffondor, assise dans une bibliothèque déserte.

Cela, Hermione le savait, jamais elle n'oublierait le jour où elle avait bu la potion préparée avec des poils de chat, quel désastre cela avait été. Depuis ce jour, la jeune fille avait concocté ce breuvage un bon nombre de fois, néanmoins elle préférait relire encore une fois les instructions, afin d'être certaine de ne pas se tromper dans le dosage.

« Décidément, cette coupe ne me pose que des problèmes… », pensa-t-elle en feuilletant le livre avec rapidité.

Une fois ses recherches terminées, l'étudiante rangea ses affaires et sortit de la bibliothèque, prête à rejoindre ses deux amis dehors, afin de profiter de la première chute de neige, quand on lui attrapa brusquement le bras pour l'entraîner dans un coin reculé du château.

- Malefoy ! Tu ne peux même pas m'oublier le samedi matin ? persifla la jeune fille en se dégageant de l'étreinte serrée du jeune homme.

- Et toi ? Tu ne pourrais pas passer tes week-end en-dehors de la bibliothèque pour changer ! Ça va faire une heure que je t'attends devant la porte ! riposta le jeune homme, excédé.

- Tu ne veux tellement pas être vu en ma présence que tu préfères poireauter comme un cornichon pendant une heure dans le couloir ? s'exclama-t-elle, abasourdie.

- Qu'est-ce que ça peut bien te foutre !

Bien entendu, le Serpentard ne pouvait pas lui avouer, qu'après ses désirs du début de matinée, il avait préféré ne pas se retrouver seul avec elle dans une pièce où il était tellement facile de se cacher des regards indiscrets. C'est alors qu'il prit conscience qu'il avait entraîné la jeune femme dans un couloir isolé, ce qui le poussa à s'éloigner vivement d'elle.

- Que veux-tu Malefoy ? demanda-elle à présent résignée.

- A ton avis ? Il faut trouver un moyen pour dévoiler l'identité du Mangemort !

- Je suis déjà assez occupée avec le Polynectar ! Occupes-toi tout seul du Mangemort !

- Le Polynectar ? Mais pourquoi faire ? s'écria-t-il perplexe.

- Pour la coupe bien sûr ! Je t'ai tout expliqué hier ! Par Merlin, ne me dis pas que tu n'as strictement rien écouté hier soir dans la forêt…, ajouta la jeune fille devant l'expression désorientée du garçon.

Et c'est alors que le Serpentard comprit. Elle devait certainement être en train de parler de son long discours de la veille, qu'il avait vite laissé tomber pour observer ses lèvres appétissantes. A cette pensée, il s'éloigna encore de quelques pas.

- Non mais ce n'est pas vrai ! mugit la Gyrffondor, à présent hors d'elle. Tout ce que je t'ai raconté, mon plan pour réparer le vase, l'histoire du Ministère et le besoin du Polynectar… Tout ça ne te dit vraiment rien ?

- Non, rien du tout, et tu sais pourquoi Granger ? Parce qu'un Mangemort est entré chez moi, sous le même toit que ma mère, et ce n'était pas une visite amicale ! Alors cette putain d'histoire de vase brisé, je m'en fous royalement ! Tu commences à piger là ? rugit-il sur le même ton, dépité de trouver cet échange très excitant.

Plus la jeune fille répondait à son agressivité, plus son corps s'échauffait, à son grand désespoir.

- Et moi ? Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? A part mes cheveux présents sur ton oreiller, je n'ai rien à voir là-dedans. Le Mangemort a dû se dire que nous étions proches vu que tu m'as sauvé la vie dans la Cabane Hurlante. Mais quand il comprendra son erreur, il ne s'occupera plus de moi, puisque c'est toi qu'il veut de toute évidence ! hurla la jeune fille, proche de l'explosion.

En effet, durant toute la nuit, Hermione n'avait cessé de se demander pourquoi elle ? Pourquoi devrait-elle prendre part à un conflit qui ne la regardait pas. C'est ainsi qu'elle en déduisit que ce n'étaient pas ses affaires, et qu'il valait mieux laisser le Serpentard s'en charger tout seul. D'un bond, elle contourna le grand garçon et s'élança vers les escaliers, qui eurent l'envie soudaine de pivoter vers un autre étage, empêchant ainsi Drago de la rattraper. Et c'est fou de rage qu'il gravit à son tour d'autres escaliers, songeant à quel point cette femme était insupportable, une véritable moldue dans toute sa splendeur. Sans même s'en rendre compte, il se trouvait à présent dans le parc enneigé, observant les élèves s'amuser dans la neige.

- Salut Drago, Pansy te cherchait partout, dit une voix grave derrière lui.

Il se retourna pour faire face à ces éternels chiens de garde, Crabbe et Goyle. Ces deux-là se ressemblaient tellement qu'il ne savait même pas lequel des deux venait de parler, s'en était carrément risible.

- Je sais, c'est pour ça que j'ai fuis à toutes jambes, répondit-il, le sourire en coin.

Les deux gorilles se mirent à rire à sa blague, bien que Drago savait parfaitement qu'ils n'avaient rien compris. La seule chose que ces deux étudiants avaient appris en huit ans, c'était à rire sur commande aux remarques du garçon blond.

- Malefoy !

Le Serpentard fit à nouveau volte face et découvrit Harry et Ron un peu plus loin, les deux garçons le fixait d'un regard rageur, tous deux attendaient cette rencontre avec impatience, depuis qu'Hermione leur avait raconté le déroulement de sa ronde. Drago se dit alors qu'il fallait bien que ça arrive tôt ou tard, il était conscient qu'à force de harceler la Gryffondor, il allait forcément en subir les répercutions, aussi drôles soient-elles.

- Que me vaux l'honneur de parler à Saint Potter et Weasmoche ? lança le Serpentard amusé.

- Tu t'approches encore une seule fois d'Hermione, et tu le regretteras, menaça le grand roux.

- La petite fille est allée pleurnicher chez ses deux petits toutous à cause de son petit bobo à la lèvre ?

- Les seuls toutous présents ici, sont ces deux gros balourds collés à toi ! rétorqua Harry, d'une voix plus forte.

Crabbe et Goyle hésitèrent à réagir tout de suite, n'étant pas certains qu'il parlait bien d'eux.

- Vous savez quoi ? Granger est assez grande pour se débrouiller toute seule, dit-il calmement en caressant lentement sa joue gauche, barrée de cicatrices à peine perceptibles.

- Peu importe, tu fous la paix à Hermione, je ne te le redirai pas ! Elle en a marre de voir ta sale tronche de rongeur ! insista Ron, en s'avançant de son ennemi.

A cette remarque, le Serpentard brandit d'un geste brusque sa baguette en hurlant :

- STUPEFIX !

Pris de court, le Gryffondor n'eut pas le temps de riposter et fut touché de plein fouet.

- Espèce de sale fouine ! s'écria Harry en dégainant sa propre baguette. EXPERLIARMUS !

- PROTEGO ! Vous deux, allez retenir Weasley, il pourrait se réveiller à tout moment ! ajouta le garçon à l'adresse de ses deux gorilles.

Devant la mine déconfite des deux étudiants, le grand garçon s'écria :

- Weasley c'est le grand rouquin ! précisa-t-il, abasourdi par tant de bêtise.

Drago allait de nouveau faire face à Harry, quand ce dernier fondit sur lui, le poing levé.

- Toi qui aime tant les moldus Malefoy, je vais t'amocher à la façon des moldus ! cria le garçon à la chevelure sombre, avant d'envoyer un violent direct du droit à son adversaire.

Le Serpentard parvint alors difficilement à repousser le Gryffondor avant de lui rendre son coup de poing. Profitant de l'état désorienté d'Harry, dû au coup violent de son ennemi, Drago se jeta sur sa baguette et la pointa en direction du garçon à la cicatrice, obligeant son adversaire à rester sur place, sans pouvoir se munir de sa propre baguette. D'un rapide coup d'œil, il observa Ron, constatant qu'il revenait peu à peu à lui, mais restait fermement maintenu par Crabbe et Goyle, ce qui l'empêchait de bouger. Satisfait et le sourire aux lèvres, il posa son regard sur Harry.

- Tu as raison Potter, j'aime les moldus. Mais ce que j'adore encore plus qu'eux, ce sont les petites sorcières égocentriques nées de parents moldus, susurra-t-il, la lèvre ensanglantée.

- Merci Malefoy ! Je suis touchée par tant d'amour !

Drago tourna rapidement la tête et aperçut Hermione, le menaçant de sa baguette.

- Maintenant tu vas baisser ta baguette et dire à tes deux pantins de lâcher Ron ! ordonna-t-elle d'une voix forte.

- Et sinon quoi, Granger ? rétorqua le garçon, le regard à présent enflammé.

- Sinon tu vas avoir mal Malefoy, vraiment très mal, admit-elle dans un sourire.

- C'est plutôt toi qui auras mal si tu n'arrêtes pas de le menacer tout de suite ! s'écria une voix autre féminine.

Une étudiante avait fait son apparition, baguette levée, intimant l'ordre à Hermione de baisser la sienne. Maintenant, la situation devenait loufoque, même aux yeux de Drago. Weasley à moitié évanoui maintenu par Crabbe et Goyle, Potter la pommette en sang, couvert de neige et menacé par Drago, qui lui-même avait la lèvre fendue et les cheveux trempés de neige, ce dernier était la cible de la Gryffondor, qui elle était la victime d'une fille qu'il n'avait jamais vu. Si ça n'avait pas été Granger qui le menaçait de sa baguette, il en aurait ri.

- Qu'est-ce que vous faites ? tonna une voix grave.

Hagrid se tenait devant cet étrange spectacle, un sapin entre les mains.

- Rangez-moi tous vos baguettes et rentrez dans le château !

Dans un geste lent, en ne lâchant pas Hermione des yeux, Drago abaissa sa baguette, suivie de près par la Gryffondor et l'autre jeune fille. Harry se précipita alors vers Ron afin de l'aider à se tenir debout, rejoint de peu par son amie. Le Serpentard les observa un moment sans rien dire, avant de faire un geste de la tête à Crabbe et Goyle, leur signifiant qu'il voulait quitter le parc. Une fois arrivée dans le hall, l'étrange fille, qui avait pris part à la bagarre, se posta devant lui, un sourire mielleux peint sur les lèvres.

- Enchantée ! dit-elle le regard avide.

- Qui es-tu ?

- Je m'appelle Astoria Greengrass ! répondit-elle jovialement.

Ce nom lui disait quelque chose, comme s'il l'avait déjà entendu, quand il se souvint.

- Tu n'as pas une sœur ?

- C'est ça ! Elle est en même année que toi, elle s'appelle Daphné. Mais entre nous, elle n'est pas très maligne, souligna la jeune fille en chuchotant. Je suis moi-même en 6ème année !

- Et que me veux-tu ? demanda le garçon, peu curieux de connaître la vie de son interlocutrice.

- Tu me fascines depuis mon entrée à Serpentard, et comme cette année est la dernière pour toi, je voulais trouver le courage de te parler au moins une fois, avoua-t-elle dans un murmure.

Drago prit alors soin d'examiner la fille posée en face de lui. Elle était un peu plus grande que Granger, plus élancée aussi, avec des cheveux courts et noirs, bien plus raides que ceux de…

« Putain, arrête les comparaisons à deux balles et concentre-toi sur ce que tu vois » se sermonna-t-il intérieurement.

Du coin de l'œil, il vit le professeur Torm s'approcher d'eux, la mine apeurée.

- Monsieur Malefoy, par Merlin, je vous trouve enfin !

- Qu'est ce qui ne va pas ?

- Votre amie a eu un grave accident, elle a été conduite à l'infirmerie ! expliqua-t-il rapidement.

- Quelle amie ? Pansy ?

- Non ! Mademoiselle Hermione Granger ! Je crois qu'elle a été attaquée ! s'écria-t-il à vive allure, proche de la suffocation.

Muet de stupeur et sans même réfléchir, le garçon s'élança vers l'infirmerie, oubliant totalement son interlocutrice.

« Granger s'est fait attaquer ! Putain on l'a attaqué ! C'est peut-être le Mangemort ? Mais qu'est ce qu'il ficherait ici ! Peut-être qu'il a laissé d'autres indices ! » pensa-t-il aussitôt.

Il s'apprêtait à pénétrer dans l'infirmerie, à bout de souffle à cause de sa course folle, quand on lui agrippa le bras. Harry le retenait fermement, le regard noir.

- Tu ne peux pas entrer, l'accès est interdit !

- Qu'est ce qu'il s'est passé ? demanda-t-il, impatient de connaître la vérité.

- On l'a attaqué alors qu'elle allait regagner l'enceinte de l'école, mais tu devrais le savoir non ?

- Insinuerais-tu que l'attaque proviendrait de moi ?

- Si c'est le cas Malefoy, je te tue pour de bon, lança le Gryffondor d'une voix acerbe.

Drago recula alors de quelques pas et ouvrit les bras, comme s'il voulait y accueillir Harry.

- Allez Potter ! Tu en as tellement envie ! Vas-y ! Un bon Sectumsempra, qu'en dis-tu ? railla le garçon blond.

- Tu es complètement fou, cracha le jeune homme brun avant de se détourner.

- Je ne plaisante pas ! Frappe-moi du Sectumsempra ! Je dois entrer dans cette infirmerie !

En l'entendant parler sérieusement, Harry se retourna, médusé. Drago lui-même ne comprenait pas pourquoi il fallait absolument qu'il rejoigne Granger, mais tout ce qu'il savait, c'est qu'il fallait qu'il la voit. Il était possible que l'individu qui venait de d'agresser la fille était le même que celui de la Cabane Hurlante et donc il était probable qu'il lui ait laissé un autre message. Puis il y avait autre chose, un autre sentiment qui lui retournait l'estomac, mais qu'il ne pouvait s'empêcher d'éprouver… Il était le seul à pouvoir s'en prendre à elle, le seul qui pouvait la blesser, la dominer, la détester. Savoir qu'un autre avait osé poser la main sur ce qui lui appartenait le mettait dans un état de rage extrême, qu'il se garda bien de divulguer à Harry.

- Et ne t'en fais pas Saint Potter, je dirais que c'était de la légitime défense, ajouta le garçon, forçant l'ironie.

- Pourquoi veux-tu entrer là-dedans ? demanda-t-il en désignant l'infirmerie du doigt. C'est Hermione, qu'est ce que ça peut te faire ?

- Ca ne regarde que moi, maintenant, fait toi plaisir, et lance moi ce putain de sort !

- Pas question ! trancha Harry.

- Bordel ! Si tu ne le fais pas, je t'attaque ! rugit le garçon en brandissant sa baguette vers Harry.

- Tu ne le feras pas…

- Experliarmus !

Le Gryffondor se retrouva alors projeter 10m plus loin.

- Si tu ne balances pas le Sectumsempra, je le refais ! menaça le Serpentard.

- Ce n'est pas vrai, soupira Harry en se relevant, sachant pertinemment que tout ça allait encore lui retomber dessus.

- Une seule chose Potter, quand je serai à terre, conduis moi à l'infirmerie, ne me laisse pas crever à même le sol, souffla-t-il en souriant sournoisement.

- Ça, je ne peux pas te le promettre, répondit-il avec le même sourire mesquin. SECTUMSEMPRA !

Le Serpentard se sentit alors tomber comme une masse sur le sol glacé, percevant toutes les plaies de son corps qui s'ouvraient peu à peu, se laissant aller à l'agonie, et songeant avec vigueur, qu'en plus de se détruire mentalement, il meurtrissait son propre corps. Et tout ça pour quoi ?

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Trop trop contente de voir vos reviews précédentes ! J'espère que ce chapitre vous conviendra tout autant ! Il est vrai que je ne prends pas toujours le temps de répondre à chacune d'entre vous, mais vous lire est un réel plaisir ! Et oui, mon rythme de parution est d'un chapitre par semaine, le dimanche =) Le prochain chapitre risque d'être fort en émotion après les attaques que viennent de subir Hermione et Drago !